Aller au contenu

Choisir une ville

Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

Lien copié
Lois de Mila (circoncision)

Comment pratiquer la mila

Avec quel instrument est-il préférable de pratiquer la mila ?
Est-il permis de faire la mila avec un instrument autre qu'un couteau ?
Pourquoi ne doit-on pas utiliser un éclat de roseau pour la mila ?
Réponse

La coutume est de pratiquer la mila avec un couteau. Toutefois, selon la stricte halakha, il est permis de la faire avec tout instrument tranchant, même avec une pierre ou du verre, à l'exception d'un éclat de roseau, car des fragments peuvent s'en détacher et entraîner une blessure grave. Cependant, il est préférable d'accomplir la mitsva de façon optimale en utilisant un instrument en fer, que ce soit un couteau ou des ciseaux.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 264 - Comment pratiquer la mila, Halakha 2)
Quelles sont les exigences concernant l'état du couteau utilisé pour la mila ?
Une entaille sur le couteau de la mila invalide-t-elle la circoncision ?
Pourquoi faut-il éviter d'utiliser un couteau entaillé pour la mila ?
Réponse

Il faut que le couteau utilisé pour la mila soit aussi aiguisé et lisse que possible, sans aucune entaille. Même si une entaille ne rend pas le couteau impropre à l'usage, elle provoque néanmoins de la douleur à l'enfant, car une lame entaillée déchire au lieu de couper.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 264 - Comment pratiquer la mila, Halakha 3)
Lois de Mila (circoncision)

Conduite du père de l’enfant et du mohel le jour de la mila

Est-il obligatoire pour le père du garçon, le sandak et le mohel de s'abstenir de travailler le jour de la mila ?
Existe-t-il un fondement à la coutume de ne pas travailler pour les baalei habrit le jour de la mila ?
Réponse

Certains ont la coutume que les baalei habrit, c'est-à-dire le père du garçon, le sandak et le mohel, ne font pas de travail le jour de la mila. Cette pratique a un fondement, même si elle n'est pas du tout obligatoire selon la halakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 264 - Conduite du père de l’enfant et du mohel le jour de la mila, Halakha 1)
Est-il préférable de mettre les tefiline pendant la mila pour le père du garçon ou le sandak ?
Peut-on contester ceux qui ont la coutume de mettre les tefiline pendant la mila ?
Que faire concernant les tefiline lors d'une mila qui a lieu après la prière de Moussaf de Roch Hodech ?
Réponse

Certains ont la coutume que le père du garçon ou le sandak mettent les tefiline pendant la mila. D'autres ont critiqué cette coutume, estimant qu'elle montre un manque de respect envers le signe de l'alliance. Il est donc préférable de ne pas mettre les tefiline pendant la mila, et il vaut mieux s'abstenir. En effet, plusieurs grands sages n'avaient pas l'habitude de mettre les tefiline à ce moment-là. Cependant, ceux qui ont la coutume de mettre les tefiline pendant la mila ne doivent pas être contestés, car ils ont sur quoi s'appuyer. Lors d'un Roch Hodech, après la prière de Moussaf, il est préférable de s'abstenir de les mettre pendant la mila.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 264 - Conduite du père de l’enfant et du mohel le jour de la mila, Halakha 2)
Faut-il réciter la berakha sur le talit lors de la mila si le talit appartient au père du garçon ou au sandak ?
Doit-on réciter la berakha sur un talit emprunté pour la mila ?
Est-il nécessaire de vérifier l'état des tsitsit du talit avant la mila ?
Réponse

La coutume veut que le père du garçon et le sandak se drapent d'un talit pendant la mila. Si le talit leur appartient, ils récitent la berakha « lehitatef betsitsit ». Si le talit est emprunté, ils s'en drapent sans berakha. Pour un talit appartenant à la synagogue, on récite la berakha même si on le porte de façon occasionnelle, car il est destiné à l'usage de la communauté et n'a pas le statut de talit emprunté. Il est recommandé de vérifier que les tsitsit ne sont pas déchirés d'une manière qui invaliderait selon la halakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 264 - Conduite du père de l’enfant et du mohel le jour de la mila, Halakha 3)
Lois de Mila (circoncision)

Ordre de la mila et des bénédictions

Que dit-on à haute voix lorsqu’on amène le nourrisson pour la mila ?
Quel verset récite-t-on avant que le père de l’enfant ne fasse la berakha lors de la mila ?
Que répondent les personnes présentes après le verset récité avant la berakha du père lors de la mila ?
Réponse

Lorsque l’on amène le nourrisson pour la mila, on dit à haute voix : « Baroukh Haba Bechem Hachem ». Avant que le père de l’enfant ne récite la berakha, on dit le verset « Ashrei tivhar vetekarev yishkon hatserecha », et les personnes présentes répondent : « Nisbéa betov beitecha kedosh heikhalekha ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 1)
Faut-il que l’assemblée se tienne debout pendant la mila ?
Le sandak doit-il rester debout pendant la mila ?
Est-il nécessaire de demander à des personnes non pratiquantes de se lever pendant la mila si cela risque de les offenser ?
Réponse

A priori, l’assemblée doit se tenir debout pendant la mila, comme il est dit : « Vayaamod haam babrit », et telle est la coutume, à l’exception du sandak qui reste assis. Cependant, ce n’est pas une obligation stricte. Ainsi, s’il y a des personnes non pratiquantes qui restent assises pendant la mila, il n’est pas nécessaire de leur demander de se lever si cela risque de les offenser.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 2)
Quelle formulation de la berakha doit-on utiliser lorsque le père circoncit lui-même son fils ?
La berakha est-elle valable si l’on a dit « lamoul et haben » au lieu de « al hamila » lors de la mila ?
Réponse

Même si le père circoncit lui-même son fils, la coutume est de réciter la berakha « al hamila » et de ne pas modifier la formulation pour dire « lamoul et haben ». C’est ainsi que la coutume s’est répandue. Toutefois, si l’on a récité « lamoul et haben », cela n’empêche pas la validité de la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 3)
Quand doit-on réciter la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » selon la coutume séfarade ?
La berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » doit-elle être récitée avant ou après la mila ?
Que faire si une interruption a eu lieu entre la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » et la mila ?
Réponse

La coutume répandue en Israël, chez toutes les communautés orientales et séfarades, est de réciter la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » avant la berakha de la mila, au moment où l’enfant est remis par le père au sandak, contrairement à la décision du Choulhan Aroukh. Il convient d’agir ainsi, car cette coutume a des fondements solides, et c’est également la coutume de Babylone et des pays d’Orient, selon l’avis du Rif, du Rambam et des Guéonim. Il n’y a pas de différence à ce sujet, que ce soit le père lui-même qui circoncit son fils ou que le mohel soit le délégué du père : la berakha « lehakhniso » se fait toujours avant la mila. Toutefois, celui qui récite cette berakha doit veiller à ne pas interrompre entre la berakha « lehakhniso bivrito » et la mila et la pria. Cependant, si une interruption a eu lieu, il ne recommencera pas la berakha, car certains décisionnaires considèrent que « lehakhniso » est une berakha de louange, et l’on peut s’appuyer sur eux a posteriori.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 4)
Que répond l’assemblée après la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » ?
Que dit-on si le père de l’enfant n’est pas présent lors de la mila ?
Réponse

Après que le père de l’enfant a récité la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou », l’assemblée répond « Amen », puis on dit : « De même qu’il est entré dans l’alliance, qu’il entre dans la Torah, dans le mariage, dans les mitsvot et dans les bonnes actions ». Si le père de l’enfant n’est pas présent, on dira : « De même qu’il est entré dans l’alliance, etc. ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 5)
Qui récite la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » si le père de l’enfant est décédé avant la mila ?
Quand la mère doit-elle réciter la berakha « sheheheyanu » lors de la mila si le père est décédé ?
Quelle est la coutume à Jérusalem concernant la récitation de la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » lorsque le père est décédé ?
Réponse

Si le père de l’enfant est décédé avant la mila et qu’un autre a été honoré comme sandak, il ne récitera pas la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou ». La mère récitera la berakha « sheheheyanu » immédiatement après la coupe. Cependant, à Jérusalem, la coutume est que le sandak récite cette berakha lorsque le père est décédé, et la mère récite « sheheheyanu » immédiatement après la coupe.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 6)
Le mohel doit-il être debout lorsqu'il récite les bénédictions de la mila ?
Le père de l'enfant doit-il se tenir debout pendant les bénédictions de la mila ?
Réponse

Le père de l'enfant ainsi que le mohel doivent se tenir debout au moment où l'on récite les bénédictions.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 7)
Pourquoi prépare-t-on un siège spécial lors de la cérémonie de la mila ?
Que dit le mohel lorsqu'il pose le nourrisson sur le siège d'Eliyahou avant la mila ?
Réponse

Il est d'usage de préparer un siège pour Eliyahou, appelé l'ange de l'alliance. Avant la mila, on pose le nourrisson un instant sur le siège d'Eliyahou, et le mohel dit : « Ceci est le siège d'Eliyahou Hanavi, l'ange de l'alliance ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 8)
Est-il d'usage d'allumer une bougie dans la synagogue lors de la mila ?
Où allume-t-on la bougie pendant la cérémonie de la mila selon certaines coutumes ?
Réponse

Certains ont l'habitude d'allumer une bougie dans la synagogue, à l'endroit où se déroule la mila, au moment de la circoncision.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 9)
Le mohel doit-il fermer les yeux lorsqu'il récite la bénédiction sur la mila ?
Est-il permis au mohel de tenir le membre lors de la bénédiction de la mila ?
Faut-il couvrir la nudité d'un adulte lors de la bénédiction de la mila ?
Réponse

Le mohel n'a pas besoin de fermer les yeux lorsqu'il récite la bénédiction sur la mila, et il lui est également permis de tenir le membre lors de la bénédiction. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adulte circoncis (ou d'un converti adulte), il faut couvrir sa nudité pendant la bénédiction, et uniquement pour un enfant de moins de neuf ans, il n'est pas nécessaire de la couvrir.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 10)
Le mohel peut-il tenir le prépuce pendant la bénédiction de la mila ?
À quel moment le mohel peut-il tenir le prépuce lors de la bénédiction ?
Réponse

Il est permis de tenir le prépuce pendant la bénédiction, après avoir inséré le protège-gland.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 11)
Quand faut-il insérer le protège-gland lors de la mila d'un adulte ?
Pourquoi insère-t-on le protège-gland après la bénédiction lors de la mila d'un adulte ?
Réponse

Lorsqu'on pratique la mila sur un adulte, il faut insérer le protège-gland après la bénédiction afin de ne pas faire souffrir inutilement la personne circoncise. De toute façon, la plupart des circoncisions d'adultes se font sous anesthésie.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 12)
Que doit faire le mohel si le nourrisson fait ses besoins pendant la berakha de la mila ?
Est-il permis de commencer la berakha de la mila si le nourrisson a déjà fait ses besoins ?
Faut-il nettoyer le nourrisson avant la berakha de la mila s'il a fait ses besoins ?
Réponse

Si le nourrisson fait ses besoins importants au milieu de la berakha, le mohel ne doit pas interrompre la berakha, mais doit la terminer. Si le nourrisson a fait ses besoins avant la berakha, il est bon de bien nettoyer le nourrisson et de mettre la couche de côté, afin de pouvoir réciter la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 13)
Que fait-on du orla après la coupe lors de la mila ?
Existe-t-il une formule à dire en jetant le orla dans la terre après la mila ?
Réponse

Après la coupe, on place le orla dans du sable ou de la terre. Certains ont l'habitude de dire, au moment où l'on jette le orla dans la terre : "Venahach afar lahmo".

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 14)
Est-il permis d'avaler le orla après la mila pour une segoula ?
Que dit la halakha sur la coutume de certaines femmes d'avaler le orla après la mila ?
Réponse

La coutume de certaines femmes d'avaler le orla après la mila, en disant que c'est une segoula pour concevoir et avoir des garçons, doit être annulée, car il est strictement interdit d'avaler le orla.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 15)