Questions pratiques
Bénédictions du mariage sous la houppa
Réponse
On ne récite les sept berakhot sous la houppa qu'en présence de dix adultes juifs, le hatan étant inclus dans ce nombre. De même, pour réciter les sept berakhot après le birkat hamazon [lors du repas qui suit immédiatement la houppa], il faut dix adultes juifs. Les sept berakhot du mariage sont des berakhot de louange, c'est pourquoi elles sont récitées par le sage de la communauté ou le chaliah tsibour. Il n'est pas convenable que le hatan lui-même récite ces berakhot, car elles sont des louanges à Hachem et des bénédictions pour le hatan, la kala et Israël. Il n'est pas approprié qu'une personne se bénisse elle-même de cette manière. Le Rambam s'est indigné contre un hatan qui a récité ces berakhot pour lui-même. Il est donc préférable que ce soit la personne la plus importante présente qui les récite.
Réponse
Notre coutume est de répartir les sept berakhot aussi bien sous la houppa qu'au repas entre les talmidei hakhamim, afin d'honorer la Torah, et il n'y a aucune crainte à cela, il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet. C'est ainsi qu'ont agi tous les grands rabbins séfarades. Toutefois, il est souhaitable que tous les rabbins invités à réciter une berakha se tiennent près de la houppa, afin de limiter les interruptions autant que possible. Dans certains endroits, on a l'habitude d'honorer des membres de la famille qui ne sont pas talmidei hakhamim pour réciter une berakha, et il arrive alors, sous l'effet de l'émotion, qu'ils avalent des mots pendant la berakha. Il est souhaitable d'empêcher cela, et d'établir que seuls des rabbins et talmidei hakhamim qui récitent correctement la berakha la prononcent sous la houppa.
Réponse
Si l'on s'est trompé et que l'on a récité la berakha "Sameah tissamah" avant "Soss tassis", a posteriori l'ordre n'est pas indispensable, et après "Sameah tissamah" on récitera "Soss tassis" puis on poursuivra dans l'ordre. Il en va de même pour les autres berakhot : a posteriori, l'ordre n'est pas indispensable. Cependant, si l'on a conclu la berakha "Soss tassis" par "Messaheah hatan vekala", on n'est pas quitte, car il faut conclure par "Messaheah Tsion...".
Réponse
Si les berakhot ont été réparties entre différents talmidei hakhamim, il est bon et correct que le rabbin qui a récité la berakha de la guéfène au début des berakhot du mariage goûte au vin, mais il ne doit pas boire directement à la coupe, car cela la rendrait impropre, mais plutôt goûter du vin versé dans une assiette ou similaire. S'il n'a pas goûté, il attendra sur place et, à la fin des berakhot, il goûtera un peu de vin, sans parler entre-temps. Toutefois, tout cela n'est pas une obligation stricte selon la halakha, car en principe il suffit que le hatan et la kala goûtent. Il n'est donc pas nécessaire d'être strict au point de verser un peu de vin dans sa main pour boire, car un talmid hakham ne doit pas agir ainsi en public, d'autant plus que selon la halakha il n'est pas obligé de goûter.
Réponse
Celui qui récite la berakha "Achèr bara" ne doit pas ajouter dans la conclusion le mot "oumatssliah", car cela ne fait pas partie de la formule fixée par les Sages.
Réponse
Le public qui écoute les berakhot sous la houppa ne doit pas conclure par le mot "oumatssliah", mais doit répondre Amen comme après toute berakha.
Réponse
Après avoir terminé les sept berakhot, celui qui les a récitées goûte un peu de vin. Ensuite, le hatan goûte un peu de vin, et c'est lui-même qui donne à la kala d'en boire. On ne récite pas la berakha de la guéfène, car on considère que l'intention du récitant est de les acquitter, en particulier selon notre coutume où l'on avertit le hatan et la kala de se concentrer sur les berakhot. Si la kala est nida, le hatan remettra la coupe à une de ses proches pour qu'elle la fasse boire, car il est interdit au mari de transmettre un objet de sa main à la sienne pendant sa période d'impureté, comme expliqué dans le Choulhan Aroukh.
Mitsva de réjouir le marié et la mariée
Réponse
Il s'agit d'une grande mitsva de réjouir le hatan et la kala, et de danser devant eux. La récompense de cette mitsva est très grande.
Réponse
Il y avait une coutume à Jérusalem de n'apporter qu'un seul instrument de musique, en raison de la destruction de la ville. Cependant, telle n'est pas notre coutume, et il est désormais répandu d'apporter un orchestre avec plusieurs instruments de musique, même à Jérusalem.
Réponse
La mitsva de réjouir le hatan et la kala consiste à les louer par des paroles ou à danser devant eux. Il suffit de faire l'une de ces deux actions.
Réponse
Un talmid hakham ou une personne importante, dont la simple présence réjouit le hatan, accomplit ainsi la mitsva.
Réponse
Même celui qui ne profite pas du repas a la mitsva de réjouir le hatan et la kala. Mais toute personne qui profite du repas et ne réjouit pas le hatan, alors qu'elle a l'obligation de le réjouir, transgresse cinq voix.
Réponse
L'obligation de réjouir le hatan et la kala s'applique pendant les sept jours de festivités, et pas seulement la nuit du mariage.
Réponse
Certains estiment qu'il n'y a aucune objection à porter le hatan sur les épaules. D'autres sont rigoureux et préfèrent ne pas le soulever ainsi, mais plutôt l'élever alors qu'il est assis sur une chaise. Même si cette dernière pratique est préférable, si l'on porte le hatan sur les épaules, il n'est pas nécessaire de les réprimander.
Réponse
Si le hatan renonce à ce qu'on le réjouisse, celui qui profite du repas de mariage sans le réjouir ne transgresse pas ce qui a été dit : « Quiconque profite du repas du hatan et de la kala sans les réjouir transgresse cinq voix ».
Réponse
Certains ont l'habitude que si l'un des parents du hatan ou de la kala est en deuil pendant les douze mois suivant le décès du père ou de la mère, la cérémonie de mariage se déroule sans orchestre ni instruments de musique. Cette coutume n'est pas correcte, et même dans ce cas, il convient d'organiser le mariage avec orchestre, chants, danses et réjouissances. En tout état de cause, il est évident que les parents ne doivent pas reporter le mariage de leurs enfants après douze mois. Même si le hatan lui-même est en deuil pendant les douze mois suivant le décès du père ou de la mère, il ne doit pas repousser son mariage jusqu'à la fin de cette période, mais il a la mitsva de se marier même pendant les douze mois, voire même dans les trente jours, et il faut amener un orchestre et se réjouir le jour de son mariage et le jour de la joie de son cœur.
Réponse
Si l'un des parents du hatan ou de la kala est en deuil pendant les douze mois, et que leur absence à la houpa causerait de la peine au hatan et à la kala, il leur est permis d'assister à la houpa, mais ils ne doivent pas participer au repas.
Réponse
Il est interdit à un homme de se déguiser en femme, ou à une femme de se déguiser en homme, même si c'est dans le but de réjouir le hatan et la kala.
Réponse
Il convient d'interdire d'inviter un magicien à la fête de mariage du hatan et de la kala, qui réalise des tours d'illusion par dextérité et rapidité de mouvement. Voir plus haut dans les lois sur la sorcellerie.
Réponse
Il est évident et clair selon la halakha qu'il est interdit d'organiser des danses mixtes lors d'un mariage, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui dansent ensemble. Celui qui transgresse cette règle commet une faute très grave. Même ceux qui regardent ces danses ne sont pas exempts de faute. Bien qu'il y ait une grande mitsva de réjouir le hatan et la kala, il ne faut pas accomplir une mitsva au moyen d'une transgression, et à plus forte raison une transgression aussi grave.

