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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Mariage et Chiddoukhim

Lecture de la ketouba sous la houppa

Que doit faire le lecteur de la ketouba lorsqu'il arrive au mot 'vekanina' ?
A quel moment le lecteur tend-il la main au marié pour le serment et la poignée de main pendant la lecture de la ketouba ?
Réponse

Lorsque le lecteur arrive au mot "vekanina", il doit s'arrêter et tendre le mouchoir ou le stylo au marié pour l'acte de kinyan. Ensuite, il poursuit la lecture et, pendant qu'il dit "vegam nishba shevoua...", il tend la main au marié pour le serment et la poignée de main.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Quand les témoins et le marié doivent-ils signer la ketouba par rapport à la houppa ?
Est-il préférable de faire signer les témoins avant ou après la houppa ?
Réponse

Après la lecture, les témoins et le marié signent, afin que la signature des témoins précède la fin de l'acquisition de la houppa. Certains font signer les témoins avant la houppa, mais il est préférable d'agir comme indiqué ci-dessus.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Comment les témoins doivent-ils signer la ketouba sous la houppa ?
Est-il nécessaire de mentionner le nom du père lors de la signature des témoins sur la ketouba ?
Réponse

Il suffit que les témoins signent avec leur prénom et leur nom de famille. Il est également valable qu'ils signent en indiquant "Untel fils d'Untel".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 13)
La ketouba doit-elle obligatoirement être écrite sur un parchemin avec de l'encre ?
Une ketouba imprimée dans laquelle on complète les informations essentielles est-elle valable ?
Est-il préférable d'écrire la ketouba en écriture ashurite par un scribe ?
Réponse

Certains ont l'habitude d'écrire la ketouba sur un parchemin avec de l'encre, afin d'embellir l'acte. Cependant, cela n'est absolument pas indispensable, car une ketouba imprimée dans laquelle on ajoute les noms du marié et de la mariée, le lieu de la houppa, la date et le montant de la ketouba, est tout à fait valable. De plus, certains estiment qu'il vaut mieux ne pas écrire la ketouba par un scribe en écriture ashurite.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 14)
Qui doit payer les frais d'écriture et de papier lorsqu'une ketouba est rédigée en écriture ashurite par un scribe expert ?
Réponse

Si la ketouba est écrite en écriture ashurite par un scribe expert, c'est au marié de payer le coût de l'écriture et du papier.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 15)
Est-il permis à des membres de la famille de signer la ketouba en plus des témoins valides ?
Qui est autorisé à signer la ketouba en tant que témoin ?
Réponse

Seuls des témoins valides peuvent signer la ketouba, et non des membres de la famille, même s'il y a déjà deux témoins valides et que les proches ne font qu'ajouter leur signature.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 16)
Faut-il expliquer au marié le contenu et les obligations de la ketouba ?
Le marié peut-il prétendre qu'il n'a pas compris ce qui est écrit dans la ketouba s'il ne sait pas lire ?
Que doit faire l'officiant pour éviter toute contestation concernant la compréhension de la ketouba par le marié ?
Réponse

Il faut expliquer au marié afin qu'il comprenne les obligations de la ketouba et ce sur quoi les témoins signent, car certains mariés ne saisissent pas la portée de la ketouba et considèrent tout cela comme une simple cérémonie. Toutefois, le marié n'est pas cru s'il affirme ne pas avoir compris ce qui est écrit dans la ketouba, même s'il ne sait pas lire. Pour éviter de telles contestations, il convient que l'officiant explique brièvement au marié le contenu et l'essentiel de la ketouba, ainsi que les engagements qu'il prend.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 17)
Quelles sont les obligations du mari envers sa femme selon la Torah et les Sages concernant la ketouba ?
Quel est le montant de la ketouba pour une vierge et pour une veuve ?
Quels droits la ketouba accorde-t-elle aux enfants issus du mariage après le décès du mari ?
Réponse

Le mari est tenu par la Torah de subvenir aux besoins alimentaires de sa femme, à son habillement et à ses droits conjugaux. Il s'engage également, selon les Sages, à sept autres obligations principales de la ketouba : verser la somme de deux cents mané à une vierge ou cent mané à une veuve en cas de divorce, la soigner si elle tombe malade, la racheter si elle est prise en captivité, l'enterrer si elle décède, permettre qu'elle soit nourrie de ses biens et qu'elle habite dans sa maison toute sa vie après sa mort tant qu'elle reste veuve, que ses filles issues de ce mariage soient nourries de ses biens après sa mort jusqu'à leurs fiançailles, et que ses fils héritent de la ketouba en supplément de leur part d'héritage avec leurs frères issus d'une autre mère.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 18)
Le hatan doit-il signer la ketouba en plus des témoins et du rav qui officie la cérémonie de kiddoushin ?
La signature du hatan sur la ketouba est-elle indispensable pour la validité du document ?
Réponse

La coutume chez nous est que le hatan signe également la ketouba, même si cela n'est pas indispensable. Cela s'ajoute à la signature des deux témoins et du rav qui officie la cérémonie de kiddoushin, et il existe une raison à cette pratique.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 19)
Un mari est-il obligé de travailler comme ouvrier pour subvenir aux besoins alimentaires de son épouse ?
Contraint-on un débiteur à travailler comme ouvrier pour rembourser sa dette ?
Réponse

Certains affirment qu'un homme est obligé de s'engager comme ouvrier afin de subvenir aux besoins alimentaires de son épouse. D'autres contestent et disent que, bien que le mari ait l'obligation de nourrir sa femme, il n'est pas tenu de s'engager comme ouvrier pour cela. De même, on ne contraint pas un débiteur à s'engager comme ouvrier pour rembourser sa dette.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 20)
Comment procède-t-on au kinyan lors de la lecture de la ketouba sous la houppa ?
À qui doit appartenir le mouchoir utilisé pour le kinyan lors de la lecture de la ketouba ?
Que doit dire le hatan devant les témoins lorsqu'il tient le mouchoir pour le kinyan ?
Réponse

Lors de la lecture de la ketouba, lorsque le lecteur arrive à la mention « vekanina miyad hathan », on remet un mouchoir au hatan, qui en tient un côté, et il le soulève pour effectuer le kinyan. Certains, dès que le hatan saisit le mouchoir, le laissent entre ses mains puis le reprennent. Il est d'usage que le mouchoir appartienne au rav qui officie la cérémonie de kiddoushin. Si le rav n'a pas de mouchoir, il peut en emprunter un à d'autres, ou réaliser le kinyan avec un stylo. Il est approprié que le rav dise au hatan, lorsqu'il tient le mouchoir, de déclarer devant les témoins : « Je m'engage ».

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 21)
Le hatan et les témoins peuvent-ils signer la ketouba sans indiquer leur nom complet ?
Pourquoi est-il nécessaire d'écrire le nom complet lors de la signature de la ketouba ?
Réponse

Le hatan et les témoins doivent signer avec leur nom complet, afin que chacun sache qui a signé, car si le nom n'est pas mentionné explicitement, la signature n'a pas valeur de témoignage.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 22)
Est-il possible de signer la ketouba après la houppa si cela n'a pas été fait immédiatement après la lecture ?
Réponse

Si le hatan et les témoins n'ont pas signé immédiatement après la lecture de la ketouba sous la houppa, ils peuvent signer après la houppa, et cela ne pose aucun problème.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 23)
Quelle est la coutume des Sefaradim concernant le serment du hatan lors de la lecture de la ketouba ?
Sur quelles bases repose la coutume séfarade de faire prêter serment au hatan sous la houppa ?
Est-il justifié d'empêcher le hatan de prêter serment lors de la lecture de la ketouba dans les communautés séfarades ?
Réponse

La coutume chez les Sefaradim est que, lors de la lecture de la ketouba, le rav qui officie la cérémonie de kiddoushin fait prêter au hatan un serment solennel et une poignée de main, comme cela est mentionné dans nos ketoubot. Cette pratique est fondée sur l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, dont nous suivons les décisions. Certains disent que cette coutume remonte à l'époque du Rambam. De nombreux décisionnaires ont également témoigné de cette coutume. Par conséquent, les responsables de yeshivot ashkénazes qui critiquent la coutume des Sefaradim à ce sujet et empêchent le hatan de prêter serment en raison de la gravité du serment, n'ont pas raison, car notre coutume repose sur des bases solides. Quiconque modifie la coutume dans un lieu où l'on suit l'avis du Maran est en tort et cela constitue un manque de respect envers les anciens sages.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 24)
Après la signature de la ketouba, à qui doit-on remettre la ketouba pour la garder selon la coutume ?
Est-il permis de confier la ketouba au père du hatan pour qu'il la garde ?
Quelle est la coutume concernant le hatan qui remet la ketouba à la kala sous la houppa ?
Réponse

Après que les témoins et le hatan ont signé la ketouba, l'officiant du kiddoushin remet la ketouba à la mère de la kala, ou à l'un de ses proches, et ils la gardent chez eux, et non pas dans la maison du hatan et de la kala. Si la ketouba a été remise au père du hatan pour qu'il la garde, cela ne pose pas de problème. Cependant, il est préférable de la donner à la mère de la kala, comme mentionné précédemment, et telle est la coutume. Il existe aussi une coutume selon laquelle le hatan remet la ketouba à la kala en lui disant : « Voici ta ketouba », puis la ketouba est donnée à la mère de la kala comme indiqué.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 25)
Mariage et Chiddoukhim

Bénédictions du mariage sous la houppa

Après la lecture de la ketouba, sur quelle coupe récite-t-on les sept berakhot sous la houppa ?
Est-il nécessaire d'apporter une nouvelle coupe pour les sept berakhot lors du mariage ?
Que doit-on ajouter dans la coupe avant de réciter les sept berakhot sous la houppa ?
Réponse

Après la lecture de la ketouba et sa remise à la kala, on ajoute un peu de vin [ou de l'eau] dans la coupe sur laquelle on a récité la berakha des éroussin, puis on récite les sept berakhot. La coutume veut que l'on n'apporte pas une autre coupe, mais que l'on récite les sept berakhot sur cette même coupe, après y avoir ajouté un peu de vin ou d'eau.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Que doit faire un rav qui célèbre une houppa chez des personnes qui transgressent publiquement le Chabbat concernant le vin utilisé pour les berakhot ?
Est-il permis d'utiliser la même coupe pour les berakhot du mariage si le hatan et la kala ont goûté au vin et qu'il ne s'agit pas de vin cuit ?
Le fait d'ajouter un peu de vin dans la coupe avant les berakhot du mariage permet-il de rendre le vin permis à la consommation ?
Réponse

Si le hatan et la kala sont des personnes qui transgressent publiquement le Chabbat, il faut veiller à réciter la berakha sur du vin cuit. C'est pourquoi un rav qui va célébrer une houppa chez des personnes non pratiquantes a intérêt à apporter avec lui du vin cuit. S'il n'a pas pu se procurer du vin cuit et que le hatan et la kala ont goûté au vin, il faudra utiliser une autre coupe pour les berakhot du mariage, car le reste du vin dans la coupe devient du vin interdit (yayin neseh). Ainsi, si le rav souhaite goûter au vin après les premières berakhot, il risquerait de consommer du vin interdit. Le fait d'ajouter un peu de vin dans la coupe avant les berakhot du mariage ne corrige pas le problème du vin interdit. Il est donc préférable dans ce cas d'apporter une seconde coupe pour réciter les berakhot du mariage. D'un point de vue strict, il n'est pas nécessaire de goûter au vin après les berakhot du mariage, car la berakha "hagafen" récitée après la lecture de la ketouba n'est pas une berakha de jouissance mais une berakha de louange. Cependant, il est conseillé, à titre de bonne pratique, de prendre une autre coupe et d'y verser à nouveau du vin de la bouteille, afin d'éviter tout risque d'interdiction de boire du vin interdit.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
Est-il permis de donner à boire du vin de la coupe à un hatan qui transgresse publiquement le Chabbat ?
Doit-on craindre de donner intentionnellement du vin interdit à un hatan qui ne respecte pas le Chabbat ?
Réponse

Malgré tout, il est courant de permettre de donner à un hatan qui transgresse publiquement le Chabbat de boire du vin de la coupe, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on donne ainsi intentionnellement à boire du vin interdit au hatan.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Le rav qui a récité la berakha des éroussin peut-il aussi réciter les berakhot du mariage ?
Faut-il réciter à nouveau la berakha "hagafen" sur la coupe du mariage si elle a déjà été récitée sur la coupe des éroussin ?
Est-il préférable d'honorer un autre rav pour la berakha "hagafen" et "chehakol bara lichvodo" lors du mariage ?
Réponse

Le rav qui a récité la berakha des éroussin peut également réciter les berakhot du mariage. Même s'il a déjà récité la berakha "hagafen" sur la coupe des éroussin, il recommencera la berakha "hagafen" sur la coupe du mariage. Certains disent qu'il est correct et approprié d'honorer un autre rav pour la berakha "hagafen" et la berakha "chehakol bara lichvodo". Cependant, l'opinion principale reste que le rav initial peut réciter toutes les berakhot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)
Est-il préférable de réciter les berakhot du mariage à partir d'un sidour ou d'une feuille imprimée ?
Que doit faire un rav s'il y a des femmes habillées de façon indécente sous la houppa ?
Peut-on confier la récitation des berakhot à une personne très âgée qui se trompe ou bégaie ?
Réponse

Il est souhaitable de réciter aussi bien la berakha des éroussin que les sept berakhot à partir d'un sidour ou d'une feuille imprimée, afin de bien prononcer les berakhot sans erreur, et aussi pour que le sidour fasse écran entre les yeux du récitant et les femmes habillées de façon indécente, qui se trouvent parfois sous la houppa. Il est préférable de ne pas confier la récitation des berakhot à une personne très âgée qui se trompe ou bégaie dans les berakhot, mais si cela risque de provoquer une dispute, on l'honorera tout de même, et une autre personne se tiendra à ses côtés pour l'aider à bien réciter la berakha. Un rav qui célèbre une houppa où se trouvent des femmes habillées de façon indécente, et qui ne peut pas les obliger à se couvrir, récitera les berakhot les yeux fermés ou en regardant dans le sidour.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)