Questions pratiques
Lieu de la prière
Réponse
Un espace de quatre amot autour de son emplacement est considéré comme son endroit fixe, soit 1,92 mètre, et selon le Hazon Ich, 2,30 mètres. Ainsi, si un invité s'est assis à sa place habituelle, il ne faut pas se disputer avec lui, mais essayer de s'asseoir à proximité si possible. Même si l'on doit s'asseoir plus loin, il ne faut pas se quereller à ce sujet.
Réponse
Il n’y a pas plus de mitsva à prier dans une synagogue où il y a une grande assemblée que de prier dans un endroit où il n’y a qu’un minyan restreint, ou même un peu plus qu’un minyan, car « berov am hadrat melekh », comme il est expliqué dans le traité Roch Hachana. Ce n’est que si le minyan est composé de bnei Torah qui prient avec plus de kavana, ou si le chaliah tsibour y est plus convenable, ou si le chaliah tsibour prie avec une prononciation et une diction claires, avec une diction correcte et une mélodie particulière, qu’il est alors préférable de prier là-bas, car on ne prie que dans l’endroit où son cœur le désire. Et lorsqu’il y a plusieurs minyanim et que certains souhaitent se séparer pour faire un minyan dans une pièce voisine afin de pouvoir prier avec plus de concentration, ou pour permettre à quelqu’un qui a l’obligation de passer devant l’assemblée, il ne faut pas les en empêcher, et regarde ce que fait le peuple. Mais sinon, il est évident que « berov am hadrat melekh » s’applique, et plus on est nombreux à prier et à accomplir la mitsva, mieux c’est que lorsqu’on est peu nombreux. Par conséquent, il ne faut pas diviser l’assemblée en plusieurs minyanim sans les raisons mentionnées.
Réponse
Même si une personne a une synagogue dans son quartier, elle est autorisée à aller prier dans une synagogue plus éloignée de chez elle, et il n’y a pas là de problème de « ein maavirin al hamitsvot ». Au contraire, elle reçoit une récompense pour les pas effectués. Même si elle n’a pas de raison particulière de préférer la synagogue éloignée, cela reste permis. Toutefois, pour un talmid hakham assidu dans son étude, il est préférable de prier dans la synagogue la plus proche afin de ne pas interrompre son étude, car l’étude de la Torah est bien plus importante que la récompense des pas. De même, si le trajet vers la synagogue éloignée passe par des rues où se trouvent des femmes habillées de façon non pudique, il vaut mieux raccourcir le chemin pour ne pas avoir à détourner les yeux, conformément à l’enseignement de la Guemara. Il est dit également qu’il faut évaluer la perte d’une mitsva par rapport à son gain, et « pales maagal raglekha, vekhol derakhekha yekhonu ».
Réponse
Certains disent que la récompense des pas pour aller à la synagogue ne s’applique que lorsqu’on y va à pied, et non en voiture. C’est pourquoi il est recommandé à celui qui se rend en voiture à la synagogue de se garer un peu plus loin afin de marcher un peu jusqu’à la synagogue. Cependant, pour un ben yeshiva ou un talmid hakham dont la marche à pied entraînerait une perte de temps d’étude de la Torah, il n’est pas nécessaire d’être rigoureux à ce sujet.
Réponse
Si une personne se rendait prier dans une synagogue avec une grande assemblée et qu’en chemin elle rencontre une synagogue où l’on attend un dixième pour compléter le minyan, il est préférable qu’elle complète le minyan et prie avec eux, même si elle renonce ainsi à la mitsva de « berov am hadrat melekh ».
Réponse
Celui qui avait l’habitude d’aller prier dans une synagogue éloignée de chez lui pour la récompense des pas, et qui a déménagé dans une maison proche de cette synagogue, n’est pas obligé de chercher une synagogue encore plus éloignée. Toutefois, il lui est permis de choisir de prier dans une synagogue plus éloignée, et il n’y a pas là de problème de « ein maavirin al hamitsvot » ; au contraire, il recevra la récompense des pas.
Réponse
Celui qui dispose d’un minyan restreint sur son lieu de travail et qui peut prier plus tard avec une grande assemblée, il y a un avis selon lequel il est préférable de prier avec le minyan restreint, surtout s’il le fait pour leur permettre d’avoir un minyan régulier. Cependant, pour la prière de Min’ha, si le minyan restreint prie Min’ha guedola et que l’on a l’habitude de prier Min’ha ketana conformément à l’avis du Maran du Choulhan Aroukh, il n’est pas obligé de prier avec eux. Il peut attendre pour prier Min’ha ketana, mais il peut se joindre à eux pour compléter le minyan, même sans prier avec eux, afin de leur permettre d’avoir un minyan.
Réponse
Il est préférable, a priori, qu'il n'y ait aucun objet faisant séparation entre la personne qui prie et le mur, de la même manière qu'une séparation invalide un korban. Cela permet également de ne pas être distrait dans sa kavana pendant la tefila. Toutefois, un objet fixe comme une armoire ou une teva ne constitue pas une séparation. Cette règle concerne la tefila de la Amida uniquement ; pour la lecture du Chema, il n'est pas nécessaire de se tenir près du mur.
Réponse
Toutes ces exigences ne relèvent que d'une mitsva min hamouvhar. Ainsi, si l'on ne peut pas prier face au mur à cause de l'exiguïté de l'endroit, par exemple lorsqu'on prie à dix dans une petite pièce, il ne faut certainement pas s'abstenir de prier avec le minyan ni chercher un autre minyan. Il convient alors de fermer les yeux et de prier même au milieu de la pièce ou de fixer son regard dans le sidour, afin de ne pas être distrait dans sa kavana par l'objet qui sépare du mur.
Réponse
Un stander utilisé pour la tefila ne constitue pas une séparation, même s'il mesure dix tefa'him de hauteur et quatre tefa'him de largeur. A fortiori, il est permis d'être indulgent pour celui qui a l'habitude de prier à côté d'un stander.
Réponse
Les animaux ne constituent pas une séparation, et même une personne ne constitue pas une séparation. Cependant, certains estiment qu'il faut éviter de prier derrière une personne, et il est bon de tenir compte de cet avis. Tout cela n'est qu'une précaution, et il convient d'y faire attention lorsque c'est possible. Mais à la synagogue, lorsqu'il n'est pas possible de faire autrement, il est évident qu'il est permis, a priori, de prier derrière une personne. Celui qui est particulièrement scrupuleux veillera à avoir une place fixe face au mur.
Réponse
Il est permis de prier la Amida face à une fenêtre fermée, même la nuit. En revanche, il ne faut pas prier face à un miroir. S'il est possible de fermer le rideau, c'est préférable.
Réponse
Il est permis d'installer un panneau Chiviti protégé par une vitre et de l'accrocher au mur en face des fidèles, et il est permis de prier la Amida face à ce panneau. De même, dans les endroits où l'on fixe dans les murs de la synagogue du marbre poli dans lequel on peut voir le reflet des personnes, il est tout de même permis de prier la Amida face à ce marbre, car il n'y a pas là le même problème que pour celui qui prie face à un miroir.
Réponse
Il ne convient pas d'accrocher des portraits de grands d'Israël sur les murs de la synagogue, afin de ne pas perturber la kavana des fidèles. Si des portraits de rabbins ont déjà été accrochés sur les murs de la synagogue, il est préférable de les retirer, ou du moins d'expliquer aux responsables qu'il faut placer ces portraits sur le mur situé derrière les fidèles, et non en face d'eux.
Réponse
Il faut également éviter de dessiner sur les fenêtres de la synagogue, sur les murs, ou sur les vêtements et tapis étendus en face des fidèles, que les dessins soient en relief ou non. Il ne faut pas non plus dessiner sur les murs les drapeaux des douze tribus, comme un lion, un serpent, etc. Il ne faut pas non plus installer des vitraux artistiques aux fenêtres à hauteur des fidèles, si cela perturbe leur kavana. Toutefois, celui qui entre prier dans une synagogue où des dessins ou des portraits de rabbins sont déjà présents sur les murs, devra fermer les yeux ou regarder dans son sidour et prier la Amida, même si les dessins sont en relief. Cependant, ceux qui sont indulgents et dessinent les drapeaux des tribus sur les fenêtres ou les murs de la synagogue, au-dessus de la hauteur d'un homme, ont sur qui s'appuyer et il n'est pas nécessaire de leur faire de remarque.
Réponse
Il ne faut pas accrocher un rideau (parokhet) décoré de lions sur l'extérieur de l'armoire sainte (Aron Kodesh). Non seulement cela est interdit selon la halakha, mais cela perturbe aussi l'attention des fidèles face au rideau. Il est également interdit de placer des sculptures de lions en bronze, en marbre ou autres matériaux similaires au-dessus de l'Aron Kodesh. Si un tel rideau a déjà été offert à la synagogue, il faut retirer la représentation des lions. Il convient d'agir avec sagesse et paix afin d'éviter toute discorde.
Réponse
Il est permis de placer un symbole de Magen David au-dessus de l'Aron Kodesh ou sur le parokhet. Il est également permis de tisser la forme des deux Tables de la Loi sur le parokhet ou de placer cette forme au-dessus de l'Aron Kodesh, même si les initiales des Dix Commandements y sont inscrites (par exemple : "Anochi Hachem", "Lo yihye", "Lo tissa", etc.). Tel est l'usage. Il est permis d'ouvrir les portes de l'Aron Kodesh le Chabbat, même si un verset y est inscrit et que l'ouverture coupe les lettres en deux ; il n'y a pas à craindre l'interdit d'effacer le Chabbat.
Réponse
Dans les synagogues situées en dehors d'Israël où l'on place les drapeaux du pays à côté de l'Aron Kodesh, il ne faut pas provoquer de discorde à ce sujet, car il existe des avis sur lesquels s'appuyer.
Réponse
Celui qui a offert un parokhet pour l'Aron Kodesh à la synagogue, en mémoire de ses proches, et a inscrit son nom en grandes lettres au centre du parokhet à hauteur de la poitrine des fidèles face à l'Aron Kodesh, il est permis d'être indulgent à ce sujet. Les fidèles qui se tiennent face à l'Aron Kodesh doivent détourner leur regard de la dédicace inscrite sur le parokhet et se concentrer dans la prière. Il est bon qu'ils consultent leur sidour pendant la prière.
Réponse
Celui qui possède un téléphone portable doit l’éteindre avant d’entrer dans la synagogue, afin qu’il ne sonne pas pendant la tefila et ne perturbe pas la kavana des fidèles. Il est approprié que les responsables de la synagogue rappellent à ceux qui entrent avec un téléphone allumé de l’éteindre en entrant dans la synagogue.

