Questions pratiques
Statut des femmes pour la prise du loulav
Réponse
Toute personne qui est tenue d'écouter le son du chofar et de résider dans la souka est également tenue de prendre le loulav. Inversement, toute personne dispensée de ces mitsvot est aussi dispensée de la prise du loulav. Ainsi, les femmes sont exemptées de la prise du loulav, car il s'agit d'une mitsva positive dépendant du temps, dont les femmes sont dispensées. Toutefois, il y a un certain mérite pour elles à prendre le loulav, à condition de ne pas réciter la berakha, car selon de nombreux décisionnaires, cela constituerait une berakha en vain. Selon Maran, dont nous suivons les décisions, il n'est pas possible de dire "qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la prise du loulav", car, en réalité, les femmes en sont dispensées. Par conséquent, si elles souhaitent prendre le loulav, elles le feront sans berakha. Toute personne craignant le Ciel veillera à ne pas leur donner le loulav pour qu'elles récitent la berakha, de peur de transgresser l'interdit de "devant un aveugle, tu ne mettras pas d'obstacle", et il est préférable de s'abstenir. Il ne faut certainement pas tenir compte de la coutume de certaines femmes séfarades qui récitent la berakha, car cela n'est pas conforme à la volonté des Sages. Même si l'on ne peut pas protester contre les femmes ashkénazes qui ont l'habitude de réciter la berakha, il ne faut pas leur enseigner de le faire a priori.
Réponse
Il est tout à fait approprié que les femmes des communautés séfarades et orientales ne récitent même pas la berakha de "chehehiyanu" lors de la prise du loulav, et qu'elles prennent le loulav sans aucune berakha. Toutefois, si des femmes ont l'habitude de réciter uniquement la berakha de "chehehiyanu" sur les mitsvot positives dépendant du temps, il n'y a pas lieu de les en empêcher. Ainsi, pour les femmes qui ont l'habitude de réciter cette berakha sur de telles mitsvot, il convient de les apaiser et de leur dire de ne réciter que la berakha de "chehehiyanu". Cependant, a priori, il faut leur expliquer de ne pas réciter même cette berakha.
Réponse
Si une femme ashkénaze récite la berakha sur une mitsva positive dépendant du temps, comme sur le loulav ou la souka, un séfarade qui entend cette berakha pensera "amen" dans son cœur, mais ne le dira pas à voix haute. A plus forte raison, s'il entend une femme séfarade réciter la berakha sur le loulav, il lui est interdit de répondre "amen".
Réponse
Lorsqu'on donne le loulav à une femme ashkénaze pour qu'elle récite la berakha, il faut lui préciser qu'elle le prend afin de s'acquitter de la mitsva, car sinon il y aurait un doute de berakha en vain. Même chez les Ashkénazim, il est interdit au mari de réciter la berakha pour sa femme sur une mitsva positive dépendant du temps, comme un homme le ferait pour son prochain.
Réponse
Pour les femmes qui prennent le loulav, il suffit qu'elles le tiennent en main et effectuent un léger balancement. Elles ne sont pas tenues de secouer le loulav dans les quatre directions comme le font les hommes.

