Questions pratiques
Comment pratiquer la mila
Réponse
La coutume est de pratiquer la mila avec un couteau. Toutefois, selon la stricte halakha, il est permis de la faire avec tout instrument tranchant, même avec une pierre ou du verre, à l'exception d'un éclat de roseau, car des fragments peuvent s'en détacher et entraîner une blessure grave. Cependant, il est préférable d'accomplir la mitsva de façon optimale en utilisant un instrument en fer, que ce soit un couteau ou des ciseaux.
Réponse
Il faut que le couteau utilisé pour la mila soit aussi aiguisé et lisse que possible, sans aucune entaille. Même si une entaille ne rend pas le couteau impropre à l'usage, elle provoque néanmoins de la douleur à l'enfant, car une lame entaillée déchire au lieu de couper.
Conduite du père de l’enfant et du mohel le jour de la mila
Réponse
Certains ont la coutume que les baalei habrit, c'est-à-dire le père du garçon, le sandak et le mohel, ne font pas de travail le jour de la mila. Cette pratique a un fondement, même si elle n'est pas du tout obligatoire selon la halakha.
Réponse
Certains ont la coutume que le père du garçon ou le sandak mettent les tefiline pendant la mila. D'autres ont critiqué cette coutume, estimant qu'elle montre un manque de respect envers le signe de l'alliance. Il est donc préférable de ne pas mettre les tefiline pendant la mila, et il vaut mieux s'abstenir. En effet, plusieurs grands sages n'avaient pas l'habitude de mettre les tefiline à ce moment-là. Cependant, ceux qui ont la coutume de mettre les tefiline pendant la mila ne doivent pas être contestés, car ils ont sur quoi s'appuyer. Lors d'un Roch Hodech, après la prière de Moussaf, il est préférable de s'abstenir de les mettre pendant la mila.
Réponse
La coutume veut que le père du garçon et le sandak se drapent d'un talit pendant la mila. Si le talit leur appartient, ils récitent la berakha « lehitatef betsitsit ». Si le talit est emprunté, ils s'en drapent sans berakha. Pour un talit appartenant à la synagogue, on récite la berakha même si on le porte de façon occasionnelle, car il est destiné à l'usage de la communauté et n'a pas le statut de talit emprunté. Il est recommandé de vérifier que les tsitsit ne sont pas déchirés d'une manière qui invaliderait selon la halakha.
Ordre de la mila et des bénédictions
Réponse
Lorsque l’on amène le nourrisson pour la mila, on dit à haute voix : « Baroukh Haba Bechem Hachem ». Avant que le père de l’enfant ne récite la berakha, on dit le verset « Ashrei tivhar vetekarev yishkon hatserecha », et les personnes présentes répondent : « Nisbéa betov beitecha kedosh heikhalekha ».
Réponse
A priori, l’assemblée doit se tenir debout pendant la mila, comme il est dit : « Vayaamod haam babrit », et telle est la coutume, à l’exception du sandak qui reste assis. Cependant, ce n’est pas une obligation stricte. Ainsi, s’il y a des personnes non pratiquantes qui restent assises pendant la mila, il n’est pas nécessaire de leur demander de se lever si cela risque de les offenser.
Réponse
Même si le père circoncit lui-même son fils, la coutume est de réciter la berakha « al hamila » et de ne pas modifier la formulation pour dire « lamoul et haben ». C’est ainsi que la coutume s’est répandue. Toutefois, si l’on a récité « lamoul et haben », cela n’empêche pas la validité de la berakha.
Réponse
La coutume répandue en Israël, chez toutes les communautés orientales et séfarades, est de réciter la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou » avant la berakha de la mila, au moment où l’enfant est remis par le père au sandak, contrairement à la décision du Choulhan Aroukh. Il convient d’agir ainsi, car cette coutume a des fondements solides, et c’est également la coutume de Babylone et des pays d’Orient, selon l’avis du Rif, du Rambam et des Guéonim. Il n’y a pas de différence à ce sujet, que ce soit le père lui-même qui circoncit son fils ou que le mohel soit le délégué du père : la berakha « lehakhniso » se fait toujours avant la mila. Toutefois, celui qui récite cette berakha doit veiller à ne pas interrompre entre la berakha « lehakhniso bivrito » et la mila et la pria. Cependant, si une interruption a eu lieu, il ne recommencera pas la berakha, car certains décisionnaires considèrent que « lehakhniso » est une berakha de louange, et l’on peut s’appuyer sur eux a posteriori.
Réponse
Après que le père de l’enfant a récité la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou », l’assemblée répond « Amen », puis on dit : « De même qu’il est entré dans l’alliance, qu’il entre dans la Torah, dans le mariage, dans les mitsvot et dans les bonnes actions ». Si le père de l’enfant n’est pas présent, on dira : « De même qu’il est entré dans l’alliance, etc. ».
Réponse
Si le père de l’enfant est décédé avant la mila et qu’un autre a été honoré comme sandak, il ne récitera pas la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou ». La mère récitera la berakha « sheheheyanu » immédiatement après la coupe. Cependant, à Jérusalem, la coutume est que le sandak récite cette berakha lorsque le père est décédé, et la mère récite « sheheheyanu » immédiatement après la coupe.
Réponse
Le père de l'enfant ainsi que le mohel doivent se tenir debout au moment où l'on récite les bénédictions.
Réponse
Il est d'usage de préparer un siège pour Eliyahou, appelé l'ange de l'alliance. Avant la mila, on pose le nourrisson un instant sur le siège d'Eliyahou, et le mohel dit : « Ceci est le siège d'Eliyahou Hanavi, l'ange de l'alliance ».
Réponse
Certains ont l'habitude d'allumer une bougie dans la synagogue, à l'endroit où se déroule la mila, au moment de la circoncision.
Réponse
Le mohel n'a pas besoin de fermer les yeux lorsqu'il récite la bénédiction sur la mila, et il lui est également permis de tenir le membre lors de la bénédiction. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adulte circoncis (ou d'un converti adulte), il faut couvrir sa nudité pendant la bénédiction, et uniquement pour un enfant de moins de neuf ans, il n'est pas nécessaire de la couvrir.
Réponse
Il est permis de tenir le prépuce pendant la bénédiction, après avoir inséré le protège-gland.
Réponse
Lorsqu'on pratique la mila sur un adulte, il faut insérer le protège-gland après la bénédiction afin de ne pas faire souffrir inutilement la personne circoncise. De toute façon, la plupart des circoncisions d'adultes se font sous anesthésie.
Réponse
Si le nourrisson fait ses besoins importants au milieu de la berakha, le mohel ne doit pas interrompre la berakha, mais doit la terminer. Si le nourrisson a fait ses besoins avant la berakha, il est bon de bien nettoyer le nourrisson et de mettre la couche de côté, afin de pouvoir réciter la berakha.
Réponse
Après la coupe, on place le orla dans du sable ou de la terre. Certains ont l'habitude de dire, au moment où l'on jette le orla dans la terre : "Venahach afar lahmo".
Réponse
La coutume de certaines femmes d'avaler le orla après la mila, en disant que c'est une segoula pour concevoir et avoir des garçons, doit être annulée, car il est strictement interdit d'avaler le orla.

