Questions pratiques
Règle de la crainte envers les parents
Réponse
Une femme mariée est également tenue par la mitsva de la crainte envers ses parents. Il lui est donc interdit de s’asseoir à la place réservée à son père ou à celle réservée à sa mère. Il lui est aussi interdit d’appeler son père ou sa mère par leur prénom, ou de contredire ou de trancher contre leurs paroles.
Réponse
Un onen, c’est-à-dire une personne dont le défunt repose encore devant elle, est tenu par la mitsva de la crainte envers ses parents pour tout ce qui concerne les interdits passifs, comme ne pas mentionner leur nom, ne pas les contredire ou ne pas s’asseoir à la place réservée à son père, et tout ce qui est similaire.
Réponse
Qu’est-ce que la crainte envers les parents ? Il ne faut pas se tenir à la place réservée à son père pour se tenir avec les anciens ou avec ses amis, ni à la place réservée à son père pour prier. Même se tenir debout à cet endroit, sans s’y asseoir, est interdit. De même, il ne faut pas s’asseoir à la place réservée à son père pour s’accouder dans sa maison ou dans sa boutique, mais il est permis de se tenir debout à cet endroit, car cela n’est pas considéré comme un manque de respect. De même, si la mère a une place fixe dans la maison, il est interdit au fils ou à la fille de s’y asseoir, mais il est permis de s’y tenir debout. Certains estiment que toute l’interdiction ne s’applique que devant le père, ou même en son absence mais en présence d’autres personnes, car cela constitue un manque de respect envers le père devant eux ; mais sinon, il n’y a pas d’interdiction de s’asseoir à la place réservée au père. D’autres pensent que l’interdiction s’applique même en l’absence du père et de toute autre personne, tant que le père est en vie, le fils ou la fille ne doit pas s’asseoir à sa place réservée. Il faut tenir compte de l’avis de ceux qui interdisent, et donc même en l’absence du père, il ne faut pas s’asseoir à sa place réservée de son vivant. Cette règle s’applique aussi à quelqu’un qui n’est pas un érudit en Torah, même à une personne simple.
Réponse
Il est permis au fils de se tenir debout à l’endroit réservé à son père pour s’asseoir, car l’interdiction ne concerne que ce qui est fait de manière fixe. Puisque cet endroit ou ce siège est destiné à la position assise, il n’y a pas d’interdiction de s’y tenir debout. Il est donc permis au fils de monter sur la chaise réservée à son père pour prendre un objet en hauteur.
Réponse
Il est interdit au fils de se tenir pour la Amida à côté de son père, car la règle est la même que pour son maître principal : il est interdit de prier à côté de lui dans un rayon de quatre coudées. Il faut tenir compte de cela même lors d’une prière en public, et éviter de se tenir à côté de son père. Si la synagogue est bondée et que le fils doit se tenir à côté de son père pour la Amida, il demandera pardon à son père. Si le père prie sur une estrade surélevée, comme une bima, et que le fils est au niveau du sol, il est permis de se tenir même tout près de lui.
Réponse
Il n'est pas convenable qu'un fils commence la Amida après son père, afin de ne pas lui causer de la gêne en l'obligeant à attendre la fin de sa prière.
Réponse
Si un fils a perdu un objet, et que son père ou son rav mouvaq a également perdu un objet, la perte du fils a priorité sur celles de son père ou de son rav, et il peut d’abord rechercher sa propre perte, puis ensuite celle de son père ou de son rav. Mais entre la perte de son père et celle de son rav mouvaq, la perte de son rav a priorité, même si son père est aussi un talmid hakham. Si la perte concerne son rav qui n’est pas mouvaq et la perte de son père qui n’est pas du tout hakham, il doit d’abord rechercher la perte de son père, puis celle de son rav. Et même si son père est considéré comme l’égal de son rav mouvaq, la perte de son père a priorité. Si son père et son rav portent des charges, il dépose d’abord celle de son rav, puis celle de son père. Si son père et son rav se trouvent dans la maison de captivité, il libère d’abord son rav, puis son père. Mais si son père est talmid hakham, il libère d’abord son père, puis son rav.
Réponse
Certains estiment qu'un fils ne doit pas s'asseoir juste à côté de son père lors d'une réception avec des invités, comme lors d'un mariage, lorsque les places sont attribuées selon l'honneur et la distinction, par exemple à l'est. Mais si les places ne sont pas attribuées selon l'importance, comme à une table ordinaire lors d'un mariage, ou s'il est chez lui à table avec sa famille, il n'y a pas de problème si le fils s'assoit près de son père. Il en va de même à la synagogue pendant la prière, il n'y a pas de restriction à ce sujet. D'autres pensent que cela ne concernait que l'époque où l'on mangeait allongé sur des lits, mais de nos jours, où l'on ne mange plus ainsi, il n'y a aucune interdiction pour un fils de s'asseoir à côté de son père, que ce soit à la synagogue ou à la maison, même en présence d'invités. Surtout si le père demande à son fils de s'asseoir près de lui et que cela lui procure de la joie ou du plaisir, ou si le père a besoin de l'aide de son fils pendant le repas, le fils doit écouter son père et s'asseoir à côté de lui, même lors de réceptions ou de mariages. Il est également permis au fils de s'asseoir à côté de son père lorsqu'ils voyagent en train, en voiture, en avion, etc.
Réponse
Si un fils est assis à un repas avec des invités et que son père vient s'asseoir à côté de lui, le fils ne doit pas changer de place. Si le père appelle son fils pour qu'il vienne s'asseoir à côté de lui, le fils doit montrer qu'il ne souhaite pas s'asseoir à côté de son père par respect pour son importance, mais il doit tout de même le faire pour satisfaire la volonté de son père.
Réponse
Un fils qui est invité chez son père le soir de Pessah, même si son père est son rav mouvaq, doit s’accouder pour tous les éléments où cela est requis, car il est d’usage que le père pardonne son honneur à son fils. Mais un élève invité chez son rav le soir de Pessah, même si ce n’est pas son rav mouvaq, n’est pas obligé de s’accouder, et il lui est interdit de le faire sauf si son rav lui en donne la permission. Un talmid hakham éminent, même s’il n’a rien appris de ce rav, et a fortiori s’il est considéré comme le gadol hador, est considéré comme un rav mouvaq à tous égards, et il est interdit de s’accouder en sa présence. Et si quelqu’un s’est accoudé en présence de son rav et que son rav n’a rien dit, cela est considéré comme s’il lui avait donné la permission.
Réponse
Le fils doit veiller à ne pas s'asseoir devant son père ou sa mère d'une manière qui manque de respect, de même devant son rav ou un talmid hakham. Toutefois, on a permis exceptionnellement de s'accouder lors du Seder de Pessah devant son père, en raison de la mitsva.
Réponse
Certains estiment qu'un fils ne doit pas se lever de sa place et partir sans que son père lui en ait donné la permission. Cependant, de nos jours, on n'a pas l'habitude d'être strict à ce sujet. Quoi qu'il en soit, celui qui se montre rigoureux à ce propos sera béni.
Réponse
Un fils ne doit pas s'asseoir à la place fixe de son père à la synagogue, tant que son père est en vie. Certains disent que l'interdiction ne concerne que les places attribuées en raison de l'honneur et du statut du père, mais si la place a été achetée par le père, il serait permis au fils de s'y asseoir. D'autres sont stricts dans tous les cas où la place est fixe pour le père, sauf si l'on sait que le père y a renoncé. En pratique, cela dépend de la coutume locale : si l'on sait que la coutume de l'endroit est d'être strict à ce sujet, le fils ne doit pas s'asseoir à cette place.
Réponse
L'interdiction pour un fils de s'asseoir à la place où son père s'installe chez lui ne concerne que les situations où le père s'y assoit de manière honorable, par exemple à la tête de la table lors d'un repas familial. Mais si le père s'assoit à un endroit pour étudier ou travailler, choisissant simplement l'endroit le plus confortable, même s'il s'y installe régulièrement, mais pas dans un but d'honneur, il est possible que ce soit permis au fils de s'y asseoir.
Réponse
Si le père d’un fils donne un cours et envoie son fils enseigner à sa place, il convient que le fils ne s’asseye pas sur la chaise de son père, ni à l’endroit précis où se trouve habituellement cette chaise, mais qu’il déplace légèrement la chaise sur le côté.
Réponse
Si une chaise a une forme particulière et différente des autres chaises, et qu'elle est réservée au père, le fils ne doit pas s'asseoir dessus, même si la chaise se trouve ailleurs et non à l'endroit habituel du père. Cette règle s'applique aussi bien à la maison qu'à la synagogue, sauf si le père a renoncé à son honneur. De même, il n'est pas permis au fils de s'asseoir dans le magasin à la place réservée à son père.
Réponse
Un fils qui séjourne chez ses parents en leur absence ne doit pas dormir sur le lit de son père ou de sa mère. Certains estiment que cela s'applique aussi au fait de s'asseoir sur le lit de son père, à moins que le père lui en ait donné la permission. D'autres sont plus indulgents concernant le fait de s'asseoir sur le lit du père ou de la mère. Il est recommandé d'être rigoureux même pour s'asseoir sur le lit du père ou de la mère, sauf s'ils ont renoncé à leur honneur et l'ont autorisé à le faire.
Réponse
Si le père a une place attitrée dans la synagogue et qu'il n'y prie que pour Cha'harit, il est interdit à son fils de s'asseoir à cette place pour Min'ha ou Arvit, même si le père ne vient jamais à ces offices, car cela est considéré comme la place de son père. De même, pendant les Yamim Noraïm, lorsqu'il n'y a plus de places libres à la synagogue et que le père se lève pour être chalia'h tsibour et que sa place se libère, le fils ne doit pas s'asseoir à sa place. Cela n'est permis que s'il sait que son père lui en a donné la permission.
Réponse
Dans une synagogue où il y a deux minyanim, si le père a une place fixe lors du premier minyan et qu'au second minyan cette même place est attribuée à une autre personne, cela reste considéré comme la place fixe du père. Il est donc interdit au fils de s'asseoir à cette place, sauf s'il sait que son père lui en a donné la permission.
Réponse
Si un père avait une place fixe à la synagogue et qu'il a ensuite changé de place, il est permis au fils de s'asseoir à l'ancienne place de son père. Cela s'applique lorsqu'il le fait en présence de son père, de sorte que tout le monde voit que le père a changé de place, ou même en l'absence du père, à condition que le temps ait passé et que l'assemblée sache que le père ne s'assoit plus à cet endroit. De même, si le père avait l'habitude de prier dans une certaine synagogue et qu'il a ensuite commencé à prier dans une autre, il est permis au fils de s'asseoir à sa place dans la première synagogue, car ce n'est plus considéré comme la place du père.

