Questions pratiques
Ne pas réciter de bénédiction lors du retrait des tefiline
Réponse
Il ne faut réciter aucune berakha lorsqu’on retire les tefiline, même lorsqu’on les enlève la veille de Chabbat entre le coucher du soleil et la nuit.
Moment de la pose des tefiline
Réponse
Le moment pour s’envelopper dans le tsitsit le matin commence lorsqu’on peut reconnaître une personne que l’on connaît, à une distance de quatre amot. Certains estiment que cela correspond à environ six minutes après l’aube (amoud hachahar), d’autres disent que c’est environ une heure avant le lever du soleil (netz hachama). Ainsi, a priori, il ne faut pas s’envelopper dans le tsitsit avant qu’il ne reste une heure avant le lever du soleil. Tel est également le minhag de Jérusalem. Cependant, pour les ouvriers qui se lèvent très tôt et qui doivent partir rapidement à leur travail, il est permis de s’envelopper dans le tsitsit environ six minutes après l’aube, lors d’un jour moyen. Le moment de l’aube est soixante-douze minutes halakhiques avant le lever du soleil.
Réponse
Les sages ont interdit de mettre les tefiline la nuit, de crainte que l’on ne s’endorme avec et qu’elles ne soient traitées avec manque de respect. Certains pensent même que, selon la Torah, il ne faut pas mettre les tefiline la nuit, car il est écrit « miyamim yamima », ce qui exclut les nuits. Cependant, la règle principale est que l’interdiction de mettre les tefiline la nuit n’est que d’ordre rabbinique. Ainsi, un officier dans une armée étrangère, qui n’a aucune possibilité de mettre les tefiline pendant la journée, pourra les mettre la nuit, mais sans réciter de berakha.
Réponse
Il est permis d’écrire les passages des tefiline même la nuit.
Réponse
La fin du temps pour la pose des tefiline, a priori, est jusqu’au coucher du soleil.
Réponse
Celui qui a mis les tefiline dans la journée et voit le soleil se coucher doit les retirer immédiatement, afin d’éviter que l’on ne pense qu’il est permis de mettre les tefiline après le coucher du soleil. Toutefois, si la personne ne les retire pas après le coucher du soleil parce qu’elle n’a pas d’endroit sûr pour les garder et craint de les perdre, il lui est permis de les garder sur elle, même a priori. Selon les mekoubalim, il faut être strict et les retirer immédiatement, sauf si l’on prie minha avec les tefiline : si la prière a commencé avant le coucher du soleil, on peut les garder même après le coucher.
Réponse
Celui qui n’a pas mis les tefiline de toute la journée et que le soleil s’est couché, mais qu’il est encore dans la période de bein hashmashot, doit les mettre immédiatement et réciter la berakha, à condition que le moment de la sortie des étoiles ne soit pas encore arrivé. Cependant, si la personne a déjà prié arvit et a ainsi considéré la nuit commencée, puis se souvient qu’elle n’a pas mis les tefiline ce jour-là, même si le soleil ne s’est pas encore couché, elle mettra les tefiline sans berakha, afin de ne pas perdre la mitsva de ce jour.
Réponse
Une personne qui voyage le dimanche des États-Unis vers Israël en passant par l'ouest, traversant ainsi la ligne de changement de date, et qui a voyagé toute la journée sans que la nuit ne tombe, doit mettre les tefiline avant la tombée de la nuit, car en traversant la ligne de changement de date, il se retrouve déjà au lundi, même si la nuit n'est pas encore tombée pour lui. Ce qu'il a mis le dimanche ne le dispense pas de l'obligation du lundi. De même, celui qui voyage d'Israël vers l'Amérique en passant par l'est, traverse la ligne de changement de date et la nuit tombe, puis après avoir traversé la ligne, il se retrouve de nouveau au dimanche. Certains disent qu'il doit remettre les tefiline.
Réponse
Les tefiline possèdent une grande sainteté, et il faut être très vigilant à ne pas détourner son attention vers des paroles profanes lorsqu'on les porte. Tant que les tefiline sont sur la tête et le bras d'une personne, celle-ci est humble et craint Hachem, elle ne se laisse pas entraîner dans la plaisanterie ou les discussions futiles, et ne pense pas à des pensées mauvaises, mais oriente plutôt son cœur vers la vérité et la justice.
Réponse
Certains estiment que le détournement d'esprit concernant les tefiline ne s'applique que lorsqu'on se livre à la plaisanterie ou à la légèreté, mais si l'on s'occupe à autre chose sans penser aux tefiline, cela n'est pas considéré comme un détournement d'esprit. D'autres pensent que tout détournement d'esprit est interdit. Bien que l'opinion principale suive la première, puisqu'il est d'usage de ne porter les tefiline que pendant la tefila, il est préférable et correct, a priori, de s'abstenir de tout détournement d'esprit lorsqu'on porte les tefiline, même si ce n'est pas un détournement lié à la légèreté.
Réponse
Pendant la tefila, lorsqu'une personne doit se concentrer sur ce qu'elle prononce, ou lorsqu'elle étudie la Torah alors qu'elle porte les tefiline, il lui est permis de détourner son attention des tefiline.
Réponse
Par conséquent, celui qui corrige un Sefer Torah pour le préparer à la lecture publique, alors qu'il porte les tefiline, il est préférable qu'il les retire avant de corriger, et qu'il ne fasse pas la correction avec les tefiline. Cependant, selon la halakha stricte, il n'y a pas d'interdiction à ce sujet concernant le détournement d'esprit.
Réponse
Celui qui se rend à la synagogue ou au Kotel pour la prière de Chaharit et souhaite mettre les tefiline chez lui afin de sortir de chez lui paré du talit et des tefiline, et arriver ainsi à la synagogue, et qui conduit lui-même sa voiture, bien qu'il n'y ait pas d'interdiction stricte du point de vue du détournement d'esprit pendant la conduite, il est tout de même préférable de conduire sans les tefiline et de les mettre à la synagogue, plutôt que de conduire avec les tefiline. Ceci est d'autant plus vrai que Rabbénou HaAri a été très strict concernant le détournement d'esprit avec les tefiline.
Statut des tefiline pendant Chabbat, Yom Tov et Hol Hamoed
Réponse
Il est interdit de mettre les tefiline le Chabbat, les jours de Yom Tov et le jour de Yom Kippour.
Réponse
On ne met pas les tefiline lors du deuxième jour de Yom Tov célébré en dehors d’Israël.
Réponse
Un habitant d’Israël qui se rend temporairement à l’étranger, avec l’intention de revenir rapidement, et qui y reste un ou deux mois, étant indépendant et voyageant pour affaires ou en mission sans limite de temps, doit suivre la règle du deuxième jour de Yom Tov comme les habitants d’Israël en ce qui concerne la tefila. Il mettra les tefiline chez lui, discrètement, et récitera le Chema avec.
Réponse
Les envoyés d’institutions qui résident à l’étranger pour une mission d’un an ou plus doivent, tant qu’ils sont à l’étranger, se comporter entièrement comme les habitants de la diaspora et ne pas mettre les tefiline pendant le deuxième jour de Yom Tov, même lors du dernier jour de Souccot.
Réponse
Même une personne non circoncise, par exemple si ses frères sont décédés à cause de la circoncision, ne doit pas mettre les tefiline le Chabbat et les jours de Yom Tov. Bien qu’il ne possède pas deux signes distinctifs pendant le Chabbat, il reste tout de même porteur d’un signe, mais en raison du danger ou de la contrainte, ce signe lui est retiré. Cependant, il demeure toujours soumis à la mitsva.
Réponse
La coutume répandue est de ne pas mettre les tefiline pendant Hol Hamoed. Même quelqu’un qui avait l’habitude de les mettre à l’étranger doit adopter la coutume d’Israël en arrivant en Terre d’Israël.
Réponse
Celui qui prie dans une synagogue ashkénaze où tous mettent les tefiline pendant Hol Hamoed, certains estiment qu'il ne doit pas y prier sans tefiline, à cause de l'interdiction de "lo titgodedou". Selon leur avis, il mettra donc les tefiline sans réciter la berakha. Cependant, la halakha tranche qu'il n'y a pas lieu de craindre ici l'interdit de "lo titgodedou", et il priera là-bas pendant Hol Hamoed selon sa coutume, sans tefiline.

