Thèmes Lois de Cacherout : questions-réponses pratiques

Netilat Yadaim pour un aliment trempé dans un liquide
Réponse
Celui qui mange un aliment sur lequel il y a de l'humidité d'eau, en dehors du repas, ou d'autres liquides froids (à savoir : vin, miel d'abeille, huile d'olive, lait, rosée, sang et eau), et qui n'a pas essuyé cette humidité, et qu'il y a sur l'aliment suffisamment d'humidité pour mouiller un autre objet, ou bien s'il trempe l'aliment dans un liquide, il doit se laver les mains sans réciter de berakha. Il existe un moyen mnémotechnique : "Chibolet Shatfani", dont les initiales rappellent : Chema, aliment trempé dans un liquide, pain, tefila, netilat yadaïm, car tous nécessitent la netilat yadaïm. Cependant, il ne faut pas réciter la berakha sur la netilat yadaïm, car certains décisionnaires estiment que ce n'est pas nécessaire. Même si, selon la halakha, il faut se laver les mains, on ne fait pas la berakha, car en cas de doute sur une berakha, on adopte la position indulgente.
Réponse
Il faut se laver les mains pour consommer un aliment trempé dans un liquide, selon toutes les règles de la netilat yadaïm pour le repas. Il est recommandé de ne pas parler entre la netila et la consommation de l'aliment, car la bénédiction doit suivre immédiatement la netila. Toutefois, cela n'est pas une obligation stricte, car la règle de l'enchaînement immédiat entre la netila et la bénédiction ne s'applique qu'aux maïm a'haronim.
Réponse
Bien que pour la netilat yadaïm avant un repas, il faille a priori avoir l’intention de rendre ses mains aptes à la consommation, pour la netilat yadaïm effectuée en raison d’un aliment trempé dans un liquide, il n’est pas nécessaire d’avoir une intention particulière.
Réponse
Même si les mains ne touchent pas l'humidité, ou si l'on mange à l'aide d'une cuillère ou d'une fourchette, il faut effectuer la netilat yadaïm. Cependant, si l'on prend l'aliment à l'aide d'une serviette ou de gants, il n'est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm, à condition de ne pas avoir d'eau à disposition.
Réponse
Celui qui mange plus d'un kazayit de raifort sur lequel il y a des gouttes d'eau, dans la mesure de "topheah al menat lehatpiach" (c'est-à-dire suffisamment humide pour mouiller un autre objet), doit faire la netilat yadaïm à cause de la règle concernant un aliment trempé dans un liquide, même s'il tient le haut du raifort à un endroit où il n'y a pas d'humidité. De même, celui qui mange des fruits qui ont été lavés à l'eau et qui n'ont pas été essuyés, et qui présentent une humidité de "topheah al menat lehatpiach", même s'il ne touche pas directement l'humidité, doit faire la netilat yadaïm.
Réponse
Celui qui mange un aliment trempé dans du sang de poisson ou de sauterelle n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm comme pour un aliment trempé dans un liquide. De même, celui qui mange du poisson avec son sang n'a pas besoin de se laver les mains. En revanche, un malade qui doit manger un aliment trempé dans du sang (de bête ou de volaille) pour des raisons médicales, en raison d'un danger pour la vie, ou dans du sang humain, qui est interdit par les Sages, doit faire la netilat yadaïm comme pour un aliment trempé dans un liquide.
Réponse
Celui qui trempe un aliment dans de l'alcool distillé fabriqué à partir de céréales ou de dattes doit effectuer la netilat yadaïm.
Réponse
Celui qui mange un fruit qui n'a aucune humidité à sa surface, même si du jus s'en écoule et l'humidifie, n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm. De même, celui qui trempe un aliment dans du jus de fruits n'a pas besoin de netilat yadaïm. De plus, celui qui trempe dans du miel de dattes n'a pas besoin de netilat yadaïm, car le "miel" mentionné dans la halakha désigne le miel d'abeilles, tandis que le miel de dattes est considéré comme du jus de fruits.
Réponse
Celui qui mange une pomme confite dans du miel n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm comme pour quelqu'un qui mange un aliment trempé dans un liquide. En effet, puisque la pomme a été suffisamment cuite au point que le liquide a été absorbé dans l'aliment, le statut de liquide disparaît et il redevient comme un aliment solide.
Réponse
Celui qui mange un aliment trempé dans un liquide en quantité inférieure à un kazayit, selon la règle stricte, n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm. Malgré tout, une personne pieuse aura à cœur de se laver les mains même lorsqu'elle mange moins d'un kazayit. Toutefois, lorsqu'il y a un doute supplémentaire, par exemple si l'on trempe un morceau de pain de moins d'un kazayit dans une soupe cuite, il n'est pas nécessaire de se laver les mains, car on ne cumule pas deux rigueurs. De même, si l'on mange moins d'un kazayit et que l'on ne touche pas le liquide avec ses mains, il n'est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm.
Réponse
Certains avis estiment que lorsqu’on trempe un gâteau dans une tasse de thé ou de café, étant donné que ces boissons sont chaudes, si l’on ne mange pas un volume de kazayit, ou si l’on ne touche pas le liquide avec les mains, il n’est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm. Cela constitue deux motifs d’allègement : d’une part, il s’agit d’un liquide cuit, et d’autre part, il n’y a pas de contact direct ou la quantité est inférieure à un kazayit. D’autres avis pensent que tout cela ne s’applique qu’à un bouillon, mais que pour le thé ou le café, même après ébullition, ils gardent le statut de boisson. Dans ce cas, ce n’est que si l’on ne touche pas le liquide et que l’on ne mange pas un kazayit qu’il n’est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm. Mais si l’on touche le liquide avec les mains, ou si l’on mange un kazayit, même si la boisson est très chaude, il faut faire la netilat yadaïm. Et bien que cette dernière opinion semble être la principale selon la halakha, plusieurs Aharonim ont écrit qu’il est permis d’être indulgent selon le premier avis. Et en combinant cela avec l’opinion de ceux qui estiment qu’aujourd’hui il n’est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm pour un aliment trempé dans un liquide, on peut se reposer sur les avis indulgents, même dans le cas où l’on touche le liquide chaud avec les mains mais que l’on mange moins d’un kazayit, ou bien si l’on mange un kazayit sans toucher le liquide.
Réponse
Celui qui mange du pain que l’on a trempé dans un bouillon chaud, ou un cas similaire, en dehors du cadre du repas, n’a pas besoin de faire la netilat yadaïm selon la règle de l’aliment trempé dans un liquide. Cela, parce qu’il mange à l’aide d’une cuillère et que l’aliment est cuit. Toutefois, s’il souhaite être rigoureux et faire la netilat yadaïm en raison du pain de moins d’un kazayit, il sera digne de louange.
Réponse
Celui qui mange avec la main un kazayit de viande ou de volaille sur lequel il y a de l'humidité d'eau, au point que la main mouille ce qu'elle touche (topheah al menat lehatpiach), en dehors du repas, doit se laver les mains selon la règle de netilat yadaïm pour un aliment trempé dans un liquide. En revanche, celui qui mange de la viande rôtie, même si avant la cuisson la viande a été lavée à l'eau et qu'après la cuisson il y a du jus sur la viande au point de mouiller, il n'est pas nécessaire de se laver les mains.
Réponse
Celui qui mange une soufganiya, même si elle est imbibée d'huile et que ses mains se salissent d'huile à un degré où il y a suffisamment pour mouiller un autre objet, n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm à cause de tiboul be-mashké, à condition que la friture de la soufganiya n'ait pas été faite dans de l'huile d'olive, mais dans de l'huile de soja ou similaire. Cependant, si la soufganiya a été frite dans de l'huile d'olive, il faut faire la netilat yadaïm. Ce cas n'est pas comparable à celui de quelqu'un qui mange une pomme cuite avec du miel, pour lequel il n'est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm.
Réponse
Lorsqu’on mange des légumes se trouvant dans une soupe (en dehors du cadre du repas), ou du riz et tout type de plat cuisiné contenant de l’humidité, si l’on utilise une cuillère ou une fourchette, il n’est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm à cause de tiboulo bemashké, et telle est la coutume. En effet, il n’est pas habituel de les manger autrement qu’avec une cuillère ou une fourchette, et il s’agit également d’un aliment humide cuit.
Réponse
Celui qui mange un gâteau et le trempe dans du beurre ou dans du fromage dur n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm à cause du fait qu'il s'agit d'un aliment trempé dans un liquide, car le beurre et le fromage dur sont considérés comme des aliments. Mais si l'on trempe dans du beurre fondu, il faut faire la netilat yadaïm, comme pour un aliment trempé dans du lait.
Réponse
Celui qui mange des fruits cuits (compote) dans de l'eau n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm, car il les mange avec une cuillère et ne touche pas les fruits avec ses mains, et de plus, l'eau est cuite. Si l'on mange moins d'un kazayit, il est même permis de toucher les fruits avec ses mains. Toutefois, il est préférable de s'abstenir de toucher les fruits avec ses mains.
Réponse
Lorsqu’on trempe un aliment dans du sel, même si ce sel provient de l’eau, il n’est pas nécessaire de faire la netilat yadaïm en raison de la règle du "tiboul be-mashké", car le sel solide n’a pas le statut de liquide.
Réponse
Celui qui trempe son doigt dans un liquide et suce le liquide n'a pas besoin de faire la netilat yadaïm, car la netilat yadaïm n'a pas été instituée pour la boisson. Ainsi, celui qui boit n'a pas besoin de se laver les mains, même s'il boit de l'eau avec ses mains directement depuis la rivière.
Réponse
Celui qui fait la netilat yadaïm pour des fruits qui ne sont pas humides agit avec orgueil, car il montre ainsi qu'il est pointilleux dans l'accomplissement des mitsvot là où ce n'est pas nécessaire. Même s'il ne récite pas de berakha sur ce lavage, il ne faut pas faire la netilat yadaïm pour des fruits. Cependant, si ses mains sont sales de boue ou d'une chose similaire et qu'il souhaite manger des fruits, il lui est permis de se laver les mains, car il ne le fait pas dans l'esprit d'une obligation religieuse.

