Questions pratiques
Lois de Netilat Yadaim pour le repas
Réponse
On ne récite pas la berakha sur la netilat yadaïm avant de se laver les mains, car il arrive que les mains ne soient pas propres et il n'est pas approprié de réciter une berakha dans cet état. C'est pourquoi la coutume est de réciter la berakha avant de s'essuyer les mains, ce qui est aussi considéré comme réciter la berakha avant d'accomplir la mitsva. Même si l'on utilise plus qu'un reviit d'eau sur chaque main, et que selon Maran il ne serait pas nécessaire de s'essuyer, si l'on récitait la berakha après la netila cela ne serait pas considéré comme "avant l'accomplissement". Malgré tout, la coutume s'est répandue de réciter la berakha après la netila et non avant. Là où il y a une coutume, on ne craint pas le doute concernant les berakhot, d'autant plus qu'il existe une minorité de décisionnaires qui permettent de réciter la berakha après l'essuyage.
Réponse
Celui qui s'est lavé les mains comme il se doit pour le repas et n'a pas récité la berakha avant de s'essuyer ne doit pas la réciter après l'essuyage. Selon le Rambam, la majorité des premiers décisionnaires, Maran le Choulhan Aroukh et les derniers, le fait de réciter la berakha avant d'accomplir la mitsva est indispensable, et si on la récite après l'accomplissement, c'est une berakha en vain. Même si l'on s'en souvient immédiatement après, il ne faut pas réciter la berakha après l'essuyage. Il ne faut pas non plus se gratter la tête ou toucher des parties couvertes du corps pour s'obliger à refaire la netilat yadaïm, car cela risquerait d'entraîner une berakha non nécessaire.
Réponse
Il ne faut pas interrompre par la parole entre la netilat yadaïm et l'essuyage des mains. Toutefois, si l'on a parlé avant l'essuyage, avant de réciter la berakha, il n'est pas nécessaire de se relaver les mains ; il suffit de réciter la berakha et de s'essuyer. Il est permis de répondre à des paroles de sainteté avant l'essuyage, mais entre la berakha et l'essuyage, il ne faut pas répondre même à des paroles de sainteté. Pendant l'essuyage, il faut veiller à ne pas interrompre du tout.
Réponse
Si quelqu'un a lavé seulement une partie de sa main et l'a ensuite essuyée, puis a lavé le reste de sa main, sa main reste impure comme auparavant, car il n'est pas valable de faire la netila en plusieurs étapes. Il doit donc recommencer et laver toute sa main. Cependant, si après avoir lavé une partie de sa main il ne l'a pas essuyée, et qu'il reste encore de l'humidité suffisante pour mouiller un autre objet (topheah al menat lehatpiach), puis il lave le reste de sa main, ce lavage est valable et il est même permis de réciter la bénédiction « al netilat yadaïm ».
Réponse
Celui qui lave ses mains pour le repas et entend immédiatement une bénédiction ou des paroles de sainteté doit répondre Amen et aux autres paroles de sainteté, tant qu'il n'a pas encore récité la bénédiction sur la netila. Même selon ceux qui pensent qu'il ne faut pas dire le verset « Saou yedechem kodesh » par crainte d'interruption, ils reconnaissent tout de même qu'il faut répondre Amen et aux paroles de sainteté, et il n'est pas approprié de s'imposer la rigueur de ne pas répondre jusqu'à commencer à essuyer ses mains, ou de penser Amen et ces paroles dans son cœur, car une telle rigueur peut entraîner une négligence. Cependant, si la bénédiction sur la netila a déjà été récitée et qu'avant d'essuyer ses mains on entend une bénédiction ou des paroles de sainteté, il ne faut pas répondre avant d'avoir essuyé ses mains, car cela constituerait une interruption entre la bénédiction et la mitsva. Dans ce cas, il vaut mieux s'abstenir et penser Amen et les paroles de sainteté dans son cœur.
Réponse
Certains ont l'habitude de dire, après la netila et avant la bénédiction, le verset « Saou yedechem kodesh » et d'autres estiment qu'il ne faut pas le dire, car cela n'est pas mentionné dans les enseignements du Ari zal. Celui qui est indulgent et le dit n'a pas à être réprimandé, car il a sur quoi s'appuyer. Toutefois, il est préférable, a priori, de ne pas interrompre entre la netila et la bénédiction en disant ce verset.
Réponse
Si l'on ne dispose pas de récipient pour laver ses mains, mais qu'il y a devant soi un mikvé contenant quarante séa, ou la mer, ou une rivière, ou une source même si elle ne contient pas quarante séa, on peut y immerger ses mains et réciter la bénédiction « al netilat yadaïm ». Si l'on a récité la bénédiction « al tevilat yadaïm », on est également quitte.
Réponse
Il faut lever les mains et réciter la bénédiction, et a priori il convient de la réciter debout. Cependant, une personne âgée ou malade qui ne peut pas se tenir debout est autorisée à réciter la bénédiction de la netila assise.
Réponse
Avant de rompre le pain, il faut bien essuyer ses mains, car manger sans essuyer les mains revient à manger du pain impur. Il faut veiller à réciter la bénédiction avant de commencer à essuyer. Il est également bon d'essuyer les mains même si l'on a versé un réviit d'eau en une seule fois, ou si l'on a immergé ses mains dans la mer, un mikvé ou une source.
Réponse
Il est permis de sécher les mains à l'aide d'un appareil fonctionnant par soufflage d'air chaud sur le dos des mains. Il en va de même pour sécher les mains au soleil ou de manière similaire.
Réponse
Il ne faut pas sécher ses mains avec sa robe ou son vêtement, car cela entraîne l'oubli. Toutefois, ceux qui ont l'habitude d'essuyer sur leurs vêtements les gouttes d'eau qui se trouvent sur le dos des mains, avant la netilat yadaïm, n'ont pas à s'inquiéter à ce sujet concernant l'oubli.
Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim
Réponse
D'après la halakha, il est permis de parler entre la netila (ablution des mains) et la bénédiction du hamotsi. Cependant, il est bon et juste de veiller à ne pas parler du tout entre la netila et le hamotsi, que ce soit en semaine ou pendant le Chabbat. Toutefois, si l'on entend le Kaddich ou la Kedoucha entre la netila et le hamotsi, ou si l'on entend une bénédiction prononcée par un autre, on répond "Amen" après le Kaddich ou la bénédiction.
Réponse
Il est recommandé, lorsque cela est possible, de veiller à ne pas laisser s'écouler un temps équivalent à la marche de 22 coudées entre la netila et la bénédiction du hamotsi. Il est même souhaitable, lorsque cela est possible, de se montrer rigoureux en ne dépassant pas ce délai, même selon le calcul d'une marche rapide (grandes enjambées), et pas seulement selon la marche ordinaire (talon contre gros orteil). Cependant, lorsque les membres de la maison sont nombreux, il est permis d'attendre qu'ils aient tous fait la netila lors des repas de Chabbat, même si cela dépasse le temps mentionné. Malgré tout, il convient de les encourager à se laver les mains sans aucun retard.
Réponse
D'après la halakha, il est permis de s'occuper d'une petite affaire entre la netila et la bénédiction du hamotsi, comme donner la tsedaka à un pauvre, regarder l'heure ou vérifier une pièce de monnaie, et choses similaires. Cependant, par mesure de piété, il est préférable de ne pas faire d'interruption du tout entre la netila et la bénédiction. Et si l'on craint d'être absorbé par son occupation et d'en arriver à une interruption prolongée ou à une distraction, il faut réciter la bénédiction du hamotsi, goûter au pain, puis s'occuper de son affaire.
Réponse
Il est permis de faire la netila à une certaine distance de la salle à manger, et il n'est pas nécessaire d'être strict en la faisant juste à côté de l'endroit où l'on va manger. Ce que Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh concernant le fait qu'il est bon d'y veiller n'est pas une obligation, mais relève d'une mesure de piété.
Réponse
De même, pendant Chabbat et Yom Tov, il est permis de sortir après le kiddouch vers la cuisine ou la cour pour faire la netila en vue du repas.
Lois de la coupe du pain
Réponse
Il convient de couper le pain à l'endroit où il a le mieux cuit. Si le pain a légèrement brûlé sur le dessous pendant la cuisson, il ne faut pas couper la partie brûlée, mais plutôt la partie bien cuite, afin que la berakha soit récitée sur un pain de bel aspect.
Réponse
On doit couper légèrement le pain, puis commencer la berakha, et après avoir terminé la berakha, on sépare complètement le morceau du pain. Cependant, pendant Chabbat et Yom Tov, il ne faut pas du tout couper avant la berakha. Toutefois, si l'on a oublié et que l'on a coupé légèrement le pain pendant Chabbat ou Yom Tov, on n'a pas perdu la mitsva de lehem michné, car tant que l'on tient la tranche et le reste du pain ensemble, cela est considéré comme entier.
Réponse
Il ne faut pas couper le pain pendant la récitation de la berakha, car il est préférable de ne rien faire d'autre pendant la berakha, même une action légère comme celle-ci. Toutefois, selon la halakha stricte, cette exigence concerne surtout les berakhot d'ordre toranique, comme la Birkat Hamazon ou la Amida. Pour les berakhot d'ordre rabbinique, il n'y a pas d'interdiction stricte de faire une action légère, mais il est tout de même recommandé d'être rigoureux même pour les berakhot d'ordre rabbinique.
Réponse
Lorsqu'on possède un pain entier, il est préférable d'accomplir la mitsva de la fraction du pain sur ce pain entier même en semaine.

