Thèmes Lois de Kedoucha : questions-réponses pratiques

Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour
Réponse
Celui qui récite la Amida en même temps que la répétition de l'officiant, lorsqu'il arrive à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », dit avec l'officiant tout le texte de la Kedoucha, « Nekadishakh ve-na'aritsakh » et ainsi de suite, jusqu'à la fin de la Kedoucha. Il en est de même pour celui qui prie Mousaf en même temps que la répétition de l'officiant : il dira avec lui « Keter yitnou lekha » jusqu'à la fin. Il en est de même pour celui qui prie la Amida avec un autre minyan, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha d'un autre minyan, il répondra avec eux, même s'il va dire la Kedoucha plus tard lors de la répétition de l'officiant, ou s'il l'a déjà dite auparavant. Malgré tout, il doit s'interrompre et dire la Kedoucha avec l'assemblée.
Réponse
En revanche, si l'on prie Chaharit et qu'à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim » on entend d'un autre minyan la Kedoucha de Mousaf, « Keter yitnou lekha » et ainsi de suite, il n'est pas permis de s'interrompre pour la dire avec eux, car toutes les Kedoucha ne sont pas identiques. Il faut alors se taire et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant, car écouter équivaut à répondre. A plus forte raison, si l'on entend la Kedoucha de Yotser ou celle de « Ouva leTsion », il n'est pas permis de s'interrompre pour répondre avec l'assemblée.
Réponse
De même, celui qui prie Arvit avant la nuit, après le plag haminha, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha de Minha, n'est pas autorisé à s'interrompre pour répondre avec eux. Il doit se taire, écouter et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant.
Réponse
Celui qui entre dans une synagogue et trouve l'assemblée en train de prier, s'il peut commencer et terminer avant que l'officiant n'arrive à la Kedoucha ou au Kaddich, il priera. Sinon, il ne priera pas, à condition que l'heure limite ne soit pas atteinte. Il n'est donc pas correct de prendre l'habitude de prolonger systématiquement la Amida et ainsi perdre la possibilité de répondre à la Kedoucha avec l'assemblée, même si c'est pour la kavana. À ce sujet, on peut dire : « Et leur prière sera rapidement acceptée avec bienveillance », mais il est préférable de s'habituer à comprendre rapidement le sens des mots afin de pouvoir répondre à la Kedoucha.
Réponse
Il ne faut pas sauter le texte de « Al hanissim » à Hanouka ou Pourim, ni le raccourcir, afin de pouvoir répondre au Kaddich ou à la Kedoucha avec l'assemblée. Il en est de même la veille de Roch Hodech : il ne faut pas omettre la récitation de « Yaale ve-yavo » pour cette raison, ni, lors d'un jeûne public, omettre « Aneinou » pour arriver à temps à la Kedoucha.
Réponse
Celui qui prolonge sa prière au point que l'assemblée termine Arvit alors qu'il est encore en train de prier, et que, la nuit du 8 du mois, l'assemblée récite la bénédiction de la lune, il perd la possibilité de la dire en public. Il doit donc s'efforcer de s'habituer à se concentrer rapidement afin de terminer la prière et de réciter la bénédiction de la lune avec l'assemblée. Cependant, si l'assemblée prie trop rapidement et qu'il s'attarde pour une kavana nécessaire à la compréhension des mots, il n'y a pas de problème à manquer la bénédiction de la lune en public, car une prière sans kavana est comme un corps sans âme. Malgré tout, il est bon de s'habituer à se concentrer rapidement, afin de pouvoir aussi profiter de la réponse au Kaddich, comme expliqué dans le paragraphe précédent.
Lois de la Kedousha
Réponse
Certains estiment qu'avant la Kedoucha, il convient d'avoir l'intention d'accomplir la mitsva positive de « Venikdashti betokh bene Israël ». Plusieurs rabbins de la Kabbala partagent également cet avis. Cependant, selon la majorité des Rishonim, la mitsva de la Kedoucha n'est qu'une obligation d'ordre rabbinique, et les Sages ont simplement trouvé un appui dans le verset « Venikdashti betokh bene Israël ». La halakha principale suit l'avis des Rishonim. Il est néanmoins bon d'avoir l'intention d'accomplir la mitsva de Kedoucha, sans se préoccuper de savoir si elle est d'origine toranique ou rabbinique, car Hachem connaît les pensées profondes et considérera l'intention selon la règle.
Réponse
La coutume selon laquelle toute l'assemblée récite à voix haute et avec mélodie le texte de la Kedoucha « Nekadishkha vena'aritskha », puis répond « Kadosh, Kadosh » après le Chaliah Tsibour, repose sur des bases solides. Cette pratique s'est répandue dans toutes les communautés.
Réponse
Lorsque le Chaliah Tsibour arrive au passage « Kadosh, Kadosh, Kadosh », si toute l'assemblée a terminé la Amida silencieuse, il est correct que le Chaliah Tsibour dise ce verset en même temps que l'assemblée, même si sa voix n'est pas entendue. Il convient toutefois qu'il élève un peu plus sa voix que celle de l'assemblée. Mais si une partie de l'assemblée prie encore la Amida et écoute le Chaliah Tsibour, celui-ci doit dire ce verset, ainsi que le verset « Baroukh kevod », à voix haute, de façon à ce que sa voix domine celle de l'assemblée et que tous l'entendent. Si sa voix est faible, il dira ce verset après que l'assemblée l'ait terminé. Dans tous les cas, il doit avoir l'intention d'acquitter ceux qui ne peuvent pas dire eux-mêmes la Kedoucha. Il est permis de dire la Kedoucha à voix forte, tant que cela vise simplement à amplifier la voix, même si la voix du Chaliah Tsibour aurait été audible sans cela.
Réponse
Il convient de fermer les yeux lors de la récitation de la Kedoucha, et de diriger ses yeux vers le haut.
Réponse
Il est bon d'accoler ses pieds l'un à l'autre, de façon à ce qu'ils ressemblent à un seul pied, même lorsqu'on dit la Kedoucha avec le Chaliah Tsibour. Il est également recommandé d'adopter cette rigueur et de rester ainsi, les pieds joints, jusqu'à la fin de la bénédiction « HaEl Hakadosh » récitée par le Chaliah Tsibour.
Réponse
La coutume est de se soulever légèrement et de lever les talons du sol lors de la récitation des versets « Kadosh », « Baroukh » et « Yimlokh » dans la Kedoucha. Lorsqu'on dit le verset « Kadosh », on se soulève trois fois, à chaque répétition du mot « Kadosh ». Les trois élévations doivent être égales, sans qu'aucune ne soit plus marquée que les autres. Il s'agit de lever légèrement les talons et le corps vers le haut, tout en levant les yeux vers le ciel. Il ne faut cependant ni sauter ni se soulever de façon excessive.
Réponse
Lorsque le chaliah tsibour dit les passages « le-oumattam meshabehim ve-omrim » ou « ouvedivrei kodshekha katouv le-émor », il ne doit pas s’attarder sur ces mots, mais les dire rapidement. En effet, s’il s’attarde, il y a à craindre que l’assemblée dise « Baroukh kevod » ou « Yimlokh » avant qu’il ait terminé, ce qui serait comparable à un amen orphelin.
Réponse
Notre minhag établi est de prononcer « nakdishkha vena’aritskha » avec un cheva sous la lettre kaf finale, et non avec un kamats. Il ne faut pas changer et dire « nakdishkha vena’aritskha » avec un kamats sous la kaf finale.
Réponse
Celui qui prie la Amida et dont l’assemblée arrive à la Kedoucha n’a pas le droit de répondre avec eux, mais il se tait et se concentre sur le chaliah tsibour, et il est quitte, car écouter équivaut à répondre. Il est préférable de ne pas joindre ses pieds avec l’assemblée lorsqu’ils disent les versets de la Kedoucha. Toutefois, cela ne s’applique que lorsque le chaliah tsibour est à la fois fixe et sait qu’il doit avoir l’intention d’acquitter les autres pour toute chose de Kedoucha. Mais si l’on entend la Kedoucha d’un chaliah tsibour occasionnel, qui ne sait pas avoir cette intention, il n’est d’aucune utilité de se concentrer pour être acquitté, et il faut poursuivre sa prière. Ainsi, si le chaliah tsibour dit la Kedoucha en même temps que l’assemblée et que sa voix ne se distingue pas, il n’y a aucune raison pour que l’individu se taise et se concentre sur la Kedoucha. Ce n’est que si la voix du chaliah tsibour est forte et audible du début à la fin qu’il doit se taire et se concentrer sur le chaliah tsibour.

