Questions pratiques
Ordre de la mila et des bénédictions
Réponse
Immédiatement après que le mohel a pratiqué la mila, le père du garçon récite la bénédiction "Sheheheyanu". On récite la bénédiction "Sheheheyanu" pour chaque garçon, et pas seulement pour un premier-né.
Réponse
Il est d'usage de réciter les treize attributs de miséricorde immédiatement après la berakha du père du garçon.
Réponse
Après que le mohel a terminé la mila et la peri'a, on récite sur une coupe de vin la berakha "Bore peri hagefen", ainsi que la berakha "Asher kidesh yedid...".
Réponse
Dans la berakha "Achèr kidèch", il est d'usage de dire : "Achèr kidèch yadid mibeten, El Haï helkenou tsourenou tsavé lehatsil yedidout shearénou michat".
Réponse
Celui qui récite la bénédiction sur la coupe lors de la mila doit goûter au vin à la fin de la formule "Baroukh ata Hachem korèt habrit", avant de dire "Eloqénou véloqé avoténou qayem et hayélèd...", avant la nomination du bébé et la récitation des versets, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre la bénédiction et la dégustation. Toutefois, il ne faut pas protester contre ceux qui ont l'habitude de ne goûter au vin qu'à la fin de la demande de miséricorde et des versets. Cependant, puisqu'il est très facile de goûter un peu de vin avant la demande de miséricorde, dans ce cas, il a été dit : "quand on peut faire mieux, ne considère pas comme mal ce qui est moins bien". C'est également la coutume répandue parmi la plupart des rabbins à Jérusalem et en Israël, ainsi que de nombreux grands érudits. Il convient donc d'adopter cette pratique.
Réponse
Il n'est pas nécessaire de mélanger la coupe sur laquelle on récite la berakha lors de la mila avec de l'eau. Lorsque celui qui bénit dit : "Véomer lakh bedamaïkh hayi", le mohel met du vin avec son doigt sur les lèvres du bébé.
Réponse
Pour la berakha sur le vin lors de la mila, il n'est pas nécessaire de boire une quantité équivalente à "malé logmav" ; il suffit d'une simple dégustation. Tel est l'usage.
Réponse
Certains ont l'habitude de prendre un hadass, de réciter une berakha dessus et de le sentir. Les Ashkénazes n'ont pas cette coutume.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu un Chabbat et que celui qui récite la berakha n'a pas encore fait le qidouch, il doit boire une révi'it de la coupe de la berakha, ou au moins "malé logmav", afin de s'acquitter de l'obligation du qidouch avec la coupe de la mila, en ayant l'intention de s'en acquitter.
Réponse
Si l'on ne dispose d'aucun vin, il convient de réciter la berakha "acher kidesh yedid mibeten" sans vin, comme on le fait à Yom Kippour lorsqu'il n'y a personne pour boire la coupe.
Réponse
Au moment de la berakha "acher kidesh...", le nourrisson doit être posé sur les genoux du sandak. Les Ashkénazes ont l'habitude de tenir le nourrisson debout, et appellent cela "amida leberakhot".
Réponse
Après la berakha "acher kidesh yedid mibeten", on récite une prière pour la paix de l'enfant, comme mentionné, et c'est au cours de cette prière que l'on donne le nom au nourrisson circoncis. À Jérusalem, il est d'usage de dire "chir hamaalot achré kol yéré Hachem" après la récitation de "Elohénou..." mentionnée plus haut. Ensuite, on récite le Kaddich "yehé chelama", et c'est une belle coutume.
Honneurs liés à la sandakaout
Réponse
Aucune règle spécifique n'est mentionnée dans ce passage. Pour des détails supplémentaires sur ces lois, il est conseillé de consulter les lois relatives au respect des parents, chapitre 8.
Réponse
La coutume d'Israël est qu'une personne tienne le bébé sur ses genoux lors de la mila, et cette personne est appelée sandek. Il est recommandé à chacun de s'efforcer, autant que possible, d'être sandek, car cette mitsva est comparable à celle d'offrir le ketoret. Le mérite du sandek est supérieur à celui du mohel pour être appelé à la Torah le jour de la mila. Cependant, il ne faut en aucun cas provoquer de dispute à ce sujet, car la paix est primordiale.
Réponse
Celui qui a été sandek pour son premier fils peut également l'être pour ses autres fils. Il n'y a aucune crainte à être sandek plusieurs fois, que ce soit pour différentes personnes ou, a fortiori, pour ses propres enfants ou proches. Celui qui observe la mitsva ne connaîtra aucun mal. Même si une personne a été sandek deux fois pour le même individu, il n'y a pas lieu de s'inquiéter à l'être une troisième fois.
Réponse
La coutume est d'honorer, pour la sandakaout du premier fils, le père du mari, et pour le second fils, le père de la femme. Si le grand-père renonce à cet honneur, le père du bébé n'est pas obligé de donner la sandakaout au père du grand-père ; si le père renonce à la mitsva, elle revient au père du bébé. Bien qu'il soit une mitsva que le père du bébé soit lui-même sandek pour ses fils, car la mitsva lui incombe plus qu'à un délégué, il est préférable que le père honore un talmid hakham en lui confiant la sandakaout pour son fils. Si le père du bébé est mohel, il est approprié qu'il fasse lui-même la mila à son fils, sauf s'il existe une raison valable de ne pas le faire.
Réponse
Il convient de rechercher un mohel et un sandek qui soient les meilleurs et les plus justes. Il est recommandé de s'efforcer d'être sandek pendant les jours de chovavim, car cela constitue une réparation pour l'atteinte à l'alliance. Si la personne n'est pas pure, il est approprié qu'elle s'immerge au mikvé avant d'accomplir la mitsva de sandakaout, et il ne convient pas de s'approcher de l'autel en état d'impureté. Même pendant la semaine où il est interdit de se baigner, il est permis de s'immerger pour cette mitsva. Beaucoup ont l'habitude de s'immerger juste avant la mitsva, même sans avoir contracté d'impureté, mais cela relève de la piété et n'est pas une obligation pour être sandek.
Réponse
Il est bon et approprié de ne pas confier la sandakaout à un enfant de moins de l'âge de la bar-mitsva, car la mitsva de sandakaout est très précieuse et il convient qu'elle soit accomplie par un adulte soumis aux mitsvot. Cependant, il n'y a pas d'objection à ce qu'un jeune homme célibataire soit sandek s'il a déjà atteint l'âge de la bar-mitsva, et il n'est pas nécessaire qu'il soit marié.
Réponse
Il est d'usage de se lever devant la personne qui amène le nourrisson à la berit.
Usages du repas de la mila
Réponse
Il est d'usage d'organiser un repas le jour où l'on a eu le mérite de circoncire son fils. Il est clair que ce repas n'est pas une mitsva de la Torah.

