Questions pratiques
Extraction de liquides d’autres produits
Réponse
Il est interdit de broyer à la main de la neige ou de la grêle pendant Chabbat, c'est-à-dire de les casser avec un couteau ou une cuillère en petits morceaux afin que leur eau s'écoule, de crainte que l'on en vienne à presser des raisins ou autres, ce qui constitue la mélakha de "mifarek", dérivée de "dash". Cependant, il est permis de mettre la neige ou la grêle dans un verre de vin ou d'eau et qu'ils fondent d'eux-mêmes, sans qu'il soit nécessaire de s'en préoccuper. Mais il reste interdit de les broyer à la main même dans le verre. Il est permis de saupoudrer du sel sur la neige pendant Chabbat, bien que cela provoque sa fonte, car cela n'est pas considéré comme un acte fait de la main.
Réponse
Il est permis d'écraser de la neige ou de la grêle avec ses pieds pendant Chabbat, et il n'y a aucune crainte à avoir, même si la neige ou la grêle fondent et que de l'eau en découle à cause de la marche, car l'intention n'est pas de provoquer cela, c'est donc permis. Même si c'est un "psik reisha", il s'agit d'un "psik reisha" dans un interdit rabbinique qui ne lui est pas profitable, ce qui est permis. De plus, comme il s'agit d'une chose dont il est impossible de se garder, aucun décret n'a été édicté à ce sujet. Même une personne qui porte des chaussures dont la semelle est gravée de lettres ou de formes (par exemple un logo) a le droit de marcher avec sur la neige, même si les lettres ou les formes s'impriment en relief dans la neige en marchant, car il ne le fait pas intentionnellement.
Réponse
Certains disent qu'il est permis de broyer de la neige ou de la grêle à la main lorsqu'elles se trouvent dans un récipient contenant de l'eau ou du vin, car étant mélangées à une boisson et n'étant plus à l'état solide, aucun décret n'a été édicté à ce sujet. D'autres ne sont pas d'accord. En pratique, il faut enseigner de ne pas broyer ni remuer avec une cuillère ou autre, même lorsque la neige ou la grêle sont placées dans la boisson.
Réponse
Il est permis d'agiter le verre dans lequel se trouvent la neige ou la glace afin qu'elles fondent plus rapidement.
Réponse
Il est permis de placer des glaçons sur des fruits afin de les rafraîchir, même si la glace fond.
Réponse
La règle concernant la glace est la même que celle du sheleg (neige) et du barad (grêle) : il est interdit de la broyer afin d'en faire couler l'eau. Cependant, il est permis de casser un gros morceau de glace en plusieurs petits morceaux pour les mettre dans un verre d'eau ou de vin.
Réponse
Il est également permis de verser un peu d'eau sur un bac à glaçons afin de pouvoir en retirer les cubes de glace.
Réponse
Il est permis de mettre des glaçons, ou des morceaux de sheleg (neige) ou de barad (grêle) dans un verre de vin ou d'eau, même s'ils fondent d'eux-mêmes. Puisqu'aucune action n'est faite directement avec les mains, les Hakhamim n'ont pas instauré d'interdiction dans ce cas. De même, si l'on place ces éléments au soleil ou près d'un feu dans une assiette vide et qu'ils fondent d'eux-mêmes, il est permis de boire ce liquide, et il n'y a pas ici d'interdit de nolad.
Réponse
En hiver, il faut faire attention à ne pas se laver les mains avec de l'eau contenant de la neige ou de la grêle. Si l'on est obligé d'utiliser cette eau, il faudra au moins veiller à ne pas presser la neige ou la grêle entre les mains afin de ne pas les broyer.
Réponse
Si une mikvé a gelé sur sa surface à cause du froid, il est permis de casser la glace pour pouvoir s'y immerger pendant Chabbat. De même, pour un puits d'eau dans la cour dont la surface a gelé, il est permis de casser la glace pour en retirer de l'eau. Si de la glace s'est formée à la surface d'un puits ou d'une rivière, il est permis de la casser, car même si elle est attachée au sol, elle garde le statut d'eau, et tout ce qui est fait pour les besoins de Chabbat est permis.
Réponse
Si de la graisse s'est solidifiée à la surface d'une marmite contenant de la sauce et qu'elle fond en la plaçant près du feu ou sur une marmite posée sur le feu, il est permis de la consommer. Même a priori, il est permis d'agir ainsi. Ce cas n'est pas comparable à l'interdiction de broyer de la neige ou de la grêle, car ici on ne fait aucune action directe pour les broyer, mais on les place simplement près de la source de chaleur et ils fondent d'eux-mêmes. Cependant, les Ashkénazes ont l'habitude de se montrer rigoureux sur ce point, du moins a priori, et ne s'appuient sur cette permission qu'en cas de besoin.
Réponse
Il est d'usage d'être indulgent et de permettre de mettre du sucre dans un verre d'eau et de mélanger à l'aide d'une cuillère ou d'un ustensile similaire. Même si l'on ne réduit pas la glace en morceaux à la main, même lorsque la glace se trouve dans l'eau, pour le sucre, on a l'habitude d'être permissif.
Réponse
A plus forte raison, il est permis de verser du thé bouillant, même directement d'un keli richon, sur le sucre qui se trouve dans un verre afin qu'il fonde immédiatement. Il n'y a pas à craindre ici l'interdit de cuire, car le sucre a déjà été cuit auparavant et il n'y a pas de cuisson après cuisson pour une substance sèche.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu'il est permis de mettre des raisins secs ou des pêches dans de l'eau contenue dans un récipient pendant Chabbat afin de préparer une boisson à consommer le même jour. Il n'y a pas d'interdit à ce sujet ni à cause de l'interdit de conserver des aliments dans une saumure, ni à cause de l'interdit d'extraction de liquide.
Réponse
Il est permis de mettre des raisins dans un tonneau de vin pendant Chabbat afin qu'ils se fendent d'eux-mêmes et libèrent leur jus. Même s'il existe des avis qui interdisent cela a priori, la règle principale permet de le faire même a priori.
Réponse
Dans le cas d'un tonneau bouché avec un bouchon de lin pour fermer un trou sur le côté du tonneau, et que l'on retire le vin par ce trou, certains permettent cela même s'il est inévitable que l'on presse le bouchon, à condition qu'il n'y ait pas de récipient sous le tonneau, car on ne tire aucun bénéfice de cette extraction, il s'agit d'un cas de "psik reicha delo nicha leih" et cela serait permis. D'autres s'y opposent et estiment que même si cela ne procure aucun avantage, du fait qu'il s'agit d'un "psik reicha", cela reste interdit. Cependant, la coutume est d'être indulgent, et il est possible de justifier cette pratique, car le robinet dépasse à l'extérieur du bouchon et la main ne touche pas le bouchon, comme ils ont permis pour une éponge qui a une poignée. Toutefois, cet argument n'est pas totalement solide et il y a matière à hésiter. Il est donc bon d'instaurer qu'il n'y ait pas de récipient sous le tonneau au moment où l'on bouche le trou.
Réponse
Il est permis d'essuyer doucement un enfant qui a fait ses besoins avec une lingette humide pendant Chabbat. A priori, il convient d'utiliser les lingettes se trouvant au début de la boîte, car elles sont moins humides et l'eau n'en est pas facilement extraite. Il faut vérifier si la lingette est en tissu, car si c'est le cas, il ne faut pas être indulgent à ce sujet. Il en va de même pour une personne qui s'essuie avec du papier toilette qu'elle a humidifié, si cela est fait doucement, il existe une base pour permettre. Cependant, il faut vérifier la réalité : si la lingette humide est en tissu, il ne faut pas s'essuyer avec, en raison d'un doute d'interdit de la Torah.
Travail de teindre et lois de la coloration des aliments
Réponse
La tsovea fait partie des trente-neuf travaux interdits pendant Chabbat. Celui qui colore pendant Chabbat n'est redevable que si la couleur est durable. Mais s'il colore avec une teinte qui ne tient pas, il n'est pas passible d'une sanction toranique, mais cela reste interdit par les Sages.
Réponse
Celui qui blanchit les murs de sa maison pendant Chabbat, ou qui colore les fenêtres ou les meubles de sa maison, est redevable au titre de tsovea, car il s'agit d'une coloration durable. Cependant, lorsqu'on met de la couleur dans de l'eau, certains estiment qu'il n'y a pas d'obligation de hatat, car le but n'est pas de colorer l'eau, mais de colorer l'objet sur lequel on appliquera la couleur. D'autres ne sont pas de cet avis.
Réponse
Si quelqu'un a coloré pendant Chabbat, juste avant la tombée de la nuit, et que la couleur était encore humide à la sortie de Chabbat, certains estiment qu'il n'est pas redevable au titre de tsovea. D'autres pensent que même si la couleur est humide, cela est tout de même considéré comme une coloration.

