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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Che'hita (abattage rituel)

Lois de la couverture du sang

Que faut-il faire si un abatteur remet la volaille à plumer sans faire couler de sang sur la terre après la che'hita ?
Existe-t-il un avis selon lequel la volaille serait interdite à la consommation si la mitsva de recouvrir le sang a été annulée ?
Quelle attitude adopter envers les abatteurs qui annulent volontairement la mitsva de recouvrir le sang ?
Réponse

Il convient de réprimander les abatteurs qui, immédiatement après la che'hita, remettent la volaille à la personne chargée de plumer ou au propriétaire, sans même faire couler une goutte de sang sur la terre, car cela annule la mitsva de recouvrir le sang. D'autant plus qu'il existe un avis selon lequel la volaille serait interdite à la consommation si la mitsva de recouvrir le sang a été annulée, même si cet avis n'est pas retenu comme la halakha. Malgré tout, ceux qui agissent ainsi délibérément doivent être menacés de perdre leur poste s'ils persistent dans cette pratique.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 9)
Quand est-il préférable de recouvrir le sang après la che'hita d'une volaille ?
Quel est le délai maximal pour recouvrir le sang après la che'hita de la première volaille ?
Réponse

Il est recommandé et approprié, a priori, que les abatteurs recouvrent le sang avec de la terre immédiatement après la che'hita de la volaille. En tout cas, cela doit être fait dans les trente minutes suivant l'abattage de la première volaille, et pas au-delà.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 10)
Est-il permis de parler entre la che'hita et le recouvrement du sang ?
Pourquoi est-il préférable de ne pas s'interrompre entre la che'hita et le recouvrement du sang ?
Réponse

Il est bon, a priori, de veiller à ne pas parler ni s'interrompre entre la che'hita et le recouvrement du sang. Cependant, selon la stricte halakha, il est permis de parler entre la che'hita et le recouvrement, car le recouvrement constitue une mitsva indépendante.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 11)
Peut-on manger la viande d'une volaille abattue avant que son sang ne soit recouvert ?
Le recouvrement du sang est-il une condition indispensable pour consommer la viande de volaille ?
Réponse

L'avis des grands décisionnaires est qu'il est permis de consommer la viande d'une volaille abattue dont le sang n'a pas encore été recouvert, car le recouvrement du sang n'est pas une condition qui empêche la consommation. Ainsi, dans les endroits où les abatteurs ne recouvrent la terre qu'en fin de journée, il est permis de manger la volaille avant le recouvrement.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 12)
Faut-il recouvrir le sang qui se trouve sur le couteau après la che'hita ?
Est-il nécessaire de recouvrir le sang projeté lors de l'abattage rituel ?
Doit-on recouvrir tout le sang avec de la terre lors de la mitsva de kisouy hadam ?
Réponse

Il est préférable et correct, a priori, de recouvrir tout le sang avec de la terre. Cependant, le sang qui se trouve sur le couteau, ainsi que le sang qui a été projeté, n'ont pas besoin d'être recouverts, car cela demanderait un effort excessif, et selon tous les avis, il est dispensé de les recouvrir.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 13)
Que faire si le vent a recouvert une partie du sang après la che'hita ?
Doit-on réciter une berakha en recouvrant le sang restant qui n'a pas été couvert par le vent ?
Réponse

Si le sang a été recouvert par le vent ou un phénomène similaire, et qu'il reste du sang non recouvert, il faut le recouvrir avec une berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 14)
Peut-on réciter la berakha sur le kisouy hadam si une partie du sang a déjà été absorbée dans la terre meuble ?
Est-il permis de recouvrir le reste du sang visible après que les premières gouttes ont été absorbées lors de la che'hita ?
Réponse

Celui qui abat sur de la terre meuble, même si les premières gouttes de sang sont absorbées et recouvertes par la terre, peut malgré tout, s'il souhaite réciter la berakha sur la couverture du sang avec de la terre pour le reste du sang visible, s'appuyer sur une base halakhique reconnue. Cela est encore considéré comme "avant l'accomplissement de la mitsva", car il est préférable de recouvrir tout le sang. Et observe ce que fait le peuple.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 15)
Si l'on a attendu que le vent recouvre le sang lors de la che'hita, est-on obligé de recouvrir à nouveau si le sang est découvert par la suite ?
Réponse

Si, au moment de l'abattage, il y avait du vent et que l'on attendait que le vent recouvre le sang avec de la terre, même si le sang est ensuite découvert, certains disent qu'il est dispensé, selon la halakha stricte, de le recouvrir.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 16)
Pourquoi faut-il vérifier les simanim et le couteau avant de procéder au kisouy hadam ?
Doit-on recouvrir le sang si l'animal abattu s'avère être une nevela ou une terefah ?
Comment agir en cas de doute sur la terefah concernant la mitsva de kisouy hadam ?
Réponse

Il faut vérifier les simanim et le couteau avant de recouvrir le sang, afin d'éviter une berakha inutile. De même, celui qui abat un animal sauvage ne doit pas recouvrir le sang avant d'avoir examiné le poumon. Si l'animal devient nevela entre ses mains, ou s'il s'avère être terefah, il est dispensé de recouvrir le sang. En cas de doute sur la terefah, on recouvre sans berakha. Il en va de même pour toute invalidation due à un doute.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 17)
Est-il obligatoire de recouvrir le sang après une che'hita effectuée par un heresh, un shoté ou un katan non surveillé ?
Réponse

De même, si un heresh, un shoté ou un katan a procédé à l'abattage et qu'aucun autre adulte ne les a vus, il y a une présomption que leur abattage est invalide et il n'y a pas d'obligation de recouvrir le sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 18)
Peut-on recouvrir le sang avec de la sciure de bois lorsqu’on n’a pas de terre pour la mitsva de kisouy hadam ?
Est-il permis d’utiliser de la poudre d’or pour recouvrir le sang lors de la mitsva de kisouy hadam ?
Réponse

Si l’on ne dispose pas de terre pour recouvrir le sang, il est permis de le recouvrir avec de la sciure de bois, ou de la sciure provenant d’artisans, ainsi qu’avec de l’or réduit en poudre, car il est dit à son sujet : « et il possède des poussières d’or ».

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 19)
Une personne qui abat un animal uniquement pour utiliser le sang doit-elle recouvrir le sang selon la halakha ?
Comment peut-on s’exempter de l’obligation de kisouy hadam lorsqu’on ne souhaite que le sang ?
Réponse

Celui qui abat, même s’il n’a besoin que du sang, est tout de même tenu de recouvrir le sang. Que doit-il faire ? Il pratique la nechira ou l’akara afin d’être exempté de l’obligation de recouvrir le sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 20)
Est-il permis de recouvrir le sang après une che’hita pour un malade en danger pendant Chabbat ?
Que doit-on faire du sang lors d’une che’hita pour un malade pendant Chabbat afin de pouvoir le recouvrir après Chabbat ?
Peut-on utiliser de la cendre préparée pour recouvrir des excréments afin de recouvrir le sang pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui abat pour un malade en danger pendant Chabbat ne doit pas recouvrir le sang, même s’il dispose d’un pieu déjà planté avant Chabbat. Après Chabbat, si la trace du sang est encore visible, il devra le recouvrir. Même s’il avait de la cendre préparée pour recouvrir des excréments, il ne faut pas recouvrir le sang pendant Chabbat. C’est pourquoi, lorsqu’on abat pour un malade pendant Chabbat, il est préférable d’abattre dans un récipient afin que le sang ne soit pas absorbé par la terre, et d’y mettre un peu de terre préparée avant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 21)
Est-il permis d’abattre une volaille pendant Yom Tov sans avoir préparé de la terre pour kisouy hadam ?
Faut-il préparer de la terre sous la volaille avant la che’hita pendant Yom Tov pour pouvoir recouvrir le sang ?
Réponse

Il ne faut pas abattre une volaille pendant Yom Tov à moins d’avoir préparé de la terre avant Yom Tov pour pouvoir recouvrir son sang. Il faut également que de la terre soit préparée en dessous, en la désignant explicitement pour le recouvrement du sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 22)
Un adulte ayant fait la che’hita peut-il laisser un enfant accomplir la mitsva de kisouy hadam à sa place ?
Si un enfant a recouvert le sang à la place de l’adulte, l’obligation de kisouy hadam est-elle remplie ?
Doit-on recouvrir à nouveau le sang si le vent l’a découvert après que l’enfant l’a recouvert ?
Réponse

Un adulte qui a procédé à la che’hita ne doit pas confier la mitsva de kisouy hadam à un enfant, mais doit la réaliser lui-même. Cependant, si l’enfant a transgressé et a recouvert le sang, l’obligation de kisouy hadam est remplie, et même si le sang est de nouveau découvert par le vent, il n’est plus nécessaire de le recouvrir.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 23)
Lois de Tréfot

Lois des trefot

Est-il permis de vendre à un non-juif un animal taref dont la tare est évidente, tant qu’il est vivant ?
Pourquoi faut-il abattre rituellement un animal taref avant de le vendre à un non-juif ?
Réponse

Lorsqu’un animal possède du lait et qu’il a été rendu taref par une tare évidente, il ne faut pas le vendre à un non-juif, car il y a à craindre que le non-juif vende de ce lait à un Juif. Par conséquent, si l’on souhaite le vendre à un non-juif, il convient d’abord de l’abattre rituellement, puis de le vendre au non-juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Tréfot, Chapitre 29 - Lois des trefot, Halakha 1)
Que faire si du sang apparaît dans le lait d’une vache immédiatement après la traite, avant l’ébullition ?
La présence de sang dans le lait d’une vache rend-elle la vache taref selon la halakha ?
Est-il nécessaire d’avoir soixante fois plus de lait que de sang pour permettre la consommation du lait après séparation du sang ?
Réponse

Pour une vache laitière dont le lait contient du sang, certains estiment que cela indique une maladie de la vache, maladie dont beaucoup d’animaux meurent, et il est possible qu’il s’agisse de sang vital, dont la consommation entraîne la peine de karet, ce qui rend le mélange interdit et nécessite une proportion de soixante fois plus de lait pour l’annuler. Toutefois, la halakha considère qu’il ne s’agit pas d’une maladie rendant la vache taref, et la vache n’a donc pas le statut de taref. Cependant, si le sang apparaît immédiatement après la traite, avant l’ébullition, il faut placer le lait dans un bocal en verre pendant vingt-quatre heures, jusqu’à ce que le sang se dépose au fond. Ensuite, on verse le lait dans un autre récipient, en séparant le lait du sang. Même s’il n’y a pas soixante fois plus de lait que de sang, cela est permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Tréfot, Chapitre 29 - Lois des trefot, Halakha 2)
Que faire si, après avoir fait bouillir du lait, on y trouve des gouttes de sang et qu’il n’y a pas soixante fois plus de lait que de sang ?
Le sang trouvé dans du lait bouilli est-il interdit d’après la Torah ou d’après les Sages ?
Réponse

Si, après avoir fait bouillir le lait de brebis ou de bovins, on y découvre plusieurs gouttes de sang, si la quantité de lait est soixante fois supérieure à celle du sang, le sang est annulé et le lait est permis. Si la quantité de lait n’atteint pas soixante fois celle du sang, il est permis d’ajouter du lait pur pour atteindre ce rapport et ainsi annuler le sang, car le sang cuit n’est interdit que d’un point de vue rabbinique, et il est donc permis d’ajouter un aliment permis pour l’annuler, comme pour toutes les interdictions d’ordre rabbinique.

(Yalkout Yossef, Lois de Tréfot, Chapitre 29 - Lois des trefot, Halakha 3)
Est-il permis de vendre à un non-juif une poule taref si elle risque de guérir et que la tare ne soit plus visible ?
Peut-on vendre à un non-juif une poule taref qui pond des œufs, même si la tare reste évidente ?
Dans quel cas est-il permis de vendre une poule taref à un non-juif ?
Réponse

Pour une poule rendue taref par une tare évidente, tant qu’il existe un risque qu’elle guérisse et que la tare ne soit plus visible, ce qui permettrait qu’elle soit vendue à un Juif, il est interdit de la vendre à un non-juif. Si la poule pond des œufs, il est interdit de la vendre à un non-juif même s’il n’y a pas ce risque, car on craint que les œufs soient vendus à un Juif. En revanche, si la poule ne pond pas, il est permis de la vendre à un non-juif, tant que la tare reste toujours évidente.

(Yalkout Yossef, Lois de Tréfot, Chapitre 29 - Lois des trefot, Halakha 4)
Que faire si l’on trouve un insecte près de l’œsophage d’une poule lors de l’abattage ?
La présence d’un insecte sous la peau du cou d’une poule rend-elle la poule interdite si l’œsophage est intact ?
Réponse

Si l’on trouve un insecte près de l’œsophage d’une poule, que ce soit entre l’œsophage et la peau du cou sans séparation, ou à l’intérieur même de la peau alors que la membrane de la peau est totalement intacte et que l’insecte n’a été découvert qu’en ouvrant la peau au couteau, si après un examen minutieux l’œsophage est trouvé en bon état, sans aucune perforation, il est permis d’être indulgent et d’autoriser la consommation de cette poule.

(Yalkout Yossef, Lois de Tréfot, Chapitre 29 - Lois des trefot, Halakha 5)