Questions pratiques
Lecture de la ketouba sous la houppa
Réponse
Lorsque le lecteur arrive au mot "vekanina", il doit s'arrêter et tendre le mouchoir ou le stylo au marié pour l'acte de kinyan. Ensuite, il poursuit la lecture et, pendant qu'il dit "vegam nishba shevoua...", il tend la main au marié pour le serment et la poignée de main.
Réponse
Après la lecture, les témoins et le marié signent, afin que la signature des témoins précède la fin de l'acquisition de la houppa. Certains font signer les témoins avant la houppa, mais il est préférable d'agir comme indiqué ci-dessus.
Réponse
Il suffit que les témoins signent avec leur prénom et leur nom de famille. Il est également valable qu'ils signent en indiquant "Untel fils d'Untel".
Réponse
Certains ont l'habitude d'écrire la ketouba sur un parchemin avec de l'encre, afin d'embellir l'acte. Cependant, cela n'est absolument pas indispensable, car une ketouba imprimée dans laquelle on ajoute les noms du marié et de la mariée, le lieu de la houppa, la date et le montant de la ketouba, est tout à fait valable. De plus, certains estiment qu'il vaut mieux ne pas écrire la ketouba par un scribe en écriture ashurite.
Réponse
Si la ketouba est écrite en écriture ashurite par un scribe expert, c'est au marié de payer le coût de l'écriture et du papier.
Réponse
Seuls des témoins valides peuvent signer la ketouba, et non des membres de la famille, même s'il y a déjà deux témoins valides et que les proches ne font qu'ajouter leur signature.
Réponse
Il faut expliquer au marié afin qu'il comprenne les obligations de la ketouba et ce sur quoi les témoins signent, car certains mariés ne saisissent pas la portée de la ketouba et considèrent tout cela comme une simple cérémonie. Toutefois, le marié n'est pas cru s'il affirme ne pas avoir compris ce qui est écrit dans la ketouba, même s'il ne sait pas lire. Pour éviter de telles contestations, il convient que l'officiant explique brièvement au marié le contenu et l'essentiel de la ketouba, ainsi que les engagements qu'il prend.
Réponse
Le mari est tenu par la Torah de subvenir aux besoins alimentaires de sa femme, à son habillement et à ses droits conjugaux. Il s'engage également, selon les Sages, à sept autres obligations principales de la ketouba : verser la somme de deux cents mané à une vierge ou cent mané à une veuve en cas de divorce, la soigner si elle tombe malade, la racheter si elle est prise en captivité, l'enterrer si elle décède, permettre qu'elle soit nourrie de ses biens et qu'elle habite dans sa maison toute sa vie après sa mort tant qu'elle reste veuve, que ses filles issues de ce mariage soient nourries de ses biens après sa mort jusqu'à leurs fiançailles, et que ses fils héritent de la ketouba en supplément de leur part d'héritage avec leurs frères issus d'une autre mère.
Réponse
La coutume chez nous est que le hatan signe également la ketouba, même si cela n'est pas indispensable. Cela s'ajoute à la signature des deux témoins et du rav qui officie la cérémonie de kiddoushin, et il existe une raison à cette pratique.
Réponse
Certains affirment qu'un homme est obligé de s'engager comme ouvrier afin de subvenir aux besoins alimentaires de son épouse. D'autres contestent et disent que, bien que le mari ait l'obligation de nourrir sa femme, il n'est pas tenu de s'engager comme ouvrier pour cela. De même, on ne contraint pas un débiteur à s'engager comme ouvrier pour rembourser sa dette.
Réponse
Lors de la lecture de la ketouba, lorsque le lecteur arrive à la mention « vekanina miyad hathan », on remet un mouchoir au hatan, qui en tient un côté, et il le soulève pour effectuer le kinyan. Certains, dès que le hatan saisit le mouchoir, le laissent entre ses mains puis le reprennent. Il est d'usage que le mouchoir appartienne au rav qui officie la cérémonie de kiddoushin. Si le rav n'a pas de mouchoir, il peut en emprunter un à d'autres, ou réaliser le kinyan avec un stylo. Il est approprié que le rav dise au hatan, lorsqu'il tient le mouchoir, de déclarer devant les témoins : « Je m'engage ».
Réponse
Le hatan et les témoins doivent signer avec leur nom complet, afin que chacun sache qui a signé, car si le nom n'est pas mentionné explicitement, la signature n'a pas valeur de témoignage.
Réponse
Si le hatan et les témoins n'ont pas signé immédiatement après la lecture de la ketouba sous la houppa, ils peuvent signer après la houppa, et cela ne pose aucun problème.
Réponse
La coutume chez les Sefaradim est que, lors de la lecture de la ketouba, le rav qui officie la cérémonie de kiddoushin fait prêter au hatan un serment solennel et une poignée de main, comme cela est mentionné dans nos ketoubot. Cette pratique est fondée sur l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, dont nous suivons les décisions. Certains disent que cette coutume remonte à l'époque du Rambam. De nombreux décisionnaires ont également témoigné de cette coutume. Par conséquent, les responsables de yeshivot ashkénazes qui critiquent la coutume des Sefaradim à ce sujet et empêchent le hatan de prêter serment en raison de la gravité du serment, n'ont pas raison, car notre coutume repose sur des bases solides. Quiconque modifie la coutume dans un lieu où l'on suit l'avis du Maran est en tort et cela constitue un manque de respect envers les anciens sages.
Réponse
Après que les témoins et le hatan ont signé la ketouba, l'officiant du kiddoushin remet la ketouba à la mère de la kala, ou à l'un de ses proches, et ils la gardent chez eux, et non pas dans la maison du hatan et de la kala. Si la ketouba a été remise au père du hatan pour qu'il la garde, cela ne pose pas de problème. Cependant, il est préférable de la donner à la mère de la kala, comme mentionné précédemment, et telle est la coutume. Il existe aussi une coutume selon laquelle le hatan remet la ketouba à la kala en lui disant : « Voici ta ketouba », puis la ketouba est donnée à la mère de la kala comme indiqué.
Bénédictions du mariage sous la houppa
Réponse
Après la lecture de la ketouba et sa remise à la kala, on ajoute un peu de vin [ou de l'eau] dans la coupe sur laquelle on a récité la berakha des éroussin, puis on récite les sept berakhot. La coutume veut que l'on n'apporte pas une autre coupe, mais que l'on récite les sept berakhot sur cette même coupe, après y avoir ajouté un peu de vin ou d'eau.
Réponse
Si le hatan et la kala sont des personnes qui transgressent publiquement le Chabbat, il faut veiller à réciter la berakha sur du vin cuit. C'est pourquoi un rav qui va célébrer une houppa chez des personnes non pratiquantes a intérêt à apporter avec lui du vin cuit. S'il n'a pas pu se procurer du vin cuit et que le hatan et la kala ont goûté au vin, il faudra utiliser une autre coupe pour les berakhot du mariage, car le reste du vin dans la coupe devient du vin interdit (yayin neseh). Ainsi, si le rav souhaite goûter au vin après les premières berakhot, il risquerait de consommer du vin interdit. Le fait d'ajouter un peu de vin dans la coupe avant les berakhot du mariage ne corrige pas le problème du vin interdit. Il est donc préférable dans ce cas d'apporter une seconde coupe pour réciter les berakhot du mariage. D'un point de vue strict, il n'est pas nécessaire de goûter au vin après les berakhot du mariage, car la berakha "hagafen" récitée après la lecture de la ketouba n'est pas une berakha de jouissance mais une berakha de louange. Cependant, il est conseillé, à titre de bonne pratique, de prendre une autre coupe et d'y verser à nouveau du vin de la bouteille, afin d'éviter tout risque d'interdiction de boire du vin interdit.
Réponse
Malgré tout, il est courant de permettre de donner à un hatan qui transgresse publiquement le Chabbat de boire du vin de la coupe, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on donne ainsi intentionnellement à boire du vin interdit au hatan.
Réponse
Le rav qui a récité la berakha des éroussin peut également réciter les berakhot du mariage. Même s'il a déjà récité la berakha "hagafen" sur la coupe des éroussin, il recommencera la berakha "hagafen" sur la coupe du mariage. Certains disent qu'il est correct et approprié d'honorer un autre rav pour la berakha "hagafen" et la berakha "chehakol bara lichvodo". Cependant, l'opinion principale reste que le rav initial peut réciter toutes les berakhot.
Réponse
Il est souhaitable de réciter aussi bien la berakha des éroussin que les sept berakhot à partir d'un sidour ou d'une feuille imprimée, afin de bien prononcer les berakhot sans erreur, et aussi pour que le sidour fasse écran entre les yeux du récitant et les femmes habillées de façon indécente, qui se trouvent parfois sous la houppa. Il est préférable de ne pas confier la récitation des berakhot à une personne très âgée qui se trompe ou bégaie dans les berakhot, mais si cela risque de provoquer une dispute, on l'honorera tout de même, et une autre personne se tiendra à ses côtés pour l'aider à bien réciter la berakha. Un rav qui célèbre une houppa où se trouvent des femmes habillées de façon indécente, et qui ne peut pas les obliger à se couvrir, récitera les berakhot les yeux fermés ou en regardant dans le sidour.

