Questions pratiques
Ustensile dont l’usage est permis pendant Chabbat
Réponse
Une paire de jumelles utilisée pour regarder de loin ou de près n'est pas mouktse et il est permis de la déplacer pendant Chabbat.
Réponse
Un appareil photo et toutes ses pièces, ainsi que les pellicules, sont considérés comme mouktse pendant Chabbat.
Réponse
Un éventail destiné à chasser les mouches ou à produire de l'air pour rafraîchir pendant la chaleur peut être déplacé pendant Chabbat.
Réponse
Un tapis n'est pas mouktse. Un tapis mural, si une partie en sort, il est permis de le toucher même si cela le fait bouger.
Réponse
Un balai destiné à nettoyer le sol de la maison peut être déplacé pendant Chabbat, même simplement pour le préserver, comme tout keli chemelakhto leheter. A fortiori, il est permis de le déplacer pour nettoyer la maison. Cette permission s'applique également aux Ashkénazes qui suivent l'avis du Rama.
Réponse
Un thermos, qui est un récipient conçu pour conserver la chaleur de l'eau qu'il contient, peut être déplacé pendant Chabbat comme tout keli chemelakhto leheter, que l'on y ait mis de l'eau avant Chabbat, pendant Chabbat, ou même s'il est vide.
Réponse
Il est permis de déplacer pendant Chabbat des ustensiles nécessitant la tevilah, car selon notre coutume, il est possible de les immerger pendant Chabbat ou de les donner en cadeau à un non-juif puis de les lui emprunter. Cette permission s'applique également aux Ashkénazes qui suivent l'avis du Rama.
Réponse
Il est désormais d'usage de porter pendant Chabbat une montre fonctionnant avec une pile, et cela ne constitue pas un support pour un objet interdit. Elle est considérée comme un keli chemelakhto leheter.
Réponse
Il est également permis de porter pendant Chabbat une montre électronique équipée d'une lumière qui s'allume en appuyant sur un bouton, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on oublie et appuie sur le bouton pour allumer la lumière. Nous n'avons pas le pouvoir d'édicter de nouveaux décrets après la clôture du Talmud, même dans des cas similaires à ceux sur lesquels les Sages ont déjà décrété. Il est toutefois permis à celui qui souhaite être strict pour lui-même de le faire, mais cela reste une mesure personnelle.
Réponse
Une montre-bracelet qui est cassée ne doit pas être portée ni déplacée pendant Chabbat, car elle est considérée comme mouktsé.
Réponse
Il est permis de porter une montre-bracelet fonctionnant avec une batterie pendant Chabbat. Cependant, il est évident qu'il est interdit d'appuyer la nuit sur le bouton d'une montre électronique afin d'allumer la lumière pour voir l'heure, car cela constitue un allumage véritable, interdit par la Torah.
Base d’un objet interdit
Réponse
Un objet qu’il est permis de déplacer, sur lequel on a placé avant Chabbat un objet interdit au déplacement, comme un mouktsé du fait de sa nature ou du fait de sa valeur, ou similaire, qu’il est interdit de déplacer même pour un besoin utilitaire ou pour libérer sa place, il est interdit de déplacer également l’objet support, même pour un besoin utilitaire ou pour libérer sa place, car il devient un basis le-davar ha-assour. Certains estiment que cette règle s’applique aussi si l’on a posé sur l’objet permis un ustensile dont l’usage principal est interdit. Cela s’applique à condition que le mouktsé soit resté posé dessus pendant tout le temps de bein hachmachot. Même si à présent le mouktsé n’est plus dessus, par exemple s’il a été retiré par un non-juif ou un enfant, ou s’il est tombé de lui-même, l’objet est tout de même considéré comme basis le-davar ha-assour.
Réponse
Un objet ne devient basis le-davar ha-assour que si le mouktsé a été posé intentionnellement par le propriétaire. Mais si une autre personne l’a posé sans que le propriétaire le sache, et sans que cela lui soit profitable, ou même si le propriétaire l’a posé sans intention, par exemple s’il est tombé de sa main à cet endroit, l’objet n’est pas considéré comme basis le-davar ha-assour. Toutefois, pour un objet qui a l’habitude d’être posé à cet endroit, même si cela a été fait sans intention, cela est considéré comme si cela avait été fait intentionnellement.
Réponse
Concernant un portefeuille utilisé pour y placer des billets ou des pièces, ainsi qu’une boîte de tsédaka, certains estiment qu’ils sont considérés comme mouktsé même s’ils ne contiennent pas d’argent, et il est interdit de les déplacer pendant Chabbat, même s’il n’y avait pas d’argent à l’intérieur pendant bein hachmachot, car ils sont réservés à un usage de mouktsé. D’autres pensent que puisque le portefeuille lui-même n’est pas mouktsé et qu’il sert seulement à contenir du mouktsé, tant qu’il n’y a pas d’argent ou d’autres objets mouktsé à l’intérieur, il est permis de déplacer le portefeuille. En pratique, celui qui se montre indulgent et déplace un portefeuille vide d’un endroit ensoleillé à un endroit ombragé a sur qui s’appuyer.
Réponse
La règle du basis suit celle du mouktsé qui est posé dessus. Ainsi, si l’on a posé de l’argent ou une pierre sur un coussin avant Chabbat, et qu’ils étaient là pendant bein hachmachot, ou si l’on a posé une pierre sur le goulot d’un tonneau, il est interdit de déplacer le coussin ou le tonneau, comme pour l’argent ou la pierre. Ils sont considérés comme mouktsé du fait de leur nature, qu’il est interdit de déplacer même pour un besoin utilitaire ou pour libérer leur place. Par conséquent, une boîte sur laquelle il y avait de l’argent, ou même s’il n’y en a plus maintenant mais qu’il y en avait pendant bein hachmachot, il est interdit de la déplacer, car une fois qu’elle a été désignée comme mouktsé pendant bein hachmachot, elle l’est pour tout Chabbat. Mais si à présent il n’y a pas d’argent dessus et qu’il n’y en avait pas pendant bein hachmachot, même si on l’avait réservée pour de l’argent et qu’on en avait posé dessus avant Chabbat, du moment qu’on les a retirés avant bein hachmachot, il est permis de la déplacer, même d’un endroit ensoleillé à un endroit ombragé ou pour éviter qu’elle ne soit volée.
Réponse
Il en va de même pour une cage à oiseau dont l’oiseau est sorti avant Chabbat et n’y est pas retourné pendant Chabbat.
Réponse
Selon ceux qui estiment que la règle de basis le-davar ha-assour s’applique aussi à un ustensile dont l’usage principal est interdit, il est permis de déplacer le basis avec le mouktsé posé dessus pour un besoin utilitaire ou pour libérer sa place, mais pas d’un endroit ensoleillé à un endroit ombragé. Selon ceux qui pensent que la règle de basis ne s’applique pas à un ustensile dont l’usage principal est interdit, il est permis de déplacer le basis même d’un endroit ensoleillé à un endroit ombragé.
Réponse
Si un objet permis et un objet interdit reposent tous deux sur un tonneau ou un coussin, il est préférable de pencher le tonneau ou de secouer le coussin pour retirer l'objet interdit. Si cela n'est pas possible en raison d'une perte ou parce qu'il est nécessaire d'utiliser l'endroit du tonneau ou du coussin, il est permis de soulever l'ensemble, car il est alors considéré comme un basis le-davar ha-assour veha-moutar. Cela s'applique à condition que l'objet permis soit plus important.
Réponse
Un tiroir contenant des objets interdits au déplacement pendant Chabbat, comme de l'argent ou des poudres à lever, ne doit pas être ouvert pendant Chabbat, car ce tiroir est considéré comme un basis le-davar ha-assour. Cependant, si le tiroir contient également des objets permis au déplacement pendant Chabbat, et que ceux-ci sont plus importants que les objets interdits, il est permis d'ouvrir et de fermer le tiroir pendant Chabbat.
Réponse
Des chandeliers sur lesquels on a allumé des bougies de Chabbat et sur lesquels on a posé un morceau de pain avant l'entrée de Chabbat ne peuvent pas être déplacés, même après l'extinction des bougies. Cela n'est pas considéré comme un basis le-davar ha-assour veha-moutar, car la flamme est plus importante pour la personne, et les chandeliers sont destinés à la flamme. Il convient également d'être rigoureux dans le cas d'un plateau spécialement conçu pour y poser régulièrement des bougies de Chabbat. En revanche, si les chandeliers sont posés sur un plateau ordinaire ou sur une table, et que l'on a placé sur ce plateau ou cette table, avant Chabbat, du pain ou des ustensiles plus importants que la flamme de la bougie, il est permis de déplacer le plateau après l'extinction des bougies. En effet, puisque le plateau ou la table n'est pas destiné spécifiquement à la flamme, le fait d'y placer du pain est efficace, et le plateau ou la table est alors considéré comme un basis le-davar ha-assour veha-moutar.

