Thèmes Lois de Birkot Hachachar : questions-réponses pratiques

Regles de la berakha Asher Yatsar et Elohai Neshama
Réponse
Après avoir satisfait à ses besoins, qu'il s'agisse de besoins majeurs ou mineurs, il faut se laver les mains et réciter la berakha Acher Yatsar. Il convient de réfléchir à la sagesse merveilleuse de Hachem, qui a façonné l'être humain avec toutes ses fonctions corporelles, composées de nombreuses cellules, chacune agissant avec précision. De nombreuses cellules protègent le corps contre des milliers de bactéries qui y pénètrent à chaque instant. Pour tout cela, il faut remercier Hachem avec joie pour ce bienfait. On remercie aussi pour le système digestif, qui protège de nombreuses maladies et permet de vivre. Dans cette berakha, on mentionne "devant Ton trône de gloire" afin de réfuter l'opinion des négateurs qui prétendent qu'Hachem ne supervise pas le monde inférieur. L'expression "Oumafli laassot" fait référence au fait qu'Hachem préserve l'âme de l'homme en lui, liant l'élément spirituel à l'élément matériel, et cela parce qu'Il est le médecin de toute chair : ainsi, l'homme est en bonne santé et son âme est préservée en lui.
Réponse
Il a déjà été expliqué plus haut qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser un ustensile pour cette netila ; on peut se laver les mains directement au robinet. Toutefois, il faut se laver trois fois. Celui qui est rigoureux et utilise un ustensile pour se laver les mains sera béni.
Réponse
Les femmes aussi sont tenues de réciter la berakha Acher Yatsar, qui a été instituée par les Anshei Knesset Hagedola. Il convient également d'éduquer les enfants à se laver les mains après avoir satisfait à leurs besoins et à réciter la berakha Acher Yatsar. Les femmes doivent apprendre cette berakha par cœur, car elle est très nécessaire et apporte une grande réparation. Chacun doit comprendre le sens littéral du texte de la berakha, afin de savoir ce qu'il dit.
Réponse
Celui qui a satisfait à ses besoins, qu'ils soient majeurs ou mineurs, et a oublié de réciter immédiatement la berakha "Acher Yatsar", s'il s'en souvient dans le délai d'une parsa, il récitera "Acher Yatsar". Sinon, il ne la récitera pas. Celui qui entend la berakha "Acher Yatsar" de la bouche d'un autre après ce délai ne répondra pas Amen, par crainte d'un Amen orphelin. Si, dans ce laps de temps, il ressent à nouveau le besoin d'aller aux toilettes, il ne récitera pas "Acher Yatsar" avant d'avoir terminé ses besoins.
Réponse
Celui qui a besoin d'aller aux toilettes et, s'il récite la berakha "Acher Yatsar", risque de manquer la tefila en public, mais s'il reporte la berakha après la tefila, il y a à craindre qu'il oublie de la réciter, il doit alors réciter "Acher Yatsar" tout de suite, puis se hâter de prier avec l'assemblée. Si nécessaire, il sautera certains mizmorim pour pouvoir prier en public. Cependant, s'il prend une précaution pour ne pas oublier de réciter la berakha après la tefila, et qu'il ne s'écoulera pas plus que le délai d'une parsa, il est préférable de reporter la berakha "Acher Yatsar" après la tefila et de prier dans l'ordre sans sauter de passages. De même, celui qui a répondu à la tefila d'Arvit "Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed" et a ensuite eu besoin d'aller aux toilettes, reportera la berakha "Acher Yatsar" après Arvit. Ce n'est que s'il y a un vrai risque d'oubli qu'il la récitera avant de commencer la berakha "Acher bidvaro".
Réponse
Dans la berakha Acher Yatsar, certains ont l'habitude de prononcer "Ei efchar" avec un alef vocalisé en tsere (ou segol), et d'autres disent "I efchar" avec un alef vocalisé en hiriq. Il n'y a pas de décision tranchée à ce sujet : celui qui prononce avec un hiriq a sur quoi s'appuyer, et celui qui prononce avec un tsere a également sur quoi s'appuyer.
Réponse
La coutume est de dire "afilu sha'a ahat". La raison en est qu'il existe une limite pour l'être humain : si ses orifices venaient à se boucher, il ne pourrait survivre, et une fois cette limite dépassée, il serait impossible de subsister ne serait-ce qu'une heure. De plus, il y a des organes qui, s'ils s'ouvrent ou se ferment, rendent impossible la survie même pour une heure. Il ne faut pas changer cette coutume.
Réponse
La coutume est de conclure la berakha de Asher Yatsar par « rofe kol basar oumafli laassot ». C'est également la version présente dans la Guemara, le Rif et le Rambam. Certains récitent « rofe hole kol basar », mais il ne faut pas changer la coutume.
Réponse
Celui qui s'est trompé et n'a pas terminé la berakha de Asher Yatsar par « oumafli laassot » ne recommence pas la berakha, car en cas de doute sur une berakha, on adopte une position indulgente.
Réponse
Il est approprié et correct de ne pas s'essuyer les mains pendant que l'on récite la berakha de Asher Yatsar, car il ne convient pas de s'occuper à autre chose au milieu d'une berakha. En particulier, celui qui sait qu'il aura une meilleure kavana s'il récite la berakha après s'être essuyé les mains doit attendre pour la réciter après l'essuyage. Certains estiment que, puisque l'essuyage est lié à la berakha de Asher Yatsar, il n'y a pas de problème à s'essuyer les mains au milieu de la berakha. Ceux qui sont indulgents et s'essuient les mains pendant la berakha ont sur qui s'appuyer.
Réponse
Si une personne a eu besoin d'aller aux toilettes, a ensuite récité la berakha de Asher Yatsar, puis qu'un ami a besoin d'y aller et lui demande de réciter à nouveau la berakha pour l'acquitter, bien que la règle générale soit que « celui qui est quitte peut acquitter autrui », cela ne s'applique pas pour les berakhot de louange, car il n'y a pas d'obligation à ce sujet comme pour le loulav.
Réponse
Celui qui a oublié de réciter la berakha de Asher Yatsar avant la tefila, certains disent qu'il ne peut plus la réciter après la tefila, car il serait déjà quitte grâce à la berakha « Refaenou ». Cependant, la règle principale est qu'il n'est pas quitte, et il devra réciter la berakha après la tefila, à condition que le temps écoulé ne dépasse pas la durée d'une parsa, soit soixante-douze minutes.
Réponse
Lorsqu'une personne se lève le matin et ressent un besoin pressant d'aller aux toilettes, elle ne doit pas se montrer stricte envers elle-même en attendant d'avoir fait la netilat yadayim avant d'y aller, mais doit d'abord satisfaire ce besoin afin de ne pas transgresser l'interdit de "bal teshaktzou". Cependant, il faut veiller à ne pas toucher ses membres avant d'avoir fait la netilat yadayim. Si le besoin n'est pas pressant au point d'enfreindre "bal teshaktzou", si quelqu'un souhaite être rigoureux et faire la netilat yadayim avant d'aller aux toilettes, cela est louable, et il est permis d'être rigoureux à ce sujet. Mais selon la stricte loi, il est permis d'aller aux toilettes avant de faire la netilat yadayim, et ce n'est qu'après qu'il devra la faire. Il a déjà été expliqué plus haut qu'il est également permis, selon la stricte loi, de s'habiller avant la netilat yadayim.
Réponse
Il a déjà été expliqué que si quelqu'un se réveille la nuit pour aller aux toilettes et qu'il a l'intention de se rendormir immédiatement après, s'il y a lieu de craindre qu'il dépasse le temps pendant lequel il est encore possible de réciter la berakha "Acher Yatsar" (c'est-à-dire le délai d'une parsa), il devra faire la netilat yadayim afin de pouvoir réciter "Acher Yatsar". Si l'eau est éloignée et qu'il est très difficile d'aller faire la netilat yadayim, dans une telle situation de contrainte, il pourra nettoyer ses mains avec tout ce qui nettoie, afin de pouvoir réciter "Acher Yatsar".
Réponse
Celui qui sort des toilettes après avoir satisfait ses besoins et, avant d'avoir fait la netilat yadayim, entend le Kaddich ou la Kedoucha, devra frotter ses mains avec tout ce qui nettoie ou avec son vêtement, puis répondre Amen et à la Kedoucha avec l'assemblée. De même, s'il voit des éclairs ou entend le tonnerre avant d'avoir fait la netilat yadayim, il récitera la berakha même s'il n'a pas encore fait la netilat yadayim, en frottant ses mains avec tout ce qui nettoie.
Réponse
On récite le matin toutes les berakhot hachahar même si l'on n'est pas personnellement concerné par chacune d'elles. Ainsi, quelqu'un qui est resté éveillé toute la nuit récitera toutes les berakhot hachahar, à l'exception de la berakha "Al netilat yadayim".
Réponse
La berakha "Elohai Nechama" a pour but de remercier Hachem pour la création de l'âme, pour l'avoir donnée et pour l'avoir rendue au corps. Elle vient rappeler à l'homme le serment qu'il a prêté à Hachem dans les temps anciens, de garder son âme dans sa pureté et de ne pas la souiller par des fautes. Selon la stricte loi, il n'est pas nécessaire d'enchaîner cette berakha à celle de "Acher Yatsar", car la berakha "Elohai Nechama" n'est pas considérée comme une berakha liée à une autre. Si elle ne commence pas par "Baroukh", c'est parce qu'il s'agit d'une berakha de remerciement, et les berakhot de remerciement ne commencent pas par "Baroukh" même si elles ne sont pas liées à d'autres berakhot. Toutefois, il est bon et juste de rapprocher la berakha "Elohai Nechama" de celle de "Acher Yatsar", par souci pour l'avis des décisionnaires qui pensent ainsi.
Réponse
Il existe une coutume selon laquelle, après qu'une personne a récité une des berakhot hachahar et que d'autres ont répondu Amen, l'un de ceux qui ont répondu Amen récite à son tour la berakha, et les autres répondent Amen, et ainsi de suite pour chacun. Il ne faut pas s'opposer à cette pratique en disant que ceux qui répondent Amen sont déjà quittes de leur obligation par cette réponse, car celui qui récite la berakha n'a pas l'intention de les acquitter. Même s'il avait cette intention, les autres ont l'intention de ne pas s'acquitter par sa berakha.
Lois des bénédictions du matin
Réponse
Il est bon et correct, si possible, de ne pas parler de paroles futiles dès le réveil, et que les premiers mots prononcés en se levant soient une mitsva, en bénissant Celui qui a créé son âme, en récitant les berakhot hachahar et les berakhot haTorah en premier, puis ensuite l'ordre de la tefila.
Réponse
Dans la berakha "Elohai neshama", il faut marquer une légère pause entre "Elohai" et "neshama", afin qu'il ne semble pas que l'âme soit considérée comme une divinité. Il ne faut pas dire "tehora hi", mais simplement "tehora, ata berata...". Tel est l'usage.

