Questions pratiques
Endroit et manière de poser les tefiline
Réponse
L'emplacement de la tefiline de la tête est à l'endroit où poussent les cheveux. Il est interdit que même une petite partie de la tefiline soit sur le front ; elle doit être entièrement posée à l'endroit des cheveux et alignée entre les yeux. Même une personne qui a perdu ses cheveux doit veiller à la placer à l'endroit où se trouvaient ses cheveux. Certains ont expliqué de façon allusive que l'on ne pose la tefiline que "beChabat", ce qui est l'acronyme de : à l'endroit des cheveux (tefiline de la tête) et à l'endroit charnu (tefiline du bras).
Réponse
Étant donné que beaucoup de personnes du peuple ne font pas attention à placer correctement la tefiline de la tête, et que leur tefiline de la tête descend sur le front, il est une mitsva de les réprimander et de leur faire savoir qu'ils commettent deux fautes : ils annulent ainsi une précieuse mitsva de la tefiline, et ils prononcent également une bénédiction en vain. Celui qui avertit et celui qui fait attention à cela verront leur paix se multiplier comme un fleuve.
Réponse
Il est permis de se regarder dans un miroir pour vérifier si la tefiline de la tête est bien placée. Toutefois, il n'est pas nécessaire d'être trop pointilleux à ce sujet ; il suffit de vérifier autant que possible que la tefiline est bien à sa place et qu'elle n'est pas inclinée sur les côtés. Il faut également veiller à ce que le nœud de la tefiline (de la tête) soit au centre.
Réponse
Si une partie de la tefiline de la tête posée sur la tête reste légèrement en l'air, comme cela arrive parfois avec de grandes tefiline, on est quitte de la mitsva, à condition que la tefiline soit placée en face de la racine des cheveux. A priori, il faut veiller à ne pas tenir la tefiline par les lanières pour la poser sur la tête, car ce n'est pas un honneur pour la tefiline. Il convient plutôt de la tenir par la boîte et le nœud pour la placer sur la tête.
Réponse
La coutume correcte veut que le youd du nœud de la tefiline du bras soit du côté du cœur, et la tefiline elle-même tournée vers l'extérieur. Il faut veiller à ce que le youd du nœud ne se détache pas de la tefiline. Le Zohar a été très strict à ce sujet. C'est pourquoi certains disent qu'il est bon d'attacher le youd à la tefiline avec un fil de tendon lors de la fabrication, afin qu'il ne bouge jamais. D'autres pensent que le fil de tendon autour de la base (titora) constitue une séparation entre le bras et la tefiline. En tout cas, il faut bien serrer le nœud à la tefiline.
Réponse
La coutume correcte consiste à placer la maavarta, par laquelle passe la lanière, du côté de l'épaule, et la ketsitsa du côté du bras.
Réponse
Comme il est dit dans la Torah "pour signe sur ta main", il faut que les tefiline soient posés directement sur le bras, sur la peau, sans qu'il y ait d'interposition entre les tefiline et la peau, que ce soit pour le tefiline du bras ou celui de la tête. Cependant, cette exigence ne concerne que les tefiline eux-mêmes, mais pas les lanières. Malgré tout, il est préférable, a priori, de poser également les lanières du bras directement sur la peau.
Réponse
Celui qui a une blessure au bras et ne peut poser le tefiline du bras qu'à la partie supérieure du bras, près de l'épaule, le posera sans réciter de bénédiction. Un baal techouva qui a un tatouage en forme de croix ou similaire sur le bras, et qui a honte de poser les tefiline sur son bras de peur que le tatouage soit visible, devra les poser discrètement et baisser la manche immédiatement après la pose. S'il ne peut absolument pas faire ainsi, il est permis, en cas de nécessité, de poser le tefiline du bras sur la manche fine de sa chemise, car ce n'est pas plus grave que celui qui souffre d'une blessure et qui a le droit de poser sur un tissu. Dans ce cas, il posera le tefiline du bras sans bénédiction et récitera la bénédiction sur le tefiline de la tête.
Réponse
Un baal techouva qui a un tatouage sur le bras, ou une personne qui porte un plâtre ou un bandage couvrant toute la partie du bras où l'on pose la tefiline, posera la tefiline sur le plâtre, mais sans réciter de bénédiction. Il récitera la bénédiction "al mitsvat tefiline" sur la tefiline de la tête, en ayant l'intention d'acquitter également la tefiline du bras.
Réponse
Il est permis de poser le tefiline du bras sans retirer sa montre, car il n'y a pas de problème d'interposition concernant les lanières après avoir enroulé les sept tours sur le bras. Celui qui se montre rigoureux et retire sa montre sera digne de louange.
Réponse
Celui qui laisse pousser les cheveux de son front pour l'esthétique (blorit) n'a pas à craindre une interposition pour le tefiline de la tête, à condition de le poser à l'endroit où les cheveux poussent naturellement. Toutefois, celui qui craint la parole de Hachem a intérêt à éviter de laisser pousser ce type de coiffure, et à ce sujet il a été dit : "Et il dit aux moissonneurs : Hachem est avec vous".
Réponse
Une personne qui a un pansement sur la tête et qui ne peut pas l’enlever, par exemple à la suite d’une blessure à la tête nécessitant un bandage, mettra la tefiline du bras avec la bénédiction comme d’habitude. Elle placera ensuite la tefiline de la tête sur le pansement à l’endroit où l’on pose la tefiline. Elle couvrira la tefiline avec le talit ou un vêtement similaire, afin qu’elle ne soit pas visible des gens.
Réponse
Une personne qui a perdu tous ses cheveux et porte une perruque, et qui a honte de l’enlever à la synagogue lors de la pose des tefiline, il est conseillé qu’elle mette les tefiline chez elle le matin, avant la tefila, directement sur sa tête sans la perruque, et qu’elle lise le Chema ainsi. Ensuite, elle pourra mettre les tefiline sur la perruque à la synagogue et prier avec, car certains estiment que la perruque n’est pas considérée comme une séparation (hatsitsa).
Réponse
Une personne qui souffre de chute de cheveux et qui a sur la tête des cheveux détachés mélangés à des cheveux attachés doit, de préférence, brosser sa tête avec une brosse ou similaire afin qu’il ne reste pas de cheveux détachés. Toutefois, selon la règle stricte, cela n’est pas considéré comme une séparation (hatsitsa). Si la tête a été lavée et que les cheveux sont encore mouillés, il est bon de bien les sécher avant de mettre les tefiline, par respect pour les tefiline et pour tenir compte de ceux qui considèrent l’humidité comme une séparation.
Réponse
Des tefiline dont la base (titura) a été enduite à l’intérieur d’une matière appelée "lak" pour rendre le cuir plus brillant et pour qu’il soit visible de l’extérieur que les parchemins sont placés à l’intérieur, ces tefiline sont cachères. Il ne faut pas les invalider sous prétexte de séparation (hatsitsa) entre les tefiline et les parchemins, car cela embellit les tefiline et entre dans la règle : "tout ce qui sert à embellir n’est pas considéré comme une séparation". Même si le "lak" est fabriqué à partir d’une matière impure, il ne faut pas invalider les tefiline pour la raison de "min hamoutar befikha", car ce qui n’est pas indispensable aux tefiline n’est pas concerné par cette exigence.
Réponse
La règle établie est qu’il faut poser la tefiline sur le bras gauche, comme l’ont déduit les Sages du verset "oukchartem" suivi de "ouktavtem" : de même que l’écriture se fait de la main droite, ainsi la pose des tefiline se fait de la main droite, ce qui implique que la pose est sur le bras gauche, car on attache avec la main droite sur le bras gauche. Ou bien, comme il est dit "véhaya léot al yadekha", la "main faible", c’est-à-dire la main gauche qui est moins forte. Par conséquent, celui qui a posé la tefiline sur le bras droit, même a posteriori, n’est pas quitte. Quant au gaucher, dont tous les travaux et l’écriture se font de la main gauche, il doit poser la tefiline sur le bras droit, qui est sa main faible et considérée comme sa gauche. Et s’il a posé la tefiline sur le bras gauche, même a posteriori, il n’est pas quitte.
Réponse
Une personne qui écrit de la main gauche mais fait tous ses autres travaux de la main droite, la main avec laquelle elle écrit est considérée comme la droite, et elle posera les tefiline sur l’autre bras, conformément à l’interprétation des Sages : de même que l’écriture se fait de la main droite, ainsi la pose des tefiline se fait de la main droite. Si la majorité de ses actions sont faites de la main gauche et qu’elle écrit de la main droite, elle posera les tefiline comme tout le monde, sur le bras gauche, car on suit toujours la main avec laquelle on écrit pour la considérer comme la droite. C’est l’avis du Choulhan Aroukh dont nous suivons les décisions. Toutefois, puisqu’il existe de nombreux avis qui pensent qu’il faut suivre la main avec laquelle on fait la majorité des actions, et que l’autre est la main faible, il est bon, après la prière, de poser aussi les tefiline sur l’autre bras et de lire le Chema avec, afin de s’acquitter de l’obligation selon tous les avis. Même pour les tefiline de Rabbénou Tam, il est bon d’être rigoureux, lorsque c’est possible, de poser les deux paires de tefiline.
Réponse
Un jeune garçon qui avait l'habitude d'écrire et d'agir avec sa main droite, comme la majorité des gens, puis qui s'est ensuite habitué à écrire de la main gauche, posera les tefiline sur la main gauche comme tout le monde. En effet, puisqu'il n'était pas gaucher de naissance, mais qu'il s'est seulement habitué à utiliser sa main gauche par la suite, il n'a pas le statut de gaucher.
Réponse
Un gaucher qui ne possède pas de tefiline dont le nœud du tefiline du bras est du côté droit, comme il convient à un gaucher, et qu'il n'est pas possible de modifier le nœud, en cas de nécessité, il posera le tefiline du bras tel quel, en plaçant la boîte du tefiline du côté de l'épaule droite et la partie allongée du côté du bras, et le nœud en forme de youd du côté du visage afin qu'il soit en face du cœur. De même, à l'inverse, une personne droitière qui pose un tefiline de gaucher, placera la boîte du côté de l'épaule gauche et la partie allongée du côté du bras. De même, une personne qui a un doute sur la main sur laquelle elle doit poser la tefiline, et qui ne peut pas acquérir deux tefiline du bras et en faire un dont le nœud est du côté droit et un dont le nœud est du côté gauche, pourra utiliser le tefiline du bras gauche sur la main droite. Cependant, a priori, il est certain qu'il est préférable qu'un gaucher pose le tefiline du bras avec le nœud du côté du cœur.
Réponse
Un malade dont la main droite est totalement paralysée doit faire poser les tefiline par ses fils ou par d'autres personnes, même s'il doit les rémunérer pour leur aide régulière. On posera alors les tefiline sur son bras gauche, comme tout le monde. S'il n'a personne d'autre pour l'aider que sa femme ou ses filles, il pourra se faire poser les tefiline par elles, mais a priori, il est préférable qu'un homme lui attache les tefiline.

