Questions pratiques
Lois des sept bénédictions après le repas
Réponse
De nos jours, le marié est tenu de réciter le chema, même la première nuit, et il n'est pas dispensé sous prétexte qu'il est préoccupé par une mitsva. Il en va de même pour l'obligation de mettre les tefiline et de prier.
Lois des sept bénédictions durant les sept jours de fête
Réponse
Les sages ont institué que celui qui se marie organise un repas de mariage afin de réjouir la mariée. Pour un jeune homme qui n'a jamais été marié et qui épouse une jeune fille qui n'a jamais été mariée, il est particulièrement recommandé d'organiser un repas chaque jour durant les sept jours de festin, afin que l'on puisse réciter la berakha des mariés après le birkat hamazon.
Réponse
Il existe une coutume où le hatan et la kala, juste après la houppa, partent dans une autre ville pour toute la durée des sept jours de festin, ce qui les prive de la joie de la houppa et des cheva berakhot lors des repas, car ils sont occupés par leurs déplacements d’un endroit à l’autre. Ils ne désirent pas la bénédiction et elle s’éloigne d’eux. Cette pratique a été vivement critiquée par les derniers guéonim, qui la considèrent comme un mauvais conseil, et comment pourraient-ils éviter les interdits de proximité après la première union, alors que les règles de pudeur sont ainsi repoussées. Il est correct de les réprimander et de leur faire savoir que le hatan et la kala ont besoin de protection contre les forces nuisibles et contre le yetser hara, dans l’espoir qu’ils écoutent et reviennent.
Réponse
Un veuf qui épouse une jeune fille doit se réjouir avec elle pendant sept jours, aussi bien concernant la bénédiction que l'interdiction de travailler, etc. Un jeune homme qui épouse une femme déjà mariée auparavant a sept jours de festin pour la joie et la bénédiction. Mais un veuf ou un divorcé qui épouse une femme déjà mariée auparavant est assimilé à un veuf qui épouse une veuve : ils ont un jour de bénédiction et trois jours de joie.
Réponse
Un jeune homme qui épouse une veuve bénéficie de sept jours de bénédiction et pour toutes les autres règles.
Réponse
Si un veuf épouse une veuve et que le premier repas de festin commence le jour même du mariage et se prolonge dans la nuit, on récite les sept bénédictions sur la coupe du birkat hamazon. Mais si le repas commence la nuit suivant le mariage, même si aucun repas n'a eu lieu le jour, on ne récite pas la bénédiction des mariés lors du birkat hamazon, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte une position indulgente.
Réponse
La coutume en Israël est de réciter les sept bénédictions lors du repas organisé dans la maison du hatan pendant tous les sept jours de festin, quand il y a au moins deux personnes qui sont panim hadachot, selon l’avis du Rambam, comme l’a rapporté son fils Rabbi Avraham ben HaRambam dans une réponse. On ne récite les sept bénédictions que si trois conditions sont réunies : le repas a lieu dans la maison du hatan, il y a dix personnes présentes, et au moins deux panim hadachot. Mais en dehors de la maison du hatan, on ne fait que la bénédiction "Asher bara".
Réponse
Lorsqu'on organise un repas dans la maison du hatan et que l'on récite les cheva berakhot, à condition qu'il y ait deux panim hadachot et dix personnes, on prend deux coupes : une pour le birkat hamazon et une pour les cheva berakhot. Après que celui qui a dirigé le zimoun a terminé le birkat hamazon, il ne récite pas la berakha de boré peri haguefen. C'est l'autre personne qui commence à réciter sur la coupe qu'il tient la berakha "chehakol bara lichvodo", puis il termine, lui ou d'autres, toutes les six berakhot jusqu'à "Baroukh Ata Hachem mesameah hatan im hakala". Ensuite, celui qui a récité le birkat hamazon fait la berakha de boré peri haguefen sur la coupe qu'il tient, en ayant l'intention d'acquitter l'autre, puis ils goûtent, on verse d'une coupe à l'autre et on donne au hatan et à la kala. Toutefois, si les cheva berakhot ont été récitées sur une seule coupe, ils sont tout de même quittes de leur obligation.
Réponse
Lorsqu'on ne récite que la berakha "acher bara", par exemple s'il n'y a pas dix personnes, ou pas de panim hadachot, ou si le repas n'a pas lieu dans la maison du hatan, on récite le birkat hamazon et "acher bara" sur une seule coupe, sans qu'il soit nécessaire d'en apporter deux.
Réponse
Lorsqu'on organise un repas en l'honneur du hatan en dehors de la maison du hatan, dès que celui qui récite le birkat hamazon a terminé, il commence par la berakha de boré peri haguefen, puis la berakha "acher bara". Celui qui récite les berakhot goûte ensuite au vin et en donne au hatan et à la kala pour qu'ils goûtent également. Il faut que celui qui récite les berakhot ait l'intention d'acquitter le hatan et la kala, et que ceux-ci aient l'intention de s'acquitter. Le hatan et la kala ne doivent pas répondre "baroukh hou oubaroukh chemo" après les berakhot, puisqu'ils goûtent du vin.
Réponse
Si tous les convives ont mangé du pat haba bekisnin (gâteau), on ne récite pas du tout la bénédiction des mariés, car on ne la récite qu’après le birkat hamazon. Toutefois, s’il y avait dix personnes et que sept d’entre elles ont mangé du pat haba bekisnin en quantité suffisante pour fixer un repas, soit soixante-douze drahams (216 grammes), on peut réciter les cheva berakhot. Il convient aussi que les trois autres présents mangent au moins un kazayit de fruits ou équivalent, afin de s’associer avec eux.
Réponse
Lors d'un repas de cheva berakhot organisé pendant les sept jours de festin, il est préférable de veiller à ce que les hommes soient dans une pièce et les femmes dans une autre. En tout cas, il est évident qu'il faut éviter que les hommes et les femmes soient assis ensemble de manière mélangée, a fortiori si des femmes sont habillées de façon non pudique. Cependant, la coutume est de dire dans le zimoun "chehasimha bimeono" même lorsque les convives se trouvent dans un lieu où hommes et femmes peuvent se voir.
Réponse
Si le hatan et la kala ont célébré les kiddouchin un mercredi avant la tombée de la nuit, même si leur yihoud n'a eu lieu que dans la nuit de jeudi, ils ne peuvent réciter les cheva berakhot que jusqu'à la fin du mardi suivant, moment où se terminent les sept jours de festin. A plus forte raison si le hatan a déjà prié arvit avant la nuit.
Réponse
Si l’on a commencé le repas le dernier jour des sept jours de festin, comme expliqué précédemment, et que le repas se termine pendant le temps de ben hachmachot, il est permis de réciter les cheva berakhot lorsque le repas a lieu dans la maison du hatan, à condition qu’il y ait des panim hadashot et dix personnes. Si le repas n’a pas lieu dans la maison du hatan, ou s’il n’y a pas de panim hadashot dans la maison du hatan, on ne récitera que la berakha de "acher bara".
Réponse
Si le repas se termine la nuit, il ne faut pas réciter les cheva berakhot ni la bénédiction "Asher bara".
Réponse
Si le hatan et la kala ont commencé leur repas le septième jour des sept jours de festin et l’ont terminé la nuit, il est permis de dire dans le zimoun : "chéhasimha biméono".
Réponse
Si le hatan et la kala ont célébré les kiddouchin et les cheva berakhot un mercredi avant le coucher du soleil, mais que leur yihoud n’a eu lieu que dans la nuit de jeudi, le hatan doit s’abstenir de tout travail jusqu’à la fin du mercredi suivant.
Réponse
Il en va de même concernant la récitation de nefilat apayim et des tahanounim dans la synagogue où prie le hatan : il convient de s’abstenir de les dire en l’honneur du hatan jusqu’à la fin du mercredi suivant.
Réponse
Si la nuit du Lel Haseder tombe pendant les sept jours de festin et que le repas a lieu dans la maison du hatan, il faut réciter les cheva berakhot sur la coupe de la bénédiction du birkat hamazon, sans ajouter de coupes supplémentaires. On récitera la bénédiction de "boré peri haguefen" immédiatement après le birkat hamazon, puis la bénédiction des mariés. Si le repas n’a pas lieu dans la maison du hatan, on récitera "boré peri haguefen", puis la bénédiction de "Asher bara", et l’on boira en étant accoudé.
Réponse
Chez les Sefaradim en Israël, la coutume veut que si le hatan prend un repas avec les membres de sa famille et qu'il y a trois adultes présents pour le zimoun, on récite la berakha Asher Bara après le Birkat Hamazon sur une coupe de vin. C'est la pratique répandue, et il n'y a pas lieu de craindre un doute concernant les berakhot pour alléger. Il n'est pas nécessaire de réciter sur deux coupes, mais après le Birkat Hamazon, on fait la berakha Hagafen puis Asher Bara.

