Thèmes Lois de Asseret Yemei Techouva : questions-réponses pratiques

Lois des dix jours de pénitence
Réponse
Durant les dix jours de Aseret Yemei Techouva, à la conclusion de la berakha, au lieu de dire : « Baroukh Ata Hachem haEl haKadosh », il faut dire : « haMelekh haKadosh ». Et à la place de « Melekh ohev tsedaka oumichpat », il faut dire : « haMelekh hamichpat ». En effet, Hachem manifeste Sa royauté en siégeant sur le trône du jugement pour juger le monde, et « un roi établit la terre par la justice », et tous les êtres humains passent devant Lui comme des moutons, et Il scelle leur décret, que ce soit pour la punition ou pour la bonté, et montre que Sa royauté s’étend partout. C’est pourquoi il a été institué de dire « haMelekh haKadosh » et « haMelekh hamichpat ».
Réponse
Si l’on s’est trompé et que l’on a conclu par « haEl haKadosh », si l’on s’en souvient dans le laps de temps appelé « tokh kedé dibour » (le temps de dire « Chalom alekha rabbi »), et que l’on conclut immédiatement par « haMelekh haKadosh », on est quitte. Mais si l’on s’en souvient après ce délai, il faut reprendre depuis le début de la tefila, car les trois premières berakhot sont des louanges et sont considérées comme une seule berakha ; ainsi, celui qui se trompe dans l’une d’elles doit recommencer la tefila depuis le début. Dès que l’on a attendu plus que le temps de « Chalom alekha rabbi », même si l’on n’a pas commencé la berakha suivante, il faut reprendre depuis le début.
Réponse
Si l’on doute d’avoir dit « haEl haKadosh » ou « haMelekh haKadosh » et que l’on s’en rend compte dans les berakhot suivantes, il faut reprendre la tefila depuis le début, car il est probable que l’on ait dit, par habitude, « haEl haKadosh » comme le reste de l’année. Même si l’on a dit « Zokhrenou le’haïm » et « Mi kamokha » et que l’on avait l’intention de dire « haMelekh haKadosh », dès lors que l’on doute si l’on a effectivement dit « haMelekh haKadosh » ou non, il faut recommencer la tefila depuis le début.
Réponse
Certains ont écrit qu’étant donné que, selon le Choulhan Aroukh, un silence entre la berakha et le profit n’est pas considéré comme une interruption, alors même ici, a posteriori, si l’on a attendu après avoir conclu par « haEl haKadosh » plus que le temps de « tokh kedé dibour », on peut encore conclure par « haMelekh haKadosh », tant que l’on n’a pas commencé la berakha suivante, car en cas de doute sur une berakha, on est indulgent. Cependant, en pratique, il ne faut pas s’appuyer sur cette opinion, car il y a une différence entre un cas où la berakha a été dite correctement mais on a tardé avant de profiter, et le cas ici où l’on a modifié la formule fixée par les Sages en disant « haEl haKadosh ». Dès lors que l’on a attendu plus que le temps de « tokh kedé dibour », le fait de dire « haMelekh haKadosh » ne se rattache plus à la mention du Nom dans la conclusion de la berakha, et il n’est plus possible de réparer l’erreur. Ce n’est que si l’on se reprend dans le délai de « tokh kedé dibour » et que l’on dit « haMelekh haKadosh », même si l’on a dit « haEl haKadosh » entre les deux, cela est considéré comme un ajout de louange seulement.
Réponse
Celui qui s’est trompé pendant les dix jours de Aseret Yemei Techouva et a dit « Melekh haKadosh » sans le « ha » (c’est-à-dire sans dire « haMelekh haKadosh »), il n’a pas besoin de recommencer.
Réponse
Si le chaliah tsibour s’est trompé dans la répétition de la tefila pendant les dix jours de Aseret Yemei Techouva ou pendant les Yamim Noraïm, et qu’il a conclu par « haEl haKadosh » au lieu de « haMelekh haKadosh », et qu’il n’a pas eu le temps de se reprendre et de dire « haMelekh haKadosh » avant que le délai de « tokh kedé dibour » ne soit passé, il ne recommence que depuis la berakha « Ata Kadosh », et non depuis le début de la tefila. Bien que les trois premières berakhot de la Amida soient considérées comme une seule berakha, puisque l’assemblée a déjà répondu la Kedoucha, la berakha « Ata Kadosh » est considérée comme le début de la berakha.
Réponse
Certains estiment que si l’on a dit quatre-vingt-dix fois « Baroukh ata Hachem haMelekh haKadosh » puis que l’on doute ensuite d’avoir dit « haMelekh haKadosh » ou « haE-l haKadosh », et que l’on s’en souvient après le laps de temps de « tokh kedebour », il n’est pas nécessaire de recommencer. D’autres contestent et pensent que dans ce cas, répéter quatre-vingt-dix fois « haMelekh haKadosh » n’est d’aucune utilité, car il n’est pas permis de dire « Baroukh ata Hachem », ce qui constituerait une berakha lévatala. Si l’on dit quatre-vingt-dix fois « Baroukh ata » sans le Nom divin, on risquerait de faire de même dans la téfila, et si l’on dit « Hachem », on pourrait se tromper et le dire aussi dans la téfila. Dire seulement « haMelekh haKadosh » ne permet pas non plus d’habituer sa langue à dire « Baroukh ata Hachem haMelekh haKadosh ». Par conséquent, il n’y a pas de solution, et c’est cette opinion qui fait autorité dans la halakha.
Réponse
Il est recommandé de prononcer à voix légèrement audible « haMelekh haKadosh » afin de bien se rappeler d’avoir dit la formule correctement et d’éviter tout doute.
Réponse
Certains ont l’habitude de prononcer aussi à voix un peu forte les mots « zekherénou le’haïm », « mi kamokha », etc. Bien qu’il y ait eu des objections à cette coutume, car ces ajouts ne sont pas obligatoires et pourraient perturber les autres fidèles, il convient néanmoins de justifier cette pratique et de laisser les fidèles agir ainsi.
Réponse
Dans la bénédiction « hachiva » de la Amida, à la conclusion de la berakha, au lieu de « Melekh ohev tsedaka oumichpat », il faut dire pendant les dix jours de Techouva : « haMelekh haMishpat ». Si l’on s’est trompé et que l’on a dit « Melekh ohev tsedaka oumichpat », mais que l’on s’en rend compte dans le laps de temps de « tokh kedebour » et que l’on conclut immédiatement par « haMelekh haMishpat », il n’est pas nécessaire de recommencer. Si l’on s’en rend compte après ce laps de temps, ou après avoir commencé la bénédiction suivante ou même plusieurs bénédictions plus loin, comme au milieu de « boneh Yerouchalayim » ou « sim chalom », il faut revenir à la bénédiction « hachiva » et conclure par « haMelekh haMishpat », puis poursuivre l’ordre des bénédictions suivantes. Puisque tel est l’avis de la majorité des décisionnaires, dont le Rif, le Rambam et le Roch, et que Maran a tranché ainsi dans le Choulhan Aroukh, on ne considère pas ici le principe du doute sur les bénédictions pour alléger. De plus, telle est la coutume répandue de trancher selon Maran : celui qui a dit « Melekh ohev tsedaka oumichpat » à la place de « haMelekh haMishpat » doit revenir à la bénédiction « hachiva ». Si l’on a un doute sur la formule que l’on a dite, même si l’on s’en rend compte au milieu de « modim », on revient à la bénédiction « hachiva » et on poursuit l’ordre des bénédictions. Chez les Ashkénazim de la diaspora, celui qui s’est trompé et a dit « Melekh ohev tsedaka oumichpat » à la place de « haMelekh haMishpat », et s’en rend compte après le laps de « tokh kedebour », ne revient pas en arrière.
Réponse
Si l’on ne se rend compte qu’après avoir terminé la Amida des dix jours de Techouva que l’on a dit « haE-l haKadosh » ou « Melekh ohev tsedaka oumichpat », ou si l’on doute d’avoir dit « haMelekh haKadosh » et « haMelekh haMishpat », il faut recommencer la téfila en formulant la condition suivante : « Si je suis tenu de recommencer la téfila, j’ai l’intention de la faire comme une téfila obligatoire, et si je ne suis pas tenu de recommencer, que ma téfila soit considérée comme une téfila de nedava. » Il convient de s’efforcer d’avoir la meilleure kavana possible lors de cette téfila. Puisque la majorité des décisionnaires estiment que même pour l’omission de « haMelekh haMishpat » il faut recommencer la téfila, il en résulte que même pour les Ashkénazim, celui qui s’est trompé pendant les dix jours de Techouva et a dit « Melekh ohev tsedaka oumichpat » à la place de « haMelekh haMishpat », et a terminé la téfila, doit recommencer la téfila sous condition de nedava.
Réponse
Une femme qui a prié et s’est trompée pendant les dix jours de Techouva, en disant « haE-l haKadosh » au lieu de « haMelekh haKadosh », ou « Melekh ohev tsedaka oumichpat » au lieu de « haMelekh haMishpat », a le même statut qu’un homme.
Réponse
Lorsqu'il s'agit de la nuit de Roch Hachana qui tombe un Chabbat, ainsi que pour le Chabbat Chouva, après la Amida, le chaliah tsibour récite la berakha me'ein cheva. À l'endroit où l'on dit habituellement « haEl hakadosh she'en kamohu », il faut dire « hamelekh hakadosh she'en kamohu ». Si l'on s'est trompé et que l'on a dit « haEl hakadosh », et que l'on s'en rend compte au milieu de la berakha, avant de mentionner le Nom de Hachem dans la conclusion « Baroukh ata Hachem mekadesh haChabbat », on reprend et on dit : « magen avot bedvaro mehayé metim be-maamaro hamelekh hakadosh she'en kamohu », puis on poursuit normalement. Mais si l'on ne s'en rend compte qu'après avoir conclu « mekadesh haChabbat », on ne recommence pas, car en cas de doute sur une berakha, on adopte la position indulgente.
Réponse
Les Guéonim ont institué de dire pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva : « zekhrenou le'haïm » à la fin de la première berakha, « mi kamokha av harahamane » à la fin de la deuxième berakha, « vekhtov le'haïm tovim » au milieu de Modim, et « ouvsefer haïm berakha vechalom » dans la dernière berakha de la tefila. Si l'on a oublié de dire « zekhrenou le'haïm » et que l'on s'en souvient avant de mentionner le Nom de Hachem dans la conclusion de la berakha, on revient et on le dit correctement. Mais si l'on ne s'en souvient qu'après avoir dit « Hachem », on termine « magen Avraham » et on poursuit la tefila, sans conclure par « lamdeni houkecha ». Il n'est pas non plus permis de dire « zekhrenou le'haïm » sans conclusion avant la berakha de « ata guibor », car cela constituerait une interruption. Cependant, on peut le dire au milieu de « shomea tefila » avant « ki ata shomea kol tefila », car cela fait aussi partie de la demande de ses besoins. En revanche, « mi kamokha av harahamane » ne peut pas être dit dans « shomea tefila », car ce n'est qu'une louange. Si l'on a oublié de dire « zekhrenou le'haïm » dans « shomea tefila », on le dira à la fin de « Elokai netsor ». De même, si l'on a oublié de dire « mi kamokha av harahamane » et que l'on a déjà dit « Baroukh ata Hachem » de la berakha « mehayé hametim », on ne recommence pas. De même, si l'on a oublié de dire « vekhtov le'haïm tovim » et que l'on s'en souvient avant de dire « Baroukh ata Hachem hatov shimkha oulekha naé lehodot », tant que l'on n'a pas mentionné « Hachem », on revient en arrière ; mais si l'on a déjà mentionné « Hachem », on ne revient pas et on le dira à la fin de « Elokai netsor ». De même, si l'on a oublié de dire « ouvsefer haïm » et que l'on a déjà mentionné « Hachem » dans la dernière berakha, on ne revient pas et on le dira à la fin de « Elokai netsor ».
Réponse
Si, en arrivant à la mention de « ouvsefer haïm », le chaliah tsibour commence « nekadishakh vena'aritsakh », il n'est pas permis de sauter « ouvsefer haïm » pour conclure immédiatement « hamevarekh et amo Israël bachalom » et « yihyou leratson », dans le but de pouvoir répondre à la kedoucha avec l'assemblée. Puisque la récitation de « ouvsefer haïm » s'est répandue dans tout Israël pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva et qu'elle a été fixée dans la liturgie, et puisqu'il est possible de se taire et de se concentrer sur la kedoucha que dit le chaliah tsibour, ce qui sera considéré comme « chomea keone », il est donc plus correct de se taire et d'écouter la kedoucha du chaliah tsibour. Il ne faut donc pas sauter « ouvsefer haïm ».
Réponse
Celui qui s'est trompé et a dit dans Hoda'a à la place de « vekhtov le'haïm tovim » : « ouvsefer haïm », et s'en rend compte lors de la berakha de « sim chalom », ne doit pas recommencer « ouvsefer haïm », puisqu'il l'a déjà dit précédemment.
Réponse
Si, après avoir terminé sa tefila, on se rend compte que l'on a oublié de dire « zekhrenou le'haïm » ou « mi kamokha » ou une formule similaire, et que l'on pense devoir recommencer la tefila pour cette raison, puis que l'on se souvient au milieu de la tefila qu'il n'est pas nécessaire de recommencer, on doit s'arrêter même au milieu d'une berakha, et ne pas terminer la tefila comme une tefila nedava. On dira « Baroukh chem kevod malchouto leolam vaed ». Si l'on s'en rend compte après avoir dit « Baroukh ata Hachem », on conclura « lamdeni houkecha » et on dira « Baroukh chem kevod malchouto leolam vaed » pour les autres berakhot que l'on a dites.
Réponse
Tout ce qui précède concerne Chaharit et Min'ha, mais pour Arvit, on poursuit la tefila en ayant l'intention de faire une nedava, à condition d'y ajouter quelque chose de nouveau.
Réponse
Durant les dix jours de Asséret Yemei Techouva ainsi que le jour de Hochana Rabba, on dit dans la tefila de Chaharit deux fois « Hachem Hou HaElohim » avant « Hachem Melekh ». Après Yichtabach, on récite le mizmor « Mimaamakim Keraticha Hachem ».
Réponse
La coutume répandue est de dire « Zokhrenou Lehaïm » même pendant le Chabbat Chouva, et il n'y a pas lieu de craindre que cela constitue une demande de besoins personnels pendant le Chabbat.

