Questions pratiques
Emplacement, ordre de pose et bénédiction de la mezouza
Réponse
Si l’on n’a pas retiré les mezouzot avant de peindre et que la peinture a recouvert la mezouza, il faut vérifier les mezouzot, car il se peut que l’humidité ait abîmé les lettres.
Réponse
Une mezouza doit comporter des lignes de guidage (shartout), et une mezouza écrite sans ces lignes est invalide. Il ne sert à rien de tracer les lignes après coup. De même, en cas de doute sur la présence des lignes, ou si elles se sont effacées avec le temps, ou si elles n’ont peut-être jamais été tracées, il faut être rigoureux, car le shartout dans la mezouza est une halakha transmise à Moïse au Sinaï. Toutefois, si un ou deux mots seulement de la mezouza ont été écrits sans shartout, il suffira de tracer les lignes après coup et la mezouza sera valable ; il en va de même pour un Sefer Torah.
Réponse
Il est préférable d’acquérir une mezouza écrite sur un klaf non enduit, car certains estiment que l’enduit constitue une séparation entre l’écriture et le klaf. De plus, une mezouza écrite sur un klaf non enduit se conserve plus longtemps. Cependant, selon la stricte loi, une mezouza écrite sur un klaf enduit est valable, et même a priori on peut réciter la berakha lors de la pose d’une telle mezouza, car l’enduit n’invalide pas, puisqu’il embellit l’écriture et que tout ce qui sert à l’embellir n’est pas considéré comme une séparation.
Réponse
Dans les villes où il y a des élevages de porcs, les habitants sont tenus de placer une mezouza à leurs portes. Seule l’entrée par laquelle les porcs passent est exemptée de mezouza.
Réponse
Il est évident que les mezouzot produites par impression ou par photocopie ne sont absolument pas valides. Comme il en existe malheureusement beaucoup sur le marché, il est une mitsva de diffuser auprès du public qu’il faut acheter une mezouza uniquement auprès de personnes érudites et craignant Hachem, afin de ne pas annuler cette précieuse mitsva.
Réponse
Les mezouzot récemment apparues, fabriquées en prenant une plaque de soie gravée du passage du Chema Israël que l’on écrit dans la mezouza, en plaçant un klaf en dessous, puis en versant de l’encre sur la plaque et en l’étalant avec une raclette, de sorte que l’encre passe à travers les trous de la soie sur le klaf et que la mezouza soit imprimée instantanément, une telle mezouza est invalide même a posteriori. Celui qui récite la berakha lors de la pose d’une telle mezouza prononce une bénédiction en vain, ce qui constitue une grave faute.
Réponse
Certains estiment qu’il ne faut pas accrocher une mezouza autour du cou en pendentif comme un kamia pour la chance ou la protection, ni l’accrocher dans une voiture. D’autres sont indulgents à ce sujet, et c’est cette opinion qui prévaut, à condition que cela soit fait dans un esprit de foi pour la protection, comme un kamia, et non simplement comme un bijou. Lorsqu’on accroche une mezouza dans une voiture, il faut veiller à ce qu’elle soit fixée de manière posée et non suspendue.
Réponse
Il ne faut pas vendre une mezouza à un non-juif, que ce soit pour une protection ou comme souvenir, car il est interdit de la faire passer du domaine du sacré à celui du profane. Toutefois, s’il y a un risque d’hostilité ou de danger, cela est permis.
Réponse
Lorsqu'une personne loue sa maison à un non-juif, elle doit retirer la mezouza avant que le non-juif n'entre dans les lieux.
Réponse
Celui qui habite dans une ville majoritairement non-juive et quitte son logement, alors qu'il est possible que des non-juifs viennent y habiter, doit retirer les mezouzot, afin d'éviter qu'elles ne soient traitées avec mépris.
Réponse
Celui qui quitte une maison dans l'intention de la détruire doit retirer les mezouzot, afin qu'elles ne soient pas exposées à un manque de respect.
Réponse
Celui à qui une mezouza est tombée des mains sur le sol n'a pas besoin de jeûner. A fortiori, si c'est un érudit en Torah pour qui le jeûne entraînerait une interruption de l'étude, il n'a pas à jeûner. Il est toutefois recommandé de donner de l'argent à la tsedaka. Il est également approprié de vérifier les autres mezouzot de la maison pour s'assurer qu'elles sont cachères. De plus, si un rouleau de Meguila Esther tombe des mains, il n'est pas nécessaire de jeûner, car il n'y a aucune mention du Nom de Hachem dans ce rouleau.
Réponse
Celui qui loue une maison à son prochain est tenu d'y fixer une mezouza et d'aménager l'endroit destiné à sa pose.
Réponse
Celui qui loue une maison en Israël doit fixer immédiatement une mezouza avec bénédiction, en raison de la mitsva de peupler la Terre d'Israël. En revanche, celui qui loue une maison en dehors d'Israël est dispensé de la mezouza pendant les trente premiers jours. S'il souhaite s'imposer la pose de la mezouza dès le début, il ne récitera pas la bénédiction. Même après trente jours, il n'est pas nécessaire de retirer la mezouza pour la reposer à nouveau, et il n'y a pas ici de problème de "taassé velo min haassouy", car le temps s'écoule naturellement. Après trente jours, puisque la maison semble lui appartenir, il est tenu de fixer la mezouza avec bénédiction. Si la location est prévue pour une période de six mois ou plus, il doit fixer la mezouza immédiatement, mais sans bénédiction si cela se fait avant les trente jours.
Réponse
Lorsqu'une personne loue une maison en dehors d'Israël pour une durée inférieure à trente jours, et qu'elle a pris sur elle la rigueur d'y fixer une mezouza sans réciter de berakha, puis qu'après trente jours elle décide finalement de rester habiter dans ce logement, certains estiment qu'il est possible de réciter la berakha sur la mezouza même si elle est déjà fixée, tandis que d'autres pensent qu'il faut la retirer et la refixer. Bien que selon la halakha il ne soit pas nécessaire de la retirer et de la refixer, il est néanmoins préférable de retirer la mezouza, de la donner à un sofer pour vérification, puis de la refixer avec berakha. Toutefois, si la mezouza n'a pas été retirée, on s'acquitte malgré tout de la mitsva de la mezouza, et il n'y a pas à craindre le problème de "taassé vélo min haassouy".
Réponse
Celui qui achète une maison en dehors d'Israël est immédiatement tenu d'y fixer une mezouza avec berakha.
Réponse
Celui qui a loué une maison en Israël, y a fixé une mezouza avec berakha, puis l'a ensuite achetée de manière définitive, certains estiment qu'il n'est pas nécessaire de retirer la mezouza et de la refixer, et qu'il n'y a pas à craindre le problème de "taassé vélo min haassouy". Le correct est toutefois de retirer la mezouza, de la donner à un sofer pour vérifier sa validité, et si elle est conforme, de la refixer avec berakha.
Réponse
Celui qui loue une maison à un non-juif est tenu d'y fixer une mezouza. En Israël, cette obligation s'applique immédiatement, tandis qu'en dehors d'Israël, l'obligation ne commence qu'après trente jours, comme expliqué précédemment.
Réponse
Il est permis de déplacer une mezouza pendant le Chabbat, car il est possible d'en apprendre plusieurs lois.
Réponse
Si une mezouza est tombée de son emplacement pendant le Chabbat, certains estiment que si on ne la fixe pas avec des clous, ou si on la place dans un boîtier déjà prêt, il est permis de la remettre en place pendant le Chabbat. D'autres sont plus stricts à ce sujet.

