
Malcolm Bennie, un porte-parole du Council, qui avait déjà mené une politique de boycotte des denrées alimentaires en provenance d'Israël, a expliqué que ce boycotte ne visait que les livres israéliens imprimés en Israël. L'interdiction est tombée l'an passé, alors que nous naviguions en plein dans le raid mené par les commandos israéliens, pour contrer la tentative de forcer le blocus instauré contre Gaza. Souvenirs, souvenirs, c'était en mai dernier, et une flottille se dirigeait vers Gaza, pour apporter quelques denrées, avant d'être bloquée et attaquée par Israël, provoquant la mort de neuf personnes.
Mais chose amusante, si l'interdiction a été décidée l'an passé, elle n'est intervenue que cette année, finalement, et encore... L'affaire est à peu près délirante, puisque selon la législation, le conseil et tous les organismes publics se devaient de boycotter les marchandises en provenance d'Israël.
La loi est entendue, mais sa mise en application aujourd'hui ne fait plus vraiment sens. C'est qu'en vertu de la législation européenne, ce type d'interdiction légalement posée entrerait en contradiction avec les principes défendus par Bruxelles.
Et de fait, plusieurs villes ont finalement opté pour ne pas instaurer ce boycott contre les livres. « Un endroit qui boycotte les livres n'est pas si éloigné d'un endroit qui les brûle », aura pour sa part estimé Ron Prosor, ambassadeur d'Isrtaël en Angleterre.
Rappelons juste que tout au long de l’histoire du Peuple du Livre, des « civilisations » ont déjà proclamé des autodafés contre notre culture et notre patrimoine : Le pape Grégoire IX, qui en 1239 n’hésita pas à jeter aux flammes le Talmud et en 1319, à Toulouse, l'Inquisition catholique brulèrent les livres de Rachi . Enfin à Venise, plu s de 1.000 exemplaires du Talmud ont été détruits.
Sans parler des nazis qui brulèrent à Berlin, à partir du 10 mai 1933, des livres d’intellectuels juifs :18.000 livres juifs avaient été détruits. Comme le disait le célèbre poète et journaliste allemand du 19ème siècle Henri Heine: «là où on brûle des livres, à la fin ce sont les hommes qui brûleront.".
Malcolm Bennie, porte-parole du Council, a expliqué que la municipalité ne boycotterait pas les livres israéliens imprimés en Grande-Bretagne, mais seulement ceux qui ont été imprimés en Israël.
De son côté, l'Europe interdit officiellement le boycott de la part de l'un de ses États membres, s'il n'y a pas d'embargo officiellement lancé par l'Union.
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