Questions pratiques
Ordre de la nuit de Yom Kippour
Réponse
Certains disent que ceux qui ont l'habitude de vérifier et de séparer les fils du tsitsit avant la bénédiction chaque jour devraient le faire la veille de Chabbat ou la veille de Yom Kippour, avant de ranger le talit dans son étui, afin de ne pas avoir à vérifier le lendemain. Toutefois, selon la règle stricte, il est permis de vérifier et de séparer les tsitsit même pendant Chabbat. Et si l'on possède un talit réservé pour Chabbat, il est bon de le vérifier en le pliant à la sortie de Chabbat.
Réponse
Après s'être drapé dans le talit et avoir couvert sa tête, puis l'avoir abaissé sur le corps, il est permis de rester ainsi pendant toute la prière. Ce n'est que par mesure de piété que l'on couvre sa tête avec le talit jusqu'à la fin de la prière.
Réponse
Si son talit est tombé complètement et qu'il s'en drape de nouveau, il n'est pas nécessaire de réciter la bénédiction. De même, si l'on a retiré son talit en ayant l'intention de s'en draper à nouveau peu de temps après, il n'est pas nécessaire de réciter la bénédiction, sauf si l'on a attendu environ une demi-heure, auquel cas il faudra réciter de nouveau la bénédiction en se drapant. Si l'on change de talit, il faut réciter la bénédiction. Ainsi, à Yom Kippour, lorsqu'on fait une pause d'une heure ou plus après Moussaf, en se drapant à nouveau dans le talit avant Min'ha, on récite la bénédiction "lehit'atef betsitsit".
Réponse
Lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, on ne dit pas Kabbalat Chabbat, mais seulement le psaume "Mizmor shir leyom haChabbat", et ce psaume doit être récité avant le piyout "Lecha Eli Teshukati".
Réponse
On commence par le piyout Lecha Eli Teshoukati, attribué à Rabbi Yehouda Halevi.
Réponse
On récite le piyout mentionné, avec la vidouy qu'il contient, avec humilité. La coutume générale est de le dire assis, même s'il comporte une confession, et ils ont sur quoi s'appuyer, car telle est l'opinion de Maran. Si l'assemblée a l'habitude de s'asseoir et qu'une personne décide d'être stricte et de le dire debout, cela peut être considéré comme de l'orgueil. Ensuite, on récite le piyout Shema Koli, qui, selon la tradition reçue, a été composé par Rabbénou Haï Gaon.
Réponse
On sort les Sifrei Torah de l'Aron, et deux personnes craignant Hachem se tiennent, l'une à droite du chaliah tsibour, l'autre à sa gauche. Le chaliah tsibour dit à voix haute : « Bishiva shel maala oubishiva shel mata, al daat hamakom baroukh hou veal daat hakahal hakadosh hazé, anou matirim lehitpalel im haavaryanim. » Cela se base sur l'enseignement de nos Sages selon lequel tout jeûne qui n'inclut pas les fauteurs d'Israël n'est pas un vrai jeûne, comme la chelbenah qui a une mauvaise odeur mais est comptée parmi les ingrédients du ketoret. Il existe une version du texte qui dit « im haavaryanim ».
Réponse
Ensuite, on récite Kol Nidrei. Comme il est enseigné dans Nedarim, celui qui souhaite que ses vœux de toute l'année ne soient pas effectifs doit se tenir à Roch Hachana et dire : « Tous les vœux que je ferai cette année seront annulés. » Il faut donc dire « koulan at'haratna behon », c'est-à-dire que si j'oublie et que je fais un vœu, dès maintenant je m'en repens et je pose la condition qu'ils soient annulés.
Réponse
Certains disent qu'il faut avancer la prière de Kol Nidrei et la réciter avant la tombée de la nuit, mais notre coutume est de la dire véritablement la nuit, après la vente des mitsvot de l'ouverture de l'Aron et de la sortie des Sifrei Torah lors de la soirée de Yom Kippour. Laisse les Juifs suivre leur coutume, car ils ont sur quoi s'appuyer.
Réponse
La coutume est de répéter Kol Nidrei trois fois pour renforcer son effet.
Réponse
Il est d'usage de réciter le Kol Nidré à la fois au passé et au futur, en disant : "ce que nous avons juré" et "ce que nous jurerons", "ce que nous avons fait vœu" et "ce que nous ferons vœu", "ce que nous avons interdit à nos personnes" et "ce que nous interdirons", etc. On précise également : "ce que nous avons interdit à nos personnes depuis le Yom Kippour passé jusqu'à ce Yom Kippour qui vient sur nous pour le bien", ainsi que "ce qui sera interdit à nos personnes depuis ce Yom Kippour jusqu'au prochain Yom Kippour qui viendra sur nous pour le bien".
Réponse
Il est très approprié, selon la Kabbala, de sortir le Sefer Torah et de le tenir dans ses bras lors de la récitation du Kol Nidré. Toutefois, si l’on ne dispose pas de Sefer Torah, on dira le Kol Nidré sans Sefer Torah. Si la coutume locale est de réciter le Kol Nidré sans Sefer Torah, même s’ils en possèdent, il ne faut pas les en empêcher.
Réponse
C’est une grande mitsva selon la Kabbala d’acquérir le Sefer Torah utilisé pour le Kol Nidré, quel que soit le prix demandé, si l’on en a les moyens. Cela est particulièrement valable lorsque l’argent récolté sert au bénéfice des talmide hakhamim et des yeshivot, après déduction des frais de la synagogue, car une mitsva en entraîne une autre.
Réponse
Le chaliah tsibour ou le rabbin de la communauté récite à voix haute la berakha de "Sheheheyanu" sur la sainteté du jour, avec l’intention d’acquitter l’assemblée, et les fidèles doivent également avoir l’intention de s’acquitter. C’est pourquoi ils ne répondront pas "Baroukh Hou oubaroukh Chemo", mais uniquement "Amen". Actuellement, comme tous les officiants ne savent pas avoir l’intention d’acquitter l’assemblée, il est d’usage que chacun récite à voix basse la berakha de "Sheheheyanu" après le chaliah tsibour. Ainsi, on ne répond pas "Amen" à la berakha du chaliah tsibour, sauf si l’on a terminé sa propre berakha avant lui.
Réponse
Dans les endroits où l’on a l’habitude de vendre les honneurs d’ouvrir le heikhal et de porter les Sifrei Torah la nuit de Yom Kippour, si la personne qui a acquis le Sefer Torah du Kol Nidré porte des chaussures en cuir, ce qui est interdit à Yom Kippour, il faut le convaincre de demander au chaliah tsibour ou au rabbin de réciter la berakha de Sheheheyanu et d’acquitter l’assemblée. S’il refuse et qu’il y a risque de discorde, le rabbin ou le responsable de la synagogue devra indiquer à l’assemblée de réciter à voix basse la berakha de Sheheheyanu chacun pour soi, pendant que celui qui tient le Sefer Torah du Kol Nidré la récite à voix haute, sans en préciser la raison.
Réponse
Certains ont l’habitude de réciter une azkara pour les défunts, et leurs proches font un vœu de tsedaka pour l’élévation de leur âme, car même les défunts ont besoin d’expiation, comme il est dit dans le Sifri : « Expiation pour Ton peuple Israël » désigne les vivants, « que Tu as rachetés » désigne les morts, ce qui enseigne que même les morts ont besoin d’expiation. Il convient de ne pas multiplier les louanges des défunts lors de la prière « Menouha Nehona », mais seulement de se limiter à une formule brève : « Celui qui a pitié de toutes Ses créatures », etc.
Réponse
Lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il est recommandé que le chaliah tsibour annonce avant la prière d'Arvit que toute l'assemblée ait l'intention de s'acquitter de l'obligation du kiddouch à travers la prière, dans laquelle on conclut par « mekadesh haChabbat veYisrael veYom haKippourim ». Ainsi, on s'acquitte de l'obligation de kiddouch selon la Torah, comme il est dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat, rappelle-le à son entrée ».
Réponse
Après cela, on remet les Sifrei Torah dans le heikhal, et lors de leur retour, on récite le mizmor « Havou laHachem bnei elim », etc. Grâce à cela, il est également possible de dire le demi-Kaddich avant la prière d'Arvit, puis « VeHou Ra'houm » et « Bar'khou ».
Réponse
La coutume en Erets Israël est de commencer la prière d'Arvit de Yom Kippour, même lorsqu'il tombe un Chabbat, par le verset « VeHou Ra'houm yékhaper avon », et c'est une ancienne tradition. Toutefois, dans les synagogues des Juifs babyloniens qui ont l'habitude de ne pas le dire, ils continueront selon leur coutume de ne pas le réciter.
Réponse
Il faut prier avec des pleurs, des larmes et avec une grande soumission. Si l'on ne peut pas pleurer, on priera avec une voix de pleurs, comme il est écrit : « Car Hachem a entendu la voix de mes pleurs ».

