Questions pratiques
Lieu de la prière
Réponse
Il faut installer du verre ou un équivalent dans les fenêtres afin qu'elles ne soient pas ouvertes sans protection. Pour savoir s'il est permis de prier face à une fenêtre la nuit, voir plus loin au paragraphe 37.
Réponse
Il ne faut pas prier dans un endroit ouvert, comme dans un champ, car lorsqu'on se trouve dans un lieu de discrétion, la crainte du Roi s'impose et le cœur s'humilie. Cependant, si l'on a transgressé et prié dans un endroit ouvert, on est tout de même quitte de l'obligation de la tefila. Par contre, dans un endroit entouré de cloisons mais non couvert, il n'y a pas d'empêchement à y prier.
Réponse
Il est permis de prier dans les cours des synagogues, et la coutume répandue est de prier sur l'esplanade du Kotel, même après son agrandissement, bien qu'il semble qu'il n'y ait pas de cloisons. Il est également permis de prier dans la grotte de Makhpela, surtout aujourd'hui où il y a un espace réservé aux Juifs pour la prière, et où il n'y a que des Sifrei Torah et des livres saints. Il n'y a donc pas lieu de se montrer strict et de s'abstenir d'y prier. De même, il est permis de prier sur la tombe de Rabbi Chimon bar Yohaï à Méron, sur la tombe de Rahel, sur la tombe de Rabbi Meïr Baal Haness, sur la tombe de Chimon Hatsadik, sur la tombe de Chmouel Hanavi, sur celle de Moharan, près de la stèle, et dans tout lieu semblable.
Réponse
Les voyageurs ont le droit de prier dans un champ. Même si ce n'est pas un endroit couvert, il n'y a pas d'interdiction de prier dans un lieu non couvert. S'il y a des arbres, il est préférable de se tenir pour prier parmi les arbres. Dans tous les cas, il faut s'écarter sur le côté du chemin afin que les passants ne viennent pas interrompre la prière.
Réponse
Lorsqu'on a le choix entre prier dans un endroit découvert ou dans une maison sans fenêtres, il est préférable de prier dans la maison sans fenêtres, même si elle est sombre.
Réponse
Il est une mitsva de courir lorsqu'on se rend à la synagogue, ainsi que pour toute chose liée à une mitsva, comme il est dit : "Nous poursuivrons pour connaître Hachem". Même le Chabbat, où il est interdit de faire de grands pas, cela reste valable. À plus forte raison, il faut veiller à ne pas s'arrêter au milieu du chemin pour discuter avec un ami de ses affaires personnelles, car cela risque de faire arriver en retard à la synagogue. Certains disent que l'essentiel de la course est lorsqu'on est proche de la synagogue, et non depuis la sortie de la maison, car c'est alors qu'il est évident que l'on court pour la mitsva. D'autres estiment qu'il faut courir dès la sortie de la maison, et accélérer encore plus en approchant de la synagogue.
Réponse
Il ne faut pas entrer dans la synagogue en courant, mais il convient de s'arrêter à l'entrée et d'y pénétrer avec crainte, comme si l'on entrait devant un roi.
Réponse
Celui qui sort de la synagogue n'a pas le droit de courir ni de faire de grands pas, car cela donnerait l'impression que le temps passé à la synagogue lui pèse comme un fardeau.
Réponse
Si l'on sort de la synagogue dans l'intention d'y revenir, il est une mitsva de courir pour se dépêcher de revenir, même si ceux qui voient ne connaissent pas la raison de cette course.
Réponse
Celui qui sort de la synagogue dans l’intention d’aller au Bet Hamidrash a le droit de courir dès sa sortie de la synagogue, et il n’est pas nécessaire qu’il commence à courir à mi-chemin.
Réponse
Certains estiment que l’on ne s’acquitte pas de la mitsva de courir vers la synagogue en s’y rendant en voiture. Il est donc bon de se garer près de la synagogue et d’accomplir la mitsva à pied à partir de là.
Réponse
Celui qui court vers la synagogue le Chabbat et cause un dommage à autrui en courant, certains disent qu’il doit indemniser, car l’exemption pour celui qui court pour une mitsva ne s’applique que la veille de Chabbat entre le coucher du soleil et la nuit, lorsqu’il est pressé de préparer les besoins du Chabbat. Pour les autres cas de course, il doit indemniser le dommage causé.
Réponse
Il est recommandé de se rendre tôt à la synagogue afin de faire partie des dix premiers. Toutefois, cela ne concerne que celui qui prie avec le minyan. Si l’on a déjà prié et que l’on vient à la synagogue pour une autre raison, il n’est pas nécessaire de veiller à faire partie des dix premiers présents à ce moment-là. De même, si l’on sait qu’en arrivant parmi les dix premiers on sera dérangé par des conversations avant la prière, il vaut mieux éviter d’arriver parmi les dix premiers.
Réponse
Dans la mesure du possible, il est une mitsva de venir à la synagogue en étant déjà revêtu du talit et des tefilin. Certains estiment que cette mitsva prime sur celle d’être parmi les dix premiers à la synagogue. D’autres pensent que la mitsva d’être parmi les dix premiers est prioritaire sur celle de venir déjà paré du talit et des tefilin. En pratique, il semble que la première opinion soit à privilégier.
Réponse
Certaines personnes ont la coutume de se réunir à dix et d’entrer ensemble dans la synagogue, conformément à ce qui est enseigné dans le Zohar Hakadosh. Qu’ils soient bénis.
Réponse
Même s'il y a déjà dix personnes présentes à la synagogue, tout celui qui vient après eux possède un grand mérite.
Réponse
Celui à qui il est difficile de se lever tôt s'efforcera au moins d'être parmi les dix premiers pour la prière de Min'ha et de Arvit.
Réponse
Celui qui fixe un endroit pour sa prière bénéficie de l'aide du Dieu d'Avraham, et cela est d'une grande valeur, car sa prière est davantage acceptée. Il est donc approprié de se fixer une synagogue régulière où l'on priera habituellement, ainsi qu'un emplacement précis dans cette synagogue, car ainsi la prière est mieux acceptée et le Dieu d'Avraham l'assiste.
Réponse
L'essentiel de la fixation d'un endroit pour la prière concerne la Amida. Cette règle s'applique aussi bien à un talmid hakham qu'à toute autre personne. On ne doit changer de place que pour une mitsva, ou si des personnes autour dérangent la concentration pendant la prière, et a fortiori s'il s'agit de personnes mauvaises, auquel cas il faut s'éloigner et éviter de s'asseoir près d'eux. Il est également recommandé à tout talmid hakham de fixer un endroit pour son étude de la Torah, sans changer de pièce ni même d'endroit dans la même pièce, et de ne pas modifier l'ordre de son étude en abordant de nombreux sujets différents dans la journée, ni même de changer d'édition pour un même sujet.
Réponse
Même si une personne est contrainte de prier chez elle, elle doit se fixer un endroit particulier pour sa prière dans un des coins de la maison. Il est également bon que les femmes se fixent un endroit précis pour leur prière à la maison, et qu'elles ne changent pas d'endroit à chaque fois.

