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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Mariage et Chiddoukhim

Lois des sept bénédictions après le repas

Le marié est-il dispensé de la lecture du chema la première nuit de son mariage ?
Le marié doit-il mettre les tefiline et prier pendant les jours suivant son mariage ?
Réponse

De nos jours, le marié est tenu de réciter le chema, même la première nuit, et il n'est pas dispensé sous prétexte qu'il est préoccupé par une mitsva. Il en va de même pour l'obligation de mettre les tefiline et de prier.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Mariage et Chiddoukhim

Lois des sept bénédictions durant les sept jours de fête

Faut-il organiser un repas chaque jour pendant les sept jours de festin pour un jeune homme qui épouse une jeune fille jamais mariée ?
Pourquoi organise-t-on un repas de mariage selon la halakha ?
Quand récite-t-on la berakha des mariés après le birkat hamazon ?
Réponse

Les sages ont institué que celui qui se marie organise un repas de mariage afin de réjouir la mariée. Pour un jeune homme qui n'a jamais été marié et qui épouse une jeune fille qui n'a jamais été mariée, il est particulièrement recommandé d'organiser un repas chaque jour durant les sept jours de festin, afin que l'on puisse réciter la berakha des mariés après le birkat hamazon.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Est-il recommandé que le marié et la mariée voyagent dans une autre ville pendant les sept jours de festin ?
Quels sont les risques liés au fait de voyager après la houppa selon la halakha ?
Pourquoi les derniers guéonim critiquent-ils la coutume de voyager après la houppa ?
Réponse

Il existe une coutume où le hatan et la kala, juste après la houppa, partent dans une autre ville pour toute la durée des sept jours de festin, ce qui les prive de la joie de la houppa et des cheva berakhot lors des repas, car ils sont occupés par leurs déplacements d’un endroit à l’autre. Ils ne désirent pas la bénédiction et elle s’éloigne d’eux. Cette pratique a été vivement critiquée par les derniers guéonim, qui la considèrent comme un mauvais conseil, et comment pourraient-ils éviter les interdits de proximité après la première union, alors que les règles de pudeur sont ainsi repoussées. Il est correct de les réprimander et de leur faire savoir que le hatan et la kala ont besoin de protection contre les forces nuisibles et contre le yetser hara, dans l’espoir qu’ils écoutent et reviennent.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
Combien de jours de réjouissance et de bénédiction un veuf qui épouse une jeune fille doit-il observer ?
Quelle est la durée des cheva berakhot pour un jeune homme qui épouse une femme déjà mariée ?
Combien de jours de bénédiction et de joie sont accordés à un veuf ou divorcé qui épouse une femme déjà mariée ?
Réponse

Un veuf qui épouse une jeune fille doit se réjouir avec elle pendant sept jours, aussi bien concernant la bénédiction que l'interdiction de travailler, etc. Un jeune homme qui épouse une femme déjà mariée auparavant a sept jours de festin pour la joie et la bénédiction. Mais un veuf ou un divorcé qui épouse une femme déjà mariée auparavant est assimilé à un veuf qui épouse une veuve : ils ont un jour de bénédiction et trois jours de joie.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Combien de jours de cheva berakhot un jeune homme qui épouse une veuve doit-il observer ?
Réponse

Un jeune homme qui épouse une veuve bénéficie de sept jours de bénédiction et pour toutes les autres règles.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)
Dans quel cas récite-t-on les sept bénédictions lors du birkat hamazon pour un veuf qui épouse une veuve ?
Peut-on réciter la bénédiction des mariés lors d'un repas commencé la nuit suivant le mariage pour un veuf et une veuve ?
Réponse

Si un veuf épouse une veuve et que le premier repas de festin commence le jour même du mariage et se prolonge dans la nuit, on récite les sept bénédictions sur la coupe du birkat hamazon. Mais si le repas commence la nuit suivant le mariage, même si aucun repas n'a eu lieu le jour, on ne récite pas la bénédiction des mariés lors du birkat hamazon, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte une position indulgente.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)
Quelles sont les conditions pour réciter les sept bénédictions lors d'un repas de cheva berakhot dans la maison du marié ?
Combien de personnes doivent être présentes pour réciter les sept bénédictions dans la maison du marié ?
Quelle bénédiction récite-t-on lors d'un repas de cheva berakhot qui n'a pas lieu dans la maison du marié ?
Réponse

La coutume en Israël est de réciter les sept bénédictions lors du repas organisé dans la maison du hatan pendant tous les sept jours de festin, quand il y a au moins deux personnes qui sont panim hadachot, selon l’avis du Rambam, comme l’a rapporté son fils Rabbi Avraham ben HaRambam dans une réponse. On ne récite les sept bénédictions que si trois conditions sont réunies : le repas a lieu dans la maison du hatan, il y a dix personnes présentes, et au moins deux panim hadachot. Mais en dehors de la maison du hatan, on ne fait que la bénédiction "Asher bara".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 6)
Comment doit-on procéder pour les cheva berakhot lors d'un repas dans la maison du hatan avec deux panim hadachot et dix personnes ?
Est-il obligatoire d'utiliser deux coupes pour les cheva berakhot ou peut-on se contenter d'une seule ?
Qui doit réciter la berakha de boré peri haguefen lors des cheva berakhot dans la maison du hatan ?
Réponse

Lorsqu'on organise un repas dans la maison du hatan et que l'on récite les cheva berakhot, à condition qu'il y ait deux panim hadachot et dix personnes, on prend deux coupes : une pour le birkat hamazon et une pour les cheva berakhot. Après que celui qui a dirigé le zimoun a terminé le birkat hamazon, il ne récite pas la berakha de boré peri haguefen. C'est l'autre personne qui commence à réciter sur la coupe qu'il tient la berakha "chehakol bara lichvodo", puis il termine, lui ou d'autres, toutes les six berakhot jusqu'à "Baroukh Ata Hachem mesameah hatan im hakala". Ensuite, celui qui a récité le birkat hamazon fait la berakha de boré peri haguefen sur la coupe qu'il tient, en ayant l'intention d'acquitter l'autre, puis ils goûtent, on verse d'une coupe à l'autre et on donne au hatan et à la kala. Toutefois, si les cheva berakhot ont été récitées sur une seule coupe, ils sont tout de même quittes de leur obligation.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Dans quels cas ne récite-t-on que la berakha "acher bara" après un repas de mariage ?
Faut-il deux coupes pour le birkat hamazon et la berakha "acher bara" lorsqu'il n'y a pas dix personnes ou panim hadachot ?
Réponse

Lorsqu'on ne récite que la berakha "acher bara", par exemple s'il n'y a pas dix personnes, ou pas de panim hadachot, ou si le repas n'a pas lieu dans la maison du hatan, on récite le birkat hamazon et "acher bara" sur une seule coupe, sans qu'il soit nécessaire d'en apporter deux.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 8)
Comment doit-on procéder pour les berakhot lors d'un repas en l'honneur du hatan en dehors de sa maison ?
Le hatan et la kala doivent-ils répondre "baroukh hou oubaroukh chemo" après les berakhot s'ils goûtent du vin ?
Réponse

Lorsqu'on organise un repas en l'honneur du hatan en dehors de la maison du hatan, dès que celui qui récite le birkat hamazon a terminé, il commence par la berakha de boré peri haguefen, puis la berakha "acher bara". Celui qui récite les berakhot goûte ensuite au vin et en donne au hatan et à la kala pour qu'ils goûtent également. Il faut que celui qui récite les berakhot ait l'intention d'acquitter le hatan et la kala, et que ceux-ci aient l'intention de s'acquitter. Le hatan et la kala ne doivent pas répondre "baroukh hou oubaroukh chemo" après les berakhot, puisqu'ils goûtent du vin.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 9)
Peut-on réciter la berakha des mariés si tous les convives n'ont mangé que du pat haba bekisnin ?
Dans quelles conditions peut-on réciter les cheva berakhot lorsque la majorité a mangé du pat haba bekisnin ?
Est-il recommandé que les convives qui n'ont pas mangé de pat haba bekisnin consomment au moins un kazayit de fruits ?
Réponse

Si tous les convives ont mangé du pat haba bekisnin (gâteau), on ne récite pas du tout la bénédiction des mariés, car on ne la récite qu’après le birkat hamazon. Toutefois, s’il y avait dix personnes et que sept d’entre elles ont mangé du pat haba bekisnin en quantité suffisante pour fixer un repas, soit soixante-douze drahams (216 grammes), on peut réciter les cheva berakhot. Il convient aussi que les trois autres présents mangent au moins un kazayit de fruits ou équivalent, afin de s’associer avec eux.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 10)
Est-il préférable de séparer les hommes et les femmes lors d'un repas de cheva berakhot ?
Peut-on dire "chehasimha bimeono" dans le zimoun si hommes et femmes se voient pendant le repas ?
Réponse

Lors d'un repas de cheva berakhot organisé pendant les sept jours de festin, il est préférable de veiller à ce que les hommes soient dans une pièce et les femmes dans une autre. En tout cas, il est évident qu'il faut éviter que les hommes et les femmes soient assis ensemble de manière mélangée, a fortiori si des femmes sont habillées de façon non pudique. Cependant, la coutume est de dire dans le zimoun "chehasimha bimeono" même lorsque les convives se trouvent dans un lieu où hommes et femmes peuvent se voir.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Jusqu'à quand peut-on réciter les cheva berakhot si les kiddouchin ont eu lieu un mercredi avant la tombée de la nuit ?
Le moment du yihoud influence-t-il la période des sept jours de festin pour les cheva berakhot ?
Réponse

Si le hatan et la kala ont célébré les kiddouchin un mercredi avant la tombée de la nuit, même si leur yihoud n'a eu lieu que dans la nuit de jeudi, ils ne peuvent réciter les cheva berakhot que jusqu'à la fin du mardi suivant, moment où se terminent les sept jours de festin. A plus forte raison si le hatan a déjà prié arvit avant la nuit.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Peut-on réciter les cheva berakhot si le repas du dernier jour des sept jours de festin se termine pendant le ben hachmachot ?
Quelles sont les conditions pour réciter toutes les cheva berakhot lors d’un repas du dernier jour des sept jours de festin ?
Que récite-t-on si le repas du dernier jour des sept jours de festin n’a pas lieu dans la maison du hatan ou s’il n’y a pas de panim hadashot ?
Réponse

Si l’on a commencé le repas le dernier jour des sept jours de festin, comme expliqué précédemment, et que le repas se termine pendant le temps de ben hachmachot, il est permis de réciter les cheva berakhot lorsque le repas a lieu dans la maison du hatan, à condition qu’il y ait des panim hadashot et dix personnes. Si le repas n’a pas lieu dans la maison du hatan, ou s’il n’y a pas de panim hadashot dans la maison du hatan, on ne récitera que la berakha de "acher bara".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 13)
Est-il permis de réciter les cheva berakhot si le repas du dernier jour des sept jours de festin se termine la nuit ?
Peut-on réciter la berakha de "acher bara" si le repas se termine la nuit, même en dehors de la maison du hatan ?
Réponse

Si le repas se termine la nuit, il ne faut pas réciter les cheva berakhot ni la bénédiction "Asher bara".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 14)
Peut-on dire "chéhasimha biméono" dans le zimoun si le repas du septième jour des sept jours de festin se termine la nuit ?
Réponse

Si le hatan et la kala ont commencé leur repas le septième jour des sept jours de festin et l’ont terminé la nuit, il est permis de dire dans le zimoun : "chéhasimha biméono".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 15)
Un hatan doit-il s’abstenir de travailler après les kiddouchin et cheva berakhot célébrés un mercredi si le yihoud n’a lieu que la nuit suivante ?
Jusqu’à quand le hatan doit-il éviter de faire des travaux si les kiddouchin et les cheva berakhot ont eu lieu un mercredi avant le coucher du soleil, mais que le yihoud n’a eu lieu que dans la nuit de jeudi ?
Réponse

Si le hatan et la kala ont célébré les kiddouchin et les cheva berakhot un mercredi avant le coucher du soleil, mais que leur yihoud n’a eu lieu que dans la nuit de jeudi, le hatan doit s’abstenir de tout travail jusqu’à la fin du mercredi suivant.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 16)
Faut-il dire nefilat apayim et tahanounim dans la synagogue où prie le hatan après les kiddouchin célébrés un mercredi si le yihoud a eu lieu la nuit suivante ?
Jusqu’à quand doit-on s’abstenir de dire nefilat apayim et tahanounim dans la synagogue où prie le hatan, lorsque les kiddouchin et les cheva berakhot ont eu lieu un mercredi avant le coucher du soleil, mais que le yihoud n’a eu lieu que dans la nuit de jeudi ?
Réponse

Il en va de même concernant la récitation de nefilat apayim et des tahanounim dans la synagogue où prie le hatan : il convient de s’abstenir de les dire en l’honneur du hatan jusqu’à la fin du mercredi suivant.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 17)
Comment réciter les cheva berakhot lors du Lel Haseder si le repas a lieu dans la maison du hatan pendant les sept jours de festin ?
Que fait-on si le Lel Haseder tombe pendant les sept jours de festin et que le repas n’a pas lieu dans la maison du hatan ?
Faut-il ajouter des coupes supplémentaires lors du Lel Haseder pour les cheva berakhot ?
Réponse

Si la nuit du Lel Haseder tombe pendant les sept jours de festin et que le repas a lieu dans la maison du hatan, il faut réciter les cheva berakhot sur la coupe de la bénédiction du birkat hamazon, sans ajouter de coupes supplémentaires. On récitera la bénédiction de "boré peri haguefen" immédiatement après le birkat hamazon, puis la bénédiction des mariés. Si le repas n’a pas lieu dans la maison du hatan, on récitera "boré peri haguefen", puis la bénédiction de "Asher bara", et l’on boira en étant accoudé.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 18)
Quelle est la coutume séfarade en Israël concernant la récitation de la berakha Asher Bara lorsque le hatan mange avec sa famille pendant les sept jours de festin ?
Faut-il réciter la berakha Hagafen deux fois lors du repas du hatan avec sa famille pendant les sept jours de festin ?
Dans quel ordre récite-t-on Hagafen et Asher Bara lorsqu'on ne fait pas toutes les sept berakhot après le Birkat Hamazon ?
Réponse

Chez les Sefaradim en Israël, la coutume veut que si le hatan prend un repas avec les membres de sa famille et qu'il y a trois adultes présents pour le zimoun, on récite la berakha Asher Bara après le Birkat Hamazon sur une coupe de vin. C'est la pratique répandue, et il n'y a pas lieu de craindre un doute concernant les berakhot pour alléger. Il n'est pas nécessaire de réciter sur deux coupes, mais après le Birkat Hamazon, on fait la berakha Hagafen puis Asher Bara.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 19)