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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Mariage et Chiddoukhim

Bénédictions du mariage sous la houppa

Combien de personnes faut-il pour réciter les sept berakhot sous la houppa ?
Qui doit réciter les sept berakhot du mariage ?
Le hatan peut-il réciter lui-même les sept berakhot du mariage ?
Réponse

On ne récite les sept berakhot sous la houppa qu'en présence de dix adultes juifs, le hatan étant inclus dans ce nombre. De même, pour réciter les sept berakhot après le birkat hamazon [lors du repas qui suit immédiatement la houppa], il faut dix adultes juifs. Les sept berakhot du mariage sont des berakhot de louange, c'est pourquoi elles sont récitées par le sage de la communauté ou le chaliah tsibour. Il n'est pas convenable que le hatan lui-même récite ces berakhot, car elles sont des louanges à Hachem et des bénédictions pour le hatan, la kala et Israël. Il n'est pas approprié qu'une personne se bénisse elle-même de cette manière. Le Rambam s'est indigné contre un hatan qui a récité ces berakhot pour lui-même. Il est donc préférable que ce soit la personne la plus importante présente qui les récite.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 6)
Peut-on répartir les sept berakhot du mariage entre plusieurs talmidei hakhamim sous la houppa et au repas ?
Est-il nécessaire d'être strict et de ne pas répartir les berakhot entre plusieurs personnes lors d'un mariage ?
Est-il préférable que seuls des rabbins ou talmidei hakhamim récitent les berakhot sous la houppa, plutôt que des membres de la famille non érudits ?
Réponse

Notre coutume est de répartir les sept berakhot aussi bien sous la houppa qu'au repas entre les talmidei hakhamim, afin d'honorer la Torah, et il n'y a aucune crainte à cela, il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet. C'est ainsi qu'ont agi tous les grands rabbins séfarades. Toutefois, il est souhaitable que tous les rabbins invités à réciter une berakha se tiennent près de la houppa, afin de limiter les interruptions autant que possible. Dans certains endroits, on a l'habitude d'honorer des membres de la famille qui ne sont pas talmidei hakhamim pour réciter une berakha, et il arrive alors, sous l'effet de l'émotion, qu'ils avalent des mots pendant la berakha. Il est souhaitable d'empêcher cela, et d'établir que seuls des rabbins et talmidei hakhamim qui récitent correctement la berakha la prononcent sous la houppa.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Si l'on inverse l'ordre des berakhot Sameah tissamah et Soss tassis lors des sept berakhot, est-ce que cela invalide la cérémonie ?
Que faire si l'on a conclu la berakha Soss tassis par "Messaheah hatan vekala" au lieu de "Messaheah Tsion" ?
Réponse

Si l'on s'est trompé et que l'on a récité la berakha "Sameah tissamah" avant "Soss tassis", a posteriori l'ordre n'est pas indispensable, et après "Sameah tissamah" on récitera "Soss tassis" puis on poursuivra dans l'ordre. Il en va de même pour les autres berakhot : a posteriori, l'ordre n'est pas indispensable. Cependant, si l'on a conclu la berakha "Soss tassis" par "Messaheah hatan vekala", on n'est pas quitte, car il faut conclure par "Messaheah Tsion...".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 8)
Le rabbin qui récite la berakha de la guéfène lors des berakhot du mariage doit-il obligatoirement goûter au vin ?
Est-il permis de boire directement à la coupe après avoir récité la berakha de la guéfène sous la houppa ?
Faut-il verser du vin dans sa main pour goûter si l'on ne veut pas boire à la coupe lors des berakhot du mariage ?
Réponse

Si les berakhot ont été réparties entre différents talmidei hakhamim, il est bon et correct que le rabbin qui a récité la berakha de la guéfène au début des berakhot du mariage goûte au vin, mais il ne doit pas boire directement à la coupe, car cela la rendrait impropre, mais plutôt goûter du vin versé dans une assiette ou similaire. S'il n'a pas goûté, il attendra sur place et, à la fin des berakhot, il goûtera un peu de vin, sans parler entre-temps. Toutefois, tout cela n'est pas une obligation stricte selon la halakha, car en principe il suffit que le hatan et la kala goûtent. Il n'est donc pas nécessaire d'être strict au point de verser un peu de vin dans sa main pour boire, car un talmid hakham ne doit pas agir ainsi en public, d'autant plus que selon la halakha il n'est pas obligé de goûter.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 9)
Est-il permis d'ajouter le mot "oumatssliah" à la fin de la berakha Achèr bara lors des sept berakhot ?
Réponse

Celui qui récite la berakha "Achèr bara" ne doit pas ajouter dans la conclusion le mot "oumatssliah", car cela ne fait pas partie de la formule fixée par les Sages.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 10)
Le public doit-il répondre "oumatssliah" à la fin des berakhot sous la houppa ?
Quelle est la réponse appropriée du public après chaque berakha sous la houppa ?
Réponse

Le public qui écoute les berakhot sous la houppa ne doit pas conclure par le mot "oumatssliah", mais doit répondre Amen comme après toute berakha.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Après les sept berakhot, qui doit goûter au vin et dans quel ordre ?
Faut-il réciter la berakha de la guéfène avant que le hatan et la kala goûtent au vin après les sept berakhot ?
Comment procéder si la kala est nida au moment de la cérémonie des sept berakhot ?
Réponse

Après avoir terminé les sept berakhot, celui qui les a récitées goûte un peu de vin. Ensuite, le hatan goûte un peu de vin, et c'est lui-même qui donne à la kala d'en boire. On ne récite pas la berakha de la guéfène, car on considère que l'intention du récitant est de les acquitter, en particulier selon notre coutume où l'on avertit le hatan et la kala de se concentrer sur les berakhot. Si la kala est nida, le hatan remettra la coupe à une de ses proches pour qu'elle la fasse boire, car il est interdit au mari de transmettre un objet de sa main à la sienne pendant sa période d'impureté, comme expliqué dans le Choulhan Aroukh.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Mariage et Chiddoukhim

Mitsva de réjouir le marié et la mariée

Quelle est la valeur de la mitsva de réjouir le hatan et la kala ?
Est-il recommandé de danser devant le hatan et la kala lors du mariage ?
Réponse

Il s'agit d'une grande mitsva de réjouir le hatan et la kala, et de danser devant eux. La récompense de cette mitsva est très grande.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Quelle était la coutume concernant les instruments de musique lors des mariages à Jérusalem ?
Est-il permis aujourd'hui d'apporter plusieurs instruments de musique lors d'un mariage à Jérusalem ?
Réponse

Il y avait une coutume à Jérusalem de n'apporter qu'un seul instrument de musique, en raison de la destruction de la ville. Cependant, telle n'est pas notre coutume, et il est désormais répandu d'apporter un orchestre avec plusieurs instruments de musique, même à Jérusalem.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
Comment peut-on accomplir la mitsva de réjouir le hatan et la kala ?
Est-il nécessaire de faire à la fois des éloges et de danser devant le hatan et la kala pour accomplir la mitsva ?
Réponse

La mitsva de réjouir le hatan et la kala consiste à les louer par des paroles ou à danser devant eux. Il suffit de faire l'une de ces deux actions.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Comment un talmid hakham accomplit-il la mitsva de réjouir le hatan ?
La présence d'une personne importante suffit-elle pour accomplir la mitsva de réjouir le hatan ?
Réponse

Un talmid hakham ou une personne importante, dont la simple présence réjouit le hatan, accomplit ainsi la mitsva.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)
Celui qui ne mange pas au repas de mariage doit-il réjouir le hatan et la kala ?
Qu'en est-il de celui qui profite du repas de mariage mais ne réjouit pas le hatan ?
Réponse

Même celui qui ne profite pas du repas a la mitsva de réjouir le hatan et la kala. Mais toute personne qui profite du repas et ne réjouit pas le hatan, alors qu'elle a l'obligation de le réjouir, transgresse cinq voix.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)
Pendant combien de temps doit-on réjouir le hatan et la kala après le mariage ?
L'obligation de réjouir le hatan et la kala s'applique-t-elle uniquement le soir du mariage ?
Réponse

L'obligation de réjouir le hatan et la kala s'applique pendant les sept jours de festivités, et pas seulement la nuit du mariage.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 6)
Est-il permis de porter le hatan sur les épaules lors de la fête de mariage ?
Existe-t-il une préférence entre soulever le hatan sur une chaise ou sur les épaules ?
Faut-il réprimander ceux qui portent le hatan sur les épaules pendant la célébration ?
Réponse

Certains estiment qu'il n'y a aucune objection à porter le hatan sur les épaules. D'autres sont rigoureux et préfèrent ne pas le soulever ainsi, mais plutôt l'élever alors qu'il est assis sur une chaise. Même si cette dernière pratique est préférable, si l'on porte le hatan sur les épaules, il n'est pas nécessaire de les réprimander.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Si le hatan renonce à être réjoui, est-on tenu de le réjouir lors du repas de mariage ?
Transgresse-t-on une faute si l'on profite du repas de mariage sans réjouir le hatan qui a renoncé à cette joie ?
Réponse

Si le hatan renonce à ce qu'on le réjouisse, celui qui profite du repas de mariage sans le réjouir ne transgresse pas ce qui a été dit : « Quiconque profite du repas du hatan et de la kala sans les réjouir transgresse cinq voix ».

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 8)
Est-il correct de célébrer un mariage sans orchestre si l'un des parents du hatan ou de la kala est en deuil pendant douze mois ?
Les parents doivent-ils reporter le mariage de leur enfant si l'un d'eux est en deuil pendant douze mois ?
Un hatan en deuil pour un parent doit-il repousser son mariage jusqu'à la fin des douze mois de deuil ?
Réponse

Certains ont l'habitude que si l'un des parents du hatan ou de la kala est en deuil pendant les douze mois suivant le décès du père ou de la mère, la cérémonie de mariage se déroule sans orchestre ni instruments de musique. Cette coutume n'est pas correcte, et même dans ce cas, il convient d'organiser le mariage avec orchestre, chants, danses et réjouissances. En tout état de cause, il est évident que les parents ne doivent pas reporter le mariage de leurs enfants après douze mois. Même si le hatan lui-même est en deuil pendant les douze mois suivant le décès du père ou de la mère, il ne doit pas repousser son mariage jusqu'à la fin de cette période, mais il a la mitsva de se marier même pendant les douze mois, voire même dans les trente jours, et il faut amener un orchestre et se réjouir le jour de son mariage et le jour de la joie de son cœur.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 9)
Un parent en deuil pendant douze mois peut-il assister à la houpa de son enfant si son absence cause de la peine au hatan ou à la kala ?
Un parent en deuil pendant douze mois peut-il participer au repas de mariage de son enfant ?
Réponse

Si l'un des parents du hatan ou de la kala est en deuil pendant les douze mois, et que leur absence à la houpa causerait de la peine au hatan et à la kala, il leur est permis d'assister à la houpa, mais ils ne doivent pas participer au repas.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 10)
Est-il permis à un homme de se déguiser en femme pour réjouir le hatan et la kala ?
Une femme peut-elle se déguiser en homme lors d'une fête de mariage pour apporter de la joie ?
Réponse

Il est interdit à un homme de se déguiser en femme, ou à une femme de se déguiser en homme, même si c'est dans le but de réjouir le hatan et la kala.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Est-il permis d'inviter un magicien qui fait des tours d'illusion à une fête de mariage ?
Pourquoi est-il déconseillé d'avoir un magicien lors de la fête de mariage du hatan et de la kala ?
Réponse

Il convient d'interdire d'inviter un magicien à la fête de mariage du hatan et de la kala, qui réalise des tours d'illusion par dextérité et rapidité de mouvement. Voir plus haut dans les lois sur la sorcellerie.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Est-il permis d'organiser des danses mixtes hommes-femmes lors d'un mariage selon la halakha ?
Les personnes qui regardent des danses mixtes à un mariage sont-elles exemptes de faute ?
Peut-on accomplir la mitsva de réjouir le hatan et la kala en transgressant une interdiction grave comme les danses mixtes ?
Réponse

Il est évident et clair selon la halakha qu'il est interdit d'organiser des danses mixtes lors d'un mariage, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui dansent ensemble. Celui qui transgresse cette règle commet une faute très grave. Même ceux qui regardent ces danses ne sont pas exempts de faute. Bien qu'il y ait une grande mitsva de réjouir le hatan et la kala, il ne faut pas accomplir une mitsva au moyen d'une transgression, et à plus forte raison une transgression aussi grave.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 13)