Questions pratiques
Lois de la mila pendant Chabbat
Réponse
La mitsva de la mila repousse le Chabbat, comme il est dit : « Et au huitième jour, il circoncira la chair de son prépuce ». Les Hakhamim ont déduit du mot « et au jour » que même si le huitième jour tombe un Chabbat, on accomplit la mila, bien que cela implique une profanation du Chabbat. Ainsi, un nourrisson né un Chabbat, même peu de temps avant la tombée de la nuit, sera circoncis le Chabbat suivant.
Réponse
Concernant la mitsva de la mila le Chabbat, les Hakhamim n'ont pas décrété d'annuler la mitsva de peur que l'on transporte les instruments sur quatre coudées dans le domaine public, et ce, pour plusieurs raisons.
Réponse
La mila ne repousse le Chabbat que lorsqu'elle est faite en son temps, c'est-à-dire si le nourrisson est né un Chabbat, on la pratique le Chabbat suivant, en accomplissant la peri'a et la metitsa comme il se doit. Mais une mila qui n'est pas faite en son temps, c'est-à-dire si le nourrisson n'a pas été circoncis le huitième jour, ne doit pas être réalisée le Chabbat.
Réponse
Un seul témoin est digne de foi pour attester qu'un nourrisson est né un Chabbat, et on pratique la mila sur la base de son témoignage le Chabbat. Il est également permis de se fier à une infirmière qui affirme que le nourrisson est né un Chabbat.
Réponse
Le fait que la mila repousse le Chabbat ne concerne que l'acte de la mila lui-même, mais pas les préparatifs nécessaires à la mitsva. Par exemple, s'il est nécessaire de transporter le nourrisson en voiture chez le mohel, ou si le mohel ne peut accomplir la mitsva que s'il est transporté en voiture le Chabbat, ou des cas similaires, tout cela relève des préparatifs de la mila, et il est interdit de les accomplir le Chabbat.
Réponse
Il est strictement interdit de photographier ou de filmer la cérémonie de la brit mila le Chabbat, car cela est encore plus grave que les préparatifs de la mila, la mila pouvant parfaitement être accomplie sans prise de vue.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu à son temps, un Chabbat, et qu'il y a des photographes qui prennent des photos pendant la cérémonie, ainsi que des invités non pratiquants qui fument pendant Chabbat et viennent en voiture, transgressant publiquement le Chabbat, malgré tout, le mohel ne doit pas s'abstenir de pratiquer la mila ce jour-là, et il convient d'accomplir la mitsva en son temps, tant qu'aucune profanation du Chabbat n'est commise pour la mila elle-même, c'est-à-dire que l'on n'amène pas le bébé en voiture, ni ne le transporte en ascenseur ou autre. Cependant, dans les communautés de la diaspora où la profanation du Chabbat est fréquente, et que les rabbins souhaitent instaurer une barrière et reporter la mitsva au dimanche, ils peuvent l'ordonner à titre exceptionnel, selon la décision du rabbin, qui doit parfois instaurer une barrière pour préserver la sainteté du Chabbat et reporter la mila au dimanche, et parfois ordonner de la faire même Chabbat. En tout cas, si la mila elle-même implique une profanation du Chabbat pour amener le bébé, le mohel doit s'abstenir de la pratiquer ce jour-là, et la cérémonie sera reportée au dimanche.
Réponse
Dans les endroits où il n'y a pas d'erouv, il convient de faire la mila à la maison afin d'éviter de transporter divers objets à la synagogue. Mais si cela n'est pas possible, il faut transporter le bébé à la synagogue par l'intermédiaire d'un non-juif, qui le fera passer d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant un domaine public, et il faudra dire au non-juif de ne pas poser le bébé dans le domaine public, mais de le faire sortir de la maison du bébé à la synagogue sans s'arrêter en chemin. Cela est considéré comme un cas de chevout deshevout pour une mitsva, car le transfert d'un domaine privé à un autre via un domaine public est d'ordre rabbinique, et demander à un non-juif est aussi une chevout. Même si le non-juif s'arrête de lui-même en chemin, la prise et la dépose n'ont pas été faites selon l'intention des parents du bébé. Si possible, il est bon de procéder ainsi en disant à un non-juif de demander à un autre non-juif de le faire. Dans nos régions où il y a un erouv, mais où ceux qui craignent la parole de Dieu sont stricts et ne s'appuient pas dessus, si l'on ne peut pas faire la mila à la maison, il est permis même à un Juif de transporter le bébé à la synagogue de la manière susmentionnée. Il est bon que cela soit fait par deux personnes qui porteront le bébé et le feront sortir du domaine privé au domaine public pour l'amener à la synagogue ou à la salle où a lieu la brit, et ils ne s'arrêteront pas en chemin, car alors il s'agit de deux interdits rabbiniques.
Réponse
Si l'on a oublié d'apporter les instruments de la mila avant Chabbat à l'endroit où la mila doit avoir lieu, et qu'il n'y a pas d'irouv, il est permis de demander à un non-juif de les apporter pendant Chabbat d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant un domaine public, à condition qu'il ne s'arrête pas du tout en chemin. Il est toutefois préférable, si possible, de demander à un non-juif de demander à un autre non-juif de le faire, ce qui est encore mieux.
Réponse
Selon la halakha tranchée pour nous, conformément à l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, il est permis au mohel de déplacer le couteau de la mila à la main après la cérémonie pendant Chabbat, sans craindre l'interdit de mouktse. Il prendra le couteau et le mettra en lieu sûr à l'endroit où la mila a eu lieu. Même dans les endroits où il y a un irouv, il est recommandé que le mohel laisse ses affaires dans un endroit sécurisé à la synagogue et ne s'appuie pas sur l'irouv pour les transporter pendant Chabbat. Mais s'il ne peut pas laisser ses affaires à la synagogue pendant Chabbat, il donnera le couteau à un enfant qui le transportera chez lui. S'il n'y a pas d'enfant, il est permis de déplacer le couteau et les autres objets nécessaires en les faisant passer d'un domaine privé à un autre domaine privé via un domaine public, en veillant à ne pas poser l'objet dans le domaine public.
Réponse
La profanation du Chabbat pour la mitsva de la mila ne concerne que le bébé né d'un accouchement naturel. Mais un bébé né par césarienne ne repousse pas le Chabbat, et on le circoncira le dimanche. Il incombe aux mohalim de vérifier, pour chaque mila pratiquée un Chabbat, si la naissance a été naturelle ou par césarienne.
Réponse
Un bébé né Chabbat à l'aide de forceps sera circoncis Chabbat, car cela est considéré comme une naissance naturelle, et la mila repousse donc le Chabbat.
Réponse
Un enfant né Chabbat par fécondation artificielle ou par insémination in vitro doit être circoncis Chabbat.
Réponse
Il faut veiller à ce que deux mohalim ne réalisent pas ensemble une seule mila Chabbat, l’un effectuant la mila et l’autre la priah ; c’est le même mohel qui doit faire les deux étapes. Les Ashkénazes ont l’habitude d’être indulgents à ce sujet.
Réponse
Celui qui n’a jamais pratiqué de mila ne doit pas circoncire Chabbat, et de même, celui qui n’a jamais fait la priah ne doit pas la faire Chabbat, même si un mohel expérimenté supervise ses actes. Mais s’il a déjà pratiqué une fois, il lui est permis de circoncire Chabbat, même s’il est le père de l’enfant. Certains disent que si le père a déjà circoncis une fois et qu’il y a un autre mohel disponible, il est préférable que ce soit l’autre personne qui fasse la mila, car le père, étant pressé pour son fils, risque de commettre une erreur.
Réponse
On croit une personne qui affirme avoir déjà pratiqué une fois la mila pour lui permettre de circoncire Chabbat.
Réponse
Un mohel habitant hors d’Israël, en visite en Israël et qui observe le deuxième jour de Yom Tov, s’il doit pratiquer une mila ce jour-là, ne doit pas le faire ; il faut préférer un mohel résident d’Israël. Mais s’il n’y a personne d’autre pour circoncire l’enfant, ce mohel peut le faire même le deuxième jour de Yom Tov.
Réponse
Pour un mohel résident d’Israël séjournant à l’étranger et ayant l’intention de retourner en Israël, si une mila a lieu le deuxième jour de Yom Tov, certains estiment qu’il faut le préférer à d’autres mohalim résidents de la diaspora, car pour lui ce jour est un jour de semaine, afin d’éviter une profanation de Yom Tov. D’autres pensent que puisque la mila faite en son temps repousse Yom Tov selon la halakha, ce mohel n’a pas d’avantage particulier sur les autres mohalim de la diaspora.
Réponse
Lorsqu'un nourrisson est tombé malade et que sa mila a été repoussée, puis qu'il guérit pendant le deuxième jour de Yom Tov en diaspora, il ne faut pas pratiquer la mila ce jour-là. La circoncision sera reportée au lendemain. Si le lendemain tombe un jeudi ou un vendredi, il convient de consulter le paragraphe 40.
Réponse
Si un nourrisson est né pendant le bein hachmachot et que le huitième jour tombe le deuxième jour de Yom Tov en diaspora, il ne faut pas pratiquer la mila ce jour-là.

