Questions pratiques
Lois du lavage et de l’immersion des ustensiles pendant Chabbat
Réponse
Si de nombreux ustensiles sales se sont accumulés et que, si on ne les lave pas pendant Chabbat, cela risque de provoquer une mauvaise odeur ou d'empêcher l'accès à la cuisine, il est permis de les laver pendant Chabbat. En effet, l'intention n'est pas de préparer pour les jours de semaine, mais d'organiser la maison.
Réponse
Dans les hôpitaux, lorsqu'il y a un besoin d'hygiène pour laver la vaisselle après les repas pendant Chabbat, même si ces ustensiles ne serviront plus pendant Chabbat, il est permis d'être indulgent à ce sujet.
Réponse
Même si un non-juif lave la vaisselle avec de l'eau chaude provenant du chauffe-eau pendant Chabbat, il n'est pas nécessaire de l'en empêcher, car il agit de sa propre initiative.
Réponse
Si l'on sait que l'on devra prendre un autre repas pendant Chabbat après la troisième séouda, il est permis de laver les ustensiles nécessaires, même après la troisième séouda.
Réponse
Il est recommandé d'adopter une attitude rigoureuse et de ne pas laver la vaisselle utilisée pendant Chabbat en vue d'un autre repas, tant que l'on dispose dans son armoire d'un autre service de vaisselle propre utilisable pour le repas de Chabbat.
Réponse
Il est permis de laver la vaisselle avec de la cendre ou du produit vaisselle pendant Chabbat. Il est également permis de mélanger de la poudre à vaisselle avec de l'eau, sans craindre l'interdiction de pétrir pendant Chabbat ni celle de créer de la mousse.
Réponse
Il est permis de frotter la vaisselle pendant Chabbat avec une éponge appelée nans, fabriquée à partir d’un matériau synthétique qui n’absorbe pas du tout et ne retient pas l’eau. Cependant, il ne faut pas utiliser une éponge ordinaire pendant Chabbat, ni un nans dont les fibres sont très serrées et qui retient l’eau.
Réponse
Une femme qui ne peut pas laver la vaisselle sans gants en caoutchouc est autorisée à laver la vaisselle avec des gants en caoutchouc pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de placer pendant Chabbat la vaisselle utilisée dans un lave-vaisselle électrique (qui n’est pas en marche), afin que la vaisselle sale ne soit pas visible dans la maison ou la cuisine. Cela n’est pas considéré comme une préparation pour la semaine, à condition de ne pas ranger la vaisselle de façon ordonnée dans le lave-vaisselle, mais simplement de la déposer sans organisation, et de ne la ranger correctement qu’après Chabbat. Ceci s’applique si l’on a l’habitude de déposer la vaisselle ainsi pendant la semaine, et que l’intention n’est pas de gagner du temps après Chabbat. De même, il est permis de déposer la vaisselle dans l’évier après la troisième séouda, si la vaisselle gêne sur la table ou pour libérer de la place. Sinon, cela serait considéré comme une préparation de Chabbat pour la semaine.
Réponse
Comme expliqué précédemment, pour des ustensiles de repas neufs achetés à un non-juif et qui n’ont pas été immergés avant Chabbat, une personne pieuse, a priori, s’acquittera de l’avis de tous les décisionnaires en donnant l’ustensile en cadeau à un non-juif puis en le lui redemandant, et alors l’ustensile n’aura jamais besoin d’être immergé. Et si cela n’est pas possible de les donner en cadeau à un non-juif pendant Chabbat, selon notre coutume, il est permis de les immerger pendant Chabbat, même a priori, qu’il s’agisse d’ustensiles en métal ou en verre. Avant l’immersion, on récitera la bénédiction « al tevilat kelim » comme en semaine. Les Ashkénazes sont stricts et ne permettent pas d’immerger de nouveaux ustensiles pendant Chabbat. Toutefois, s’il s’agit d’un ustensile qui peut servir à puiser de l’eau du mikvé, il leur est permis de puiser de l’eau avec cet ustensile et de l’immerger ainsi, car il n’est pas évident que l’intention soit l’immersion ; cela est valable et on récitera la bénédiction, mais à voix basse.
Réponse
En cas de doute sur l’obligation d’immersion d’un ustensile, et si les solutions précédemment mentionnées ne sont pas applicables, il est permis, même selon les Ashkénazes, d’immerger l’ustensile a priori pendant Chabbat. Dans tous les cas, si un Ashkénaze a immergé des ustensiles pendant Chabbat, même intentionnellement, il lui est permis de les utiliser pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit d’aiguiser un couteau pendant Chabbat, même sans meule, par exemple en le passant sur du bois ou de la pierre, car cela ressemble à l’interdiction de polir. Il est également interdit de frotter un couteau pendant Chabbat pour en retirer la rouille.
Réponse
Il est permis de rincer pendant Chabbat un verre de vin dont un non-juif a bu, même s'il est interdit de boire dans ce verre sans l'avoir rincé à cause des restes de vin qui s'y trouvent. Bien que cela puisse sembler être une réparation du récipient pendant Chabbat, cela reste permis, car le récipient lui-même est permis à l'usage.
Interdiction d’un mélange interdit avec du permis pendant Chabbat
Réponse
Si un aliment dont l'interdiction est d'ordre rabbinique, par exemple de la volaille qui est tombée dans du lait bouillant, il ne faut pas ajouter à la préparation ou au lait pendant Chabbat dans le but d'annuler l'interdit dans une proportion de soixante, car cela apparaît comme une réparation du plat et le rend apte à la consommation.
Réponse
Pour des interdits de la Torah, comme la nevela, qui se sont mélangés à du permis sec avec sec pendant Chabbat, il n'est pas permis d'ajouter jusqu'à atteindre une proportion de soixante de permis pour annuler l'interdit, même s'il n'y a pas ici d'interdiction de réparer un ustensile, car on ne répare pas le plat mais on empêche qu'il soit interdit à la cuisson. Cependant, puisque l'intention est de cuire ce mélange, cela est considéré comme préparer de Chabbat pour la semaine. Par contre, pendant Yom Tov, il est permis d'augmenter la quantité pour que l'interdit soit annulé dans soixante avant de cuire, et il est permis d'être indulgent même selon l'avis du Rama.
Réponse
Des morceaux de permis cuits qui se sont mélangés, sec avec sec, avec un morceau d'interdit cuit, d'une espèce différente et qu'on ne peut pas distinguer lequel est interdit, tous les morceaux sont permis à la consommation, à condition qu'aucun morceau ne soit suffisamment important pour être servi à un invité. Certains sont plus stricts et estiment que si une seule personne souhaite manger tous les morceaux, il faut jeter un morceau. Il est permis de jeter un morceau à la perte même en plein jour de Chabbat. Il n'y a pas non plus à craindre que cela ressemble à une réparation des autres morceaux pour les rendre aptes à la consommation.
Réponse
Si un interdit est tombé dans du permis et que l'on consulte un hakham pour savoir quelle est la halakha, il lui est permis de donner un avis d'autorisation pendant Chabbat ou d'estimer la proportion d'annulation dans soixante, sans craindre que cela ressemble à une réparation.
Préparation de Chabbat pour un jour profane
Réponse
Il est interdit de préparer pendant le Chabbat en vue de la semaine, ou pendant Yom Tov en vue de la semaine, ou d’un Chabbat pour le Chabbat suivant, car cela constitue un manque de respect envers le Chabbat. Même une action qui n’est pas une mélakha mais simplement une peine, comme laver des bols et des assiettes ou apporter du vin du Chabbat pour la semaine, est interdite.
Réponse
Il est interdit de préparer pendant le premier jour de Yom Tov en vue du second jour de Yom Tov, même lorsqu’il s’agit des deux jours de Yom Tov de Roch Hachana.
Réponse
Celui qui a transgressé et a cuisiné pendant le premier jour de Yom Tov en vue du second jour, a posteriori, il est permis de consommer ce plat. De même, si quelqu’un a préparé pendant Yom Tov pour la semaine, le plat est permis à la consommation.

