Questions pratiques
Ordre de la nuit de Yom Kippour
Réponse
Dans la prière, on doit dire : « Vétiten lanou Hachem Eloqénou béahava et Yom haKippourim hazé », même si Yom Kippour tombe un jour de semaine, et conclure : « béahava mikra kodesh zécher léyetsiat Mitsraïm ». On mentionne donc deux fois « béahava ».
Réponse
Si Yom Kippour tombe un Chabbat, il convient d'omettre dans le texte de la prière la phrase « Eloqénou véEloqé avoténou rétsé na bimnou'haténou » avant « Kadeshénou bemitsvotékha » dans la Amida. À la fin de la prière, l'individu dira le vidouï et « Al het ».
Réponse
La nuit et le jour de Yom Kippour, on dit la phrase « Baroukh, shem kevod malkhouto leolam vaed » à voix haute.
Réponse
Il faut faire une pause entre le mot « Baroukh » et les mots « shem kevod malkhouto ». Celui qui les enchaîne sans pause n'agit pas correctement, et il convient de le réprimander.
Réponse
Les femmes aussi disent ce verset à voix haute. Il est déjà établi comme coutume de dire les Selihot et les treize attributs de miséricorde lors de la prière d'Arvit la nuit de Yom Kippour, et il n'y a aucune inquiétude à ce sujet.
Réponse
Si Yom Kippour tombe un Chabbat, après la prière de la Amida d'Arvit, on dit « Vayekhoulou hachamayim vehaarets », puis le chaliah tsibour récite la berakha me'ein sheva et conclut seulement par « mekadesh hachabbat ». Dans cette berakha, il faut dire « hamelekh hakadosh she'en kamohu ». Si l'on s'est trompé et que l'on a dit « hael hakadosh », tant que l'on n'a pas terminé toute la berakha, il faut reprendre depuis « hamelekh hakadosh she'en kamohu » et continuer la berakha à partir de là jusqu'à la fin. Mais si l'on ne s'en rend compte qu'après avoir dit « Baroukh Ata Hachem », on conclut par « mekadesh hachabbat » et on ne recommence pas.
Réponse
La coutume est de dire dans les Selihot de la nuit de Yom Kippour le grand Vidouï de Rabbénou Nissim (qui est imprimé dans la répétition de la prière de Chaharit de Yom Kippour). Le lendemain matin, à Chaharit, on peut l'omettre afin de pouvoir prier Moussaf à temps. Mais si on le souhaite, on peut aussi dire ce Vidouï à Chaharit, à condition que cela ne retarde pas la prière de Moussaf.
Réponse
Lors de la récitation des Selihot et du long Vidouï, deux personnes se tiennent près du chaliah tsibour, l'une à sa droite et l'autre à sa gauche. L'essentiel est de dire le Vidouï avec un cœur brisé et en pleurant, car les portes des larmes ne sont jamais fermées. Que Hachem efface nos fautes grâce à nos larmes et accepte notre techouva avec bienveillance.
Réponse
Celui qui ne peut pas pleurer, priera et fera la vidouy avec une voix de pleurs, comme il est dit : « Car Hachem a entendu la voix de mes pleurs ». De même, celui qui avait l'habitude de pleurer à Yom Kippour, mais qui, ayant vieilli, s'abstient de pleurer par crainte pour ses yeux, agit correctement car son intention est louable, et Hachem désire le cœur. Cependant, il est bon qu'il fasse entendre dans sa tefila une voix de pleurs.
Réponse
La nuit et le jour de Yom Kippour, on récite au total vingt-six fois le passage « Vayaavor », correspondant à la valeur numérique du Nom d'Hachem. On le dit cinq fois dans les selihot du soir, cinq fois dans celles du matin, sept fois dans celles de moussaf, six fois dans celles de minha, et trois fois dans celles de neila. Tel est aussi le minhag de la communauté de Bet El. On récite également dix fois la vidouy : deux fois à arvit (par l'individu et le chaliah tsibour dans les selihot), deux fois à chaharit, deux fois à moussaf, deux fois à minha et deux fois à neila, en correspondance avec les dix fois où le Cohen Gadol mentionnait le Nom d'Hachem dans la vidouy.
Réponse
À la fin de la tefila d'arvit de la nuit de Yom Kippour, il est d'usage de lire les quatre premiers mizmorim de Tehilim. Cette pratique est fondée sur la Kabbala, comme il est expliqué dans le Shaar Hakavanot, où il est précisé que leur récitation est une segoula pour ne pas voir de keri la nuit de Yom Kippour.
Raccourcir la prière du matin
Réponse
Il convient de commencer la tefila de Chaharit tôt et de ne pas trop s'attarder sur les piyoutim et les selihot, afin de pouvoir prier Moussaf avant l'heure de Min'ha. De même, il ne faut pas prolonger la vente des mitsvot liées à l'ouverture du heikhal, à la sortie du Sefer Torah, ni multiplier le nombre de personnes montant à la Torah.
Réponse
Concernant les berakhot du matin, certains ne récitent pas la berakha "chéassa li kol tsorki", qui a été instituée pour la mise des chaussures, car il est interdit de porter des sandales à Yom Kippour. Cependant, d'autres estiment qu'il faut tout de même réciter cette berakha ces jours-là, car elle concerne l'usage habituel du monde. De plus, il est courant de porter des chaussures non en cuir, qui sont permises à Yom Kippour, et certains mettent des chaussures en cuir dès la sortie de Yom Kippour à la tombée de la nuit. Par conséquent, il est possible de réciter cette berakha à Yom Kippour, et tel est l'usage.
Réponse
Lors de la tefila de Chaharit à Yom Kippour, la coutume en Espagne était d'ajouter dans les zemirot précédant Baroukh Chéamar dix mizmorim, dont certains sont des supplications et des demandes spécifiques à Yom Kippour. D'autres mizmorim sont en lien avec le thème du jour, comme le mizmor "LéDavid Baréhi Nafshi et Hachem" (Tehilim 103), dans lequel il est dit : "Celui qui pardonne toutes tes fautes, qui guérit toutes tes maladies".
Réponse
On ne dit pas le mizmor LéToda après Baroukh Chéamar. Même si Yom Kippour tombe un jour de semaine, on dit le mizmor Chir LéYom HaChabbat. Les piyoutim doivent être récités après le Kaddich Titkabal.
Réponse
La coutume séfarade est de réciter l'ordre des kedouchot institué par les poètes séfarades, tels que Rabbi Yossef ben Avitor (qui vivait à l'époque de Rabbénou Haï Gaon), Rabbi Yehouda Halévi et ses collègues, qui commencent par "Ouvkhen Nekadichkha Melekh" et "Ouvkhen Velekha Taale Kedoucha Ki Ata Eloheinu". Il est d'usage que le chaliah tsibour se taise et que le "sommeh" à côté de lui les récite ; là où il n'y a pas de sommeh, le chaliah tsibour peut les dire lui-même, car tous ces textes sont en rapport avec le jour, et il n'est pas correct d'annuler la coutume de leur récitation. Il en va de même pour la récitation du "Vidouï Hagadol" de Rabbénou Nissim, que l'on dit lors de la répétition du chaliah tsibour à Chaharit, et il n'y a aucune crainte d'interruption à ce sujet. Celui qui s'abstient de le dire n'agit pas correctement.
Réponse
Ce qui est imprimé dans les mahzorim dans le long vidouï de Yom Kippour, "lo anénou baroukh hou oubaroukh chémo", doit être omis. Il est préférable de dire selon la version : "aval ani ba'ar velo yodea... keracha velo tsadik". Ceux qui ont l'habitude de dire "racha velo tsadik" ont sur quoi s'appuyer.
Réponse
Il ne faut pas répéter le vidouy, mais il convient de le dire une seule fois. À la fin du passage "Ashamnou mikol am", on termine par "ve'adayin lo shavnou mita'iyoutenou" et rien de plus. Il est recommandé d'abonder en pleurs et en larmes lors de la récitation du vidouy.
Réponse
Après la répétition de la Amida, on récite Avinou Malkenou même lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat.
Réponse
Les cohanim qui montent au doukhane pour la bénédiction sacerdotale à Yom Kippour doivent retirer leurs chaussures en tissu ou en caoutchouc. Il existe des cohanim qui, selon la coutume de l'étranger, montent au doukhane chaussés lorsqu'ils se tiennent directement sur le sol. Puisqu'ils ont sur qui s'appuyer, on ne doit pas les en empêcher, car il y a à craindre que, si on les en empêche, ils renoncent complètement à accomplir cette mitsva.

