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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Mariage et Chiddoukhim

Mitsva de réjouir le marié et la mariée

Que doit faire un hatan qui craint que des membres de sa famille non pratiquants dansent des danses mixtes à son mariage ?
Comment les amis du hatan peuvent-ils contribuer à éviter les danses mixtes lors d'un mariage ?
Réponse

Si le hatan a des membres de sa famille non pratiquants et craint qu'ils ne dansent des danses mixtes, il doit donner instruction à l'orchestre d'arrêter immédiatement la musique si de telles danses commencent. Il est également recommandé à tous les amis du hatan de danser avec encore plus d'enthousiasme et de vigueur afin d'empêcher l'apparition de danses mixtes.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 14)
Est-il permis aux femmes de danser devant la kala dans un endroit sans séparation ?
Réponse

Il est strictement interdit aux femmes de danser devant la kala dans un lieu où il n'y a pas de séparation.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 15)
Est-il permis de filmer les danses des femmes lors d'un mariage ?
Que doit faire le vidéaste si les danses des femmes ont été filmées lors d'un mariage ?
Réponse

Lorsqu'il y a une prise de vue vidéo, il faut veiller à ne pas filmer les danses des femmes, afin de ne pas entraîner de faute pour ceux qui regarderaient ensuite ces images. Si toutefois les danses des femmes ont été filmées, le vidéaste doit monter la vidéo de façon à séparer les séquences où apparaissent les femmes dans un film distinct.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 16)
La coutume de danser avec la kala en tenant un foulard, pratiquée chez certains Ashkénazes, peut-elle être adoptée dans la communauté séfarade ?
Réponse

La coutume de certains Ashkénazes de danser avec la kala en tenant un foulard n'est pas à adopter dans notre communauté.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 17)
Est-il permis aux hommes de danser en cercle avec la kala pendant les sept jours de festivités du mariage ?
Que faut-il faire dans les endroits où la coutume est de danser en cercle avec la kala pour réjouir le hatan et la kala ?
Réponse

Il est interdit aux hommes de danser en cercle avec la kala pendant les sept jours de festivités. Dans les endroits où cette pratique existe pour réjouir le hatan et la kala, il est impératif d'annuler cette coutume, car il n'est permis de transgresser aucune interdiction pour la joie du hatan et de la kala.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 18)
Est-il permis de souhaiter "mazal tov" à la kala lors de son mariage ?
Peut-on prier ou bénir la kala en sa présence pendant la cérémonie de mariage ?
Réponse

Il est d'usage de féliciter la kala lors de son mariage en lui souhaitant "mazal tov", et cela n'est pas considéré comme une salutation interdite à une femme. De même, il est permis de bénir et de prier en sa faveur, même en sa présence, car il ne s'agit que d'une prière et non d'une salutation.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 19)
Un père a-t-il le droit d'embrasser sa fille kala en public lors du mariage ?
Est-il recommandé que le père embrasse sa fille adulte devant les invités ?
Réponse

Bien que selon la halakha il soit permis à un père d’embrasser sa fille kala, ainsi que ses filles adultes, il convient néanmoins de ne pas le faire en public. Par conséquent, il est approprié d’annuler cette mauvaise habitude que l’on rencontre parfois, où le père de la kala l’embrasse devant tout le monde.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 20)
Comment un hatan doit-il réagir si des parentes veulent l'embrasser après la houppa ?
Le hatan ou la kala peuvent-ils tendre la main à des personnes du sexe opposé lors du mariage ?
Réponse

Un hatan qui sait que des parentes risquent de vouloir l'embrasser après la houppa doit s'y préparer afin de s'en éloigner, et leur expliquer que cela est interdit selon la halakha. Il doit également s'abstenir de tendre la main aux femmes, et tout cela doit se faire avec explication appropriée et dans une bonne ambiance. De même, la kala ne doit pas tendre la main aux hommes.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 21)
Un talmid hakham est-il obligé d'interrompre son étude pour participer à un repas de sheva berakhot ?
Est-il préférable pour un talmid hakham de continuer à étudier plutôt que d'aller à un repas de mitsva ?
Dans quel cas un talmid hakham doit-il préférer assister au repas des sheva berakhot plutôt que de continuer son étude de la Torah ?
Réponse

Un talmid hakham qui se consacre à l'étude peut s'abstenir d'assister au repas des sheva berakhot afin de poursuivre son étude de la Torah avec assiduité. Non seulement il n'est pas obligé d'interrompre son étude s'il a déjà commencé, mais même a priori il est autorisé à préférer l'étude à la participation à ce repas de mitsva. À plus forte raison, si le talmid hakham est en train de clarifier une halakha à appliquer concrètement, il n'y a pas de meilleure conduite que celle-ci, et il ne rentre pas dans la catégorie de ceux que les Hakhamim ont qualifiés de "sept excommuniés du Ciel". Toutefois, s'il voit qu'en se rendant au repas il pourra influencer positivement les participants par des paroles de morale, cela vaut la peine qu'il y aille.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 22)
Le hatan doit-il réciter la berakha "Asher tsag..." la nuit de son mariage ?
Réponse

Le hatan ne doit pas réciter la berakha "Asher tsag..." la nuit de son mariage.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 23)
Mariage et Chiddoukhim

Lois des sept bénédictions après le repas

Peut-on réciter les sept berakhot après le Birkat Hamazon du premier repas suivant la houppa même si la salle n'est pas une maison des mariés ?
Pourquoi récite-t-on les sept berakhot dans la salle du repas de mariage même si ce n'est pas la maison des mariés ?
Réponse

La coutume répandue est de réciter les sept berakhot après le Birkat Hamazon du premier repas qui suit la houppa, même si la salle n'est pas considérée comme une véritable maison des mariés, car tous les membres des familles du marié et de la mariée ainsi que les chouchvinin s'y trouvent.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Faut-il réciter le Birkat Hamazon avant les sept berakhot lors du repas de mariage ?
Est-il permis de réciter les sept berakhot avant le Birkat Hamazon pendant les sept jours de festin ?
Que doit faire un invité qui doit partir avant le zimoun lors d'un repas de mariage ?
Réponse

Après le repas de mariage, il convient de veiller à réciter immédiatement le Birkat Hamazon, puis les sept berakhot, et seulement ensuite de réjouir le marié et la mariée par des danses et des rondes. Il faut agir ainsi surtout dans les endroits où il y a un risque que certains invités rentrent chez eux et oublient de réciter le Birkat Hamazon. Si les invités ne peuvent absolument pas attendre la fin du repas et le zimoun, et qu'ils ont un grand besoin de partir avant le zimoun, il convient qu'ils fassent un zimoun en groupe de dix. Et si cela n'est pas possible, au moment où ils viennent manger, ils doivent avoir l'intention de ne pas vouloir s'associer au zimoun avec les autres et commencer à manger quelques instants après eux ; ils pourront alors réciter le Birkat Hamazon séparément et partir avant le zimoun. Mais sans nécessité importante, il est approprié que chacun s'oblige à participer au zimoun, et en particulier s'il y a dix personnes. On ne doit réciter les sept berakhot qu'après le Birkat Hamazon. Ainsi, pendant tous les sept jours de festin, on ne récite les sept berakhot (ou "acher bara") qu'après le Birkat Hamazon, et ceux qui ont l'habitude de les réciter avant commettent une erreur et il faut annuler cette coutume.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
Le marié et la mariée doivent-ils manger du pain pour que l'on puisse réciter les sept berakhot après le repas ?
Quelle quantité de pain le marié et la mariée doivent-ils consommer pour permettre la récitation des sept berakhot ?
Réponse

Le marié et la mariée doivent manger au moins un kazayit de pain pendant le repas, car s'ils ne mangent pas cette quantité, il ne faut pas réciter les sept berakhot après le repas.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Une personne qui n'a pas mangé un kazayit de pain peut-elle réciter l'une des sept berakhot lors du repas de mariage ?
Faut-il avoir mangé un kazayit de pain pour pouvoir réciter l'une des sept berakhot du repas pendant chacun des sept jours de festin ?
Réponse

Celui qui n'a pas mangé un kazayit de pain ne peut pas réciter l'une des sept berakhot du repas. Cette règle s'applique également pendant tous les sept jours de festin.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)
Doit-on réciter les sept berakhot après le repas de mariage en étant assis ?
Réponse

La coutume répandue est de réciter les sept berakhot qui suivent le repas en étant assis.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)
Est-il permis de parler entre le Birkat Hamazon et les sept berakhot lors d'un repas de mariage ?
Réponse

Il ne faut pas interrompre par des paroles entre le Birkat Hamazon et les sept berakhot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 6)
Dans quel ordre faut-il réciter les cheva berakhot et la berakha sur le vin après le repas de mariage ?
Réponse

Lors des cheva berakhot récitées après le repas, il convient de commencer par les bénédictions, puis ensuite de réciter la berakha sur le vin (hagafen).

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Est-il nécessaire d'amener la mariée auprès du marié pour entendre les cheva berakhot après le birkat hamazon ?
La mariée doit-elle goûter au vin après le marié lors des cheva berakhot ?
Réponse

Il est juste et approprié d'amener la mariée auprès du marié après le birkat hamazon afin qu'elle entende les cheva berakhot. Après que le marié ait goûté au vin, on en donne également à la mariée. Cette coutume a des fondements solides et il est très recommandé de la suivre, mais elle n'est pas obligatoire.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 8)
Est-il permis d'inviter à un mariage des personnes non pratiquantes qui risquent de manger sans berakha et sans netilat yadayim ?
Que convient-il de faire concernant la propriété de la nourriture lors d'un mariage avec des invités non pratiquants ?
Réponse

Il est permis d'inviter à un mariage des membres de la famille ou des voisins qui sont non pratiquants et transgressent publiquement le Chabbat, même s'il est probable qu'ils mangeront sans réciter de berakha avant et après, et sans faire la netilat yadayim. Il est toutefois recommandé, lors du paiement de l'acompte au propriétaire de la salle, d'acquérir la nourriture pour les invités, car certains estiment que pour des aliments qui ne nous appartiennent plus, il n'y a pas d'interdiction d'aider des personnes à transgresser.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 9)
Faut-il réciter hamotsi et birkat hamazon sur des hallot sucrées lors d'un repas de mariage ou de brit mila ?
Quelle quantité de hallot sucrées doit-on consommer pour réciter hamotsi et birkat hamazon ?
Doit-on faire netilat yadayim avec berakha avant de manger 216 grammes de hallot sucrées ?
Réponse

Certains ont l'habitude d'apporter des hallot sucrées lors des repas de mariage ou de brit mila où participent des invités non pratiquants, susceptibles de manger sans netilat yadayim ni birkat hamazon. Il faut cependant avertir les convives craignant Hachem que ces hallot étant sucrées, on ne doit réciter ni hamotsi ni birkat hamazon, sauf si l'on en consomme au moins 216 grammes. Même si l'on ne mange que ces hallot sans autre pain, il faut atteindre cette quantité pour réciter hamotsi et birkat hamazon. Si l'on mange cette quantité, on fait la netilat yadayim sans berakha, mais celui qui la récite a sur qui s'appuyer, puis on récite hamotsi et à la fin birkat hamazon.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 10)