Questions pratiques
Tri des fruits et légumes
Réponse
Il est interdit pendant Chabbat de mettre de la nourriture et des déchets dans de l’eau afin que les déchets flottent à la surface et que la nourriture soit ainsi séparée des déchets, car cela relève de l’interdiction de borer.
Réponse
Il est permis de laver des fruits et légumes pour enlever la poussière ou la terre qui s’y trouve, ou pour retirer les produits de pulvérisation, à condition de les consommer immédiatement, et cela ne constitue pas une interdiction de borer en retirant les déchets de la nourriture. A plus forte raison, il est permis de rincer des fruits déjà propres, si ce n’est que par précaution pour des raisons d’hygiène, et cela est permis selon tous les avis. Il est également permis de laver à l’eau froide du poisson salé pour enlever le sel qui s’y trouve. De même, des fruits sans écorce, comme les raisins, les figues, les pêches et les poires, qui sont tombés dans un récipient contenant des substances colorantes et se sont salis, peuvent être bien lavés à l’eau pour les nettoyer, à condition de les consommer immédiatement, sans aucune crainte d’interdiction. Mais il est interdit de faire tremper des fruits ou légumes dans un récipient plein d’eau pour enlever la poussière.
Réponse
Celui qui mange des raisins de la grappe pendant Chabbat doit détacher les bons raisins qu’il souhaite manger immédiatement, tandis que ceux qu’il ne veut pas manger, comme les raisins pourris ou similaires, il doit les laisser sur la grappe et ne pas les détacher, car il peut atteindre les bons raisins sans avoir à détacher les raisins pourris.
Tri des vêtements et des ustensiles
Réponse
De même qu'il existe une interdiction de berera (tri) concernant deux sortes d'aliments, il y a également une interdiction de berera pour des ustensiles, des vêtements ou des livres qui sont mélangés les uns avec les autres. Ainsi, lorsqu'on souhaite sélectionner un ustensile, un vêtement ou un livre parmi d'autres, il faut choisir l'objet dont on a besoin, ce qui est considéré comme prendre l'aliment du déchet, à condition de l'utiliser immédiatement.
Réponse
Il est toutefois permis de retirer pendant Chabbat des vêtements d'un cintre même si on n'en a pas besoin, dans le but d'accéder au vêtement intérieur qui se trouve en dessous. Cela n'est pas considéré comme une transgression de borer, car il n'est pas possible d'atteindre le vêtement désiré sans d'abord enlever ceux qui sont au-dessus.
Réponse
Lorsqu'on a des couteaux, des cuillères et des fourchettes mélangés ensemble, il est permis de les trier pour les placer chacun à leur place pour le besoin du repas suivant, car il n'y a pas ici de mélange entre aliment et déchet, tous ayant la même importance. De plus, certains estiment que la règle de borer ne s'applique qu'aux produits de la terre, et d'autres pensent que tout objet distinct et reconnaissable n'est pas concerné par la règle de borer. Cependant, après la troisième séouda, il est interdit de faire ainsi.
Réponse
Concernant les petits papiers sur lesquels sont inscrits des numéros et des noms des personnes ayant reçu une aliya à la Torah, lorsqu'une personne fait un don, on sort le papier portant son nom et on lui remet un autre papier indiquant le montant du don, chacun à son nom. Il est également nécessaire de trier les cartes numérotées selon le nombre requis. En pratique, ceux qui se montrent indulgents à ce sujet pendant Chabbat ont sur qui s'appuyer, et il n'y a pas lieu de craindre une interdiction de borer.
Réponse
Il est permis au chamach et au responsable de la synagogue de ranger après la prière, pendant Chabbat, les sidourim et houmachim laissés par les fidèles, et de les trier afin de placer chaque livre à sa place appropriée.
Réponse
Celui qui trouve dans une poubelle des objets de sainteté, comme des feuilles contenant des paroles sacrées ou des lanières de tefiline, a le droit de les retirer de la poubelle, même sans examiner les feuilles, car son intention est uniquement d'éviter que ces objets ne restent dans l'outrage, ce qui est considéré comme un tri pour un usage immédiat et est permis. Toutefois, il est bon de lire un peu de ces feuilles après les avoir sorties de la poubelle.
Réponse
Lorsqu'une personne malade en danger, selon l'avis du médecin, doit consommer de la viande pendant Chabbat et qu'il n'y a que de la viande crue non cuite disponible, si elle peut manger cette viande sans cuisson, il faut rincer la viande pour enlever le sang qui se trouve à sa surface. Il n'y a pas lieu de craindre un interdit de borer en retirant le sang de la surface de la viande.
Réponse
Certains estiment qu'il ne faut pas réciter la berakha des arbres pendant Chabbat et Yom Tov, de peur d'en venir à détacher quelque chose de l'arbre, et aussi par crainte de borer, car selon les kabbalistes, cette berakha sépare les étincelles de sainteté du végétal. Cependant, la règle principale est qu'il n'y a pas lieu de craindre cela, et l'interdit de borer ne s'applique pas à une telle réalité spirituelle.
Mélakha de vanner
Réponse
Celui qui effectue la melakha de zore pendant Chabbat, en lançant avec un van dans le vent une quantité équivalente à une grogueret, est passible. Cela s'applique aussi bien à celui qui vanne du blé ou des légumineuses, qu'à celui qui vanne des aromates ou d'autres produits issus de la terre. Tout cela concerne le cas où l'on vanne de manière à ce que le vent ordinaire puisse effectivement séparer les éléments.
Réponse
Il est permis de verser de l'eau dans une cour fermée pendant Chabbat, sans craindre l'interdiction de zore. De même, il n'y a pas d'interdiction de zore lorsqu'une personne crache pendant Chabbat et que le vent disperse sa salive. Si l'on crache dans le domaine public et que le vent disperse la salive dans toutes les directions, ou sur une distance de quatre amot dans le domaine public, certains estiment qu'il n'y a pas non plus d'interdiction, tandis que d'autres sont d'avis contraire. Tout cela concerne la salive, mais pour l'eau, il faut être strict.
Réponse
Il est permis de disperser du tabac à priser dans le vent pendant Chabbat, sans craindre l'interdiction de zore. De même, il est permis de jeter dans le vent une herbe appelée "chenop-tabac" pendant Chabbat, sans craindre l'interdiction de zore.
Réponse
Il est permis de casser des graines pendant Chabbat dans un endroit où il y a du vent, même si les coquilles s'envolent avec le vent, sans craindre l'interdiction de zore.
Réponse
Il est permis d'utiliser pendant Chabbat un spray qui se disperse dans l'air, sans craindre l'interdiction de zore. Il est également permis d'utiliser des flacons de parfum qui, lorsqu'on appuie sur leur bouchon, diffusent le parfum dans l'air, sans craindre l'interdiction de zore ni celle de molid reicha.
Réponse
Il est permis d'utiliser pendant Chabbat un spray "Pleit" ou d'autres produits contre les mouches et les moustiques, sans craindre l'interdiction de zore, à condition de ne pas pulvériser directement sur les insectes mais dans l'air. Il faut également laisser une fenêtre ouverte pour permettre aux mouches de sortir.
Lois de l’extraction pendant Chabbat, mélakha de dèche
Réponse
Celui qui presse des olives pendant Chabbat pour en extraire de l'huile, ou des raisins pour en faire du vin, transgresse une interdiction de la Torah en raison de la melakha de mifarek, qui est une dérivée de la melakha de dash, car dash consiste à séparer le grain de la paille et des épis.
Réponse
Il est interdit par décret rabbinique de presser des mûres ou des grenades pendant Chabbat, car certaines personnes ont l'habitude de les presser comme les olives et les raisins. C'est pourquoi les Sages ont interdit de les presser, de peur que l'on en vienne à presser des olives ou des raisins.
Réponse
Tout fruit que l'on a l'habitude, dans un endroit donné, de presser afin d'en boire le jus par soif ou par plaisir, il est interdit de le presser pendant Chabbat partout dans le monde, comme la règle pour les mûres et les grenades.

