Questions pratiques
Mitsva de réjouir le marié et la mariée
Réponse
Si le hatan a des membres de sa famille non pratiquants et craint qu'ils ne dansent des danses mixtes, il doit donner instruction à l'orchestre d'arrêter immédiatement la musique si de telles danses commencent. Il est également recommandé à tous les amis du hatan de danser avec encore plus d'enthousiasme et de vigueur afin d'empêcher l'apparition de danses mixtes.
Réponse
Il est strictement interdit aux femmes de danser devant la kala dans un lieu où il n'y a pas de séparation.
Réponse
Lorsqu'il y a une prise de vue vidéo, il faut veiller à ne pas filmer les danses des femmes, afin de ne pas entraîner de faute pour ceux qui regarderaient ensuite ces images. Si toutefois les danses des femmes ont été filmées, le vidéaste doit monter la vidéo de façon à séparer les séquences où apparaissent les femmes dans un film distinct.
Réponse
La coutume de certains Ashkénazes de danser avec la kala en tenant un foulard n'est pas à adopter dans notre communauté.
Réponse
Il est interdit aux hommes de danser en cercle avec la kala pendant les sept jours de festivités. Dans les endroits où cette pratique existe pour réjouir le hatan et la kala, il est impératif d'annuler cette coutume, car il n'est permis de transgresser aucune interdiction pour la joie du hatan et de la kala.
Réponse
Il est d'usage de féliciter la kala lors de son mariage en lui souhaitant "mazal tov", et cela n'est pas considéré comme une salutation interdite à une femme. De même, il est permis de bénir et de prier en sa faveur, même en sa présence, car il ne s'agit que d'une prière et non d'une salutation.
Réponse
Bien que selon la halakha il soit permis à un père d’embrasser sa fille kala, ainsi que ses filles adultes, il convient néanmoins de ne pas le faire en public. Par conséquent, il est approprié d’annuler cette mauvaise habitude que l’on rencontre parfois, où le père de la kala l’embrasse devant tout le monde.
Réponse
Un hatan qui sait que des parentes risquent de vouloir l'embrasser après la houppa doit s'y préparer afin de s'en éloigner, et leur expliquer que cela est interdit selon la halakha. Il doit également s'abstenir de tendre la main aux femmes, et tout cela doit se faire avec explication appropriée et dans une bonne ambiance. De même, la kala ne doit pas tendre la main aux hommes.
Réponse
Un talmid hakham qui se consacre à l'étude peut s'abstenir d'assister au repas des sheva berakhot afin de poursuivre son étude de la Torah avec assiduité. Non seulement il n'est pas obligé d'interrompre son étude s'il a déjà commencé, mais même a priori il est autorisé à préférer l'étude à la participation à ce repas de mitsva. À plus forte raison, si le talmid hakham est en train de clarifier une halakha à appliquer concrètement, il n'y a pas de meilleure conduite que celle-ci, et il ne rentre pas dans la catégorie de ceux que les Hakhamim ont qualifiés de "sept excommuniés du Ciel". Toutefois, s'il voit qu'en se rendant au repas il pourra influencer positivement les participants par des paroles de morale, cela vaut la peine qu'il y aille.
Réponse
Le hatan ne doit pas réciter la berakha "Asher tsag..." la nuit de son mariage.
Lois des sept bénédictions après le repas
Réponse
La coutume répandue est de réciter les sept berakhot après le Birkat Hamazon du premier repas qui suit la houppa, même si la salle n'est pas considérée comme une véritable maison des mariés, car tous les membres des familles du marié et de la mariée ainsi que les chouchvinin s'y trouvent.
Réponse
Après le repas de mariage, il convient de veiller à réciter immédiatement le Birkat Hamazon, puis les sept berakhot, et seulement ensuite de réjouir le marié et la mariée par des danses et des rondes. Il faut agir ainsi surtout dans les endroits où il y a un risque que certains invités rentrent chez eux et oublient de réciter le Birkat Hamazon. Si les invités ne peuvent absolument pas attendre la fin du repas et le zimoun, et qu'ils ont un grand besoin de partir avant le zimoun, il convient qu'ils fassent un zimoun en groupe de dix. Et si cela n'est pas possible, au moment où ils viennent manger, ils doivent avoir l'intention de ne pas vouloir s'associer au zimoun avec les autres et commencer à manger quelques instants après eux ; ils pourront alors réciter le Birkat Hamazon séparément et partir avant le zimoun. Mais sans nécessité importante, il est approprié que chacun s'oblige à participer au zimoun, et en particulier s'il y a dix personnes. On ne doit réciter les sept berakhot qu'après le Birkat Hamazon. Ainsi, pendant tous les sept jours de festin, on ne récite les sept berakhot (ou "acher bara") qu'après le Birkat Hamazon, et ceux qui ont l'habitude de les réciter avant commettent une erreur et il faut annuler cette coutume.
Réponse
Le marié et la mariée doivent manger au moins un kazayit de pain pendant le repas, car s'ils ne mangent pas cette quantité, il ne faut pas réciter les sept berakhot après le repas.
Réponse
Celui qui n'a pas mangé un kazayit de pain ne peut pas réciter l'une des sept berakhot du repas. Cette règle s'applique également pendant tous les sept jours de festin.
Réponse
La coutume répandue est de réciter les sept berakhot qui suivent le repas en étant assis.
Réponse
Il ne faut pas interrompre par des paroles entre le Birkat Hamazon et les sept berakhot.
Réponse
Lors des cheva berakhot récitées après le repas, il convient de commencer par les bénédictions, puis ensuite de réciter la berakha sur le vin (hagafen).
Réponse
Il est juste et approprié d'amener la mariée auprès du marié après le birkat hamazon afin qu'elle entende les cheva berakhot. Après que le marié ait goûté au vin, on en donne également à la mariée. Cette coutume a des fondements solides et il est très recommandé de la suivre, mais elle n'est pas obligatoire.
Réponse
Il est permis d'inviter à un mariage des membres de la famille ou des voisins qui sont non pratiquants et transgressent publiquement le Chabbat, même s'il est probable qu'ils mangeront sans réciter de berakha avant et après, et sans faire la netilat yadayim. Il est toutefois recommandé, lors du paiement de l'acompte au propriétaire de la salle, d'acquérir la nourriture pour les invités, car certains estiment que pour des aliments qui ne nous appartiennent plus, il n'y a pas d'interdiction d'aider des personnes à transgresser.
Réponse
Certains ont l'habitude d'apporter des hallot sucrées lors des repas de mariage ou de brit mila où participent des invités non pratiquants, susceptibles de manger sans netilat yadayim ni birkat hamazon. Il faut cependant avertir les convives craignant Hachem que ces hallot étant sucrées, on ne doit réciter ni hamotsi ni birkat hamazon, sauf si l'on en consomme au moins 216 grammes. Même si l'on ne mange que ces hallot sans autre pain, il faut atteindre cette quantité pour réciter hamotsi et birkat hamazon. Si l'on mange cette quantité, on fait la netilat yadayim sans berakha, mais celui qui la récite a sur qui s'appuyer, puis on récite hamotsi et à la fin birkat hamazon.

