Thèmes Lois de Hala : questions-réponses pratiques

Pétrissage supérieur à la mesure et prélèvement de la hala des matsot
Réponse
Il ne faut pas pétrir pour Pessah une pâte d’un volume supérieur à la mesure requise pour la halla, soit 1560 grammes. Même lorsqu’il y a de nombreux assistants, il n’est pas permis d’être indulgent à ce sujet. Certains ont l’habitude de pétrir une pâte supérieure à cette mesure, à condition que plusieurs personnes s’occupent de la pâte, mais selon l’avis du Choulhan Aroukh, il ne faut pas être indulgent et il est donc préférable de réduire la quantité. Il est possible d’être indulgent si deux personnes pétrissent chacune la moitié de la pâte, de sorte que chacun pétrit moins que la mesure, puis ils réunissent et assemblent les deux parties pour les mettre dans la machine destinée à l’étalement, et après l’étalement, la pâte est partagée entre plusieurs personnes pour l’abaisser, sans qu’aucune n’ait plus que la mesure. Cependant, a priori, il ne faut pas pétrir une pâte supérieure à la mesure sans nécessité impérieuse.
Réponse
Étant donné qu’il faut être précis sur la quantité de pâte pour la matsa afin qu’elle ne dépasse pas la mesure fixée par les Sages, il est recommandé de rassembler les différentes pâtes au moment du prélèvement de la halla, car il se peut que l’une d’elles n’atteigne pas la quantité requise. Si l’on ne peut pas prélever la halla tant que la pâte est encore crue à cause de la rapidité de la préparation, on prélèvera la halla immédiatement après la cuisson, en mettant toutes les matsot dans un même panier, le panier les réunissant pour le prélèvement. C’est la méthode la plus correcte. On peut aussi les placer sous une nappe qui les recouvre. Il faut veiller, lors du rassemblement dans un récipient, à ce qu’aucune des miches ne dépasse les bords du récipient. Si on les a posées après la sortie du four sur une planche sans rebord, elles ne sont pas réunies pour le prélèvement. Mais si ensuite on les a placées dans un panier pour les réunir, il faudra prélever la halla avec bénédiction. Si les matsot sont dans des paquets (en carton) et qu’aucun paquet ne contient la quantité requise pour la halla, mais qu’on les place dans un grand panier et que les paquets se touchent, le panier les réunit, mais il est préférable d’ouvrir tous les paquets sur le dessus.
Réponse
La quantité de halla à prélever de la pâte peut être minime. Il faut couper un petit morceau de la miche, réciter la bénédiction, puis le séparer complètement en disant : « Ceci est la halla ». Il convient de brûler immédiatement la halla prélevée.
Réponse
Une pâte pétrie avec des jus de fruits tels que vin, huile, miel ou lait, même sans aucune eau, comme pour la matza ashira, est soumise au prélèvement de la halla avec bénédiction. Mais si la pâte a été pétrie avec des œufs, du jus de pomme ou d’autres jus de fruits qui ne font pas partie des sept liquides principaux, sans eau, on prélèvera la halla sans bénédiction.
Réponse
Concernant la formule de la bénédiction du prélèvement de la halla, certains disent qu’il faut dire « léhafrish halla », d’autres « léhafrish terouma », et d’autres encore « léhafrish halla terouma ». Chacune de ces formules a sur quoi s’appuyer. Notre coutume est de dire : « léhafrish halla terouma ».
Réponse
Si l’on a cuit des matsot et qu’on les a distribuées à un large public, et que la nuit du Seder on découvre que la halla n’a pas été prélevée, et qu’il est impossible d’en informer tous ceux qui ont reçu des matsot, il faut donner à un garçon de douze ans et un jour, ou à une fille de onze ans et un jour, pour qu’ils prélèvent la halla non pas du lot même, et elle dira qu’elle prélève la halla pour tous ceux qui ont pris des matsot cuites à tel endroit. Elle enveloppera la halla prélevée dans du papier et la jettera à la poubelle. Bien que, d’ordinaire, on ne fait pas fauter autrui, néanmoins, lorsque la faute est arrivée par son intermédiaire, il est permis de commettre une faute mineure, comme prélever non du lot, ou prélever la halla pendant Yom Tov sur du pain cuit avant Yom Tov, ou donner à un mineur un interdit rabbinique, et tout cela afin de sauver d’autres personnes d’une faute plus grave.
Consommation de la hala et règles du mélange de hala
Réponse
A l'époque où les lois de pureté et d'impureté étaient en vigueur et où les cohanim étaient purs, on leur donnait la halla à manger, et ils la consommaient dans un état de pureté, aussi bien les hommes que les femmes. Mais aujourd'hui, où les lois de pureté et d'impureté ne sont plus pratiquées et où nous sommes tous considérés comme impurs par contact avec un mort, il est interdit aux cohanim de manger la halla qui a été prélevée. De plus, la halla prélevée de la pâte est impure, du fait du contact manuel de ceux qui s'occupent de la pâte, eux-mêmes étant impurs par contact avec un mort. C'est pourquoi, de nos jours, la halla n'est pas donnée aux cohanim, mais elle est brûlée.
Réponse
Si la halla prélevée de la pâte se mélange à nouveau avec la pâte avant d'avoir pu être brûlée, si la pâte contient cent une fois la quantité de halla, alors la halla est annulée et il est permis de consommer la pâte, mais il faudra à nouveau prélever la halla. Si la pâte ne contient pas cette quantité pour annuler la halla, il faut s'adresser à un sage pour qu'il annule le vœu de prélèvement. Même si une bénédiction a été récitée lors du prélèvement, et que le sage annule le vœu à la racine, il n'y a pas à craindre une bénédiction en vain. Cependant, lorsqu'on prélève à nouveau la halla, il n'est pas nécessaire de réciter à nouveau la bénédiction. Il n'y a pas de différence selon que la halla s'est mélangée à la même pâte ou à une autre pâte.
Réponse
Si l'on a prélevé la halla la veille de Chabbat et que la halla prélevée tombe dans un plat pendant Chabbat, il est permis à un sage d'annuler le vœu pendant Chabbat, car cela est considéré comme un vœu que l'on peut annuler pour les besoins de Chabbat.
Cas de deux pâtes sans quantité requise
Réponse
Si l’on a pétri une pâte qui ne contient pas la quantité minimale pour être soumise à la mitsva de la halla, puis on a pétri une autre pâte qui, elle aussi, n’atteint pas ce seuil, et que les propriétaires tiennent à ce que ces deux pâtes ne se mélangent pas, alors ces pâtes ne s’additionnent pas et il n’y a pas d’obligation de prélever la halla. En revanche, si les propriétaires ne sont pas pointilleux à ce sujet et que les pâtes se touchent au point d’adhérer légèrement l’une à l’autre (au point que, lorsqu’on les sépare, un peu de pâte se détache de l’une à l’autre), elles s’additionnent, à condition qu’il s’agisse de pâtes du même type, comme expliqué précédemment. Si les pâtes ne sont pas collées l’une à l’autre, le simple fait qu’elles se touchent ne suffit pas à les additionner pour l’obligation de la halla.
Réponse
Si l’on a pétri de petites pâtes, chacune en quantité inférieure au seuil de la halla, ou si l’on a pétri une pâte en quantité suffisante mais que l’on n’a pas prélevé la halla tant qu’elle était encore pâte, et que l’on a cuit avant de prélever, alors si l’on place les pains dans un panier, le panier les additionne pour l’obligation de la halla, à condition qu’aucun pain ou gâteau entier ne dépasse les bords du panier. En revanche, si après la cuisson on pose les pains sur le sol, sur un plateau sans rebords ou sur une planche sans bords surélevés, et qu’aucun pain pris individuellement n’atteint le seuil de la halla, ils ne s’additionnent pas. Si, après avoir sorti le pain du four, on le pose d’abord sur une planche ou sur le sol, ou sur tout support sans fond, puis qu’on le place ensuite dans un panier, le panier les additionne tout de même, il n’est pas nécessaire de les mettre directement du four dans le panier. Là où le panier les additionne, il n’est pas nécessaire que les pains se touchent. Certains sont plus stricts et estiment que même dans un panier, il faut que les pâtes se touchent.
Réponse
Si chaque pâte contient la quantité requise pour la halla et que l’on souhaite prélever de l’une pour l’autre, il n’est pas nécessaire qu’elles soient réunies dans un même récipient ni qu’elles se touchent. Du moment qu’elles se trouvent devant soi, on peut prélever de l’une pour l’autre.
Réponse
Même si les deux pâtes sont de goûts différents, par exemple l’une salée et l’autre sucrée, et que l’on veille à ce qu’elles ne se mélangent pas, tant que chaque pâte contient la quantité requise pour l’obligation de la halla, on peut prélever de l’une pour l’autre, même si elles ne se touchent pas, à condition qu’elles soient min hamoukaf. Il est toutefois préférable de rapprocher les pâtes pour qu’elles se touchent, ou de les réunir à l’aide d’un panier.
Réponse
Si l’on recouvre les pâtes ou les pains (qui, pris individuellement, n’atteignent pas la quantité requise pour la halla) avec une nappe, cela permet de les additionner pour atteindre le seuil de la halla. Certains estiment qu’il faut aussi recouvrir les pâtes ou les pains par en dessous avec la nappe, mais l’avis principal est qu’il suffit de les recouvrir par-dessus. Toutefois, lorsqu’il est facile d’être rigoureux et de placer également une nappe en dessous, il est bon et juste d’agir ainsi.
Réponse
Ceux qui cuisent des pains ou des gâteaux et les placent au congélateur, en les cuisant dans des moules séparés, et dans chaque moule il n’y a pas la quantité requise pour l’obligation de la halla, certains disent que le congélateur ne les réunit pas pour atteindre la quantité requise pour la halla. De même, si l’on place les pains dans un moule à l’intérieur d’un four de notre époque, ou dans des armoires fermées, certains disent qu’ils ne se réunissent pas pour la halla par le biais du four ou de l’armoire. Et d’autres ne sont pas de cet avis. C’est pourquoi, lorsqu’on vient prélever la halla dans ces cas, il faut réunir les gâteaux ou les pains à l’aide d’un panier ou d’une nappe, puis prélever la halla afin de satisfaire tous les avis.
Réponse
Dans une boulangerie où l’on cuit des gâteaux à partir de pâtes qui, chacune, ne contient pas la quantité minimale requise pour l’obligation de la halla, et où l’on ne prélève donc pas la halla, si ensuite on laisse ces gâteaux à découvert dans un véhicule, ils ne se combinent pas pour rendre obligatoire le prélèvement de la halla.
Réponse
De même, si l’on conserve des gâteaux dans un même compartiment de congélation, mais que chaque tranche de gâteau est placée dans un sachet séparé, certains avis estiment qu’elles ne se combinent pas pour atteindre la quantité rendant obligatoire la halla. Il convient donc d’agir comme indiqué au paragraphe 6.
Réponse
Si l’on a deux pâtes du même type, l’une pétrie avec de la farine de cette année et l’autre avec de la farine de l’année précédente, et qu’aucune ne contient la quantité minimale pour la halla, elles ne se combinent pas pour rendre obligatoire le prélèvement de la halla. Même si chacune contient la quantité requise, on ne prélève pas la halla de l’une pour l’autre, car il n’est pas permis de prélever du nouveau sur l’ancien, ni de l’ancien sur le nouveau.
Prélèvement de la hala sur la matsa
Réponse
Il ne faut pas pétrir pour Pessah une pâte d’un volume supérieur à la mesure requise pour la halla, soit quarante-trois œufs et un cinquième d’un œuf moyen, ce qui correspond à 1 560 grammes. Même s’il y a de nombreux assistants, il ne faut pas être indulgent à ce sujet, conformément à ce qui est dit dans le traité Pessahim : « Un kava pour Pessah, et de même pour la halla », c’est-à-dire la mesure de 1 560 grammes. Ainsi, lorsque deux personnes pétrissent chacune la moitié de cette quantité, elles rapprocheront les pâtes l’une de l’autre au moment de la séparation de la halla, de sorte qu’elles se touchent, et ensemble il y aura la quantité de 1 560 grammes de farine. Si l’on ne peut pas séparer la halla tant que la pâte est encore crue à cause de la rapidité requise, on séparera la halla immédiatement après la cuisson, en mettant toutes les matsot dans un même panier, le panier les reliant pour la halla. C’est la méthode la plus correcte si l’on craint que la pâte ne fermente. On peut aussi placer toutes les matsot dans un linge et les recouvrir. Il faut veiller, lorsqu’on les rassemble dans un récipient, à ce qu’aucune matsa ne dépasse les bords du récipient. Si, au moment du pétrissage, la pâte avait la quantité requise pour la séparation de la halla et que l’on souhaite la séparer, il n’est pas nécessaire de les rassembler dans un panier : tant que les matsot sont devant soi, on peut séparer la halla.
Réponse
Il est préférable, lors de la cuisson des matsot, de séparer la halla directement de la pâte elle-même, comme expliqué précédemment, et de ne pas attendre après la cuisson. En effet, la Torah dit « le début de vos pâtes », ce qui fait référence au moment où la pâte est encore crue. Toutefois, si l’on ne peut pas séparer la halla tant que la pâte est crue par crainte de fermentation, il a déjà été expliqué qu’on séparera la halla après la cuisson.

