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Thèmes Lois de Bikour Holim : questions-réponses pratiques

Bikour Holim, visite des malades et pilier de la Gmilout 'Hassadim, trouve ses sources dans le Tanakh, le Talmud, le Rambam et le Choulhane Aroukh.

Bikour Holim
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Lois de la visite aux malades et du deuil

La visite à un malade est-elle considérée comme une mitsva selon la halakha séfarade ?
Existe-t-il une berakha à réciter avant de rendre visite à un malade ?
Selon certains avis, la mitsva de visiter un malade est-elle d'origine toranique ou rabbinique ?
Réponse

Il est une mitsva de rendre visite à une personne malade. Certains estiment qu'il s'agit d'une mitsva de la Torah, tandis que d'autres considèrent que c'est une mitsva d'ordre rabbinique. Quoi qu'il en soit, on ne récite pas de berakha sur cette mitsva pour plusieurs raisons.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 1)
La mitsva de rendre visite à un malade s'applique-t-elle aussi lorsqu'il est hospitalisé et bien entouré ?
Est-il nécessaire de visiter un malade à l'hôpital même si ses besoins matériels sont déjà assurés ?
Pourquoi la visite à un malade à l'hôpital reste-t-elle une mitsva malgré la présence du personnel médical ?
Réponse

Cette mitsva s'applique même si le malade se trouve à l'hôpital, entouré de médecins et d'infirmières qui s'occupent de lui avec dévouement et veillent à tous ses besoins. Il reste malgré tout une mitsva d'aller le visiter pour l'encourager et prier pour lui, car cela fait partie de « Veahavta lereakha kamokha ».

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 2)
Est-il préférable de rendre visite à un malade seul ou accompagné selon Rav Ahai Gaon ?
La présence de deux autres personnes lors de la visite à un malade est-elle obligatoire ?
Dans quelles conditions doit-on essayer de ne pas visiter un malade seul ?
Réponse

Il est écrit dans les responsa de Rav Ahai Gaon qu'il ne faut pas aller rendre visite à un malade seul, mais qu'il convient d'y aller accompagné de deux autres personnes. Toutefois, cela n'est pas indispensable et ne constitue qu'une recommandation lekhatehila, lorsque cela est possible.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 3)
Comment s'acquitte-t-on de la mitsva de rendre visite à un malade de façon optimale ?
Est-il suffisant d'appeler ou d'écrire à un malade pour accomplir la mitsva de bikour holim ?
Peut-on prier pour un malade même s'il n'est pas présent ?
Réponse

L'accomplissement optimal de la mitsva de rendre visite à un malade consiste à se déplacer soi-même pour le voir, si cela est possible. On ne s'acquitte pas pleinement de cette mitsva en appelant par téléphone ou en envoyant une lettre pour prendre de ses nouvelles. Cependant, il est permis de prier pour le malade même en son absence, par exemple en faisant un "Mi Cheberakh" dans un minyan de dix personnes. La prière la plus efficace pour le malade est celle faite en sa présence. Si l'on ne peut pas se déplacer, il est bien de téléphoner ou d'envoyer une lettre pour l'encourager et le réconforter.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 4)
Est-il permis de rendre visite à un enfant malade même si l'on est plus âgé que lui ?
Peut-on visiter un malade plusieurs fois dans la même journée ?
Est-il autorisé de s'asseoir près d'un malade alité lors de la visite ?
Réponse

Même une personne plus âgée doit rendre visite à un enfant malade, et il est permis de le faire plusieurs fois par jour, même s'il s'agit d'une personne du même âge, à condition de ne pas déranger le malade. Si le malade est alité, il est permis de s'asseoir sur une chaise ou un banc à côté de lui. De nos jours, on ne fait plus attention à ne pas visiter le malade durant les trois premières heures de la journée.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 5)
Un malade doit-il se lever devant ses visiteurs, même s'ils sont des talmide hakhamim ou des personnes âgées ?
Est-il permis à un malade de choisir de se lever devant ses visiteurs par stricte piété ?
Que doit faire un malade si un Sefer Torah passe devant lui ?
Réponse

Le malade n'est pas tenu de se lever devant ceux qui viennent lui rendre visite, même s'il s'agit de talmide hakhamim ou de personnes âgées. Toutefois, s'il souhaite se montrer strict envers lui-même et se lever, il en a le droit, et cela n'est pas considéré comme déplacé. En revanche, si un Sefer Torah passe devant le malade, il doit se lever devant lui.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 6)
Les femmes sont-elles concernées par l'obligation de visiter les malades selon la halakha ?
Une femme mariée est-elle toujours tenue de visiter les malades, même sans l'accord de son mari ?
Réponse

Les femmes sont également tenues par la mitsva de bikour holim (visite des malades). Cependant, une femme mariée, qui dépend de l'autorisation de son mari, peut parfois être exemptée de cette mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 7)
Est-il permis à une femme de rendre visite à un homme malade selon certains avis ?
Existe-t-il une opinion selon laquelle il n'est pas approprié qu'une femme visite un homme malade ?
Réponse

Certains estiment qu'une femme peut rendre visite à un homme malade, et inversement, à condition qu'ils ne restent pas seuls ensemble. D'autres s'opposent à cela et considèrent qu'il n'est pas conforme à la pudeur qu'une femme visite un homme ou qu'un homme visite une femme ; il convient alors qu'une femme visite une femme et qu'un homme visite un homme.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 8)
Une femme peut-elle s'occuper de son mari malade durant sa période d'impureté si personne d'autre ne peut le faire ?
Quelles précautions une femme doit-elle prendre lorsqu'elle sert son mari malade pendant sa période d'impureté ?
Est-il permis à une femme de servir son mari malade si celui-ci n'est pas gravement atteint et peut se débrouiller seul ?
Réponse

Si un malade est alité et n'a personne d'autre que sa femme pour s'occuper de lui durant sa période d'impureté, même s'il n'est pas en danger, il est permis à sa femme de le servir : le coucher, le soutenir, le relever, le nourrir, lui donner à boire, l'habiller, lui mettre ou enlever ses chaussures. Il n'est pas nécessaire de préciser qu'il lui est permis de lui passer ou de prendre de la main, chaque fois que cela est nécessaire. En effet, comme il est malade et affaibli, son yetser n'est pas aussi fort, et il n'y a pas à craindre qu'ils en viennent à une faute, car ce n'est pas la femme qui initie ce genre de comportement. Toutefois, si une autre personne peut s'occuper de lui, il ne faut pas permettre à sa femme de le servir. Même lorsqu'il n'y a personne d'autre, il est préférable qu'elle évite de toucher directement sa peau, mais utilise un tissu, un vêtement ou des gants si possible. Si ce n'est pas possible autrement, il est permis de toucher sa peau, mais elle devra être particulièrement vigilante, autant que possible, à éviter de lui laver le visage, les mains ou les pieds, ou de faire son lit devant lui, car ces gestes sont empreints d'affection et il y a alors plus à craindre une tentation. Si cela est absolument impossible à éviter, cela reste permis. Pour servir à boire, il est facile de le faire d'une manière différente, par exemple en utilisant la main gauche. Tout cela concerne un malade dont tout le corps est atteint et qui a besoin d'aide pour se soutenir et se déplacer. Mais s'il ne souffre que de la tête ou d'un mal similaire, et qu'il se comporte comme une personne en bonne santé, cela est interdit.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 9)
Un homme peut-il toucher sa femme malade lorsqu'elle est en période de nidda ?
Que doit faire un mari si sa femme en période de nidda est malade et nécessite des soins ?
Dans quel cas un mari est-il autorisé à s'occuper de sa femme malade en période de nidda ?
Réponse

Si une femme en période de nidda est malade, il est totalement interdit à son mari de la toucher. Il devra engager une autre femme pour s'occuper d'elle. Si personne d'autre ne peut s'en charger et qu'elle est en danger ou risque de l'être sans soins, il lui sera permis de s'occuper d'elle.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 10)
Est-il approprié de rendre visite à un malade avec qui on a eu un différend ?
Que doit-on faire si l'on souhaite accomplir la mitsva de bikour holim envers une personne avec laquelle on a eu un grave différend ?
Réponse

Il est d'usage que même une personne ayant eu un différend avec son prochain lui rende visite lorsqu'il est malade, sans craindre que l'on pense qu'il se réjouit de sa maladie. Au contraire, cela favorise la paix parmi le peuple d'Israël. Si le conflit était important, il est préférable d'envoyer d'abord un messager pour demander la permission de venir, et une fois l'accord obtenu, il pourra lui rendre visite.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 11)
Est-il permis de rendre visite à un malade pendant le Chabbat ?
Peut-on rendre visite plusieurs fois à un malade, y compris pendant le Chabbat, même si on l'a déjà visité en semaine ?
Réponse

Il est permis de rendre visite à un malade même pendant le Chabbat, et on lui dira : « Chabbat, il est interdit de crier, et la guérison viendra bientôt. » Même si la visite a déjà eu lieu en semaine, il n'y a aucun empêchement à rendre visite de nouveau pendant le Chabbat, car il n'y a pas de limite à la mitsva de bikour holim.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 12)
Est-il permis de faire le mi cheberakh pour un malade pendant Chabbat ?
Faut-il qualifier la personne de « malade » lors du mi cheberakh ?
Pourquoi inclure le malade parmi les autres malades d’Israël dans la prière du mi cheberakh ?
Réponse

Il est permis de faire le mi cheberakh pour un malade pendant Chabbat, en disant : « Chabbat est un jour où l’on ne crie pas, et la guérison viendra bientôt. » Certains ajoutent : « et Sa miséricorde est grande, et qu’il retourne en paix », mais notre minhag n’est pas d’ajouter ces mots. Lorsqu’on fait le mi cheberakh pour un malade, il ne faut pas dire : « qu’Il bénisse le malade Untel », mais simplement : « qu’Il bénisse Untel », sans le qualifier de malade, afin de ne pas porter atteinte à sa chance. Il faut toujours inclure le malade parmi les autres malades d’Israël, car en le joignant à d’autres, la prière est mieux acceptée.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 13)
Est-il permis de profaner le Chabbat pour envoyer un pidyon nefesh à un tsadik pour un malade en danger ?
Peut-on contacter un tsadik ou une yeshiva pendant Chabbat pour qu’ils prient pour un malade en danger ?
Réponse

Il ne faut pas profaner le Chabbat pour envoyer un pidyon nefesh à un tsadik, ni pour contacter un tsadik ou les membres d’une yeshiva afin qu’ils prient pour un malade en danger.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 14)
Est-il permis de rendre visite à un malade non-juif ?
Pour quelle raison visite-t-on les malades non-juifs selon la halakha ?
Réponse

On rend visite à des malades non-juifs pour préserver la paix sociale.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 15)
Quel est le but principal de la mitsva de la visite des malades ?
Comment doit-on formuler la prière pour un malade lors de la visite ?
Est-il conseillé de raconter des histoires joyeuses ou des hidouchim à un malade lors de la visite ?
Réponse

L’essentiel de la mitsva de la visite des malades est de répondre aux besoins du malade, de voir ce que l’on peut faire pour lui, de l’encourager et de prier pour lui. Il faut prier en formulant une demande, par exemple en disant : « Qu’il soit la volonté… », et non simplement « qu’il guérisse », car ce n’est pas une demande. Il faut lui raconter des histoires joyeuses qui élargissent son cœur, ou lui enseigner de beaux hidouchim pour détourner son esprit de sa maladie.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 16)
Faut-il limiter la durée ou la fréquence des visites à un malade ?
Dans quels cas ne doit-on pas rendre visite à un malade selon la halakha ?
Réponse

Même si la mitsva de la visite des malades n’a pas de limite et qu’il est louable de multiplier les visites, il faut veiller à ne pas déranger le malade. Parfois, parler lui est difficile ou il a besoin de sortir pour ses besoins et n’ose pas le dire. C’est pourquoi nos Sages ont enseigné qu’on ne visite pas les personnes souffrant des intestins, des yeux, de la tête, ni tout malade pour qui la parole est difficile.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 17)
Que doit faire une personne qui a un malade dans sa maison selon la halakha ?
À quel moment particulier fait-on le mi cheberakh pour les malades à la synagogue ?
Réponse

Quiconque a un malade dans sa maison doit aller voir le hakham de la ville, afin qu’il prie et bénisse le malade. Il est mentionné dans le Zohar que l’on a l’habitude de faire le Mi Cheberakh pour les malades à la synagogue lors de la sortie du Sefer Torah, car c’est un moment où la miséricorde divine s’éveille.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 18)
Faut-il placer toute sa confiance dans les médecins lors d'une maladie grave ?
Est-il recommandé de donner la tsedaka lorsqu'on prie pour la guérison d'un malade ?
Est-il préférable de prier pour ne pas tomber malade plutôt que d'attendre la maladie pour prier ?
Réponse

Bien qu'il soit obligatoire de consulter des médecins, il faut veiller à ne pas se reposer uniquement sur eux, mais placer sa confiance en Hachem pour la guérison. Même si neuf cent quatre-vingt-dix-neuf accusent une personne et qu'un seul plaide en sa faveur, elle peut être sauvée. Même si une épée aiguisée est posée sur le cou d'une personne, elle ne doit pas désespérer de la miséricorde divine. Il faut donner la tsedaka selon ses moyens, comme il est écrit : « la tsedaka sauve de la mort ». Il faut toujours prier pour ne pas tomber malade, car si l’on tombe malade, on lui dira : « Apporte un mérite et tu seras libéré ».

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 19)
Peut-on faire le Mi Cheberakh à la synagogue pour une personne qui a simplement mal à la tête ?
Le Mi Cheberakh à la synagogue est-il réservé uniquement aux personnes alitées à cause de leur maladie ?
Réponse

Il est évident qu'il ne faut faire le "Mi Cheberakh" à la synagogue que pour une personne réellement malade et alitée, et non pour quelqu'un qui a simplement mal à la tête ou qui est légèrement souffrant à cause du froid ou d'autres causes similaires.

(Yalkout Yossef, Lois de la visite des malades, Chapitre 1 - Lois de la visite aux malades et du deuil, Halakha 20)