Questions pratiques
Laisser un plat sur le feu la veille de Chabbat
Réponse
Il est interdit de verser de l'eau bouillante pendant Chabbat dans un plat posé sur la plata et qui a réduit, même si le plat a été retiré du feu. En effet, une fois que l'eau quitte le keli rishon, elle cesse de bouillir et recommence à cuire dans le plat. Il faut donc retirer la marmite de la plata, placer une marmite vide sur la cuisinière, puis poser la marmite contenant le plat sur la marmite vide, en veillant à ce que le plat reste chaud. Il n'est pas nécessaire de faire attention à ne pas poser la marmite sur le sol, car avec une plata électrique, il n'y a pas d'interdiction de "mikhze kemévashel". Même les communautés qui avaient l'habitude à l'étranger d'être indulgentes en ajoutant de l'eau bouillante dans un plat, en Israël, on suit l'avis du Maran dont nous avons accepté les décisions. Il est permis de placer une marmite vide pour séparer entre la marmite du hamin et le feu, même une marmite neuve, car nos marmites sont terminées à l'usine. Si l'on a transgressé et versé de l'eau chaude dans le plat qui a réduit, il ne faut pas interdire de consommer ce plat pendant Chabbat. Si l'on a versé le plat dans un keli sheni, il est permis d'y verser de l'eau bouillante. Les Ashkénazes ont l'habitude d'être indulgents et de verser pendant Chabbat de l'eau chaude qui n'a pas complètement refroidi dans un plat qui a réduit, après l'avoir retiré du feu.
Réponse
Il est interdit de verser pendant Chabbat de l'eau bouillante dans un plat se trouvant dans un keli rishon encore brûlant, même après l'avoir retiré du feu. Cependant, si l'on verse une grande quantité d'eau, d'un seul coup, dans un keli rishon retiré du feu, cela est permis. Dans ce cas, il est même permis d'utiliser de l'eau froide, car l'eau froide ne cuit pas dans l'eau bouillante mais fait simplement fondre la chaleur de l'eau bouillante.
Réponse
Toutes les choses qui sont interdites à un Juif concernant les lois de shehiya et hatmana sont également interdites à demander à un non-Juif de les accomplir. Si l'on demande à un non-Juif d'allumer le feu et de réchauffer la marmite si elle a refroidi, ou de la placer sur un feu découvert, même si le plat était entièrement cuit, il est interdit d'en consommer, même après qu'il ait refroidi.
Réponse
Celui qui se lève le matin et constate que son plat liquide a trop cuit et craint qu’il ne cuise davantage peut retirer la marmite et placer une marmite vide sur le gaz, puis poser la marmite contenant le plat sur la marmite vide. Il faut veiller à ne pas poser la marmite sur le sol et à ce qu’elle reste bouillante. Cependant, si le plat est posé sur un gaz recouvert d’une plaque métallique, ou sur une plata de Chabbat, il est permis d’être indulgent même si la marmite est posée sur le sol, à condition qu’elle reste bouillante, car sinon il y aurait un problème de "bichoul akhar bichoul" pour un plat liquide.
Lois de l’enfouissement thermique des aliments
Réponse
Il est permis de placer, avant Chabbat, des fruits qui se consomment crus autour d’une marmite, même si le fourneau n’est ni débarrassé de ses braises ni recouvert de cendres, et même s’il est impossible que les fruits cuisent avant la tombée de la nuit. Toutefois, il est préférable d’être rigoureux et de ne placer ces fruits que sur un fourneau débarrassé de ses braises et recouvert de cendres. Il faut cependant veiller à ne pas remettre le couvercle si celui-ci a été retiré après la tombée de la nuit, et à ne pas ajouter de couverture tant que les fruits ne sont pas cuits, car cela accélérerait leur cuisson pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit d’envelopper un plat pendant Chabbat, même avec un matériau qui n’ajoute pas de chaleur, et même si le plat est entièrement cuit. Cela reste interdit même si l’on avait initialement l’intention de l’envelopper, de crainte que l’on ne vienne à faire bouillir un plat froid pour l’envelopper ensuite une fois réchauffé. Par conséquent, il ne faut pas couvrir une marmite avec des couvertures, des vêtements ou de la laine pendant Chabbat si la couverture descend sur les parois de la marmite. Il est également interdit de couvrir pendant Chabbat une marmite posée sur une plaque chauffante ou sur un feu recouvert de métal ou d’amiante. Même par l’intermédiaire d’un non-juif, il est interdit d’envelopper. Cependant, pendant le crépuscule, entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles, il est permis d’envelopper avec un matériau qui n’ajoute pas de chaleur. Avec un matériau qui ajoute de la chaleur, comme des résidus d’olives ou de sésame, du sel, de la chaux ou du sable, il est interdit d’envelopper même avant Chabbat. Si l’on a enveloppé par erreur avant Chabbat avec un matériau qui ajoute de la chaleur, il faut retirer la couverture avant l’entrée de Chabbat.
Réponse
A priori, il ne faut pas poser une couverture ou des vêtements sur une marmite pendant Chabbat, même si la couverture ne recouvre que le dessus de la marmite sans descendre sur les côtés. Cependant, certains sont indulgents et estiment que la règle de l’enveloppement ne s’applique que lorsque la couverture touche les parois de la marmite, et selon eux, c’est également l’avis du Maran du Choulhan Aroukh. Ainsi, celui qui se montre indulgent dans le cas où le vêtement ne descend pas sur les côtés de la marmite a sur qui s’appuyer dans la halakha.
Réponse
Bien qu’il soit interdit d’envelopper une marmite pendant Chabbat, même avec un matériau qui n’ajoute pas de chaleur, il est permis de la couvrir avec des couvertures avant Chabbat, même si celles-ci descendent sur les côtés. Si la marmite a été enveloppée avant Chabbat et que la couverture s’est retirée pendant Chabbat, il est permis de la remettre. Il est également permis de découvrir la marmite pour en retirer de la nourriture puis de la recouvrir. De même, il est permis d’ajouter ou de remplacer des couvertures pendant Chabbat, à condition que le plat soit entièrement cuit. Si le plat n’est pas entièrement cuit, il est interdit d’ajouter une couverture sur une marmite posée sur le feu ou sur une plaque chauffante, car cela accélérerait la cuisson.
Réponse
Il est d’usage de couvrir, avant Chabbat, une marmite de hamin posée sur une plaque électrique ou sur un gaz allumé avec une plaque métallique interposée, même si les vêtements descendent sur les côtés de la marmite. Même si la marmite est posée sur une plaque, on s’appuie sur ceux qui permettent d’envelopper avant Chabbat avec un matériau qui n’ajoute pas de chaleur. Celui qui se montre rigoureux sera béni. En revanche, pour un plat posé sur un fourneau ou une lampe à mèche allumée, il est préférable de placer un large récipient sur la marmite, puis de poser les vêtements dessus afin qu’ils ne descendent pas sur les côtés de la marmite. Malgré tout, la coutume est d’être indulgent dans ce cas, et il y a des avis sur lesquels s’appuyer. Toutefois, il est bon d’être rigoureux et de veiller à ce que les vêtements ne recouvrent pas les côtés de la marmite.
Réponse
Il est permis de placer une boîte de conserve contenant de la viande cuite ou similaire dans de l’eau chaude d’un keli cheni, car il n’y a pas d’interdiction de hatmana pour les aliments. De même, il est permis de placer un morceau de viande ou de poulet entièrement cuit dans un plat bouillant pendant Chabbat pour le réchauffer, même si le plat est sur la plata, car il n’y a pas de cuisson après cuisson pour un aliment sec, et cela ne ressemble pas à une cuisson sur la plata. Il est aussi permis de placer un biberon de lait pour un nourrisson dans un récipient contenant de l’eau chaude afin de le réchauffer, même si le biberon est entièrement recouvert d’eau, cela est permis et il n’y a pas à craindre l’interdiction de hatmana. Cependant, il ne faut pas chauffer le lait dans un keli richon, même si le lait n’est pas sur le feu, même s’il a déjà été cuit avant Chabbat, car il y a cuisson après cuisson pour un aliment liquide. Bien que certains permettent une cuisson supplémentaire pour une sauce qui s’évapore et dont la qualité se détériore, cela ne s’applique pas à tout aliment liquide, et il existe des distinctions selon le type d’aliment ou selon que cela lui importe ou non, et certains interdisent dans tous les cas. Il faut donc être rigoureux pour le lait. Toutefois, si l’on place du lait cuit avant Chabbat dans un keli richon, ou sur la plata, ou sur un feu recouvert, et que l’on se tient à côté pour surveiller activement que le lait n’atteigne pas la température où la main se retire, il est permis d’être indulgent, tant que tout cela est fait pour un nourrisson.
Réponse
Si l’on a enveloppé un plat dans une matière qui augmente la chaleur avant Chabbat, il est interdit de consommer ce plat pendant Chabbat, même a posteriori. Cela concerne spécifiquement le cas où l’on a enveloppé un plat froid qui s’est réchauffé grâce à l’enveloppement, ou un plat chaud qui, par l’enveloppement, a réduit et s’est amélioré. Mais si le plat est simplement resté à la même température qu’au début, il est permis, car l’action n’a rien apporté de plus. Si l’on a enveloppé pendant Chabbat dans une matière qui n’augmente pas la chaleur, et que l’enveloppement n’a fait que préserver la chaleur du plat, alors, a posteriori, il est permis de consommer ce plat pendant Chabbat.
Réponse
Il est déjà expliqué qu’il est permis de fermer la porte d’un four électrique pendant Chabbat, et cela ne constitue pas une interdiction d’enveloppement. Cependant, si un plat qui n’est pas entièrement cuit se trouve dans le four, il est interdit de fermer la porte du four pendant Chabbat, même si l’intention est simplement d’empêcher la poussière d’y entrer. De même, si un plat qui n’est pas entièrement cuit se trouve sur une cuisinière ou une plaque chauffante, et que l’on a retiré le couvercle de la marmite, il est interdit de le remettre. Si le plat est entièrement cuit, il est permis de remettre le couvercle. Il est préférable, a priori, de faire attention, lors du retrait du couvercle, à ce qu’aucune goutte d’eau ne tombe dans le plat. Toutefois, si de l’eau a coulé dans le plat ou sur la plaque, cela est considéré comme un acte involontaire et n’est pas considéré comme une transgression, mais il est tout de même préférable, a priori, d’y prendre garde. Si l’on a agi ainsi, il n’est pas nécessaire de réparer quoi que ce soit selon la règle stricte, mais il est recommandé de renforcer son étude de la Torah avec plus d’assiduité.
Réponse
Il est permis pendant Chabbat de verser de l’eau bouillante d’un keli richon, même si ce keli richon se trouve sur une plaque chauffante, dans une carafe conçue pour conserver la chaleur de l’eau pendant vingt-quatre heures, appelée "thermos", et de la fermer avec son bouchon. Il n’y a pas à craindre d’interdiction d’enveloppement dans ce cas. Il est également permis de placer pendant Chabbat un plat chaud, même si la main s’y brûle, dans un appareil "kal ham" destiné à conserver la chaleur, et de le fermer, sans que cela constitue une interdiction d’enveloppement. Même si le plat n’est pas entièrement cuit, il est permis de le placer dans cet appareil. Il est aussi permis de placer pendant Chabbat des boissons froides dans un appareil conçu pour conserver la fraîcheur des boissons.
Réponse
Un plat qui a été transféré dans une autre marmite, même s’il est encore chaud, peut être enveloppé pendant Chabbat dans une matière qui n’augmente pas la chaleur, comme des couvertures ou des vêtements. Il est également permis de couvrir avec des vêtements ou des couvertures en laine une marmite contenant un plat froid, ou un plat qui n’est pas chaud au point que la main s’y brûle, même si l’on a l’intention d’atténuer le froid. Mais dans une matière qui augmente la chaleur, il est interdit d’envelopper même un plat froid, et cela même avant Chabbat.
Réponse
Il est une mitsva d’envelopper un plat pour Chabbat afin de manger un plat chaud pendant Chabbat, car cela fait partie de l’honneur et du plaisir du Chabbat.
Lois de l’entrée de Chabbat
Réponse
Il est une mitsva de laver tout son corps et de frotter sa tête avec de l'eau chaude la veille de Chabbat, en l'honneur du Chabbat. Si l'on ne peut pas laver tout son corps, il faut au moins se laver le visage et les mains avec de l'eau chaude. Même celui dont l'étude de la Torah est l'occupation principale doit interrompre son étude pour se laver en l'honneur du Chabbat. Si possible, il est correct de s'immerger au mikvé la veille de Chabbat. Les femmes aussi doivent se laver en l'honneur du Chabbat. Il faut veiller à ne pas se laver trop près de la tombée de la nuit, afin d'éviter tout risque de profanation du Chabbat. Il est préférable de se laver le vendredi, car cela montre que l'on se lave en l'honneur du Chabbat. Si cela n'est pas possible le vendredi, on se lavera le jeudi soir, et si ce n'est pas possible, on se lavera le jeudi, car plus c'est proche du Chabbat, plus cela est manifeste que c'est en l'honneur du Chabbat. Il est aussi une mitsva de se laver la veille de Yom Tov, comme la veille de Chabbat.
Réponse
Si les cheveux de la tête sont longs, il est une mitsva de les couper la veille de Chabbat en l'honneur du Chabbat. Si l'on ne peut pas se couper les cheveux le vendredi, on les coupera le jeudi. Lorsque Roch Hodech tombe un vendredi, il est permis de se couper les cheveux en l'honneur du Chabbat. Certains ont l'habitude de tenir compte du testament de Rabbi Yehouda Ha'hassid qui interdit de se couper les cheveux à Roch Hodech, mais notre coutume n'est pas de s'en préoccuper.
Réponse
Si les ongles sont longs, il est une mitsva de les couper en l'honneur du Chabbat. Il est permis de se couper les cheveux et les ongles le jeudi, même si les cheveux et les ongles repousseront pendant Chabbat. Il est interdit de jeter les ongles à terre, sauf si l'on se trouve dans une synagogue ou une maison d'étude, dans un endroit où les femmes ne sont pas présentes.
Réponse
Puisqu'il est interdit de prélever la 'halla pendant Chabbat et Yom Tov, les Sages ont institué que l'on demande à sa famille, la veille de Chabbat et la veille de Yom Tov, peu avant la tombée de la nuit, d'une manière douce, s'ils ont prélevé la 'halla des produits de boulangerie. S'ils ne l'ont pas fait, on leur dira de prélever la 'halla avant l'entrée de Chabbat. Il faut particulièrement poser cette question la veille de Pessa'h, afin de ne pas oublier de prélever la 'halla des matsot préparées pour le soir de Pessa'h. Il faut s'exprimer d'une manière douce pour être écouté. Cependant, celui qui n'a pas l'habitude de cuire du pain ou d'autres produits de boulangerie chez lui n'a pas besoin de poser la question du prélèvement de la 'halla la veille de Chabbat. De même, dans les endroits où l'on a l'habitude d'acheter des fruits et légumes auprès de fournisseurs disposant d'une surveillance rabbinique conforme, et où les prélèvements de teroumot et maasserot ont déjà été effectués, il n'est pas nécessaire de demander si cela a été fait. De même, dans les endroits où l'on n'a pas l'habitude de faire des érouvé 'hatserot ou des érouvé tehoumin, il n'est pas nécessaire de demander si cela a été fait. Il dira seulement à sa famille d'allumer la bougie, et de les avertir, peu avant la tombée de la nuit, d'arrêter de faire des melakha.
Réponse
Il est bon d'annoncer l'entrée du Chabbat peu avant la tombée de la nuit. Il incombe aux responsables de la communauté de veiller à ce qu'une telle annonce soit faite à l'approche de l'entrée du Chabbat.

