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Thèmes Lois de Kedoucha : questions-réponses pratiques

Kedoucha au cœur du judaïsme orthodoxe, entre sainteté de D.ieu et appel à la sainteté de l’homme, avec ses sources dans la Torah et la prière.

Kedoucha
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Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour

Quand une personne récite la Amida en même temps que la répétition de l'officiant, doit-elle dire la Kedoucha avec l'officiant ?
Si quelqu'un prie la Amida en individuel et entend la Kedoucha d'un autre minyan, doit-il s'interrompre pour la dire avec eux ?
Est-il nécessaire de répondre à la Kedoucha avec l'assemblée même si on l'a déjà dite ou qu'on va la dire plus tard dans la répétition de l'officiant ?
Réponse

Celui qui récite la Amida en même temps que la répétition de l'officiant, lorsqu'il arrive à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », dit avec l'officiant tout le texte de la Kedoucha, « Nekadishakh ve-na'aritsakh » et ainsi de suite, jusqu'à la fin de la Kedoucha. Il en est de même pour celui qui prie Mousaf en même temps que la répétition de l'officiant : il dira avec lui « Keter yitnou lekha » jusqu'à la fin. Il en est de même pour celui qui prie la Amida avec un autre minyan, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha d'un autre minyan, il répondra avec eux, même s'il va dire la Kedoucha plus tard lors de la répétition de l'officiant, ou s'il l'a déjà dite auparavant. Malgré tout, il doit s'interrompre et dire la Kedoucha avec l'assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 1)
Lorsqu'on prie Chaharit et qu'on entend la Kedoucha de Mousaf d'un autre minyan, peut-on s'interrompre pour la dire avec eux ?
Faut-il s'interrompre pour répondre à la Kedoucha de Yotser ou de Ouva leTsion lorsqu'on prie la Amida ?
Que doit faire celui qui entend une Kedoucha différente de celle de sa propre prière pendant la Amida ?
Réponse

En revanche, si l'on prie Chaharit et qu'à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim » on entend d'un autre minyan la Kedoucha de Mousaf, « Keter yitnou lekha » et ainsi de suite, il n'est pas permis de s'interrompre pour la dire avec eux, car toutes les Kedoucha ne sont pas identiques. Il faut alors se taire et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant, car écouter équivaut à répondre. A plus forte raison, si l'on entend la Kedoucha de Yotser ou celle de « Ouva leTsion », il n'est pas permis de s'interrompre pour répondre avec l'assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 2)
Si une personne prie Arvit après le plag haminha et entend la Kedoucha de Minha, peut-elle s'interrompre pour répondre avec l'assemblée ?
Que doit faire celui qui entend la Kedoucha de Minha alors qu'il est à la fin de la bénédiction Mehayé hametim dans Arvit ?
Réponse

De même, celui qui prie Arvit avant la nuit, après le plag haminha, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha de Minha, n'est pas autorisé à s'interrompre pour répondre avec eux. Il doit se taire, écouter et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 3)
Si l'on entre dans une synagogue et que l'on risque de ne pas finir la Amida avant la Kedoucha, doit-on commencer à prier ?
Est-il recommandé de prolonger la Amida au point de manquer la réponse à la Kedoucha avec l'assemblée ?
Que doit faire celui qui souhaite avoir la kavana mais risque de manquer la Kedoucha avec le tsibour ?
Réponse

Celui qui entre dans une synagogue et trouve l'assemblée en train de prier, s'il peut commencer et terminer avant que l'officiant n'arrive à la Kedoucha ou au Kaddich, il priera. Sinon, il ne priera pas, à condition que l'heure limite ne soit pas atteinte. Il n'est donc pas correct de prendre l'habitude de prolonger systématiquement la Amida et ainsi perdre la possibilité de répondre à la Kedoucha avec l'assemblée, même si c'est pour la kavana. À ce sujet, on peut dire : « Et leur prière sera rapidement acceptée avec bienveillance », mais il est préférable de s'habituer à comprendre rapidement le sens des mots afin de pouvoir répondre à la Kedoucha.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 4)
Est-il permis de sauter ou de raccourcir Al hanissim à Hanouka ou Pourim pour pouvoir répondre à la Kedoucha avec l'assemblée ?
Peut-on omettre Yaale ve-yavo la veille de Roch Hodech pour arriver à temps à la Kedoucha ?
A-t-on le droit de ne pas dire Aneinou lors d'un jeûne public afin de pouvoir répondre à la Kedoucha ?
Réponse

Il ne faut pas sauter le texte de « Al hanissim » à Hanouka ou Pourim, ni le raccourcir, afin de pouvoir répondre au Kaddich ou à la Kedoucha avec l'assemblée. Il en est de même la veille de Roch Hodech : il ne faut pas omettre la récitation de « Yaale ve-yavo » pour cette raison, ni, lors d'un jeûne public, omettre « Aneinou » pour arriver à temps à la Kedoucha.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 5)
Que doit faire celui qui risque de manquer la bénédiction de la lune en public parce qu'il prolonge sa prière d'Arvit ?
Est-il permis de s'attarder dans la prière pour la kavana même si cela fait manquer la bénédiction de la lune avec l'assemblée ?
Pourquoi est-il conseillé de s'habituer à se concentrer rapidement pendant la prière ?
Réponse

Celui qui prolonge sa prière au point que l'assemblée termine Arvit alors qu'il est encore en train de prier, et que, la nuit du 8 du mois, l'assemblée récite la bénédiction de la lune, il perd la possibilité de la dire en public. Il doit donc s'efforcer de s'habituer à se concentrer rapidement afin de terminer la prière et de réciter la bénédiction de la lune avec l'assemblée. Cependant, si l'assemblée prie trop rapidement et qu'il s'attarde pour une kavana nécessaire à la compréhension des mots, il n'y a pas de problème à manquer la bénédiction de la lune en public, car une prière sans kavana est comme un corps sans âme. Malgré tout, il est bon de s'habituer à se concentrer rapidement, afin de pouvoir aussi profiter de la réponse au Kaddich, comme expliqué dans le paragraphe précédent.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 6)

Lois de la Kedousha

Faut-il avoir une intention particulière avant de réciter la Kedoucha ?
La mitsva de la Kedoucha est-elle d'origine toranique ou rabbinique selon la halakha ?
Est-il nécessaire de déterminer si la mitsva de Kedoucha est de la Torah ou des Sages lors de la kavana ?
Réponse

Certains estiment qu'avant la Kedoucha, il convient d'avoir l'intention d'accomplir la mitsva positive de « Venikdashti betokh bene Israël ». Plusieurs rabbins de la Kabbala partagent également cet avis. Cependant, selon la majorité des Rishonim, la mitsva de la Kedoucha n'est qu'une obligation d'ordre rabbinique, et les Sages ont simplement trouvé un appui dans le verset « Venikdashti betokh bene Israël ». La halakha principale suit l'avis des Rishonim. Il est néanmoins bon d'avoir l'intention d'accomplir la mitsva de Kedoucha, sans se préoccuper de savoir si elle est d'origine toranique ou rabbinique, car Hachem connaît les pensées profondes et considérera l'intention selon la règle.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 1)
Est-il permis à toute l'assemblée de réciter à voix haute la Kedoucha avec mélodie ?
La coutume de répondre Kadosh Kadosh après le Chaliah Tsibour est-elle fondée ?
Réponse

La coutume selon laquelle toute l'assemblée récite à voix haute et avec mélodie le texte de la Kedoucha « Nekadishkha vena'aritskha », puis répond « Kadosh, Kadosh » après le Chaliah Tsibour, repose sur des bases solides. Cette pratique s'est répandue dans toutes les communautés.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 2)
Comment le Chaliah Tsibour doit-il dire le verset Kadosh Kadosh si toute l'assemblée a terminé la Amida silencieuse ?
Que doit faire le Chaliah Tsibour si certains membres de l'assemblée n'ont pas fini la Amida et écoutent la Kedoucha ?
Est-il permis de dire la Kedoucha à voix forte pour amplifier la voix du Chaliah Tsibour ?
Réponse

Lorsque le Chaliah Tsibour arrive au passage « Kadosh, Kadosh, Kadosh », si toute l'assemblée a terminé la Amida silencieuse, il est correct que le Chaliah Tsibour dise ce verset en même temps que l'assemblée, même si sa voix n'est pas entendue. Il convient toutefois qu'il élève un peu plus sa voix que celle de l'assemblée. Mais si une partie de l'assemblée prie encore la Amida et écoute le Chaliah Tsibour, celui-ci doit dire ce verset, ainsi que le verset « Baroukh kevod », à voix haute, de façon à ce que sa voix domine celle de l'assemblée et que tous l'entendent. Si sa voix est faible, il dira ce verset après que l'assemblée l'ait terminé. Dans tous les cas, il doit avoir l'intention d'acquitter ceux qui ne peuvent pas dire eux-mêmes la Kedoucha. Il est permis de dire la Kedoucha à voix forte, tant que cela vise simplement à amplifier la voix, même si la voix du Chaliah Tsibour aurait été audible sans cela.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 3)
Que convient-il de faire avec ses yeux pendant la récitation de la Kedoucha ?
Réponse

Il convient de fermer les yeux lors de la récitation de la Kedoucha, et de diriger ses yeux vers le haut.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 4)
Faut-il joindre ses pieds lors de la récitation de la Kedoucha avec le Chaliah Tsibour ?
Jusqu'à quand est-il recommandé de garder les pieds joints pendant la Kedoucha ?
Réponse

Il est bon d'accoler ses pieds l'un à l'autre, de façon à ce qu'ils ressemblent à un seul pied, même lorsqu'on dit la Kedoucha avec le Chaliah Tsibour. Il est également recommandé d'adopter cette rigueur et de rester ainsi, les pieds joints, jusqu'à la fin de la bénédiction « HaEl Hakadosh » récitée par le Chaliah Tsibour.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 5)
Quelle est la coutume concernant les mouvements du corps lors de la récitation des versets Kadosh, Baroukh et Yimlokh dans la Kedoucha ?
Combien de fois doit-on se soulever lors de la récitation du verset Kadosh dans la Kedoucha ?
Comment doit-on effectuer les élévations des talons pendant la Kedoucha ?
Réponse

La coutume est de se soulever légèrement et de lever les talons du sol lors de la récitation des versets « Kadosh », « Baroukh » et « Yimlokh » dans la Kedoucha. Lorsqu'on dit le verset « Kadosh », on se soulève trois fois, à chaque répétition du mot « Kadosh ». Les trois élévations doivent être égales, sans qu'aucune ne soit plus marquée que les autres. Il s'agit de lever légèrement les talons et le corps vers le haut, tout en levant les yeux vers le ciel. Il ne faut cependant ni sauter ni se soulever de façon excessive.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 6)
Le chaliah tsibour doit-il s’attarder ou accélérer lorsqu’il dit « le-oumattam meshabehim ve-omrim » ou « ouvedivrei kodshekha katouv le-émor » ?
Pourquoi le chaliah tsibour ne doit-il pas prolonger certains passages avant la kedoucha ?
Réponse

Lorsque le chaliah tsibour dit les passages « le-oumattam meshabehim ve-omrim » ou « ouvedivrei kodshekha katouv le-émor », il ne doit pas s’attarder sur ces mots, mais les dire rapidement. En effet, s’il s’attarde, il y a à craindre que l’assemblée dise « Baroukh kevod » ou « Yimlokh » avant qu’il ait terminé, ce qui serait comparable à un amen orphelin.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 7)
Comment doit-on prononcer la kaf finale dans les mots « nakdishkha » et « vena’aritskha » selon le minhag ?
Est-il permis de prononcer la kaf finale avec un kamats dans « nakdishkha » et « vena’aritskha » ?
Réponse

Notre minhag établi est de prononcer « nakdishkha vena’aritskha » avec un cheva sous la lettre kaf finale, et non avec un kamats. Il ne faut pas changer et dire « nakdishkha vena’aritskha » avec un kamats sous la kaf finale.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 8)
Que doit faire celui qui prie la Amida lorsque l’assemblée arrive à la kedoucha ?
Est-il nécessaire de joindre ses pieds avec l’assemblée lors des versets de la kedoucha si l’on est en train de prier la Amida ?
Dans quel cas n'est-il pas utile de se taire et de se concentrer sur la Kedoucha pendant la Amida lorsqu'on entend la Kedoucha d'un chaliah tsibour ?
Réponse

Celui qui prie la Amida et dont l’assemblée arrive à la Kedoucha n’a pas le droit de répondre avec eux, mais il se tait et se concentre sur le chaliah tsibour, et il est quitte, car écouter équivaut à répondre. Il est préférable de ne pas joindre ses pieds avec l’assemblée lorsqu’ils disent les versets de la Kedoucha. Toutefois, cela ne s’applique que lorsque le chaliah tsibour est à la fois fixe et sait qu’il doit avoir l’intention d’acquitter les autres pour toute chose de Kedoucha. Mais si l’on entend la Kedoucha d’un chaliah tsibour occasionnel, qui ne sait pas avoir cette intention, il n’est d’aucune utilité de se concentrer pour être acquitté, et il faut poursuivre sa prière. Ainsi, si le chaliah tsibour dit la Kedoucha en même temps que l’assemblée et que sa voix ne se distingue pas, il n’y a aucune raison pour que l’individu se taise et se concentre sur la Kedoucha. Ce n’est que si la voix du chaliah tsibour est forte et audible du début à la fin qu’il doit se taire et se concentrer sur le chaliah tsibour.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 125 - Lois de la Kedousha, Halakha 9)