Questions pratiques
Règle de la crainte envers les parents
Réponse
Si le père a besoin de son fils et lui demande de le laver une fois par semaine, le fils doit s'arranger pour que quelqu'un d'autre s'en charge, même si cela implique un paiement. Toutefois, si le père est malade et âgé, et qu'il existe un risque de chute dans la baignoire, et qu'il n'est absolument pas possible de trouver quelqu'un d'autre, il est permis au fils de laver son père à condition qu'il soit vêtu, et il est préférable de placer une grande serviette sur la zone concernée ou de lui faire porter un maillot de bain ou similaire. Si cela n'est pas possible non plus, il est permis de le laver en cas de danger.
Réponse
Certains estiment qu'il n'est pas obligatoire de se lever devant son père dans le bain public, car l'obligation de se lever devant son père relève du respect, et ce respect n'a pas lieu d'être dans le bain public. D'autres estiment que le fils doit se lever devant son père même dans le bain public, car l'obligation de se lever relève de la crainte, et la crainte s'applique aussi dans le bain public. La halakha suit principalement cette seconde opinion. Dans tous les cas, dans les salles intermédiaire ou extérieure où tout le monde est vêtu, le fils doit se lever devant son père si les deux sont habillés. Il convient de s'empresser de sortir afin de ne pas rester avec son père dans le bain public, comme cela a été expliqué. A plus forte raison, dans une piscine où tout le monde porte un maillot de bain, il faut se lever en l'honneur de son père et d'un talmid hakham. En particulier lorsqu'ils sont habillés près de la piscine, il est obligatoire de se lever.
Réponse
Un fils ne doit pas déménager dans une autre ville si ses parents ont besoin de lui pour les servir ; il doit donc habiter près de chez eux afin de pouvoir s'occuper de leur honneur. Cependant, dans plusieurs cas, il est permis au fils de déménager : s'il n'a pas les moyens financiers d'acheter un logement dans la ville de ses parents, ou si le loyer y est trop élevé pour lui ; si ses parents lui pardonnent ce départ ; s'il y a un risque de troubles dans son couple s'il habite près de ses parents ; s'il ne trouve pas de source de revenus dans la ville de ses parents ; s'il ne trouve pas d'établissement d'étude qui lui convienne dans cette ville ; s'il exerce comme rabbin d'une communauté et enseigne la Torah à de nombreuses personnes ; s'il n'y a pas de bon talmud torah pour éduquer ses enfants dans cette ville ; si ses parents vivent dans un quartier non religieux et que cela nuit à sa crainte du Ciel ou à celle de ses enfants ; pour des raisons de santé, si les médecins recommandent de déménager dans une ville au climat différent ; si ses parents ont perdu la raison ; si ses parents sont difficiles, ont de mauvais traits de caractère et le font trop souffrir, au point qu'il craint d'enfreindre leur respect ; ou s'il ne trouve une épouse qu'à condition de déménager dans une autre ville. Dans tous ces cas, il est permis au fils de partir, mais il est préférable qu'il apaise ses parents jusqu'à ce qu'ils acceptent.
Réponse
Si un fils habite loin de ses parents et leur envoie une lettre ou les appelle pour leur donner de ses nouvelles et les rassurer, il accomplit ainsi la mitsva de kiboud av vaem. Certains estiment qu'il est permis au fils de demander à son père le remboursement des frais de timbres ou de téléphone, car la mitsva de kiboud av vaem doit être financée par le père et non par le fils. D'autres pensent que le fils doit éviter de demander ces frais à ses parents.
Réponse
Celui qui habite loin de ses parents et qui a l'habitude de leur envoyer de temps en temps une lettre pour les rassurer, s'il doit leur écrire pendant Hol Hamoed pour leur donner de ses nouvelles, il lui est permis de le faire, même à la main. Toutefois, il est préférable d'écrire à l'ordinateur ou de manière similaire.
Réponse
Lorsqu'un fils part dans une autre ville et que ses parents s'inquiètent de savoir s'il est bien arrivé à destination, il a la mitsva de les appeler pour leur annoncer qu'il est arrivé, ou de leur envoyer une lettre pour les informer de son bien-être, afin d'ôter leur inquiétude. Il en va de même si le fils habite chez ses parents et part le soir dans un endroit éloigné, et que ses parents s'inquiètent de savoir s'il est arrivé sain et sauf : il convient qu'il les appelle pour leur annoncer qu'il est arrivé à destination. Celui qui part dans un autre pays pour un certain temps, il convient, avant de partir, d'aller prendre congé de ses parents, d'embrasser leurs mains et de demander leur bénédiction.
Réponse
Des parents âgés ou malades qui ont besoin que leur fils s'occupe d'eux, ou un père veuf ou âgé, ou une mère veuve ou âgée que le fils aide fréquemment, et avant le mariage, les parents de la fiancée exigent que le couple s'installe dans leur ville : si le fiancé voit que le mariage risque d'être annulé s'il insiste pour habiter près de ses parents, il doit s'installer dans la ville de la fiancée et continuer à s'occuper de ses parents dans leur ville, ou organiser un arrangement avec ses frères. En tout cas, il est interdit de laisser ses parents sans assistance.
Réponse
La visite des enfants procure de la joie aux parents, surtout lorsqu'ils ne les ont pas vus depuis un certain temps. Faire des visites à ses parents fait partie intégrante de la mitsva de kiboud av vaem, même si l'on ne fait rien de particulier pour eux lors de la visite, et même si le père n'est pas un talmid hakham et qu'on n'entend pas de paroles de Torah de sa part. Il y a donc une mitsva à leur rendre visite de temps en temps. Il n'existe pas de mesure ou de fréquence fixe concernant ces visites, et chaque fois que l'on rencontre ses parents, on accomplit la mitsva de kiboud av vaem, pas uniquement pendant les fêtes. Tout dépend des circonstances. Cela s'applique particulièrement à un enfant qui ne vit pas dans la même ville que ses parents, qui doit voyager de temps en temps pour leur rendre visite. Un étudiant de yéchiva qui étudie dans la ville de résidence de ses parents doit également leur rendre visite de temps à autre, selon les circonstances, afin d'accomplir la mitsva. Cependant, si l'enfant est absorbé par son étude, il n'est pas obligé de rendre visite à ses parents.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de rendre visite à leurs parents pendant le Chabbat et les fêtes, mais il n'y a pas d'obligation à ce sujet du point de vue de la mitsva de kiboud av vaem. Cela est d'autant plus vrai si le fils est absorbé par son étude ou par l'enseignement de la Torah, car l'étude de la Torah est plus grande que le respect des parents. Toutefois, si les parents tirent plaisir du fait que leur fils leur rende visite, il s'efforcera de faire leur volonté autant que possible. Et si les parents lui demandent de les appeler de temps en temps, il faut s'efforcer beaucoup de faire leur volonté.
Réponse
Lorsqu'un fils promet à son père qu'il viendra lui rendre visite, il doit veiller à préciser "bli neder" (sans engagement de vœu), car certains estiment qu'il lui serait interdit de revenir sur sa parole, celle-ci étant considérée comme un vœu de mitsva, puisqu'il s'agit de la mitsva de kiboud av vaem. Cependant, si le père lui dit qu'il n'est pas obligé de venir, c'est comme s'il avait accepté la situation, et il n'est alors pas nécessaire d'annuler le vœu.
Réponse
Si un homme dit à sa femme qu'il ne souhaite pas que son père, sa mère, ses frères ou ses sœurs viennent chez eux, on suit sa volonté. Cependant, elle ira chez ses parents lorsqu'il leur arrive un événement, et elle ira chez son père une fois par mois et à chaque fête.
Réponse
Celui qui n'a pas vu son père, sa mère ou un proche pendant trente jours, et qui éprouve de la joie en les revoyant, doit réciter la berakha "sheheheyanu" avec le nom et la royauté, même s'il a été en contact téléphonique ou par courrier avec eux durant ces trente jours.
Réponse
Certains disent que si le père d'une personne est tombé malade et a guéri, le fils peut réciter la berakha "hagomel" à la place de son père, car il se réjouit de la guérison de son père. Il récitera alors la formule habituelle "hagomel lehayavim tovot...", et bien que l'expression "hayavim" ne soit pas très respectueuse envers le père, il n'y a pas lieu de s'en formaliser. Cependant, en pratique, il n'est pas d'usage que le fils récite la berakha "hagomel" pour son père ou pour son maître.
Réponse
Les parents doivent toujours s'efforcer de bénir leurs enfants, en particulier la veille de Chabbat, selon la coutume d'Israël, car il faut craindre qu'au cours de la semaine ils aient pu être contrariés ou en colère contre eux, et leur contrariété pourrait leur porter préjudice. C'est pourquoi les enfants ont l'habitude d'embrasser les mains de leur père et de leur mère après le kiddoush du soir de Chabbat, et les parents les bénissent. Un fils marié qui habite près de ses parents, il est correct et approprié qu'il aille chaque soir de Chabbat chez eux pour embrasser leurs mains. Même si cela entraîne un retard du kiddoush chez lui, il convient que le fils se rende chez ses parents, et surtout si sa mère est veuve et que le fils fait le kiddoush pour elle. Si sa femme s'y oppose parce que le kiddoush à la maison est retardé, il est approprié que le mari lui explique l'importance de la mitsva de kiboud av vaem et la persuade d'accepter cela. Si malgré tout cela la dérange, il devra poser une question halakhique à un sage.
Réponse
Il est bon et approprié d'habituer son jeune enfant à embrasser la main de son père, de sa mère, de son maître et des autres personnes importantes ou pieuses. Telle est la coutume chez les Séfarades.
Réponse
Il faut s'efforcer de recevoir la bénédiction de son père et de sa mère, même tous les jours de l'année, et a fortiori la veille de Yom Kippour.
Réponse
Une personne en deuil pendant les sept premiers jours de deuil ne doit pas bénir ses enfants le soir de Chabbat comme elle en avait l'habitude chaque soir de Chabbat.
Réponse
Il ne faut pas appeler son père ou sa mère par leur prénom. De même, lorsqu'on mentionne ses parents devant d'autres personnes, on ne doit pas mentionner uniquement leur prénom, que ce soit de leur vivant ou après leur décès, que ce soit en leur présence ou non. On dira plutôt : "mon père, mon maître untel" ou "mon maître, mon père untel", en ajoutant le prénom après ces titres. Pour sa mère, on dira : "madame ma mère untelle", en ajoutant le prénom après le titre. De même, une fille ne doit pas appeler sa mère par son prénom. Lorsqu'on s'adresse à son père pour lui parler, on dira "papa", et à sa mère, "maman".
Réponse
Si d'autres personnes portent le même prénom que son père, lorsqu'on les appelle en présence de son père, il ne faut pas mentionner leur prénom tel quel, mais utiliser une modification ou un surnom. Mais en l'absence de son père, il est permis de les appeler par leur prénom habituel. Et si c'est un prénom rare que tout le monde n'a pas l'habitude d'utiliser, même en l'absence du père, il convient d'être rigoureux et de ne pas appeler d'autres personnes par ce prénom, mais d'utiliser un surnom. Les Ashkénazes ont l'habitude d'être indulgents pour appeler d'autres personnes par leur prénom, en l'absence du père, que ce soit un prénom rare ou courant. Et en présence du père, certains disent que même selon le Rama, il ne faut pas être indulgent pour appeler d'autres personnes qui portent le même prénom que le père, même si ce n'est pas un prénom rare. Le Rama n'a permis que lorsque le père n'est pas présent. Et d'autres sont en désaccord. Nous avons déjà écrit que l'interdiction de mentionner le prénom s'applique aussi à la mère.
Réponse
Celui qui étudie pour la guérison de son père malade, ou pour l’élévation de l’âme de son père, peut dire après sa prière que cet étude soit pour la guérison de Untel fils de Untel.

