Questions pratiques
Récitation du vidouy le jour de la mila
Réponse
Même lorsque la mila est réalisée le matin, si l’un des baalei habrit (c’est-à-dire le père du garçon, le mohel ou le sandek) est présent à la prière de minha, on ne dit pas le vidouy ni la nefilat apayim, car la sainteté et la joie de la mitsva se prolongent toute la journée. Si la mila est retardée jusqu’à un moment proche de minha, certains estiment qu’il faut dire le vidouy et la nefilat apayim à chaharit, et ne pas les dire à minha, qui est la prière la plus proche de la mila. Cependant, il existe une coutume selon laquelle on ne dit pas le vidouy ni la nefilat apayim même à chaharit. En pratique, il convient de dire le vidouy et les tahanounim à chaharit, mais ceux qui ont l’habitude de ne pas les dire ont sur quoi s’appuyer et il ne faut pas changer cette pratique à cause de la divergence d’opinions.
Réponse
Celui qui apprend la naissance d’un fils alors qu’il se trouve dans une autre ville ou un autre pays, et ne peut pas être présent à la mila de son fils, ne doit pas dire le vidouy ni la nefilat apayim le jour de la mila, car il se réjouit certainement que ses proches accomplissent la mitsva de la mila de son fils en temps voulu. Il est toutefois préférable qu’il sorte de la synagogue juste avant le vidouy, afin que l’assemblée puisse le réciter selon tous les avis.
Réponse
Si l’un est mohel et l’autre porea, chacun d’eux dispense l’assemblée qui prie avec lui du vidouy et de la nefilat apayim. En revanche, celui qui ne fait que la succion (motsets) ne dispense pas. Certains sont en désaccord. Toutefois, la règle principale est que le motsets ne dispense pas de dire le vidouy. Cependant, ceux qui allègent et ne disent pas le vidouy dans ce cas n’ont pas à être réprimandés, car ils ont sur quoi s’appuyer.
Réponse
Dans une communauté où il y a une divergence d’opinions sur le fait de dire ou non le vidouy et les tahanounim, il est souhaitable que le père du garçon, le marié ou des personnes dans des situations similaires sortent de la synagogue au moment où il faut dire le vidouy et les tahanounim, par respect pour les baalei habrit et le marié, et pour préserver la paix.
Réponse
D’un point de vue strictement halakhique, il n’est pas interdit de dire le vidouy et les tahanounim même les jours où l’on ne fait pas la nefilat apayim, par exemple lorsqu’un des baalei habrit est à la synagogue. Celui qui dit le vidouy chez lui doit réciter les treize attributs (youd guimel middot) avec la mélodie utilisée pour la lecture de la Torah. Toutefois, ce vidouy n’a pas la même valeur que celui qui est dit dans l’ordre de la prière.
Réponse
Lorsque le jour de la mila coïncide avec un jour de jeûne public mentionné dans le verset, il est préférable que le père du garçon, le mohel et le sandek sortent au moment où l’on arrive au vidouy, puis reviennent après la nefilat apayim pour poursuivre avec l’assemblée toute la récitation des selihot.
Réponse
Si l’on fait couler le sang de l’alliance chez un nourrisson né déjà circoncis, cela a le même statut qu’une mila classique et dispense l’assemblée de dire le Tahanoun.
Réponse
Lorsqu’il y a une mila à la synagogue un Chabbat, ou si l’un des participants à la mila est présent, certains ont l’habitude de ne pas dire Tsidkatecha Tsedeq. D’autres ont l’habitude de réciter Tsidkatecha même si le hatan, le père du garçon ou le sandak sont présents à la synagogue. C’est également l’avis de Maran notre maître Rav Ovadia Yossef.
Mila pendant les fêtes et les jeûnes
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu à Roch Hachana, on accomplit la circoncision entre la lecture de la Torah et les sonneries du chofar. Il existe une coutume selon laquelle le mohel ne nettoie pas sa bouche après la mila, et, la bouche encore tachée du sang frais de la circoncision, il sonne du chofar, afin d'associer la mitsva de la mila à celle du chofar. Si la mila a lieu à Yom Kippour dans la synagogue, on la pratique après la lecture de la Torah, avant la récitation de "Achrei", alors que le Sefer Torah est encore sur la teva. On récite la bénédiction "Achèr kidèch yedid..." sans coupe de vin. Le repas de la mila est organisé à la sortie de Yom Kippour et il est considéré comme un repas de mitsva.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu à Pourim, certains estiment qu'il faut la faire avant la lecture de la Meguila, tandis que d'autres pensent qu'il convient de la faire après toute la prière, comme les autres jours. La coutume suit la seconde opinion.
Réponse
Si une mila a lieu pendant les jours du Omer, il est permis au père de l'enfant, au sandek et au mohel de se couper les cheveux et de se raser ce jour-là, car c'est pour eux un jour de fête. Cependant, selon l'enseignement du Ari zal, il convient d'être rigoureux à ce sujet selon la Kabbala. Si une raison empêche ces personnes de se couper les cheveux le jour de la mila, par exemple si la circoncision a lieu tôt le matin, il leur est permis de se couper les cheveux le jour précédent, proche du soir. De même, si la mila a lieu un dimanche, il est permis de se couper les cheveux le vendredi.
Réponse
Certains disent que les baalei brit (c'est-à-dire : le père de l'enfant, le mohel et le sandak) sont exemptés de jeûner le jour de la mila qui tombe lors des jeûnes publics, comme le 17 Tamouz, le jeûne de Guedalia et le 10 Tevet, car c'est pour eux un jour de fête et les Sages n'ont pas décrété de jeûne pour eux. Mais ce n'est pas l'avis des premiers décisionnaires, et la règle principale est que, tant le hatan que le père de l'enfant doivent jeûner lors de tous les jeûnes, et ne pas se séparer de la communauté. Ce n'est que si les jeûnes tombent un Chabbat et sont repoussés au dimanche qu'ils ne complèteront pas leur jeûne, même pour le 9 Av ; après la mi-journée, ils mangeront comme à leur habitude, car c'est pour eux un jour de fête. Bien qu'il y ait des avis plus stricts même pour les quatre jeûnes repoussés, la règle principale suit l'opinion permissive, et c'est ainsi qu'il convient d'enseigner. En tout cas, les baalei brit ne doivent pas jeûner lors d'un jeûne individuel, même s'ils avaient l'habitude de le faire depuis de nombreuses années, le jour de la mila. Il en va de même pour un jeûne de yahrzeit pour son père ou sa mère : on ne jeûne pas le jour de la mila, et il n'est même pas nécessaire de procéder à une annulation de vœu, même pour cela.
Réponse
Si la mitsva de la mila est partagée entre deux personnes, l'une étant mohel et l'autre porea, et que la mila a lieu un 9 Av repoussé (qui tombe un dimanche après avoir été repoussé du Chabbat), les deux sont autorisés à manger après la mi-journée de ce 9 Av repoussé.
Réponse
Même lors du jeûne de Guedalia, il n'est pas permis aux baalei brit et au hatan de manger pendant le jeûne, car ce n'est pas considéré comme un jeûne public repoussé. Puisqu'il a été fixé à ce jour précis, il est considéré comme un jeûne public à sa date, et les personnes concernées doivent jeûner. Cependant, si Roch Hachana tombe jeudi et vendredi et que le jeûne est repoussé au dimanche, il est alors considéré comme un jeûne repoussé, et les personnes concernées peuvent manger et ne sont pas tenues de jeûner.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu pendant les jours de ben hametsarim, il est permis de faire venir des musiciens avec des instruments et de la musique, en l'honneur de la mitsva de la mila, même durant la semaine où tombe le 9 Av. Cela est également permis pendant le repas. Cependant, la veille du jour de la mila, lors de l'étude appelée "Brit Its'hak", il n'est permis, à partir du 17 Tamouz, que de chanter à la voix, sans instruments.
Réponse
Le père du garçon qui récite la berakha de "sheheheyanu" pendant les jours de ben hametsarim, à l'occasion de la mila, peut avoir l'intention, par cette berakha, d'acquitter également un fruit nouveau, même pendant les jours de semaine de ben hametsarim. Bien que d'habitude, notre coutume soit de réciter d'abord la berakha de jouissance puis celle de sheheheyanu, ici il est permis d'avoir l'intention de s'acquitter de la berakha de sheheheyanu lors de la mila, puis de réciter la berakha de jouissance sur le fruit et de le consommer ensuite.
Réponse
Le père du garçon, le sandak et le mohel qui ont une mila après Roch Hodech Av, ou pour les Ashkénazes pendant les jours de ben hametsarim, ont le droit de se couper les cheveux et de se raser en l'honneur de la mila durant tous les jours de ben hametsarim, même après Roch Hodech Av, même s'ils ont l'habitude d'être stricts les autres années. Cela est d'autant plus valable selon notre coutume. Si la mila tombe pendant la semaine où se trouve le 9 Av, certains permettent de se couper les cheveux et de se raser, car c'est leur jour de fête, mais d'autres l'interdisent, et c'est cette dernière opinion qui fait autorité en pratique.
Réponse
Si le 9 Av tombe un Chabbat et est reporté après Chabbat, ou s'il tombe un dimanche, il est permis aux personnes concernées par la mila (le père du garçon, le mohel et le sandak) de se couper les cheveux et de se raser en l'honneur de la mila, que ce soit pendant la semaine précédant le 9 Av ou celle qui suit. Puisqu'il n'y a pas, selon la halakha, de statut de "semaine où tombe le 9 Av" dans ces cas, même dans les endroits où l'on a l'habitude d'être strict, il est permis aux personnes concernées par la mila d'être indulgents sans hésitation.
Réponse
Comme cela a déjà été expliqué, les personnes concernées par la mila (le père du garçon, le mohel et le sandak) ont le droit de manger de la viande après Roch Hodech Av lors de tous leurs repas le jour de la mila, et pas seulement lors du repas organisé après la mila, même s'ils mangent seuls chez eux, car c'est leur jour de fête.
Réponse
Même dans les endroits où les Ashkénazes ont l'habitude de ne pas porter de vêtements de Chabbat lors du Chabbat Hazon, si une mila a lieu ce Chabbat-là, les personnes concernées par la mila doivent porter des vêtements de Chabbat, et ils ne doivent pas les retirer après la mila. Ce n'est que si la mila a lieu le jour même du 9 Av que les personnes concernées par la mila enlèvent leurs vêtements de Chabbat lorsqu'ils poursuivent avec les kinot et la lecture de Iyov et Eikha.

