Questions pratiques
Préparation de Chabbat pour un jour profane
Réponse
Il est permis d’étudier pendant le Chabbat même des sujets dont on aura besoin uniquement le lendemain, bien qu’il soit interdit de préparer quoi que ce soit pendant le Chabbat pour la semaine. Ainsi, il est permis aux élèves de réviser leurs études et de se préparer à un examen qui aura lieu dimanche. Toutefois, cela concerne uniquement des sujets qu’il est permis d’étudier pendant le Chabbat, car il n’est permis d’étudier pendant le Chabbat que des sujets de Torah. Même les livres de sciences, comme les livres de médecine, sont interdits. Cependant, si un médecin a besoin de consulter des livres de médecine pour le jour même, il lui est permis de le faire. De même, un étudiant en médecine qui doit passer un examen après le Chabbat peut s’appuyer sur l’avis du Ramban et du Rashba qui permettent de consulter des livres de sciences pendant le Chabbat.
Réponse
Il est également permis à celui qui donne un cours de préparer pendant le Chabbat un cours de Guemara ou de halakha en vue de le donner dimanche.
Réponse
Il est permis au chaliah tsibour de lire dans le Houmach et de réviser la lecture pour lundi et jeudi, ou en vue de la lecture du Chabbat suivant.
Réponse
Il est permis d’enseigner pendant Chabbat à un garçon qui va devenir bar-mitsva les taamim du mikra ou la dracha, même si la dracha et la lecture auront lieu en semaine. Cela n’est pas considéré comme une préparation de Chabbat pour un jour de semaine.
Réponse
Lorsque Pourim tombe un dimanche, il ne faut pas apporter la meguila à la synagogue pendant Chabbat, même pour celui qui s’appuie sur l’erouv, sauf s’il compte étudier la meguila pendant Chabbat après l’avoir apportée à la synagogue.
Réponse
Il est interdit de dérouler un Sefer Torah et de le préparer pendant Chabbat en vue de la lecture du lundi, même si cette préparation est nécessaire pour une mitsva. Cela reste interdit en raison de la règle de préparation de Chabbat pour un jour de semaine.
Réponse
Il ne faut pas dire pendant Chabbat : « Je vais dormir afin de ne pas être fatigué à la sortie de Chabbat et pouvoir accomplir mon travail le soir. » Même si l’on souhaite étudier ou écrire un Sefer Torah ou d’autres sujets de Torah le soir, il est interdit de le dire. Cependant, il est permis de dormir pendant Chabbat même si toute son intention est d’être éveillé à la sortie de Chabbat, car cela ne se remarque pas comme une préparation pour après Chabbat.
Réponse
Pour de la viande qui n’a pas été salée, et pour laquelle il ne s’est pas encore écoulé trois jours de 24 heures, si l’on craint qu’en ne versant pas d’eau dessus pendant Chabbat elle devienne interdite à la cuisson, il est permis de la placer dans l’évier et de se laver les mains dessus, même si cela empêche la viande de devenir interdite à la cuisson. Selon notre coutume, la viande crue n’a pas le statut de mouktsé, car elle reste consommable telle quelle. Même pour les Ashkénazes, il est possible d’être indulgent dans une telle situation de nécessité.
Réponse
Celui qui apporte un talit à la synagogue a le droit de le ramener chez lui, même s’il n’en a pas besoin ce jour-là, et cela n’est pas considéré comme une préparation de Chabbat pour un jour de semaine. Comme expliqué plus haut, dans les endroits où il n’y a pas d’erouv, il ne faut pas déplacer le talit, mais il ira à la synagogue enveloppé dans le talit et retournera chez lui de la même manière, ou bien il laissera le talit à la synagogue depuis la veille de Chabbat et le laissera là après la prière. Selon notre coutume, il est très correct d’être rigoureux même dans les endroits où il y a un erouv et de ne pas déplacer du tout le talit ; c’est pourquoi il ira enveloppé dans le talit à la synagogue, aussi bien à l’aller qu’au retour.
Réponse
Là où il y a un erouv valide, il est permis, selon la halakha, de rapporter le houmach ou le sidour que l’on a pris avec soi à la synagogue, même si l’on n’en a plus besoin ce jour-là, et cela n’est pas considéré comme une préparation de Chabbat pour un jour profane. Cependant, il a déjà été expliqué que, selon notre coutume, il convient d’être rigoureux et de ne pas s’appuyer sur l’erouv, et de ne pas transporter du tout.
Réponse
Après la troisième seouda, il est interdit de laver la vaisselle, car on n’en aura besoin que le soir. Cependant, il est permis de débarrasser les ustensiles du repas de la table et de nettoyer la table, même après la troisième seouda, car l’intention n’est pas de préparer pour un jour profane, mais de garder la pièce propre et ordonnée. Dans les endroits où, après le repas, personne n’entre dans la salle à manger jusqu’à la sortie de Chabbat, il ne faut pas débarrasser la vaisselle de la table pendant Chabbat.
Réponse
Dans les synagogues où la troisième seouda est organisée dans une pièce attenante à la synagogue, et qu’après le repas on entre prier dans la synagogue, il est interdit de ranger les tables et de débarrasser la vaisselle avant la sortie du Chabbat. Cependant, si l’on prie également dans cette pièce, et que cela gêne pour poser des sidourim ou autres objets nécessaires à la prière, il est alors permis de débarrasser et de nettoyer la table même avant la sortie du Chabbat.
Réponse
Lors de Yom Tov de Souccot, ainsi que pendant Chabbat de Hol Hamoed, il est permis de débarrasser la vaisselle de la soucca après avoir fini de manger, même si l’on n’entrera plus dans la soucca avant le soir, car il n’est pas respectueux pour la soucca de laisser la vaisselle à l’intérieur après le repas.
Réponse
Après la troisième seouda, il est permis de déposer la vaisselle dans l’évier de la cuisine, même si l’on sait que l’évier sera rempli d’eau en utilisant le robinet pour laver des fruits ou autres. Tout cela est permis lorsqu’on a besoin de la place où se trouvent les ustensiles, ou si la vaisselle sale gêne en restant sur la table. Si l’on craint que les restes de nourriture ne collent aux parois des plats, il est permis de mettre la vaisselle dans l’évier et d’y verser de l’eau pendant Chabbat, mais il ne faut pas dire que l’on fait cela pour faciliter la vaisselle le soir.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu’il est permis de déposer la vaisselle dans un lave-vaisselle, mais il ne faut pas les y ranger comme on le fait en semaine, il faut simplement les y déposer. Tout cela est permis à condition que l’on ait l’habitude de les déposer là en semaine, et que l’on ne le fasse pas dans le but de gagner du temps pour la vaisselle après Chabbat.
Réponse
Il est interdit de placer de la vaisselle dans un lave-vaisselle pendant Chabbat, de manière à ce que la machine fonctionne plus tard grâce à une minuterie de Chabbat.
Réponse
Il est permis de laver les verres même après la seouda chelichit, et cela n'est pas considéré comme une préparation de Chabbat pour un jour profane. Il est permis de laver tous les verres, et pas seulement un seul pour soi, car il n'y a pas de règle fixe concernant la boisson. Toutefois, si l'on sait avec certitude que l'on ne boira plus, il ne faut pas laver les verres.
Réponse
Celui qui sait qu'il aura encore besoin de cette vaisselle après la seouda chelichit, par exemple s'il souhaite prendre un autre repas, a le droit de laver cette vaisselle pendant Chabbat.
Réponse
Des aliments que l'on ne prévoit plus de consommer pendant Chabbat peuvent être remis au réfrigérateur, sans craindre l'interdit de préparer de Chabbat pour un jour profane. Ceci est d'autant plus permis lorsqu'il y a un risque que les aliments s'abîment s'ils ne sont pas remis au réfrigérateur.
Réponse
Une hala dont on n'a pas besoin pendant Chabbat, et pour laquelle il y a un risque qu'elle sèche, peut être placée au congélateur pendant Chabbat, sans que cela constitue un interdit de préparer de Chabbat pour un jour profane.

