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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois du respect des parents

Règle de la crainte envers les parents

Est-il permis de mentionner le nom de son père en sa présence si on y ajoute un titre honorifique ?
Peut-on mentionner le nom de son maître principal en sa présence en y ajoutant un titre ?
Réponse

Lorsqu’on mentionne le nom de son père en y ajoutant un titre, comme "Aba Mari", "Mori VéRabi" ou "Avi Ploni", il est permis de mentionner le nom de son père même en sa présence. Il en est de même pour son maître principal : si on le mentionne avec un titre, il est permis de dire son nom même en sa présence. Comme on le voit chez Yehoshoua qui a dit à Moshé Rabbénou : "Adoni Moshé Kelaem".

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 62)
Est-il permis de lire à voix haute des paroles de Torah contenant un nom identique à celui de son père ?
Peut-on lire à voix haute une lettre mentionnant un nom identique à celui de son père en sa présence ?
Est-il permis de lire à voix haute un texte contenant un nom identique à celui de son père en l'absence de son père, si le contexte montre clairement qu'il ne s'agit pas de son père, par exemple en ajoutant le nom de famille ?
Réponse

Si l’on lit des paroles de Torah et que l’on mentionne des noms identiques à celui de son père, même s’il s’agit d’un nom rare, il est permis de lire à voix haute, car il est clair que l’on lit des paroles de Torah et qu’il n’est pas question de son père. Mais lire une lettre envoyée d’une personne à une autre, dans laquelle figure un nom identique à celui de son père, même s’il s’agit d’un nom rare, est interdit, et cela uniquement en sa présence. Mais en son absence, si l’on voit clairement d’après le contexte qu’il ne s’agit pas de son père, par exemple si l’on ajoute le nom de famille ou que le contexte montre qu’il ne s’agit pas de son père, cela est permis, même s’il s’agit d’un nom rare.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 63)
Est-il permis d’appeler un ami par un prénom identique à celui du père si le père a deux prénoms et l’ami un seul ?
Peut-on appeler une autre personne par son prénom et son nom de famille identiques à ceux du père en présence du père ?
Que doit-on faire si le père porte un nom rare pour éviter de sembler l’appeler ?
Réponse

Si son père a deux prénoms, ou une autre personne a deux prénoms, et qu’il modifie en n’en appelant qu’un seul, ou qu’il change et appelle les deux, cela est considéré comme un autre nom. Par exemple, si le père s’appelle Israël Meïr et que tout le monde l’appelle par les deux prénoms, et qu’un ami s’appelle Israël, il est permis d’appeler cet ami par son prénom même en présence de son père. De même, si un ami s’appelle Yossef Haïm et que le père s’appelle Yossef, il est permis d’appeler l’ami Yossef Haïm même en présence du père. De même, si l’on appelle une autre personne par son prénom et son nom de famille, de sorte qu’il est évident qu’il s’agit d’une autre personne, cela n’est pas considéré comme appeler par le nom du père, car il est clair qu’il s’agit d’un autre. Et si le père porte un nom rare, il faut modifier le nom lui-même, et il doit aussi être évident d’après le contexte qu’il ne s’agit pas du père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 64)
Est-il permis à un fils de crier le prénom de son père inconscient à son oreille pour tenter de le réveiller ?
Faut-il que la méthode soit médicalement prouvée pour permettre de crier le prénom du père inconscient ?
Réponse

Si un père a été victime d’un accident de la route ou similaire et a perdu connaissance, et que certains affirment que crier son prénom à son oreille pourrait le réveiller, il est permis au fils de crier son prénom à son oreille, même si ce n’est pas une méthode de guérison éprouvée.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 65)
Est-il permis de mentionner le nom de son père sans le titre "Rabi" lorsqu’on lui demande de qui il est le fils ?
Peut-on dire le nom de son père lors d’une montée à la Torah sans ajouter de titre honorifique ?
Réponse

Si on lui demande de qui il est le fils, ou quel est le nom de son père, il est permis de répondre "fils de Untel" et de mentionner le nom de son père même sans le titre "Rabi". Comme on le voit chez Yaakov qui a dit à Rahel qu’il était le fils de Rivka. Ainsi, si on l’appelle à la Torah et qu’on lui demande le nom de son père, il est permis de dire le nom de son père, si cela est compris dans ses paroles qu’il s’agit de son père, par exemple en disant "je suis le fils de Untel". Bien qu’il y ait des avis plus stricts qui exigent de dire "fils de Rabi Untel", la règle principale est comme expliqué ci-dessus.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 66)
Comment un fils qui est gabbaï doit-il appeler son père pour une montée à la Torah selon la coutume sefarade ?
Est-il permis à un fils d'appeler son père par son nom lorsqu'il l'appelle à la Torah ?
Réponse

Lorsqu'un fils est le gabbaï chargé d'appeler les personnes à monter à la Torah et qu'il appelle son père, certains estiment qu'il lui est permis de dire : « Qu'il se lève, mon père, mon maître, untel fils d'untel. » D'autres pensent qu'il doit dire uniquement : « Qu'il se lève, mon père, mon maître », sans mentionner son nom. Quoi qu'il en soit, la coutume des Sefaradim est de ne pas appeler les personnes par leur nom lors de la montée à la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 67)
Comment un fils doit-il formuler le "Mi Sheberakh" pour son père lorsqu'il est lecteur à la Torah ?
Est-il permis à un fils de mentionner le nom de son père ou de sa mère dans le "Mi Sheberakh" lorsqu'ils ne sont pas présents ?
Réponse

Si le père monte à la Torah et que le fils est le lecteur qui fait le "Mi Sheberakh" pour les personnes appelées, il dira : « Mon père, mon maître », etc. Il est aussi possible qu'une autre personne fasse le "Mi Sheberakh" pour son père. Si le fils fait le "Mi Sheberakh" pour son père ou sa mère en leur absence, il lui est permis de mentionner leur nom et de dire : « Qu'Hachem bénisse mon maître, mon père, untel » ou « madame, ma mère, unetelle ».

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 68)
Un homme dont la mère s'est remariée et qui a grandi chez son beau-père peut-il être appelé à la Torah au nom de son beau-père ?
Que doit-on faire si la personne ressent de la gêne à être appelée à la Torah au nom de son père biologique ?
Réponse

Celui dont la mère a divorcé, s'est remariée et qui a grandi chez son beau-père, ne doit pas être appelé à la Torah au nom de son beau-père, même s'il ressent de la gêne lorsque le nom de son père biologique est mentionné. Il doit être appelé au nom de son père biologique, car l'appeler au nom de son beau-père reviendrait à porter atteinte à l'honneur de son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 69)
Est-il nécessaire de mentionner le titre de Rav en signant avec le nom de son père ?
Peut-on signer simplement « untel ben untel » sans autre forme particulière ?
Réponse

Il est permis à un fils de signer de son nom en ajoutant « ben Ploni », par exemple « Its'hak ben Avraham », et il n'est pas nécessaire de signer « ben Rav Ploni ».

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 70)
Faut-il ajouter un titre honorifique lorsqu'on écrit le nom de son père dans une lettre ou un récit ?
L'écriture du nom du père sans titre est-elle permise selon tous les avis ?
Réponse

Si un fils écrit une lettre à son père ou à d'autres personnes en mentionnant le nom de son père, ou s'il écrit le nom de son père dans ses registres comptables, certains estiment que l'écriture n'est pas assimilée à la parole et qu'il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet. D'autres pensent qu'il faut également, à l'écrit, mentionner « mon maître, mon père, untel », car l'écriture est considérée comme la parole. Il est bon et juste, a priori, de veiller à ne pas mentionner le nom de son père sans aucun titre honorifique lorsqu'on raconte des faits à son sujet ou dans des cas similaires.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 71)
Est-il obligatoire d'ajouter un titre honorifique au nom du père dans une signature ?
Peut-on signer simplement « untel ben untel » pour s'identifier ?
Réponse

Celui qui signe son nom en mentionnant son père dans sa signature est autorisé à écrire « Its'hak ben Avraham » ou similaire, car l'écriture n'est pas considérée comme la parole dans ce cas. Certains, par piété, écrivent « Its'hak ben adoni avi Avraham », mais il n'y a pas d'obligation à cela. Tant que la mention du père sert à s'identifier dans la signature, cela est permis.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 72)
Faut-il ajouter un titre honorifique au nom du père lorsqu'on remplit un formulaire officiel comme une demande de passeport ?
Est-il permis d'écrire seulement le nom du père sur un document officiel si l'ajout d'un titre paraît étrange ?
Réponse

Lorsqu'une personne remplit un formulaire officiel, comme une demande de passeport ou un document pour les autorités militaires, il est préférable, a priori, d'ajouter un titre honorifique à côté du nom de son père, par exemple "R. Ploni". Toutefois, si cela paraît étrange dans ce contexte, il est permis d'écrire uniquement le nom.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 73)
Est-il permis de répondre sans titre honorifique lorsqu'on demande le nom de son père devant un tribunal civil ?
Quelle formulation doit-on utiliser lorsqu'on doit mentionner le nom de son père devant un tribunal civil selon certains décisionnaires ?
Réponse

Si l'on est interrogé devant un tribunal civil sur le nom de son père, il est permis de répondre : "Je suis le fils de Ploni" sans mentionner de titre honorifique. Certains estiment toutefois qu'il convient de répondre : "Le nom de mon père est Reouven".

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 74)
Est-il permis à un fils d'appeler son père par le prénom "Aba" si tel est son nom ?
Un élève peut-il appeler son maître par le prénom "Rabbénou" si c'est son nom ?
Est-il recommandé d'adopter une attitude plus stricte concernant l'usage du prénom du père ou du maître ?
Réponse

Celui dont le prénom est « Aba », il est permis à son fils de l'appeler par ce prénom. De même, un talmid hakham dont le prénom est « Rabbénou », il est permis à ses élèves de l'appeler ainsi, à condition que ce soit dans l'intention de l'honorer. Celui qui est strict à ce sujet, qu'une bénédiction vienne sur lui, et à plus forte raison pour un élève, il est bon d'être strict à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 75)
Est-il permis à un fils d'appeler son père par un titre honorifique comme "Hakham" ou "Rabi" si ce n'est pas son nom propre ?
Les élèves proches peuvent-ils utiliser uniquement le titre honorifique pour appeler leur maître en sa présence ?
Réponse

Si le père est un grand érudit et que tout le monde l'appelle uniquement par un titre honorifique, comme "Hakham", "Rabi", "Maran" ou similaire, puisque ce titre n'est pas un nom propre, il est permis à son fils et à ses élèves proches de l'appeler ainsi, même en sa présence.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 76)
Un fils peut-il appeler d'autres personnes portant le même nom que son père uniquement par leur nom, si son père est habituellement appelé avec un titre ?
Réponse

Si les autres ont l'habitude d'appeler le père avec un titre ajouté, comme "le Rav Ploni", il est permis au fils d'appeler d'autres personnes portant le même nom que son père en les appelant simplement par leur nom, sans ajouter de titre.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 77)
Est-il permis à un fils d'appeler d'autres personnes par l'ancien nom de son père, même en présence de celui-ci, si le père a changé de nom et que tout le monde utilise son nouveau nom ?
Réponse

Si le père avait un autre nom dans son enfance, qu'il a changé ou traduit en hébreu, et que les gens ont pris l'habitude de l'appeler par son nom actuel, il est permis au fils d'appeler d'autres personnes portant l'ancien nom de son père, même en présence de ce dernier.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 78)
Si le père d'une personne est aussi son rav principal, doit-elle l'appeler « Rav » ou « Abba » ?
Quelle est la coutume concernant la manière dont un fils doit appeler son père qui est aussi son rav principal ?
Réponse

Lorsqu'une personne a pour père également son rav principal, certains estiment qu'il serait préférable que le fils l'appelle « Rav » plutôt que « Abba », car l'honneur dû à son rav prime sur celui dû à son père. Cependant, la coutume n'est pas ainsi, et le fils appelle toujours son père par le titre « Abba ».

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 79)
Est-il permis à un fils de souhaiter « mazal tov » à sa mère prénommée Mazal Tov lorsqu'elle accouche ?
Y a-t-il une condition particulière pour que le fils puisse dire « mazal tov » à sa mère qui porte ce prénom ?
Réponse

Si une femme porte le prénom Mazal Tov, il est permis à son fils de lui souhaiter « mazal tov » lorsqu'elle a donné naissance à un garçon ou à une fille, à condition que la coutume de la ville soit de s'exprimer ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 80)
Comment doit-on appeler son fils devant son propre père lorsque l'enfant porte le même prénom que le grand-père ?
Est-il permis d'appeler son fils par le prénom du grand-père en présence de ce dernier si celui-ci y consent ?
Que faire si le grand-père autorise explicitement à appeler l'enfant par son prénom devant lui ?
Réponse

Lorsqu'un petit-fils porte le même prénom que son grand-père, le père doit, en présence de son propre père, appeler son fils par un surnom, même si le prénom du grand-père est courant et non particulier. Toutefois, si le grand-père a dit qu'il renonce à son honneur et permet à son fils ou à sa fille d'appeler leur enfant qui porte son nom devant lui, il est permis d'être indulgent et d'appeler son fils par son prénom devant le grand-père, en particulier lorsqu'il est difficile d'être strict en permanence. Il est donc approprié que le fils demande à son père une autorisation permanente pour appeler son fils comme il le souhaite. Celui qui est strict et appelle son fils par un diminutif devant son père, qu'une bénédiction vienne sur lui.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 81)