Questions pratiques
Chasse pendant Chabbat et règle de blesser pendant Chabbat
Réponse
Lorsqu'on serre fortement la chair humaine entre le bout des doigts, il convient de prévenir que cela est interdit selon la halakha, car cela provoque une accumulation de sang sous la peau, ce qui constitue une interdiction d'ordre rabbinique. Un père qui a frappé son fils pendant Chabbat et l'a blessé, même s'il l'a fait pour l'éduquer ou le réprimander, doit faire techouva et obtenir l'expiation pour cette faute.
Réponse
Comme cela a déjà été expliqué, si une épine s'est enfoncée dans la chair, il est permis de la retirer avec une aiguille pendant Chabbat. Il faudra veiller à ne pas faire sortir de sang. Cependant, si malgré la précaution, du sang sort, cela n'est pas problématique.
Réponse
Il est permis de retirer des vers présents dans l'intestin des nourrissons et qui les piquent, en les extrayant par l'anus. Même si, après avoir été retirés, ces vers meurent, cela reste permis, car l'intention en les retirant n'est que de soulager l'enfant de la douleur de leurs piqûres, et de plus, il ne les tue pas de ses propres mains, mais ils meurent d'eux-mêmes.
Réponse
Il est permis de se laver les mains pendant Chabbat avec de l'eau provenant de citernes où se développent des vers, et il est ensuite également permis de frotter ses mains l'une contre l'autre. Il n'y a pas lieu de craindre que l'on tue des vers, car on suppose qu'ils sont descendus avec l'eau, et puisque l'on n'a pas l'intention de tuer les vers, il s'agit d'un cas de doute de psik reisha qui n'est qu'un interdit d'ordre rabbinique, et de plus cela ne lui importe pas. Il est établi que même un psik reisha d'ordre rabbinique qui ne lui est pas profitable est permis. Cependant, si l'on voit clairement des vers vivants sur ses mains, il est correct de les enlever d'abord, puis de frotter ses mains.
Réponse
Il est permis de manger du fromage contenant des vers même pendant Chabbat, car ces vers ne proviennent que de la graisse du fromage et ne se sont pas reproduits de manière habituelle. Par conséquent, il n'y a pas d'interdiction à tuer ces vers dans sa bouche en les mangeant.
Lois de nouer et de dénouer
Réponse
Celui qui fait un nœud de manière professionnelle et destiné à durer de façon permanente pendant Chabbat est passible. Par exemple, le nœud des chameliers, où l’on perce la narine de la chamelle, on y place un anneau en cuir et on le noue pour qu’il reste là en permanence ; c’est pourquoi ce nœud est considéré comme un « nœud permanent ». Lorsque l’on veut attacher l’animal, on attache une longue lanière à cet anneau, et parfois on la détache ; ce dernier nœud n’est pas un nœud permanent. Il en va de même pour le nœud des marins, qui attachent une lanière dans un trou à la proue du bateau, en forme d’anneau, et cela reste là en permanence. Quand ils veulent amarrer le bateau, ils attachent une lanière à cet anneau pour le fixer, et lorsqu’ils veulent le libérer, ils détachent la lanière et la retirent. Ce dernier nœud n’est pas un nœud permanent.
Réponse
Celui qui fait un nœud permanent mais qui n’est pas réalisé de manière professionnelle, comme attacher une corde à un seau suspendu en permanence au bord d’un puits pour puiser de l’eau régulièrement, ou attacher un mors à la bouche d’un animal pour le laisser ainsi, ces nœuds, bien qu’ils soient permanents, ne sont que des actes d’amateur. Par conséquent, même s’ils sont permanents, ils ne sont interdits que d’un point de vue rabbinique.
Réponse
De même, si l’on fait un nœud de manière professionnelle mais qu’il n’est pas destiné à être permanent, cela n’est interdit que d’un point de vue rabbinique.
Réponse
Un nœud qui n’est ni permanent ni réalisé de manière professionnelle est permis a priori de le faire pendant Chabbat.
Réponse
Tout nœud qu’il est interdit de faire pendant Chabbat est également interdit de le défaire, et tout nœud qu’il est permis de faire pendant Chabbat est permis de le défaire.
Réponse
Tout nœud destiné à être défait dans les sept jours, ou au moins dans les trois jours, est permis à faire pendant Chabbat à condition de le faire avec un nœud et une boucle. Ainsi, il est permis de nouer les lacets de chaussures pendant Chabbat avec un nœud et une boucle, même si l’on sait que l’on ne les défera pas à la sortie de Chabbat, par exemple s’ils restent sur la chaussure portée après Chabbat ; néanmoins, puisqu’on les défait ensuite dans les trois jours, cela est permis. De même, un Sefer Torah sorti à Min’ha pendant Chabbat peut être attaché avec un nœud et une boucle après la lecture, si l’on prévoit de lire à nouveau dans ce Sefer Torah le lundi ou le jeudi suivant.
Réponse
Tout nœud sur lequel il arrive parfois que l’on décide de le laisser définitivement, même si au moment où il a été fait il n’y avait pas l’intention de le maintenir pour toujours, est considéré comme un nœud permanent et il est interdit de le nouer pendant Chabbat. En revanche, un nœud qui n’est généralement maintenu que pour une durée déterminée, sans intention de le laisser définitivement, si l’on a explicitement exprimé l’intention de le défaire à la sortie de Chabbat, il est permis de le nouer pendant Chabbat.
Réponse
Certains estiment qu’il faut veiller à ne pas nouer pendant Chabbat deux nœuds l’un sur l’autre, même si ce n’est pas dans l’intention de les laisser de façon permanente, car nous ne maîtrisons pas parfaitement la définition d’un nœud « professionnel », et il se peut que deux nœuds superposés soient considérés comme tels. Toutefois, en cas de gêne, il n’y a pas lieu de se montrer strict, car il ne s’agit que d’un interdit rabbinique et, en cas de gêne, les Sages n’ont pas décrété d’interdiction. Faire un nœud à l’extrémité d’un fil est assimilé à deux nœuds superposés, car il se resserre fortement à cet endroit. D’autres autorisent à nouer deux nœuds l’un sur l’autre pendant Chabbat, tant que ce n’est pas dans l’intention de les laisser de façon permanente. Tel est l’usage répandu : il est permis de nouer deux nœuds l’un sur l’autre pendant Chabbat, à condition d’avoir l’intention de les défaire dans les sept jours, ou au moins dans les trois jours. Celui qui se montre strict sera béni. Il en va de même pour un nœud unique à l’extrémité d’un fil.
Réponse
Pour un Sefer Torah selon le rite ashkénaze, où il est d’usage de le nouer, si l’on constate qu’il est attaché par deux nœuds l’un sur l’autre, il est permis de défaire ces nœuds pendant Chabbat, comme cela a été expliqué.
Réponse
Si un fil comporte un nœud unique fait avant Chabbat, il faut veiller scrupuleusement à ne pas ajouter un second nœud pendant Chabbat pour le renforcer et le serrer davantage. Il en va de même pour un nœud unique reliant les deux extrémités d’un fil.
Réponse
Il est permis de faire un nœud suivi d’une boucle par-dessus, à condition d’avoir l’intention de les défaire dans les sept jours. En revanche, une simple boucle sans nœud, ou un nœud unique sans boucle, est permis même si l’on a l’intention de le laisser de façon permanente.
Réponse
Si l’on a noué le lacet de sa chaussure la veille de Chabbat avec un nœud et une boucle, et que, sans le vouloir, deux nœuds l’un sur l’autre se sont formés, cela est considéré comme un nœud destiné à être défait chaque jour, et il est permis de le défaire le soir de Chabbat. Si l’on ne parvient pas à le défaire, il est permis de le couper ou de le rompre. Toutefois, il ne faut pas agir ainsi devant une personne ignorante, de peur qu’elle n’en vienne à se montrer trop permissive.
Réponse
Il est interdit de remettre les cordons d’un pantalon qui se sont détachés de l’œillet du pantalon, même si l’œillet est large et qu’il est facile de les remettre. En effet, comme il est d’usage de les attacher ensuite, il y a un risque que l’on fasse un nœud permanent, ce qui est interdit.
Réponse
Il est interdit d’attacher les tsitsit à un talit pendant Chabbat.
Jouir d’un acte accompli pendant Chabbat
Réponse
Celui qui a transgressé et a cuisiné pendant Chabbat, s'il l'a fait intentionnellement, c'est-à-dire en sachant que c'est Chabbat et que cette mélakha est interdite, il lui est interdit, à lui-même, de consommer ce plat pour toujours, même après Chabbat. Pour les autres, il est permis de manger de ce plat immédiatement après la sortie de Chabbat. Même s'il a cuisiné intentionnellement pour d'autres, le plat est permis à ceux-ci dès la sortie de Chabbat. Il n'est pas nécessaire d'attendre après Chabbat le temps qu'il aurait fallu pour cuisiner ce plat après Chabbat.

