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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Yom Kippour

Loi du port des sandales à Yom Kippour

Une femme ayant accouché récemment peut-elle porter des chaussures en cuir à Yom Kippour ?
Un malade ou une personne blessée au pied peut-il porter des chaussures en cuir à Yom Kippour ?
Réponse

Une femme ayant accouché dans les trente jours peut porter des chaussures en cuir. Il en va de même pour un malade, même si sa vie n’est pas en danger, ou pour une personne ayant une blessure au pied.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 4)
Est-il permis de porter des chaussures en cuir pour traverser une rue boueuse à Yom Kippour ?
Peut-on porter des chaussures en cuir pour entrer dans des toilettes dont le sol est sale à Yom Kippour ?
Réponse

Si la pluie est tombée et que la rue est pleine de boue et de saleté, il est permis de mettre ses chaussures et de sortir avec elles dans le domaine public pour aller à la synagogue, et dès qu’il arrive à la synagogue, il doit les retirer. De même, si l’on souhaite entrer dans les toilettes dont le sol n’est pas propre, il est permis de mettre ses chaussures jusqu’à ce qu’il sorte des toilettes.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 5)
Les chaussures en cuir sont-elles mouktsé à Yom Kippour ?
Est-il permis de déplacer des chaussures en cuir à Yom Kippour pour se protéger ou pour un malade ?
Réponse

Les chaussures en cuir ne sont pas mouktsé à Yom Kippour, il est donc permis de les déplacer, car elles peuvent servir à se protéger du danger des scorpions, ou bien être utilisées par un malade, ou encore pour marcher dans un endroit boueux ou sale afin de ne pas salir ses pieds.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 6)
Est-il permis de porter des chaussures en caoutchouc qui ressemblent à des chaussures en cuir pendant Yom Kippour ?
Doit-on craindre le marit ayin lorsqu'on porte des chaussures en caoutchouc très répandues à Yom Kippour ?
Réponse

Il n'est pas interdit de porter des chaussures en caoutchouc qui ressemblent beaucoup à des chaussures en cuir pendant Yom Kippour, par crainte de marit ayin, c'est-à-dire que l'on soupçonnerait la personne de porter des chaussures en cuir. Étant donné que ces chaussures en caoutchouc sont très répandues, il n'y a donc pas lieu de craindre le marit ayin dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 7)
Peut-on se tenir debout sur des coussins ou des matelas en cuir à Yom Kippour pour se protéger du froid ?
Est-il permis de prier debout sur des coussins ou des matelas à Yom Kippour ?
Réponse

Il est permis de se tenir debout à Yom Kippour sur des coussins et des matelas en cuir pour se protéger du froid ou de la dureté du sol. Cependant, pendant la tefila, il ne faut pas se tenir debout sur des coussins ou des matelas en cuir pour prier, car cela donne l’impression d’orgueil.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 8)
Comment doit-on éduquer les enfants concernant le port de chaussures à Yom Kippour ?
Est-il permis de faire porter des chaussures en cuir à un enfant à Yom Kippour si le temps est froid ou s'il y a des risques de blessure au sol ?
Réponse

On éduque les enfants à porter des chaussures en tissu ou en caoutchouc à Yom Kippour, même s'ils mangent, et on ne s'inquiète pas trop s'ils ne portent pas de chaussures. Bien qu'à notre époque il leur soit permis de porter des sandales, il est préférable de leur acheter des chaussures en caoutchouc pour qu'ils les portent à Yom Kippour. S'ils n'ont pas de chaussures en caoutchouc, on peut s'appuyer sur l'avis permissif pour leur faire porter des chaussures en cuir, en particulier si le temps est frais, et si l’enfant marche pieds nus, il faut craindre qu’il prenne froid, ainsi que s'il y a des éclats de verre sur le sol à proximité.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 614 - Loi du port des sandales à Yom Kippour, Halakha 9)
Lois de Yom Kippour

Yom Kippour interdit les relations conjugales

Est-il permis d'avoir des relations conjugales à Yom Kippour ?
Peut-on dormir dans le même lit que son épouse à Yom Kippour si chacun porte ses vêtements ?
Dans quelles conditions un homme peut-il toucher son épouse à Yom Kippour ?
Réponse

Il est interdit d'avoir des relations conjugales le jour de Yom Kippour. Il est également interdit de dormir avec son épouse dans le même lit, même si chacun porte ses propres vêtements. On a l'habitude d'interdire même tout contact physique avec son épouse, comme si elle était nida, que ce soit la nuit ou le jour. Toutefois, en cas de nécessité, il est permis de lui passer un objet de la main à la main pendant la journée, ou d'avoir un contact qui n'est pas empreint d'affection.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 1)
Faut-il s'abstenir d'étreindre ou d'embrasser son épouse à Yom Kippour ?
Est-il nécessaire d'éviter de s'asseoir sur un lit réservé à son épouse à Yom Kippour ?
Peut-on s'asseoir avec son épouse sur un banc instable à Yom Kippour selon le minhag séfarade ?
Réponse

Il convient d'interdire les étreintes et les baisers à Yom Kippour. Cependant, pour les autres formes d'éloignement mentionnées dans le Choulhan Aroukh Yoré Déa (siman 195), comme ne pas s'asseoir sur un lit qui lui est réservée, il semble qu'il n'est pas nécessaire d'être strict. Il est évident qu'il n'est pas nécessaire d'être rigoureux concernant le fait de s'asseoir avec elle sur un même banc instable, car les Séfarades ont l'habitude d'être indulgents même pour la nida dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 2)
Est-il permis de s'immerger au mikvé le matin de Yom Kippour après une pollution nocturne ?
Peut-on verser neuf kabim d'eau sur soi à Yom Kippour pour prier en état de pureté après une pollution nocturne ?
Que doit faire une personne qui a eu une pollution nocturne à Yom Kippour selon la halakha séfarade ?
Réponse

Celui qui a une pollution nocturne (kéri) à Yom Kippour n'a pas le droit de s'immerger au mikvé le matin pour prier, même s'il a l'habitude de le faire régulièrement. Il lui est également interdit de verser sur son corps neuf kabim d'eau, même s'il souhaite prier en état de pureté. Les Sages ont dit que celui qui voit un kéri à Yom Kippour doit s'inquiéter pour toute l'année. Mais si l'année s'est écoulée, il est assuré d'avoir part au monde futur, car il avait certainement de nombreux mérites qui l'ont protégé. Il verra une descendance et une longue vie. De nos jours, on peut attribuer cette pollution à l'abondance de nourriture, car il est probable qu'il a beaucoup mangé et bu la veille de Yom Kippour. Selon la halakha, il n'a pas du tout à s'inquiéter. Malgré tout, il est recommandé qu'il se renforce beaucoup dans l'étude de la Torah avec assiduité, et lorsqu'il s'occupe de Torah et de l'élévation du public, il n'a pas à craindre, car celui qui observe la mitsva ne connaîtra pas de mal. Et s'il lui est possible, il s'immergera immédiatement après Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 3)
Lois de Yom Kippour

Loi concernant les enfants à Yom Kippour

Un enfant de moins de neuf ans peut-il jeûner quelques heures à Yom Kippour s'il le souhaite ?
Comment doit-on éduquer un enfant de neuf ans révolus au jeûne de Yom Kippour ?
Est-il permis de donner à boire à un enfant qui se réveille la nuit de Yom Kippour et demande à boire ?
Réponse

Un enfant de moins de neuf ans révolus ne jeûne pas du tout à Yom Kippour, même pas pour quelques heures. Même s'il souhaite jeûner, on l'en empêche et on le nourrit. Il convient donc de veiller à donner à manger et à boire à ces enfants avant qu'ils n'aillent à la synagogue. Un enfant ayant atteint neuf ans révolus est éduqué progressivement au jeûne, en retardant l'heure de son repas : s'il avait l'habitude de manger à huit heures du matin, on le nourrit à neuf ou dix heures ; s'il avait l'habitude de manger à neuf heures, on le nourrit à dix ou onze heures. Tout dépend de la force, du tempérament et de la nature de l'enfant. Les parents doivent donc veiller, la veille de Yom Kippour, à ce que l'enfant mange et boive convenablement, et à lui donner beaucoup à boire pour qu'il n'ait pas soif et ne demande pas à boire la nuit de Yom Kippour. S'il se réveille la nuit et demande à boire, il est permis d'être indulgent et de lui donner à boire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 1)
À partir de quel âge un enfant doit-il jeûner toute la journée de Yom Kippour s'il est en bonne santé ?
Que doit faire un garçon de douze ans ou une fille de onze ans concernant le jeûne de Yom Kippour de nos jours ?
Est-il permis d'être strict sur le jeûne de Yom Kippour pour un enfant s'il existe un risque, même minime, pour sa santé ?
Réponse

Un enfant ayant atteint onze ans et un jour, garçon ou fille, s'il est connu de ses parents qu'il est en bonne santé et capable de jeûner toute la journée, doit jeûner toute la journée. Sinon, il ne jeûnera que jusqu'à la moitié de la journée. De nos jours, où les enfants ne sont pas aussi robustes et ne peuvent généralement pas jeûner toute la journée correctement, un garçon ayant atteint douze ans et une fille ayant atteint onze ans doivent jeûner jusqu'à la moitié de la journée, mais pas plus. Une fille de douze ans et un jour, et un garçon de treize ans et un jour, doivent jeûner et compléter le jeûne, sauf s'ils sont extrêmement faibles, auquel cas il faut consulter un médecin et agir selon ses instructions. Il ne faut pas adopter de rigueurs excessives, car il est dit : "Ne sois pas trop juste". Même en cas de doute, s'il y a le moindre risque, il est interdit d'être strict.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 2)
Est-il permis à un adulte de toucher à de la nourriture à Yom Kippour pour une autre raison que nourrir un enfant ?
Peut-on nourrir un enfant de ses propres mains à Yom Kippour ?
Doit-on donner à manger ou à boire à un enfant pendant les heures où il jeûne dans le cadre de l'éducation à Yom Kippour ?
Réponse

Il est interdit à un adulte de toucher à de la nourriture à Yom Kippour, sauf pour nourrir un enfant. Il est permis de nourrir un enfant de ses propres mains. Il est donc avisé d'apporter à la synagogue des gâteaux ou des fruits pour les donner à son jeune enfant à la fin de la Amida de Chaharit. Pendant les heures où l'enfant jeûne dans le cadre de l'éducation, il ne faut ni lui donner à boire ni à manger, afin de ne pas annuler la mitsva d'éducation.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Halakha 3)
Lois de Yom Kippour

Loi des femmes enceintes et allaitantes

Les femmes enceintes et allaitantes sont-elles tenues de jeûner à Yom Kippour ?
Une femme au neuvième mois de grossesse, dont la grossesse est normale et sans antécédents de fausse couche, doit-elle craindre un danger particulier à jeûner à Yom Kippour ?
Comment doit agir une femme enceinte à la suite de traitements médicaux, si les médecins craignent un risque de fausse couche durant les premières semaines de grossesse, concernant le jeûne de Yom Kippour ?
Réponse

Toutes les personnes sont tenues de jeûner à Yom Kippour, y compris les femmes enceintes et celles qui allaitent, qui doivent jeûner et compléter le jeûne. Même de nos jours, une femme au neuvième mois de grossesse, si sa grossesse se déroule normalement et qu'elle n'a pas fait de fausses couches précédemment, il n'y a généralement pas de raison que le jeûne lui cause, à elle ou à son enfant, un dommage, sauf dans des cas très rares. Cependant, une femme enceinte à la suite de traitements médicaux, pour laquelle les médecins estiment qu'il existe un risque accru de fausse couche durant les premières semaines de grossesse, plus que pour les autres femmes enceintes, doit boire moins que la quantité minimale à chaque prise, doit veiller à beaucoup se reposer, ne pas se rendre à la synagogue et prier en étant allongée.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 1)
Une femme ayant accouché dans les trois jours précédant Yom Kippour peut-elle jeûner si elle se sent bien et que le médecin l'y autorise ?
Comment doit-on nourrir une femme ayant accouché dans les trois jours précédant Yom Kippour ?
Comment calcule-t-on les délais de trois et sept jours après l'accouchement concernant le jeûne de Yom Kippour ?
Réponse

Une femme ayant accouché dans les trois jours suivant la naissance ne doit absolument pas jeûner, même si elle affirme se sentir bien et capable de jeûner, et même si le médecin le confirme, il lui est interdit de jeûner, car il faut suivre l'enseignement des Hakhamim. Elle n'a pas le droit d'être stricte envers elle-même. On doit lui donner à manger en quantités inférieures à la mesure minimale à chaque prise. Entre trois et sept jours après l'accouchement, si elle déclare explicitement ne pas avoir besoin de manger, il lui est permis de jeûner ; sinon, on doit la nourrir pendant Yom Kippour. Au-delà de cette période, elle est considérée comme toute autre personne. Tous ces délais sont calculés de moment à moment, c'est-à-dire que les trois premiers jours correspondent à soixante-douze heures, et de trois à sept jours également de moment à moment. Par exemple, si elle a accouché le 7 Tichri à 16h, les trois jours se terminent à 16h le jour de Yom Kippour, et avant cette heure, elle est considérée comme une femme ayant accouché dans les trois jours et ne doit pas jeûner du tout, elle doit manger. On n'applique pas ici le principe selon lequel une partie de la journée est considérée comme un tout, pour dire qu'après le 7, 8 et 9 Tichri, trois jours sont passés depuis l'accouchement.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 2)
À partir de quel moment commence-t-on à compter les trois ou sept jours après l'accouchement pour les lois du jeûne de Yom Kippour ?
Réponse

Le calcul des trois jours et des sept jours mentionnés précédemment commence à partir du moment exact de l'accouchement, et non à partir du moment où la femme a commencé à perdre du sang ou à s'asseoir sur la chaise d'accouchement.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 3)
Quelle est la règle pour une femme ayant fait une fausse couche après quarante jours de grossesse concernant le jeûne de Yom Kippour ?
Comment doit-on agir entre trois et sept jours après une fausse couche survenue après quarante jours de grossesse concernant le jeûne de Yom Kippour ?
Réponse

Une femme qui fait une fausse couche après quarante jours de grossesse a le même statut qu'une femme ayant accouché : durant les trois jours suivant la fausse couche, elle doit manger, même si elle affirme ne pas en avoir besoin. Entre trois et sept jours, si elle dit qu'elle en a besoin, ou même si elle reste silencieuse, on doit la nourrir en quantités inférieures à la mesure minimale à chaque prise. Si elle dit qu'elle n'en a pas besoin, elle est autorisée à jeûner.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 4)
Une femme allaitante dont le nourrisson est malade et pour qui le jeûne de Yom Kippour présente un risque pour l'enfant doit-elle jeûner ?
Doit-on tenir compte de la possibilité d'utiliser des substituts de lait pour le nourrisson afin de permettre à la femme allaitante de jeûner à Yom Kippour ?
Que doit faire une femme allaitante dont le nourrisson est en bonne santé concernant le jeûne de Yom Kippour ?
Réponse

Une femme allaitante dont le nourrisson est malade, et pour qui le jeûne de Yom Kippour pourrait entraîner un risque pour l'enfant, ne doit pas jeûner et doit boire en quantités inférieures à la mesure minimale à chaque prise. Même si elle a la possibilité d'utiliser des substituts de lait pour le nourrisson, cela n'est pas à prendre en compte, car l'alimentation du nourrisson est le lait maternel. Cependant, si le nourrisson est en bonne santé, la femme allaitante doit jeûner et compléter le jeûne, même si le jeûne entraîne une légère diminution de la quantité de lait. Quoi qu'il en soit, chaque femme allaitante doit agir avec sagesse et boire beaucoup la veille de Yom Kippour, afin que le nourrisson ne manque pas de nourriture.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 5)
Une femme enceinte ayant déjà fait deux fausses couches après un jeûne, et dont les médecins estiment que le jeûne en est la cause, peut-elle manger à Yom Kippour ?
Réponse

Une femme qui, après un jeûne, a fait une fausse couche à deux reprises, et qui est actuellement enceinte, et dont les médecins affirment que la fausse couche a été causée par le jeûne et la mettent en garde de ne pas jeûner pendant sa grossesse, est autorisée à manger à Yom Kippour en quantités inférieures à la mesure minimale à chaque prise.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 6)
Peut-on se fier à l’avis d’un médecin non-juif qui dit qu’un malade doit manger à Yom Kippour ?
Faut-il consulter en priorité un médecin juif pratiquant pour décider si un malade doit manger à Yom Kippour ?
Dans quel cas peut-on s’appuyer sur l’avis d’un médecin juif non pratiquant concernant la nécessité de manger à Yom Kippour ?
Réponse

Il ne faut pas se hâter de se fier à un médecin non-juif qui affirme qu’un malade doit manger à Yom Kippour, car pour toute maladie légère, ils disent toujours que le jeûne présente un danger. De plus, la plupart des médecins juifs de notre époque, malheureusement, sont des mécréants et, par malveillance, conseillent de transgresser en matière d’aliments interdits, et lors des jours de jeûne, plus encore que les non-juifs. C’est pourquoi, s’il y a devant nous un médecin juif intègre, craignant Hachem, il convient a priori de consulter celui-ci. Mais s’il n’y a pas un tel médecin, il est nécessaire de s’appuyer sur les médecins de notre époque, car leurs propos créent malgré tout un doute de danger pour la vie. Or, un doute de danger repousse Yom Kippour. En particulier, si l’on sait que même un médecin non pratiquant, qui lui-même ne jeûne pas à Yom Kippour, ne voudra pas entraîner d’autres à fauter par son intermédiaire, on le considère comme un tinok chenishba, et on s’appuie sur lui pour nourrir le malade à Yom Kippour. Tout dépendra de l’appréciation du décisionnaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 7)
Une femme en travail peut-elle manger ou boire à Yom Kippour ?
Que doit faire une femme enceinte qui commence à ressentir les contractions à Yom Kippour concernant la boisson ?
Si une femme en travail ressent le besoin de manger, mais que le médecin dit que ce n’est pas nécessaire, doit-elle s’abstenir de manger à Yom Kippour ?
Réponse

Une femme en travail, assise sur la table d’accouchement et ressentant les douleurs de l’enfantement, peut recevoir à manger et à boire en quantités inférieures à la mesure interdite, afin de se renforcer et de supporter les douleurs de l’accouchement. Cela est inclus dans la règle selon laquelle, pour une accouchée dans les trois jours, on profane le Chabbat pour elle. Une femme enceinte qui commence à ressentir les contractions doit commencer à boire, afin de ne pas entrer en travail en état de déshydratation, et il se peut qu’elle boive sans limitation pour avoir le temps de s’hydrater avant l’accouchement. Il est préférable de lui donner une boisson nourrissante, comme du lait ou du jus de raisin, et pas seulement de l’eau. De même, si elle ressent le besoin de manger et que la boisson ne lui suffit pas, même si le médecin dit qu’il n’est pas nécessaire de manger, elle mangera, et qu’elle soit bénie.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 617 - Loi des femmes enceintes et allaitantes, Halakha 8)