Questions pratiques
Sur quel pain réciter la bénédiction
Réponse
Lorsqu'une personne mange du pat haba be-kisnin et accompagne légèrement ce gâteau avec des fruits qui se trouvent devant elle, et que son intention principale est de consommer le pat haba be-kisnin, elle ne récitera pas de berakha sur les fruits, car ils sont considérés comme secondaires par rapport au gâteau. Cependant, si au milieu de la consommation du gâteau, elle mange des fruits seuls, sans les accompagner du gâteau, alors l'un ne dispense pas l'autre de la berakha, et il faudra réciter une berakha sur chacun.
Cas où l'on a mis de la nourriture en bouche sans bénédiction
Réponse
Si quelqu’un a oublié et a mis des boissons dans sa bouche sans avoir récité la berakha, il doit les avaler et ne pas réciter la berakha initiale sur elles. Il doit agir ainsi même s’il n’est pas pressé de boire la boisson qu’il a déjà mise dans sa bouche. Il pensera à la berakha dans son cœur pendant que la boisson est encore dans sa bouche. Si la personne a bu une quantité équivalente à un reviit sans avoir fait la berakha initiale, elle récitera ensuite la berakha de "Boré Nefachot". Si elle souhaite boire encore, elle récitera la berakha initiale et ne s’appuiera pas sur la pensée de la berakha qu’elle a eue dans son cœur. Elle dira ensuite : "Baroukh Chem Kevod Malkhouto Leolam Vaed" et récitera la berakha. Si quelqu’un a mis des aliments dans sa bouche sans berakha, si l’aliment n’est pas dégoûtant à recracher, il le recrachera et récitera la berakha, car on ne peut pas réciter la berakha avec la bouche pleine de nourriture. Si l’aliment serait dégoûtant à recracher, il le déplacera d’un côté de la bouche et récitera la berakha.
Réponse
Il est bon et correct, a priori, d’enlever les miettes de la bouche au moment de réciter la berakha, afin de ne pas buter sur les mots de la berakha. De même, s’il y a beaucoup de salive dans la bouche, il est préférable de l’avaler avant de réciter la berakha.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha alors que l’on porte des dents artificielles dans la bouche, et il n’y a pas à craindre un problème lié à "Yimale Pi Tehilatecha".
Réponse
Celui qui a mangé de la viande et, dans les six heures suivant ce repas, s’est trompé et a récité une berakha de jouissance sur des aliments lactés, devra en goûter un peu afin que sa berakha ne soit pas vaine. Il en va de même pour celui qui s’est trompé et a récité une berakha sur de la viande après Roch Hodech Av, ou qui s’est trompé et a récité une berakha sur un aliment ou une boisson pendant un jeûne public (sauf Yom Kippour), ou à la sortie de Chabbat ou de Yom Tov avant d’avoir fait la havdala, ou sur un aliment ou une boisson avant le kiddouch, ou sur un aliment ou d’autres boissons avant la tefila du matin ; dans tous ces cas, il goûtera un peu afin que sa berakha ne soit pas vaine. Il en est de même pour celui qui a accepté un jeûne sans l’exprimer en termes de « neder ». Mais si quelqu’un s’est trompé et a récité une berakha sur des aliments interdits, comme de la nèvèla, de la tréfa, et semblable, ou même sur des interdits d’ordre rabbinique comme les plats cuisinés par des non-juifs, il ne goûtera pas du tout et dira : « Baroukh Chem Kevod Malkhouto Leolam Vaed ». De même, si quelqu’un a accepté un jeûne en l’exprimant en termes de « neder » et a oublié et récité une berakha sur un aliment, ou pendant le jeûne de Yom Kippour, il ne goûtera pas et dira : « Baroukh Chem Kevod Malkhouto Leolam Vaed ».
Bénédiction sur le vin et l'eau pendant le repas
Réponse
Le vin acquitte toutes les autres boissons. Ainsi, si l’on a récité la bénédiction hagafen sur le vin, même si les autres types de boissons n’étaient pas présents à ce moment, du moment que l’on avait l’intention, au moment de la bénédiction sur le vin, de boire d’autres boissons par la suite, ou si elles étaient devant soi, on ne récitera pas de bénédiction sur elles, car elles sont déjà acquittées par la bénédiction du vin. Même si l’on a bu le vin de façon occasionnelle, la bénédiction du vin acquitte les autres boissons. On ne récitera donc ni bénédiction initiale ni bénédiction finale sur ces autres boissons.
Réponse
Les personnes qui écoutent le kiddouch et ont l’intention de s’acquitter de leur obligation, si elles goûtent un peu du vin, comme il est d’usage de le faire par amour de la mitsva, ne récitent pas de bénédiction sur la consommation de bière ou d’autres boissons, même si elles boivent entre le kiddouch et le repas. Mais si elles n’ont pas goûté au vin, elles devront réciter une bénédiction sur les autres boissons avant le repas. Il en va de même pour celui qui récite la bénédiction sur la coupe du birkat hamazon et boit du vin : la bénédiction du vin acquitte toutes les sortes de boissons, même lorsqu’on boit le vin pour une mitsva. Ainsi, si l’on boit du café après le birkat hamazon, on ne récitera pas de bénédiction dessus.
Réponse
Celui qui boit du vin pendant le repas doit réciter la berakha bore peri hagafen, car la berakha hamotsi récitée sur le pain ne l’acquitte pas. Même si le vin est servi à cause du repas, on récitera hagafen et il n’est pas acquitté par la berakha du pain. Cette règle s’applique même au vin cuit. Cependant, on ne récitera pas de berakha finale sur le vin, car le birkat hamazon l’acquitte. Si l’on a fait le kiddouch sur le vin et que l’on boit ensuite du vin pendant le repas, on ne récitera pas de nouveau hagafen si l’on avait l’intention de boire encore du vin pendant le repas. Celui qui prend son repas immédiatement après la havdala, lorsqu’il a lui-même fait la havdala et bu du vin, et souhaite boire du vin pendant le repas, devra avoir l’intention, au moment de la havdala, de ne pas acquitter par la berakha hagafen le vin qu’il boira ensuite pendant le repas ; ainsi, il pourra réciter bore peri hagafen sur le vin du repas.
Réponse
Celui qui a récité la berakha sur le vin et a ainsi acquitté toutes les boissons, puis souhaite boire du café et manger un peu de sucre seul pour adoucir le café, n’a pas besoin de réciter de berakha sur le sucre.
Réponse
Celui qui récite la berakha sur la coupe de vin du birkat hamazon et boit la quantité d’un reviit, puis souhaite boire du café, certains estiment qu’il faut d’abord réciter hagafen, puis cheakol sur le café. D’autres pensent que cela serait considéré comme provoquer une berakha inutile. L’avis principal est qu’il vaut mieux s’abstenir et ne pas réciter de berakha finale sur le vin, ni de berakha initiale sur le café. Mais si l’on a déjà récité "al hagafen" et que l’on boit ensuite du café, il faudra réciter une berakha sur le café. Celui qui n’a pas goûté à la coupe du birkat hamazon devra assurément réciter une berakha sur le café bu après le birkat hamazon.
Réponse
Celui qui boit de l’eau ou d’autres boissons pendant le repas ne doit pas réciter de berakha sur celles-ci, car elles sont considérées comme venant à cause du repas, puisqu’il n’est pas d’usage de manger sans boire. Même si l’on avait soif avant le repas, cela ne ressemble pas au cas du vin bu pendant le repas (sur lequel on n’a pas récité de berakha avant le repas), où il faut réciter hagafen, car c’est uniquement pour le vin, en raison de son importance, que l’on exige une berakha même pendant le repas. Celui qui souhaite s’écarter du doute, s’assiéra avant le repas à l’endroit où il mangera, récitera la berakha cheakol sur l’eau avant le repas, avec l’intention de boire pendant le repas, afin d’acquitter ce qu’il boira pendant le repas. Cependant, si l’on n’a pas soif, il ne faut pas réciter cheakol sur l’eau, car celui qui boit de l’eau sans avoir soif ne récite pas de berakha, même s’il souhaite le faire pour acquitter l’eau qu’il boira pendant le repas. Ainsi, si l’on n’a pas soif, on récitera cheakol sur d’autres boissons agréables à boire, ou sur du sucre, du chewing-gum ou d’autres douceurs. Quoi qu’il en soit, tout cela vise à satisfaire toutes les opinions et relève d’une attitude pieuse, mais ce n’est pas la règle principale, car il est déjà d’usage, même a priori, de boire de l’eau pendant le repas sans berakha.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude d'être rigoureux et de boire de l'eau avant le repas, afin d'exempter ce qu'ils boiront pendant le repas, il est préférable de ne pas boire une quantité équivalente à un reviit en une seule fois, afin d'éviter un doute concernant la berakha aharona. Si l'on a bu un reviit, certains disent qu'il ne faut pas réciter de berakha aharona, car le birkat hamazon dispense également la berakha aharona sur ce qui a été bu avant le repas. D'autres ne sont pas d'accord. En pratique, en cas de doute sur les berakhot, on adopte une position indulgente. Toutefois, celui qui souhaite réciter la berakha aharona en s'appuyant sur un double doute en a le droit, car ce que l'on n'applique pas pour un double doute dans les berakhot concerne uniquement le cas lekhatehila, mais celui qui veut réciter la berakha et s'appuyer sur ce double doute a sur quoi s'appuyer. Ceci à condition qu'il n'ait pas l'intention de boire encore pendant le repas ; mais s'il a l'intention de boire encore pendant le repas, il n'est pas permis de réciter la berakha aharona sur l'eau bue avant le repas.
Réponse
Celui qui boit du thé ou du café au milieu du repas, ou à la fin du repas et à sa conclusion, ne doit pas réciter de berakha sur ces boissons, car en cas de doute sur les berakhot, on adopte une position indulgente. Il est préférable de laisser le thé ou le café après le birkat hamazon, ainsi on pourra réciter la berakha selon tous les avis. Ou bien, on peut réciter une berakha pendant le repas sur un bonbon, afin d'exempter le thé et le café. Si l'on a commencé à boire ou à manger pendant le repas et que l'on continue après le birkat hamazon, il faut alors réciter une berakha.
Réponse
Certains sont rigoureux, lekhatehila, de ne pas boire de arak ou d'autres hamer medina pendant le repas, car il existe un doute s'il faut réciter sur eux la berakha shehakol nihya bidvaro. Cependant, la règle principale est qu'on ne récite pas de berakha sur tout hamer medina bu pendant le repas, comme le arak, le cognac et similaires, car seul le vin nécessite une berakha spécifique pendant le repas. Si l'on souhaite sortir du doute, on peut réciter la berakha sur la bière avant le repas, en ayant l'intention d'exempter la bière que l'on boira pendant le repas. De même, si l'on boit du vin, la berakha hagafen récitée sur le vin dispense la bière, car le vin exempte toutes les autres boissons.
Réponse
Dans les endroits où l'on sert du arak et du cognac avant le repas pour stimuler l'appétit, en particulier lors de grands repas, même si l'on en boit un reviit, on ne récite pas de berakha aharona après. Cependant, il ne faut pas boire de arak entre la netila et la berakha hamotsi.
Réponse
Celui qui fixe son repas sur du pat haba bekisnin, c'est-à-dire qu'il en mange plus de 216 grammes, si l'on boit de l'eau au milieu de ce repas, on ne récitera pas la bénédiction shehakol sur l'eau, comme pour celui qui boit de l'eau pendant un repas. Mais si l'on mange moins que la quantité fixant le repas, si l'on boit de l'eau, on récitera la bénédiction shehakol sur l'eau.
Réponse
De même, celui qui mange un plat appelé couscous, ou d'autres plats cuits, s'il boit de l'eau pendant le repas, il doit réciter la berakha shehakol sur cette eau. La berakha sur le couscous est "bore mine mezonot", même si l'on fixe son repas sur ce plat et que l'on en mange plus de 216 grammes. Si le couscous contient un mélange de légumes ou de viande, on ne récite pas de berakha sur ce mélange, car la berakha mezonot récitée sur le couscous dispense tout ce qui est mélangé, ces éléments étant secondaires par rapport à l'essentiel.
Réponse
Lorsqu'on mange un gâteau et que l'on souhaite boire du thé ou du café au milieu de son repas, il faut réciter la berakha cheakol nihya bidvaro sur la boisson, car la berakha boré miné mezonot récitée sur le gâteau ne dispense pas la boisson. Même si le gâteau et la boisson sont servis ensemble, il convient de commencer par réciter boré miné mezonot sur le gâteau, puis de réciter cheakol nihya bidvaro sur la boisson, après avoir goûté au gâteau. Si l'on consomme un kazaït de gâteau, on récitera à la fin uniquement la berakha al hamihya, selon notre minhag, car on ne récite pas de berakha finale après avoir bu du thé ou du café tant qu'ils sont chauds.
Réponse
Celui qui boit d’un seul trait un réviit d’eau, ou un verre de jus de fruits, au milieu de la consommation d’un gâteau, doit réciter la bénédiction shehakol, puis à la fin la bénédiction boré nefashot. Il convient de réciter d’abord la bénédiction finale al hamihya, puis ensuite la bénédiction boré nefashot. Cependant, si l’on mange un kazaït de fruits ou de légumes en plus du gâteau, on récitera d’abord la bénédiction finale boré nefashot sur les fruits, puis al hamihya sur le gâteau. Si l’on a commencé par réciter al hamihya, le fait d’avoir mentionné « véal tenouvat hasadé » dans cette bénédiction acquitte de réciter boré nefashot sur les fruits ou légumes, même si l’on n’avait pas l’intention de s’acquitter de cette bénédiction, car selon l’opinion que les mitsvot ne nécessitent pas d’intention, on est quitte de boré nefashot par la mention de « véal tenouvat hasadé » dans al hamihya, et il ne faudra donc pas réciter boré nefashot.
Lois des aliments consommés pendant le repas
Réponse
Les aliments consommés pendant le repas, s'ils servent à accompagner le pain, comme la viande, le poisson, les œufs, le fromage, la bouillie, les aliments salés ou les salades, ainsi que ceux qui rassasient, même s'ils sont mangés sans pain, ne nécessitent ni berakha avant ni après, car la berakha du motsi et le Birkat Hamazon les incluent. Même s'ils n'étaient pas présents au moment où l'on a fait la berakha sur le pain, ils ne nécessitent aucune berakha, même s'ils sont apportés en cours de repas depuis une autre pièce. Mais pour les aliments qui ne sont pas liés au repas, c'est-à-dire ceux sur lesquels on n'a pas l'habitude de fixer un repas pour accompagner le pain, comme les figues, les raisins et tous les fruits, s'ils sont consommés sans pain, il faut faire une berakha avant, car la berakha du motsi ne les inclut pas, puisqu'ils ne font pas partie intégrante du repas. Cependant, ils ne nécessitent pas de berakha après, car, étant servis pendant le repas, le Birkat Hamazon les inclut. Il n'y a statut de repas que si l'on mange au moins un kezayit de pain ou plus ; dans ce cas, on ne fait pas de berakha sur les plats. Mais si l'on mange moins d'un kezayit de pain, il faut faire la berakha sur le plat que l'on mange ensuite.

