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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Che'hita (abattage rituel)

Arrachage des plumes avant la shehita

Est-il recommandé d'utiliser un produit chimique pour humidifier les plumes avant la she'hita afin de faciliter leur arrachage ?
Réponse

Certains ont l'habitude d'humidifier les plumes avec un produit chimique appelé "poultry scalding chimique" afin de faciliter l'arrachage. Il est recommandé d'adopter une attitude rigoureuse à ce sujet en raison de plusieurs craintes.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Halakha 3)
Lois de Che'hita (abattage rituel)

Lois de drassa, halada, gerama et ikour

Qu'est-ce que la drassa dans les lois de la che'hita ?
L'abattage est-il valide si l'on coupe les signes d'un seul coup en frappant le cou avec le couteau ?
Réponse

La drassa consiste, par exemple, à poser le couteau sur le cou de l’animal et à appuyer en coupant vers le bas, comme on coupe un radis ou un concombre ; dans ce cas, l’abattage est invalide. Il va sans dire que si l’on frappe le cou avec le couteau, à la manière d’une épée, et que l’on coupe les signes d’un seul coup, l’abattage est également invalide.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 24 - Lois de drassa, halada, gerama et ikour, Halakha 1)
Faut-il faire un mouvement de va-et-vient lors de la che'hita ?
L'abattage est-il valide si l'on utilise uniquement un mouvement de poussée ou de traction avec un couteau plus court que le cou ?
Peut-on utiliser un couteau très court pour la che'hita si l'on fait un mouvement de va-et-vient ?
Réponse

A priori, il faut effectuer la che'hita en faisant un mouvement de va-et-vient, même si le couteau est assez long pour plusieurs cous. Si l’on a abattu uniquement en poussant ou en tirant, l’abattage est valide à condition que le couteau ait la longueur du cou plus, au-delà du cou, une longueur de cou supplémentaire ; sinon, il est invalide, car sans cette longueur, il est impossible d’éviter la drassa en ne faisant qu’un seul mouvement. Si l’on a fait un mouvement de va-et-vient, même avec un couteau très court, l’abattage est valide.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 24 - Lois de drassa, halada, gerama et ikour, Halakha 2)
Qu'est-ce que la halada dans les lois de la che'hita ?
Est-il permis d'abattre un agneau seul, posé sur ses genoux, sans aide ?
Peut-on abattre les signes de bas en haut en montant sur l'animal ?
Réponse

La halada consiste à introduire le couteau entre les deux signes, que l’on ait d’abord abattu le signe inférieur correctement de haut en bas, puis retiré le couteau pour abattre le supérieur, ou que l’on ait abattu le supérieur de bas en haut, ce qui n’est pas conforme à la règle ; dans tous ces cas, l’abattage est invalide. Il est interdit d’abattre un agneau seul, posé sur ses genoux, sans aide, et il est également interdit de monter sur l’animal pour abattre les signes de bas en haut, car cela constitue une drassa, le cou pesant sur le couteau, sauf si la tête est attachée en hauteur à quelque chose à l’aide d’une corde.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 24 - Lois de drassa, halada, gerama et ikour, Halakha 3)
Qu'est-ce que la gerama dans les lois de la che'hita ?
L'abattage est-il valide si la majorité de la trachée a été abattue dans la zone correcte puis terminée en dehors ?
Quelle est la coutume actuelle concernant la rigueur sur la drassa et la gerama ?
Réponse

La gerama consiste à abattre dans la trachée au-dessus de la zone appropriée pour la che'hita, ou à commencer l’abattage dans la zone correcte puis à incliner le couteau hors de cette zone pour terminer l’abattage. Toutefois, si la majorité de la cavité de la trachée a été abattue dans la zone correcte, puis que l’on a terminé en dehors, l’abattage est valide. Il en va de même si l’on a abattu la majorité des deux signes chez un animal dans la zone correcte, puis terminé l’abattage par gerama ou drassa, l’abattage est valide. Mais il y a une opinion qui invalide en cas de drassa, et il faut en tenir compte a priori. Les décisionnaires récents écrivent que la coutume actuelle est de se montrer rigoureux aussi bien pour la drassa que pour la gerama, que ce soit pour la première ou la dernière minorité, dans la trachée comme dans l’œsophage.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 24 - Lois de drassa, halada, gerama et ikour, Halakha 4)
Qu'est-ce que l'ikour dans les lois de la che'hita ?
L'abattage est-il valide si la trachée ou l'œsophage se détache avant la fin de la che'hita ?
Que dit le Rama concernant l'ikour, même pour la première ou la dernière minorité ?
Réponse

L’ikour consiste en ce que la trachée ou l’œsophage soit arraché de la chair ou de la mâchoire, et que l’un ou les deux se détachent avant la fin de l’abattage. Cependant, si l’un des deux a été abattu chez un oiseau, ou la majorité, puis que le second s’est détaché, l’abattage est valide. Si l’un s’est détaché, puis que l’on a abattu le second, l’abattage est invalide. Le Rama écrit que l’on a l’usage de déclarer taref tout cas d’ikour, que ce soit pour la première ou la dernière minorité. Et cela uniquement si cela s’est produit après l’abattage ; mais si cela s’est produit du vivant de l’animal, il est cachère, mais la che'hita n’a alors aucun effet.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 24 - Lois de drassa, halada, gerama et ikour, Halakha 5)
Lois de Che'hita (abattage rituel)

Vérification des signes après la shehita

Faut-il vérifier les simanim après la che'hita pour s'assurer que la majorité a été tranchée ?
Que se passe-t-il si l'on n'a pas vu que la majorité des simanim était tranchée lors de la che'hita ?
Selon certains avis, où doit-on s'assurer que la majorité des simanim a été tranchée lors de la che'hita ?
Réponse

Celui qui pratique la che'hita doit vérifier les simanim après l'abattage, afin de s'assurer que la majorité a bien été tranchée, ou bien il doit voir au moment de la che'hita que la majorité des simanim est tranchée. Si l'on n'a pas vu que la majorité était tranchée, la consommation est interdite. Certains estiment qu'il faut s'assurer que la majorité des simanim a été tranchée à l'endroit précis de la che'hita, sans entraîner de gerama.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 25 - Vérification des signes après la shehita, Halakha 1)
Si un loup prend les entrailles d'un animal abattu correctement et les rapporte percées, l'animal reste-t-il cachère ?
Doit-on craindre que la perforation des entrailles par un loup ait eu lieu à un endroit rendant l'animal non cachère ?
Réponse

Si l'abattage a été effectué correctement et qu'un loup est venu prendre les entrailles de l'animal, puis les a rapportées alors qu'elles étaient percées, l'animal reste cachère. On ne craint pas que la perforation ait eu lieu à un endroit qui rendrait l'animal non cachère.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 25 - Vérification des signes après la shehita, Halakha 2)
Est-il permis de consommer la viande d'un animal abattu correctement mais encore agonisant si on en découpe une partie ?
A quel moment devient-il permis de consommer la viande d'un animal abattu correctement mais encore vivant ?
Réponse

Si l'on découpe une partie de l'animal après qu'il a été abattu correctement, mais alors qu'il est encore en train d'agoniser, il est interdit d'en consommer la viande tant que l'animal n'est pas mort.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 25 - Vérification des signes après la shehita, Halakha 3)
Lois de Che'hita (abattage rituel)

Quand le shohet devient inapte à la shehita

Un chochet qui participe à des jeux de hasard interdits est-il automatiquement disqualifié pour la che'hita ?
La communauté peut-elle démettre un chochet qui joue publiquement à des jeux de hasard interdits ?
Quelles conditions permettent à un chochet de conserver son poste après avoir participé à un jeu de loterie interdit ?
Réponse

Un chochet de la ville qui participe à un jeu de loterie interdit par la halakha, même s'il ne devient pas inapte à témoigner ou à pratiquer la che'hita pour cette raison, car il possède une autre profession, il reste que cela est disgracieux qu'un chochet de la ville commette publiquement cette transgression de jeu de hasard. La communauté a donc le pouvoir de protester contre lui et de le démettre de ses fonctions s'ils le souhaitent, à moins qu'il ne s'engage à cesser totalement cette activité à l'avenir. Ils peuvent dire : « Nous ne voulons pas que le chochet de notre ville s'occupe de cette mauvaise affaire », même s'il n'est pas inapte selon la stricte loi.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Halakha 1)
Quel est le statut d'un chochet ou d'un bodek qui a permis par erreur la consommation de bêtes interdites ?
Doit-on considérer la consommation de terefot suite à une erreur comme une transgression de la Torah ?
Existe-t-il une opinion selon laquelle toutes les terefot ne sont pas forcément des interdits de la Torah ?
Réponse

Un chochet ou un bodek qui a commis une erreur et a permis la consommation de bêtes interdites à des Juifs, puis découvre son erreur et cherche à réparer sa faute, certains estiment que l'interdiction des terefot, qu'il s'agisse de sirha ou d'autres types de terefot, est une interdiction de la Torah, et il doit donc faire réparation comme quelqu'un qui a transgressé des interdits de la Torah. Cependant, il apparaît que ce n'est pas une règle tranchée, car d'autres pensent que la majorité des bêtes sont cachères, mais que nous ne sommes pas experts dans l'examen, et que par mesure de rigueur nous interdisons de nombreux cas de terefot, sans que cela soit un interdit de la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Halakha 2)
Comment doit agir un rabbin face à un chochet qui a utilisé un couteau abîmé et a intimidé le rabbin avec l'aide de non-Juifs ?
Est-il approprié pour le rabbin d'excommunier un chochet dont le couteau s'est avéré abîmé au moment de la che'hita et qui a fait pression sur le rabbin en utilisant des non-Juifs pour l'intimider, ou doit-il agir autrement ?
Qui doit juger un chochet dont le couteau s'est avéré abîmé au moment de la che'hita et qui a fait pression sur le rabbin en utilisant des non-Juifs pour l'intimider ?
Réponse

Un chochet dont le couteau s'est avéré abîmé au moment de la che'hita, et qui a en plus fait pression sur le rabbin de la ville en utilisant des non-Juifs pour l'intimider, il n'est pas approprié que le rabbin l'excommunie. Il est préférable que le rabbin se retire de l'affaire et transmette le dossier au beth din de la ville, qui jugera le chochet selon ses actes.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Halakha 3)
Lois de Che'hita (abattage rituel)

Lois de la couverture du sang

Faut-il recouvrir le sang après l'abattage rituel d'une haya ou d'un of ?
Est-il nécessaire de préparer de la terre meuble avant d'abattre une haya ou un of ?
Doit-on recouvrir le sang après l'abattage rituel d'une behema ?
Réponse

Celui qui abat rituellement une haya ou un of doit recouvrir son sang avec de la terre. Il s'agit d'une mitsva positive de la Torah. C'est pourquoi, avant d'abattre, il est une mitsva de préparer de la terre meuble afin d'accomplir immédiatement la mitsva de recouvrir le sang. Cette mitsva ne s'applique pas à une behema. Ainsi, celui qui abat une behema n'a pas besoin de recouvrir le sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 1)
Quelle bénédiction doit-on réciter avant de recouvrir le sang après l'abattage rituel d'une haya ou d'un of ?
Réponse

Avant de recouvrir le sang, on récite la bénédiction suivante : « Baroukh ata Hachem Eloheinu melekh haolam acher kidéchanu bemitsvotav vetsivanu al kissouy hadam beafar ».

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 2)
Doit-on réciter la bénédiction de chehecheyanu lors de la première fois où l'on accomplit la mitsva de recouvrir le sang ?
Est-il possible de porter un vêtement neuf et de réciter chehecheyanu pour inclure la mitsva de recouvrir le sang accomplie pour la première fois ?
Réponse

Celui qui abat pour la première fois de sa vie, ou qui accomplit la mitsva de recouvrir le sang pour la première fois, ne récite pas la bénédiction de chehecheyanu. Certains ont l'habitude de porter un vêtement neuf et de réciter la bénédiction de chehecheyanu sur ce vêtement, incluant ainsi la mitsva qu'ils accomplissent pour la première fois dans cette bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 3)
Peut-on réciter la bénédiction du recouvrement du sang pour chaque abattage séparément lorsqu'on a plusieurs oiseaux à abattre ?
Selon certains avis, à qui appartient la mitsva de recouvrir le sang, au propriétaire de l'oiseau ou au chohet ?
Réponse

Si l'on a plusieurs oiseaux à abattre, le chohet et les autres membres de la maison peuvent chacun réciter la bénédiction sur le recouvrement du sang pour chaque abattage séparément. Certains estiment qu'il faut donner l'autorisation de recouvrir le sang, car cette mitsva appartient au propriétaire de l'oiseau. D'autres pensent que la mitsva incombe au chohet et non au propriétaire de l'oiseau.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 4)
Est-il nécessaire qu'il y ait de la terre sous le sang avant l'abattage rituel ?
Que doit-on faire si l'on a abattu sans qu'il y ait de la terre sous le sang ?
Réponse

Il faut qu'il y ait de la terre en dessous. Il est nécessaire de préparer la terre verbalement. Si l'on a abattu sans qu'il y ait de la terre en dessous, il faut traîner le sang et le placer sur de la terre, puis recouvrir avec de la terre meuble par-dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 5)
Avec quel instrument peut-on recouvrir le sang après l'abattage rituel ?
Pourquoi ne doit-on pas recouvrir le sang avec le pied ?
Réponse

On recouvre le sang avec la main, avec un couteau ou avec un autre ustensile, mais pas avec le pied, afin que les mitsvot ne soient pas traitées avec mépris.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 6)
Qui doit recouvrir le sang après une che'hita ?
Si la personne ayant fait la che'hita n'a pas recouvert le sang, une autre personne qui le voit doit-elle le faire ?
Réponse

C'est à la personne qui a effectué la che'hita de recouvrir le sang. Toutefois, si l'auteur de la che'hita ne l'a pas fait et qu'une autre personne le constate, cette dernière est tenue de recouvrir le sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 7)
Combien de recouvrements du sang faut-il faire si l'on a abattu plusieurs volailles ou animaux au même endroit ?
Est-il permis de recouvrir d'un seul geste le sang de plusieurs animaux ou volailles abattus ensemble ?
Réponse

Si l'on a abattu cent volailles ou cent animaux, ou bien une volaille et un animal au même endroit, un seul recouvrement du sang suffit pour tous.

(Yalkout Yossef, Lois de Che'hita (abattage rituel), Chapitre 28 - Lois de la couverture du sang, Halakha 8)