Thèmes Lois de Pessoukei Dezimra : questions-réponses pratiques

Statut de la prière de Baroukh Chéamar à Yishtabakh
Réponse
Les Hakhamim ont institué de réciter les Pessoukei dezimra avant la tefila, avec la bénédiction de Baroukh Cheamar avant, et Yichtabah après. Ainsi, si quelqu’un n’a pas récité les Pessoukei dezimra avant la tefila, il n’est pas autorisé à les dire avec leurs bénédictions après la tefila.
Réponse
Il ne faut pas interrompre pour répondre Amen à des bénédictions au milieu de la bénédiction de Baroukh Cheamar, car cette bénédiction a été instituée par les membres de la Grande Assemblée. Même pour le Amen à la conclusion de Baroukh Cheamar « Melekh mehulal batishbahot », il ne faut pas répondre au milieu de la bénédiction. Il en est de même, il ne faut pas répondre Amen à des bénédictions au milieu de Yichtabah. Cela concerne le moment où l’on a déjà commencé à dire « Baroukh Ata Hachem », mais avant cela, il est permis de répondre Amen à toute bénédiction. Certains disent que si l’on a répondu à des paroles de sainteté avant de commencer « Baroukh Ata Hachem Elokénou Melekh haolam », il faut reprendre depuis le début de Baroukh Cheamar. D’autres ne sont pas d’accord et estiment qu’il ne faut pas recommencer, car cela serait considéré comme ajouter, mais il semble qu’il n’y a pas lieu d’être strict si l’on recommence. Après avoir commencé « HaEl Av Harahamim », si l’on entend le Kaddich, on répond aux cinq premiers Amen du Kaddich, c’est-à-dire jusqu’à « daamiran bealma veimrou Amen ». On répond « Amen, Yehe Shemeh Rabba » jusqu’à « almiya yitbarach », mais pas jusqu’à « daamiran bealma », comme la règle pour celui qui est au milieu du Chema et de ses bénédictions. Après avoir terminé Baroukh Cheamar, on répond jusqu’à « daamiran bealma ».
Réponse
Bien qu’il soit interdit d’interrompre par une conversation depuis le début de Baroukh Cheamar jusqu’à la fin de la Amida, si quelqu’un a transgressé et a interrompu par une conversation entre Baroukh Cheamar et les Pessoukei dezimra, il n’est pas nécessaire de recommencer la bénédiction de Baroukh Cheamar, contrairement à la règle pour celui qui interrompt entre une bénédiction et la mitsva, où il doit recommencer. En effet, la bénédiction de Baroukh Cheamar est une bénédiction de louange, car on ne dit pas « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de dire les Pessoukei dezimra », et donc on ne recommence pas Baroukh Cheamar. C’est aussi la raison pour laquelle, selon Maran du Choulhan Aroukh, si l’on a terminé Baroukh Cheamar avant que le hazzan ait fini, on répond Amen après lui. Alors que pour les bénédictions des mitsvot, il est interdit d’interrompre en répondant Amen entre la bénédiction et la mitsva, même pour le Amen de cette bénédiction. Ainsi, la raison est que Baroukh Cheamar est une bénédiction de louange, et donc si l’on entend Kaddich ou Kedoucha entre Baroukh Cheamar et Mizmor letoda, on répond Kaddich et Kedoucha à cet endroit, car cela est considéré comme entre les sections.
Réponse
Il est permis de répondre Amen à des bénédictions au milieu des Pessoukei dezimra, car « Amen » est considéré comme une louange et un chant, et n’est pas considéré comme une interruption. Ainsi, les derniers décisionnaires sont d’accord sur ce point.
Réponse
Il est interdit d’interrompre au milieu des Pessoukei dezimra pour répondre « Baroukh Hou oubaroukh Chemo », même entre les sections, c’est-à-dire entre deux mizmorim, car partout où il n’est pas permis d’interrompre par une conversation, il ne faut pas répondre « Baroukh Hou oubaroukh Chemo ». A plus forte raison, on ne répond pas « Baroukh Hou oubaroukh Chemo » au milieu des bénédictions du Chema et de ses bénédictions.
Réponse
Entre Yichtabah et Yotser, il est permis de répondre « Baroukh Hou oubaroukh Chemo », car il est permis de parler d’une chose liée à une mitsva entre Yichtabah et Yotser.
Réponse
Celui qui entend la Kedoucha au milieu des Pessoukei Dezimra n'a pas le droit de réciter tout le texte de la Kedoucha (« Nekadichakh vena'aritsakh », etc., ou « Keter yitnou lekha »), même entre deux mizmorim. Il ne répond avec l’assemblée que les trois versets : « Kadosh », « Baroukh » et « Yimlokh », et pas davantage. En revanche, entre Yishtabah et Yotser, il est permis de dire tout le texte de « Nekadichakh vena'aritsakh » ou « Keter yitnou lekha », car il est permis d’interrompre à cet endroit pour une mitsva.
Réponse
La Kedoucha de Yotser ainsi que celle de Ouva leTsion ne sont pas considérées comme une Kedoucha à ce sujet, car la halakha principale suit l’avis selon lequel un individu peut les dire seul. Ainsi, celui qui se trouve au milieu des Pessoukei Dezimra n’a pas le droit d’interrompre pour la Kedoucha de Yotser ou de Ouva leTsion.
Réponse
Il a déjà été expliqué que celui qui entend le Kaddich au milieu des Pessoukei Dezimra, même au milieu d’un passage, répond « Amen, yehe shemeh rabba mevorakh », etc., jusqu’à « daamiran bealma ». Puisque les Pessoukei Dezimra sont tous des louanges à Hachem, cela est considéré comme faisant partie du même sujet et n’est pas considéré comme une interruption. Mais au milieu de la Kriat Chema et de ses bénédictions, il n’est permis d’interrompre que pour répondre « Amen, yehe shemeh rabba mevorakh lealam ulealmei almaya yitbarakh », et pas plus.
Réponse
Lorsqu’on entend le Kaddich Titkabal, le Kaddich al Israel ou « Yehe Shlama Rabba », il existe une divergence parmi les derniers décisionnaires pour savoir s’il faut répondre Amen après « Titkabal », « al Israel », « Yehe Shlama Rabba » et « Oseh Shalom Bimromav » lorsqu’on se trouve au milieu des Pessoukei Dezimra. En pratique, il est permis de répondre ces Amen même au milieu des Pessoukei Dezimra.
Réponse
Celui qui entend l’assemblée réciter les treize attributs de miséricorde du verset « Vayaavor Hachem al panav vayikra » alors qu’il est au milieu des Pessoukei Dezimra ne doit pas interrompre pour les dire avec eux, car ils ne sont récités que sous forme de prière et ne font pas partie des chants de louange.
Réponse
Celui qui se trouve dans les Pessoukei Dezimra et entend le Chaliah Tsibour dire « Modim » lors de la répétition de la Amida ne doit pas répondre tout le texte de « Modim derabbanan » avec l’assemblée, mais il s’inclinera et dira seulement trois mots : « Modim anahnou lakh », et pas plus. En effet, le reste du texte de « Modim derabbanan », bien qu’il soit mentionné dans la Guemara, n’est pas une obligation mais une coutume populaire, il ne faut donc pas interrompre les Pessoukei Dezimra pour le dire en entier. Cependant, celui qui se trouve entre Yishtabah et Yotser peut réciter tout « Modim derabbanan » avec l’assemblée sans aucune crainte d’interruption.
Réponse
Celui qui entend le verset "Chema Israël" récité par l’assemblée, alors que la règle veut qu’il dise avec eux le premier verset de la Chema afin de ne pas paraître refuser d’accepter le joug du Ciel avec ses compagnons, s’il se trouve au milieu des Pessoukei dezimra, il ne doit pas interrompre pour dire avec l’assemblée le verset "Chema Israël", à cause de l’interdiction d’interrompre. Il posera plutôt ses mains sur ses yeux et dira les mots des Pessoukei dezimra sur le même ton que l’assemblée, de sorte qu’il paraisse lire avec eux. Mais entre Yichtabah et Yotser, il dira le verset "Chema Israël" avec l’assemblée.
Réponse
Celui qui se trouve au milieu des Pessoukei dezimra et que l’assemblée arrive à l’ouverture de l’arche et récite "Barikh Shemeh", il ne doit pas interrompre pour le dire avec eux. De même, lorsqu’ils disent le verset "Vezot haTorah" lors de l’élévation du Sefer Torah pour le montrer à toute l’assemblée, il ne doit pas interrompre pour dire ce verset avec eux. Ce n’est qu’entre Yichtabah et Yotser qu’il est permis de dire "Barikh Shemeh" et aussi le verset "Vezot haTorah" avec l’assemblée.
Réponse
Celui qui se trouve au milieu de la récitation du chapitre "Achrei" et entend le Kaddich ou la Kedoucha, il répond "Amen" et la Kedoucha comme pour tout Pessoukei dezimra, même si cela interrompt au milieu d’un chapitre qui suit l’ordre alphabétique. S’il a répondu au Kaddich ou à la Kedoucha dans les versets situés entre Achrei et Tehila leDavid, il n’a pas besoin de les répéter, il continue à partir de là comme d’habitude. Même s’il a interrompu au milieu d’un verset de la Chema (sauf pour le premier verset et le verset Baroukh Chem), il n’a pas besoin de reprendre le verset depuis le début.
Réponse
Un Cohen qui est occupé à réciter les Pessoukei dezimra et qu’on appelle à monter à la Torah, il lui est permis de monter, de réciter les bénédictions et de lire à voix basse avec le Chaliah tsibour mot à mot comme d’habitude, afin que sa bénédiction ne soit pas vaine. Contrairement à ceux qui écrivent qu’il ne doit pas lire avec le Chaliah tsibour mais seulement écouter, ce n’est pas correct selon la halakha. Il en est de même pour un Levi s’il n’y a pas d’autre Levi dans la synagogue. Il en est de même pour un Israël qui est occupé aux Pessoukei dezimra et qu’on appelle "par son nom" à la Torah, il agira de la même manière. Cependant, il est interdit d’interrompre pour demander au Chaliah tsibour de faire une hachkava pour l’élévation de l’âme de ses parents ou de réciter un Mi cheberakh.
Réponse
Celui qui se trouve dans les Pessoukei dezimra et que l’assemblée sort le Sefer Torah pour la lecture, s’il prévoit d’entendre la lecture de la Torah dans un autre minyan, il n’a pas besoin d’interrompre les Pessoukei dezimra pour écouter la lecture, mais il interrompra pour répondre "Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed" et pour les "Amen" des bénédictions de la Torah. Mais s’il ne prévoit pas d’entendre la lecture de la Torah ailleurs, il interrompra entre deux psaumes pour écouter la lecture avec l’assemblée. Si l’assemblée n’a pas de Chaliah tsibour pour lire la Torah à part lui, il lui est permis d’interrompre entre deux psaumes pour lire la Torah, mais il ne doit pas interrompre pour une hachkava ou un Mi cheberakh, seulement pour la lecture de la Torah. Si quelqu’un est dans les Pessoukei dezimra et entend le Chaliah tsibour qui fait une erreur dans la lecture, et qu’il n’y a personne d’autre pour le corriger, si l’erreur change le sens, il interrompra pour corriger le Chaliah tsibour afin qu’il lise correctement ; si l’erreur ne change pas le sens, il ne doit pas interrompre, mais s’il le peut, il lui fera un signe ou lui montrera dans le Houmach l’endroit de l’erreur.
Réponse
Certains disent que celui qui est occupé aux Pessoukei dezimra et entend le Kaddich, la Kedoucha ou Barékhou, la règle qui veut qu’il interrompe et réponde avec l’assemblée n’est qu’une permission, et il n’est pas obligé selon la stricte loi d’interrompre, car celui qui est occupé par une mitsva est exempt d’une autre mitsva. D’autres ne sont pas d’accord. Il est donc correct d’interrompre et de répondre. Même un Chaliah tsibour qui entend d’un autre minyan le Kaddich, la Kedoucha ou Barékhou, interrompra et répondra avec l’assemblée.
Réponse
Au milieu d'un passage des Pessoukei Dezimra, il est permis de saluer une personne envers laquelle on a l'obligation de craindre, comme son père ou son maître, et a fortiori un roi. Il est également permis de répondre au salut d'une personne à qui l'on doit du respect, comme une personnalité importante, même au milieu d'un verset. Cependant, il n'est pas permis de prendre l'initiative de saluer une personne importante au milieu d'un passage ; cela n'est autorisé qu'entre les passages, par respect, et il est permis de répondre au salut de toute personne. De nos jours, puisque l'on ne voit pas de personnes s'offusquer si l'on ne les salue pas en interrompant sa prière, il ne faut pas interrompre pour saluer, même son père ou son maître, même entre les passages. Il convient seulement de se lever devant eux avec humilité et respect, sans plus.
Réponse
Celui qui ne disposait pas de talit et de tefiline, et à qui on les apporte au milieu des Pessoukei Dezimra, est autorisé à se draper dans le tsitsit et à mettre les tefiline avec leurs bénédictions entre les différents psaumes des Pessoukei Dezimra. Si on les lui apporte entre la fin des Pessoukei Dezimra et Yichtabah, il ne doit pas interrompre, mais d'abord terminer Yichtabah, qui est la bénédiction instituée après les Pessoukei Dezimra, puis il pourra se draper dans le tsitsit et mettre les tefiline avec leurs bénédictions. Il n'y a pas de différence à ce sujet entre les Séfarades et les Ashkénazes.

