Thèmes Lois de Respect des Parents : questions-réponses pratiques

Lois du respect des parents – définition de la mitsva
Réponse
Il est dit dans la Torah : « Honore ton père et ta mère ». Il s'agit d'une mitsva positive de la Torah d'honorer son père et sa mère. Il faut être très vigilant concernant le respect et la crainte envers son père et sa mère, car la Torah les a considérés comme équivalents au respect et à la crainte dus à Hachem. Les sages ont dit : il y a trois partenaires dans la création de l'homme : Hachem, son père et sa mère. Lorsque quelqu'un honore son père et sa mère, Hachem dit : Je considère cela comme si J'avais résidé parmi eux et qu'ils M'avaient honoré. C'est pourquoi il est d'une grande obligation pour chacun de fixer un temps d'étude pour ces lois et d'en être expert, en raison de la gravité de cette mitsva.
Réponse
Il n'y a pas de limite à la mitsva de respecter son père et sa mère, c'est une mitsva précieuse, et plus on honore ses parents, plus c'est louable. Celui qui accomplit la mitsva du respect des parents mérite une longue vie dans ce monde et dans le monde futur, la richesse et la réussite dans ses autres affaires. Il méritera aussi que ses enfants et ses filles le respectent et le craignent même dans sa vieillesse. Celui qui accomplit cette mitsva en Erets Israël reçoit une récompense encore plus grande que celui qui l'accomplit en dehors d'Erets Israël.
Réponse
Le Zohar enseigne que chacun doit ancrer dans son cœur l'amour de ses parents comme pour lui-même. Il faut les honorer avec reconnaissance et appréciation pour toute qualité qu'ils possèdent. Lorsque les parents envoient leur enfant accomplir une mission, il doit le faire avec empressement et joie. Il est souhaitable que cela soit visible qu'il agit dans l'intention d'accomplir la mitsva du respect des parents. Il doit aussi ordonner à ses enfants d'accueillir ses propres parents et ceux de son épouse avec joie et un visage avenant. De même que la récompense de cette mitsva est grande, sa sanction l'est aussi. Celui qui fait souffrir son père ou sa mère provoque l'éloignement de la Chekhina et attire sur lui des décrets difficiles et des souffrances. Même s'il connaît la réussite dans ce monde, il sera puni dans le monde futur.
Réponse
Celui qui n'a pas de père et de mère accomplira la mitsva de respect en les honorant après leur décès. Il convient aussi, pour celui qui n'a pas de père et de mère, d'honorer les personnes âgées, les talmide hakhamim, ou son frère aîné, comme il aurait dû honorer son père et sa mère. De même, il honorera le Chabbat avec des vêtements propres, et réalisera de beaux livres avec un bel entretien. Il honorera aussi ses maîtres, et les craindra, ainsi que les sages, comme pour le respect et la crainte dus aux parents, et il honorera les personnes importantes et les craindra, et l'on considère pour lui comme s'il avait accompli le respect et la crainte dus à ses parents. Il s'efforcera de réprimander ceux qui ont un père et une mère et ne les honorent pas comme il se doit, et par cela, il est comme s'il accomplissait la mitsva de respect des parents.
Réponse
Toutes les lois du respect des parents s'appliquent aussi bien à l'homme qu'à la femme, et il n'y a pas de différence entre le père et la mère. Partout où il est mentionné une obligation envers le père, la même règle s'applique à la mère, et inversement, car le père et la mère sont égaux tant pour le respect que pour la crainte.
Réponse
Bien que la mitsva de respecter ses parents soit précieuse et qu'il faille y être très attentif, le beit din n'oblige pas à accomplir cette mitsva par la force, car toute mitsva positive dont la récompense est mentionnée dans la Torah n'est pas imposée par le beit din. Certains disent toutefois que si le beit din souhaite contraindre, il en a le droit, mais il n'en a pas l'obligation. D'autres estiment que même ce droit n'existe pas pour le beit din concernant la mitsva du respect des parents. Cependant, il est permis selon tous les avis de contraindre par des paroles.
Réponse
Lorsqu'un fils insulte ou déshonore son père ou sa mère, et que cela leur cause de la honte, il est une mitsva pour le beit din de le réprimander et de le contraindre à cesser ce comportement.
Réponse
Bien qu'on ne contraigne pas à accomplir la mitsva de respect des parents, néanmoins, si le père a contracté une dette de son vivant et qu'il décède, il est une mitsva pour les orphelins de rembourser la dette de leur père à partir des biens immobiliers hérités, et on les y contraint. Même si l'obligation de respect des parents incombe au père et non au fils, et que les enfants ont hérité et que les biens leur appartiennent, il reste une mitsva pour eux de rembourser la dette de leur père. Mais si leur père ne leur a laissé que des biens mobiliers, selon la règle stricte, le beit din ne les contraint pas à rembourser la dette de leur père à partir de ces biens, mais il est juste que les orphelins remboursent la dette de leur père aussi à partir des biens mobiliers. Cependant, les guéonim ont institué que le créancier puisse recouvrer la dette auprès des héritiers même à partir des biens mobiliers laissés par leur père. C'est pourquoi, de nos jours, on contraint les héritiers à rembourser les dettes de leur père, même s'il s'agit d'une dette verbale et même à partir de biens mobiliers que leur père a acquis après avoir contracté la dette, même s'il n'a pas rédigé d'acte de transfert.
Réponse
Si le père a contracté un prêt avec intérêt de manière interdite, les enfants ne sont pas tenus de rembourser ces intérêts. De même, si le père a laissé en héritage de l'argent provenant d'intérêts, même s'ils savent que cet argent provient de l'intérêt, ils ne sont pas obligés de le restituer. Cependant, si le père a laissé une vache, un manteau ou tout objet spécifique provenant d'intérêt, et qu'il a fait techouva sans avoir eu le temps de le restituer avant de mourir, les enfants doivent restituer cet objet par respect pour leur père. Puisqu'il s'agit d'un objet précis, connu pour provenir d'un interdit d'intérêt, ils doivent le rendre afin que la mémoire de leur père ne soit pas entachée.
Réponse
Celui qui accomplit la mitsva de respect des parents ne récite pas de berakha sur cette mitsva, pour plusieurs raisons. Parmi celles-ci : il n'a pas été institué de berakha sur les mitsvot qui sont dictées par la raison, ou qui relèvent des mitsvot entre l'homme et son prochain, ou encore parce qu'il se peut que la mitsva ne soit pas accomplie, car un père qui renonce à son honneur voit son honneur annulé. De plus, il n'a pas été institué de berakha sur les mitsvot qui s'appliquent en permanence sans interruption.
Réponse
Certains disent que la mitsva de respect des parents fait partie des mitsvot entre l'homme et Hachem, et d'autres disent qu'elle fait aussi partie des mitsvot entre l'homme et son prochain, et c'est ainsi que l'on tranche. Il existe plusieurs conséquences pratiques à cette distinction.
Réponse
Certains disent que si une personne a transgressé la mitsva de respect des parents, à part le fait de se confesser à Yom Kippour, elle doit aussi leur demander pardon la veille de Yom Kippour, comme pour toutes les mitsvot entre l'homme et son prochain, car Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé son prochain. D'autres estiment que cette mitsva relève des mitsvot entre l'homme et Hachem, et que Yom Kippour et la téchouva suffisent même sans demander pardon aux parents. L'opinion principale est la première.
Réponse
Certains estiment que celui qui accomplit la mitsva de kiboud av vaem n'a pas besoin d'avoir l'intention spécifique d'accomplir une mitsva, car bien que, de manière générale, les mitsvot nécessitent une kavana, pour les mitsvot entre l'homme et son prochain, il n'est pas nécessaire d'avoir cette intention. D'autres pensent que la mitsva de kiboud av vaem est également une mitsva entre l'homme et Hachem, et qu'il faut donc avoir l'intention de l'accomplir en tant que mitsva. Puisqu'il est facile d'être rigoureux dans ce cas, il est bon et juste d'avoir l'intention, au moment où l'on accomplit la mitsva de kiboud av vaem, de le faire pour accomplir une mitsva.
Réponse
Si l'on se trouve dans un endroit où il y a une mauvaise odeur et que l'occasion se présente d'accomplir la mitsva de kiboud av vaem, il faut accomplir la mitsva sans intention particulière, car il n'est pas possible d'avoir une kavana de mitsva dans des lieux sales. D'autant plus que certains considèrent que la mitsva de kiboud av vaem est une mitsva entre l'homme et son prochain, pour laquelle il n'est pas nécessaire d'avoir une intention spécifique.
Réponse
Celui qui souhaite véritablement honorer son père et sa mère doit s'adonner à l'étude de la Torah, accomplir de bonnes actions et adopter une conduite droite. C'est là le plus grand honneur pour les parents, car les gens disent : "Heureux le père et la mère qui ont élevé un tel fils." Mais si le fils ne suit pas une voie droite, ses parents en seront couverts de honte, et il les humiliera d'une honte sans pareille. Il faut aussi veiller à ne pas se quereller avec autrui, afin que les parents ne soient pas déshonorés.
Respect des parents en acte et en pensée
Réponse
La mitsva de respecter son père et sa mère s'applique par l'action, la parole et la pensée. Concernant l'action : il s'agit de leur donner à manger, à boire, de les couvrir, de les habiller, de les faire entrer et sortir. Le fils a l'obligation de les servir, ou de veiller à ce qu'ils soient servis, ou de s'assurer qu'ils disposent de vêtements appropriés. Certains estiment également que le fils doit servir ses parents dans tous les domaines où un serviteur sert son maître.
Réponse
Bien qu'il soit interdit de s'occuper de ses affaires personnelles avant la tefila du matin, il est permis d'acheter des produits laitiers ou de la nourriture pour son père ou sa mère, surtout s'il n'est pas possible de le faire après la tefila.
Réponse
Si le père ou la mère partent tôt le matin pour un long voyage et que le temps de la tefila du matin est déjà arrivé, il est permis au fils, même s'il n'a pas encore prié, d'aller chez eux pour leur dire au revoir et les bénir comme d'habitude avec la bénédiction de "bon voyage" ou similaire. Il est également permis de se rendre à l'aéroport avant la tefila du matin pour accompagner son père qui part à l'étranger, mais il ne doit pas lui dire au revoir avec le mot "shalom", mais avec d'autres formules, comme "bon voyage" ou similaire. Il doit lire le Chema avant. Il est recommandé d'organiser un minyan à l'aéroport afin de pouvoir prier sur place, puis de prendre congé du voyageur qui part à l'étranger. Si les parents arrivent en ville par avion ou par train, il est permis au fils d'aller à l'aéroport ou à la gare, même s'il n'a pas encore prié le matin, car ne pas y aller serait un affront envers son père et sa mère.
Réponse
Si l'on rencontre son père avant d'avoir prié la tefila du matin, il est permis de lui embrasser les mains même avant la prière.
Réponse
Le respect des parents par la pensée consiste à ne pas les mépriser intérieurement et à ne pas se contenter de les honorer extérieurement. Il faut les considérer comme des personnes importantes et distinguées, même si, aux yeux des autres, ils ne le sont pas. C'est là l'essence même du respect.

