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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains)

Lois de Netilat Yadaim pour le repas

À quel moment doit-on réciter la berakha sur la netilat yadaïm selon la coutume ?
Pourquoi ne récite-t-on pas la berakha sur la netilat yadaïm avant de se laver les mains ?
Réponse

On ne récite pas la berakha sur la netilat yadaïm avant de se laver les mains, car il arrive que les mains ne soient pas propres et il n'est pas approprié de réciter une berakha dans cet état. C'est pourquoi la coutume est de réciter la berakha avant de s'essuyer les mains, ce qui est aussi considéré comme réciter la berakha avant d'accomplir la mitsva. Même si l'on utilise plus qu'un reviit d'eau sur chaque main, et que selon Maran il ne serait pas nécessaire de s'essuyer, si l'on récitait la berakha après la netila cela ne serait pas considéré comme "avant l'accomplissement". Malgré tout, la coutume s'est répandue de réciter la berakha après la netila et non avant. Là où il y a une coutume, on ne craint pas le doute concernant les berakhot, d'autant plus qu'il existe une minorité de décisionnaires qui permettent de réciter la berakha après l'essuyage.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 10)
Si l'on a oublié de réciter la berakha sur la netilat yadaïm avant de s'essuyer les mains, peut-on la réciter après l'essuyage ?
Est-il permis de se rendre impur volontairement pour pouvoir refaire la netilat yadaïm avec berakha après avoir oublié de la réciter ?
Réponse

Celui qui s'est lavé les mains comme il se doit pour le repas et n'a pas récité la berakha avant de s'essuyer ne doit pas la réciter après l'essuyage. Selon le Rambam, la majorité des premiers décisionnaires, Maran le Choulhan Aroukh et les derniers, le fait de réciter la berakha avant d'accomplir la mitsva est indispensable, et si on la récite après l'accomplissement, c'est une berakha en vain. Même si l'on s'en souvient immédiatement après, il ne faut pas réciter la berakha après l'essuyage. Il ne faut pas non plus se gratter la tête ou toucher des parties couvertes du corps pour s'obliger à refaire la netilat yadaïm, car cela risquerait d'entraîner une berakha non nécessaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 11)
Est-il permis de parler entre la netilat yadaïm et l'essuyage des mains ?
Que doit-on faire si l'on a parlé avant l'essuyage mais avant la berakha sur la netilat yadaïm ?
Peut-on répondre à des paroles de sainteté entre la berakha sur la netilat yadaïm et l'essuyage des mains ?
Réponse

Il ne faut pas interrompre par la parole entre la netilat yadaïm et l'essuyage des mains. Toutefois, si l'on a parlé avant l'essuyage, avant de réciter la berakha, il n'est pas nécessaire de se relaver les mains ; il suffit de réciter la berakha et de s'essuyer. Il est permis de répondre à des paroles de sainteté avant l'essuyage, mais entre la berakha et l'essuyage, il ne faut pas répondre même à des paroles de sainteté. Pendant l'essuyage, il faut veiller à ne pas interrompre du tout.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 12)
Que doit faire une personne qui a lavé une partie de sa main, l'a essuyée, puis a lavé le reste de sa main pour la netila avant le repas ?
Est-il permis de réciter la bénédiction sur la netila si l'on a lavé une partie de la main, sans l'essuyer, puis le reste alors que la main est encore humide ?
Réponse

Si quelqu'un a lavé seulement une partie de sa main et l'a ensuite essuyée, puis a lavé le reste de sa main, sa main reste impure comme auparavant, car il n'est pas valable de faire la netila en plusieurs étapes. Il doit donc recommencer et laver toute sa main. Cependant, si après avoir lavé une partie de sa main il ne l'a pas essuyée, et qu'il reste encore de l'humidité suffisante pour mouiller un autre objet (topheah al menat lehatpiach), puis il lave le reste de sa main, ce lavage est valable et il est même permis de réciter la bénédiction « al netilat yadaïm ».

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 13)
Faut-il répondre Amen à une bénédiction entendue après avoir lavé les mains mais avant d'avoir récité la bénédiction sur la netila ?
Que doit-on faire si l'on a déjà récité la bénédiction sur la netila et que l'on entend une bénédiction ou des paroles de sainteté avant d'essuyer ses mains ?
Réponse

Celui qui lave ses mains pour le repas et entend immédiatement une bénédiction ou des paroles de sainteté doit répondre Amen et aux autres paroles de sainteté, tant qu'il n'a pas encore récité la bénédiction sur la netila. Même selon ceux qui pensent qu'il ne faut pas dire le verset « Saou yedechem kodesh » par crainte d'interruption, ils reconnaissent tout de même qu'il faut répondre Amen et aux paroles de sainteté, et il n'est pas approprié de s'imposer la rigueur de ne pas répondre jusqu'à commencer à essuyer ses mains, ou de penser Amen et ces paroles dans son cœur, car une telle rigueur peut entraîner une négligence. Cependant, si la bénédiction sur la netila a déjà été récitée et qu'avant d'essuyer ses mains on entend une bénédiction ou des paroles de sainteté, il ne faut pas répondre avant d'avoir essuyé ses mains, car cela constituerait une interruption entre la bénédiction et la mitsva. Dans ce cas, il vaut mieux s'abstenir et penser Amen et les paroles de sainteté dans son cœur.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 14)
Est-il permis de dire le verset « Saou yedechem kodesh » après la netila et avant la bénédiction ?
Est-il préférable d'interrompre entre la netila et la bénédiction pour dire le verset « Saou yedechem kodesh » ?
Réponse

Certains ont l'habitude de dire, après la netila et avant la bénédiction, le verset « Saou yedechem kodesh » et d'autres estiment qu'il ne faut pas le dire, car cela n'est pas mentionné dans les enseignements du Ari zal. Celui qui est indulgent et le dit n'a pas à être réprimandé, car il a sur quoi s'appuyer. Toutefois, il est préférable, a priori, de ne pas interrompre entre la netila et la bénédiction en disant ce verset.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 15)
Que faire si l'on n'a pas de récipient pour la netila avant le repas mais que l'on a accès à un mikvé, à la mer, à une rivière ou à une source ?
Quelle bénédiction récite-t-on lorsqu'on immerge ses mains dans un mikvé ou une source pour la netila avant le repas ?
Réponse

Si l'on ne dispose pas de récipient pour laver ses mains, mais qu'il y a devant soi un mikvé contenant quarante séa, ou la mer, ou une rivière, ou une source même si elle ne contient pas quarante séa, on peut y immerger ses mains et réciter la bénédiction « al netilat yadaïm ». Si l'on a récité la bénédiction « al tevilat yadaïm », on est également quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 16)
Faut-il se tenir debout pour réciter la bénédiction de la netila avant le repas ?
Une personne âgée ou malade peut-elle réciter la bénédiction de la netila assise ?
Réponse

Il faut lever les mains et réciter la bénédiction, et a priori il convient de la réciter debout. Cependant, une personne âgée ou malade qui ne peut pas se tenir debout est autorisée à réciter la bénédiction de la netila assise.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 17)
Faut-il essuyer ses mains avant de rompre le pain après la netila ?
Quand doit-on réciter la bénédiction de la netila par rapport à l'essuyage des mains ?
Est-il recommandé d'essuyer les mains même après une immersion dans la mer, un mikvé ou une source ?
Réponse

Avant de rompre le pain, il faut bien essuyer ses mains, car manger sans essuyer les mains revient à manger du pain impur. Il faut veiller à réciter la bénédiction avant de commencer à essuyer. Il est également bon d'essuyer les mains même si l'on a versé un réviit d'eau en une seule fois, ou si l'on a immergé ses mains dans la mer, un mikvé ou une source.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 18)
Est-il permis de sécher ses mains avec un appareil à air chaud après la netilat yadaïm pour le repas ?
Peut-on utiliser le soleil pour sécher ses mains après la netilat yadaïm ?
Réponse

Il est permis de sécher les mains à l'aide d'un appareil fonctionnant par soufflage d'air chaud sur le dos des mains. Il en va de même pour sécher les mains au soleil ou de manière similaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 19)
Est-il permis de sécher ses mains avec son vêtement après la netilat yadaïm pour le repas ?
Peut-on essuyer les gouttes d'eau sur le dos des mains avec ses vêtements avant la netilat yadaïm ?
Réponse

Il ne faut pas sécher ses mains avec sa robe ou son vêtement, car cela entraîne l'oubli. Toutefois, ceux qui ont l'habitude d'essuyer sur leurs vêtements les gouttes d'eau qui se trouvent sur le dos des mains, avant la netilat yadaïm, n'ont pas à s'inquiéter à ce sujet concernant l'oubli.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 20)
Lois de la fraction du pain

Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim

Est-il permis de parler entre la netila et la bénédiction du hamotsi ?
Que doit-on faire si l'on entend le Kaddich ou la Kedoucha entre la netila et le hamotsi ?
Peut-on répondre Amen à une bénédiction entendue entre la netila et le hamotsi ?
Réponse

D'après la halakha, il est permis de parler entre la netila (ablution des mains) et la bénédiction du hamotsi. Cependant, il est bon et juste de veiller à ne pas parler du tout entre la netila et le hamotsi, que ce soit en semaine ou pendant le Chabbat. Toutefois, si l'on entend le Kaddich ou la Kedoucha entre la netila et le hamotsi, ou si l'on entend une bénédiction prononcée par un autre, on répond "Amen" après le Kaddich ou la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 166 - Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim, Halakha 1)
Combien de temps est-il recommandé de ne pas dépasser entre la netila et la bénédiction du hamotsi ?
Est-il permis d'attendre que tous les membres de la famille fassent la netila lors des repas de Chabbat, même si cela prend plus de temps que la marche de 22 coudées ?
Faut-il encourager les membres de la maison à se laver les mains rapidement avant le hamotsi ?
Réponse

Il est recommandé, lorsque cela est possible, de veiller à ne pas laisser s'écouler un temps équivalent à la marche de 22 coudées entre la netila et la bénédiction du hamotsi. Il est même souhaitable, lorsque cela est possible, de se montrer rigoureux en ne dépassant pas ce délai, même selon le calcul d'une marche rapide (grandes enjambées), et pas seulement selon la marche ordinaire (talon contre gros orteil). Cependant, lorsque les membres de la maison sont nombreux, il est permis d'attendre qu'ils aient tous fait la netila lors des repas de Chabbat, même si cela dépasse le temps mentionné. Malgré tout, il convient de les encourager à se laver les mains sans aucun retard.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 166 - Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim, Halakha 2)
Est-il permis de donner la tsedaka à un pauvre entre la netila et la bénédiction du hamotsi ?
Que faire si l'on craint d'être distrait par une occupation avant de faire la bénédiction du hamotsi ?
Réponse

D'après la halakha, il est permis de s'occuper d'une petite affaire entre la netila et la bénédiction du hamotsi, comme donner la tsedaka à un pauvre, regarder l'heure ou vérifier une pièce de monnaie, et choses similaires. Cependant, par mesure de piété, il est préférable de ne pas faire d'interruption du tout entre la netila et la bénédiction. Et si l'on craint d'être absorbé par son occupation et d'en arriver à une interruption prolongée ou à une distraction, il faut réciter la bénédiction du hamotsi, goûter au pain, puis s'occuper de son affaire.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 166 - Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim, Halakha 3)
Est-il obligatoire de faire la netila juste à côté de l'endroit où l'on va manger ?
La recommandation de Maran dans le Choulhan Aroukh de faire la netila près du lieu du repas est-elle une obligation ou une mesure de piété ?
Réponse

Il est permis de faire la netila à une certaine distance de la salle à manger, et il n'est pas nécessaire d'être strict en la faisant juste à côté de l'endroit où l'on va manger. Ce que Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh concernant le fait qu'il est bon d'y veiller n'est pas une obligation, mais relève d'une mesure de piété.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 166 - Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim, Halakha 4)
Est-il permis de sortir vers la cuisine ou la cour pour faire la netila après le kiddouch pendant Chabbat ou Yom Tov ?
Réponse

De même, pendant Chabbat et Yom Tov, il est permis de sortir après le kiddouch vers la cuisine ou la cour pour faire la netila en vue du repas.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 166 - Interruption entre la coupe du pain et Netilat Yadaim, Halakha 5)
Lois de la fraction du pain

Lois de la coupe du pain

Où faut-il couper le pain pour la berakha de la fraction du pain ?
Est-il permis de couper la partie brûlée du pain pour la berakha ?
Réponse

Il convient de couper le pain à l'endroit où il a le mieux cuit. Si le pain a légèrement brûlé sur le dessous pendant la cuisson, il ne faut pas couper la partie brûlée, mais plutôt la partie bien cuite, afin que la berakha soit récitée sur un pain de bel aspect.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 167 - Lois de la coupe du pain, Halakha 1)
Comment doit-on procéder pour couper le pain avant et après la berakha en semaine ?
Est-il permis de couper le pain avant la berakha pendant Chabbat ou Yom Tov ?
Que faire si l'on n'a pas de lehem michné pendant Chabbat ?
Réponse

On doit couper légèrement le pain, puis commencer la berakha, et après avoir terminé la berakha, on sépare complètement le morceau du pain. Cependant, pendant Chabbat et Yom Tov, il ne faut pas du tout couper avant la berakha. Toutefois, si l'on a oublié et que l'on a coupé légèrement le pain pendant Chabbat ou Yom Tov, on n'a pas perdu la mitsva de lehem michné, car tant que l'on tient la tranche et le reste du pain ensemble, cela est considéré comme entier.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 167 - Lois de la coupe du pain, Halakha 2)
Est-il permis de couper le pain pendant la récitation de la berakha ?
Faut-il également éviter de couper le pain pendant la récitation des berakhot d'ordre rabbinique, comme on le fait pour les berakhot d'ordre toranique ?
Réponse

Il ne faut pas couper le pain pendant la récitation de la berakha, car il est préférable de ne rien faire d'autre pendant la berakha, même une action légère comme celle-ci. Toutefois, selon la halakha stricte, cette exigence concerne surtout les berakhot d'ordre toranique, comme la Birkat Hamazon ou la Amida. Pour les berakhot d'ordre rabbinique, il n'y a pas d'interdiction stricte de faire une action légère, mais il est tout de même recommandé d'être rigoureux même pour les berakhot d'ordre rabbinique.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 167 - Lois de la coupe du pain, Halakha 3)
Est-il préférable de faire la fraction du pain sur un pain entier pendant la semaine ?
Réponse

Lorsqu'on possède un pain entier, il est préférable d'accomplir la mitsva de la fraction du pain sur ce pain entier même en semaine.

(Yalkout Yossef, Lois de la fraction du pain, Chapitre 167 - Lois de la coupe du pain, Halakha 4)