Aller au contenu

Choisir une ville

Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

Lien copié
Lois du respect des parents

Règle de la crainte envers les parents

Une femme mariée est-elle tenue par la mitsva de la crainte envers ses parents ?
Est-il permis à une fille d’appeler son père ou sa mère par leur prénom ?
Une fille peut-elle s’asseoir à la place réservée à son père ou à sa mère ?
Réponse

Une femme mariée est également tenue par la mitsva de la crainte envers ses parents. Il lui est donc interdit de s’asseoir à la place réservée à son père ou à celle réservée à sa mère. Il lui est aussi interdit d’appeler son père ou sa mère par leur prénom, ou de contredire ou de trancher contre leurs paroles.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 2)
Un onen est-il tenu par la mitsva de la crainte envers ses parents ?
Quelles sont les obligations d’un onen concernant la crainte envers ses parents ?
Réponse

Un onen, c’est-à-dire une personne dont le défunt repose encore devant elle, est tenu par la mitsva de la crainte envers ses parents pour tout ce qui concerne les interdits passifs, comme ne pas mentionner leur nom, ne pas les contredire ou ne pas s’asseoir à la place réservée à son père, et tout ce qui est similaire.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 3)
Qu’est-il interdit de faire concernant la place réservée au père ou à la mère dans la maison ou la boutique ?
Est-il permis de s’asseoir à la place réservée à son père en son absence ?
La règle de ne pas s’asseoir à la place réservée au père s’applique-t-elle aussi à une personne simple qui n’est pas érudit en Torah ?
Réponse

Qu’est-ce que la crainte envers les parents ? Il ne faut pas se tenir à la place réservée à son père pour se tenir avec les anciens ou avec ses amis, ni à la place réservée à son père pour prier. Même se tenir debout à cet endroit, sans s’y asseoir, est interdit. De même, il ne faut pas s’asseoir à la place réservée à son père pour s’accouder dans sa maison ou dans sa boutique, mais il est permis de se tenir debout à cet endroit, car cela n’est pas considéré comme un manque de respect. De même, si la mère a une place fixe dans la maison, il est interdit au fils ou à la fille de s’y asseoir, mais il est permis de s’y tenir debout. Certains estiment que toute l’interdiction ne s’applique que devant le père, ou même en son absence mais en présence d’autres personnes, car cela constitue un manque de respect envers le père devant eux ; mais sinon, il n’y a pas d’interdiction de s’asseoir à la place réservée au père. D’autres pensent que l’interdiction s’applique même en l’absence du père et de toute autre personne, tant que le père est en vie, le fils ou la fille ne doit pas s’asseoir à sa place réservée. Il faut tenir compte de l’avis de ceux qui interdisent, et donc même en l’absence du père, il ne faut pas s’asseoir à sa place réservée de son vivant. Cette règle s’applique aussi à quelqu’un qui n’est pas un érudit en Torah, même à une personne simple.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 4)
Est-il permis au fils de se tenir debout à l’endroit réservé à son père pour s’asseoir ?
Peut-on monter sur la chaise réservée au père pour atteindre un objet en hauteur ?
Réponse

Il est permis au fils de se tenir debout à l’endroit réservé à son père pour s’asseoir, car l’interdiction ne concerne que ce qui est fait de manière fixe. Puisque cet endroit ou ce siège est destiné à la position assise, il n’y a pas d’interdiction de s’y tenir debout. Il est donc permis au fils de monter sur la chaise réservée à son père pour prendre un objet en hauteur.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 5)
Est-il permis au fils de prier la Amida à côté de son père ?
Que doit faire le fils si la synagogue est bondée et qu’il doit prier la Amida à côté de son père ?
Est-il permis de prier la Amida près de son père si celui-ci se trouve sur une estrade surélevée ?
Réponse

Il est interdit au fils de se tenir pour la Amida à côté de son père, car la règle est la même que pour son maître principal : il est interdit de prier à côté de lui dans un rayon de quatre coudées. Il faut tenir compte de cela même lors d’une prière en public, et éviter de se tenir à côté de son père. Si la synagogue est bondée et que le fils doit se tenir à côté de son père pour la Amida, il demandera pardon à son père. Si le père prie sur une estrade surélevée, comme une bima, et que le fils est au niveau du sol, il est permis de se tenir même tout près de lui.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 6)
Est-il permis à un fils de commencer la Amida après son père si cela risque de faire attendre ce dernier ?
Réponse

Il n'est pas convenable qu'un fils commence la Amida après son père, afin de ne pas lui causer de la gêne en l'obligeant à attendre la fin de sa prière.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 7)
Dans quel ordre un fils doit-il rechercher un objet perdu lorsque lui-même, son père et son rav mouvaq ont chacun perdu quelque chose ?
Si le père et le rav mouvaq du fils sont tous deux prisonniers, qui doit-il libérer en premier ?
Que doit faire un fils si son père est l'égal de son rav mouvaq concernant la priorité pour rechercher une perte ?
Réponse

Si un fils a perdu un objet, et que son père ou son rav mouvaq a également perdu un objet, la perte du fils a priorité sur celles de son père ou de son rav, et il peut d’abord rechercher sa propre perte, puis ensuite celle de son père ou de son rav. Mais entre la perte de son père et celle de son rav mouvaq, la perte de son rav a priorité, même si son père est aussi un talmid hakham. Si la perte concerne son rav qui n’est pas mouvaq et la perte de son père qui n’est pas du tout hakham, il doit d’abord rechercher la perte de son père, puis celle de son rav. Et même si son père est considéré comme l’égal de son rav mouvaq, la perte de son père a priorité. Si son père et son rav portent des charges, il dépose d’abord celle de son rav, puis celle de son père. Si son père et son rav se trouvent dans la maison de captivité, il libère d’abord son rav, puis son père. Mais si son père est talmid hakham, il libère d’abord son père, puis son rav.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 8)
Un fils peut-il s'asseoir à côté de son père lors d'un mariage où les places sont attribuées selon l'honneur ?
Est-il permis à un fils de s'asseoir à côté de son père à la synagogue pendant la prière ?
Que doit faire un fils si son père lui demande de s'asseoir près de lui lors d'une réception ?
Réponse

Certains estiment qu'un fils ne doit pas s'asseoir juste à côté de son père lors d'une réception avec des invités, comme lors d'un mariage, lorsque les places sont attribuées selon l'honneur et la distinction, par exemple à l'est. Mais si les places ne sont pas attribuées selon l'importance, comme à une table ordinaire lors d'un mariage, ou s'il est chez lui à table avec sa famille, il n'y a pas de problème si le fils s'assoit près de son père. Il en va de même à la synagogue pendant la prière, il n'y a pas de restriction à ce sujet. D'autres pensent que cela ne concernait que l'époque où l'on mangeait allongé sur des lits, mais de nos jours, où l'on ne mange plus ainsi, il n'y a aucune interdiction pour un fils de s'asseoir à côté de son père, que ce soit à la synagogue ou à la maison, même en présence d'invités. Surtout si le père demande à son fils de s'asseoir près de lui et que cela lui procure de la joie ou du plaisir, ou si le père a besoin de l'aide de son fils pendant le repas, le fils doit écouter son père et s'asseoir à côté de lui, même lors de réceptions ou de mariages. Il est également permis au fils de s'asseoir à côté de son père lorsqu'ils voyagent en train, en voiture, en avion, etc.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 9)
Que doit faire un fils si son père vient s'asseoir à côté de lui lors d'un repas avec des invités ?
Comment un fils doit-il réagir si son père lui demande de venir s'asseoir à côté de lui lors d'un repas ?
Réponse

Si un fils est assis à un repas avec des invités et que son père vient s'asseoir à côté de lui, le fils ne doit pas changer de place. Si le père appelle son fils pour qu'il vienne s'asseoir à côté de lui, le fils doit montrer qu'il ne souhaite pas s'asseoir à côté de son père par respect pour son importance, mais il doit tout de même le faire pour satisfaire la volonté de son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 10)
Un fils invité chez son père le soir de Pessah doit-il s'accouder même si son père est son rav mouvaq ?
Un élève invité chez son rav le soir de Pessah peut-il s'accouder sans permission ?
Que se passe-t-il si un élève s'accoude devant son rav et que ce dernier ne dit rien ?
Réponse

Un fils qui est invité chez son père le soir de Pessah, même si son père est son rav mouvaq, doit s’accouder pour tous les éléments où cela est requis, car il est d’usage que le père pardonne son honneur à son fils. Mais un élève invité chez son rav le soir de Pessah, même si ce n’est pas son rav mouvaq, n’est pas obligé de s’accouder, et il lui est interdit de le faire sauf si son rav lui en donne la permission. Un talmid hakham éminent, même s’il n’a rien appris de ce rav, et a fortiori s’il est considéré comme le gadol hador, est considéré comme un rav mouvaq à tous égards, et il est interdit de s’accouder en sa présence. Et si quelqu’un s’est accoudé en présence de son rav et que son rav n’a rien dit, cela est considéré comme s’il lui avait donné la permission.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 11)
Est-il permis à un fils de s'asseoir devant son père ou sa mère sans respect ?
Un fils a-t-il le droit de s'accouder devant son père lors du Seder de Pessah en raison de la mitsva de Hesseba ?
Réponse

Le fils doit veiller à ne pas s'asseoir devant son père ou sa mère d'une manière qui manque de respect, de même devant son rav ou un talmid hakham. Toutefois, on a permis exceptionnellement de s'accouder lors du Seder de Pessah devant son père, en raison de la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 12)
Un fils doit-il demander la permission à son père avant de quitter sa place en sa présence ?
Est-il courant aujourd'hui d'être strict sur le fait de ne pas quitter sa place sans la permission du père ?
Celui qui est rigoureux et demande toujours la permission à son père avant de partir reçoit-il une bénédiction ?
Réponse

Certains estiment qu'un fils ne doit pas se lever de sa place et partir sans que son père lui en ait donné la permission. Cependant, de nos jours, on n'a pas l'habitude d'être strict à ce sujet. Quoi qu'il en soit, celui qui se montre rigoureux à ce propos sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 13)
Est-il permis à un fils de s'asseoir à la place fixe de son père à la synagogue pendant la vie de ce dernier ?
Si la place à la synagogue a été achetée par le père, le fils peut-il s'y asseoir ?
La coutume locale influence-t-elle la possibilité pour un fils de s'asseoir à la place de son père à la synagogue ?
Réponse

Un fils ne doit pas s'asseoir à la place fixe de son père à la synagogue, tant que son père est en vie. Certains disent que l'interdiction ne concerne que les places attribuées en raison de l'honneur et du statut du père, mais si la place a été achetée par le père, il serait permis au fils de s'y asseoir. D'autres sont stricts dans tous les cas où la place est fixe pour le père, sauf si l'on sait que le père y a renoncé. En pratique, cela dépend de la coutume locale : si l'on sait que la coutume de l'endroit est d'être strict à ce sujet, le fils ne doit pas s'asseoir à cette place.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 14)
Un fils a-t-il le droit de s'asseoir à la place d'honneur de son père à la maison lorsque son père ne s'y installe pas pour l'honneur mais pour étudier ou travailler ?
Un fils peut-il s'asseoir à la place où son père étudie ou travaille, même si c'est une place fixe ?
Réponse

L'interdiction pour un fils de s'asseoir à la place où son père s'installe chez lui ne concerne que les situations où le père s'y assoit de manière honorable, par exemple à la tête de la table lors d'un repas familial. Mais si le père s'assoit à un endroit pour étudier ou travailler, choisissant simplement l'endroit le plus confortable, même s'il s'y installe régulièrement, mais pas dans un but d'honneur, il est possible que ce soit permis au fils de s'y asseoir.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 15)
Que doit faire un fils qui remplace son père pour donner un cours concernant la chaise de son père ?
Est-il permis à un fils de s'asseoir à la place de son père pour donner un cours si la chaise ne peut pas être déplacée ?
Réponse

Si le père d’un fils donne un cours et envoie son fils enseigner à sa place, il convient que le fils ne s’asseye pas sur la chaise de son père, ni à l’endroit précis où se trouve habituellement cette chaise, mais qu’il déplace légèrement la chaise sur le côté.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 16)
Un fils peut-il s'asseoir sur une chaise spéciale réservée à son père, même si elle se trouve dans un autre endroit ?
La règle concernant la chaise réservée au père s'applique-t-elle aussi bien à la maison qu'à la synagogue ?
Est-il permis à un fils de s'asseoir à la place réservée à son père dans un magasin ?
Réponse

Si une chaise a une forme particulière et différente des autres chaises, et qu'elle est réservée au père, le fils ne doit pas s'asseoir dessus, même si la chaise se trouve ailleurs et non à l'endroit habituel du père. Cette règle s'applique aussi bien à la maison qu'à la synagogue, sauf si le père a renoncé à son honneur. De même, il n'est pas permis au fils de s'asseoir dans le magasin à la place réservée à son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 17)
Un fils peut-il dormir sur le lit de son père ou de sa mère en leur absence ?
Est-il permis à un fils de s'asseoir sur le lit de son père sans permission ?
Quelle est la recommandation concernant le fait de s'asseoir sur le lit du père ou de la mère lorsque ceux-ci ne sont pas présents ?
Réponse

Un fils qui séjourne chez ses parents en leur absence ne doit pas dormir sur le lit de son père ou de sa mère. Certains estiment que cela s'applique aussi au fait de s'asseoir sur le lit de son père, à moins que le père lui en ait donné la permission. D'autres sont plus indulgents concernant le fait de s'asseoir sur le lit du père ou de la mère. Il est recommandé d'être rigoureux même pour s'asseoir sur le lit du père ou de la mère, sauf s'ils ont renoncé à leur honneur et l'ont autorisé à le faire.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 18)
Est-il permis à un fils de s'asseoir à la place de son père à la synagogue pour Min'ha ou Arvit si son père n'y vient jamais à ces offices ?
Lors des Yamim Noraïm, un fils peut-il s'asseoir à la place de son père lorsque celui-ci se lève pour être chalia'h tsibour ?
Un fils peut-il s'asseoir à la place attitrée de son père à la synagogue pour Min'ha ou Arvit si son père ne prie à cette place que pour Cha'harit et ne vient jamais à ces offices ?
Réponse

Si le père a une place attitrée dans la synagogue et qu'il n'y prie que pour Cha'harit, il est interdit à son fils de s'asseoir à cette place pour Min'ha ou Arvit, même si le père ne vient jamais à ces offices, car cela est considéré comme la place de son père. De même, pendant les Yamim Noraïm, lorsqu'il n'y a plus de places libres à la synagogue et que le père se lève pour être chalia'h tsibour et que sa place se libère, le fils ne doit pas s'asseoir à sa place. Cela n'est permis que s'il sait que son père lui en a donné la permission.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 19)
Dans une synagogue avec deux minyanim, un fils peut-il s'asseoir à la place de son père lors du second minyan si cette place est attribuée à quelqu'un d'autre ?
La place d'un père au premier minyan reste-t-elle considérée comme sa place pour le second minyan concernant l'interdiction pour le fils de s'y asseoir ?
Réponse

Dans une synagogue où il y a deux minyanim, si le père a une place fixe lors du premier minyan et qu'au second minyan cette même place est attribuée à une autre personne, cela reste considéré comme la place fixe du père. Il est donc interdit au fils de s'asseoir à cette place, sauf s'il sait que son père lui en a donné la permission.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 20)
Un fils peut-il s'asseoir à l'ancienne place de son père à la synagogue si le père a changé de place ?
Est-il permis à un fils de s'asseoir à la place de son père dans une synagogue où le père ne prie plus ?
Réponse

Si un père avait une place fixe à la synagogue et qu'il a ensuite changé de place, il est permis au fils de s'asseoir à l'ancienne place de son père. Cela s'applique lorsqu'il le fait en présence de son père, de sorte que tout le monde voit que le père a changé de place, ou même en l'absence du père, à condition que le temps ait passé et que l'assemblée sache que le père ne s'assoit plus à cet endroit. De même, si le père avait l'habitude de prier dans une certaine synagogue et qu'il a ensuite commencé à prier dans une autre, il est permis au fils de s'asseoir à sa place dans la première synagogue, car ce n'est plus considéré comme la place du père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Règle de la crainte envers les parents, Halakha 21)