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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Demander à un non-juif pour accomplir une mitsva

Est-il permis de demander à un non-juif de rattacher le fil de l'irouv pendant Chabbat ?
Quelles conditions doit-on préciser au non-juif lorsqu'il rattache le fil de l'irouv pendant Chabbat ?
Selon la coutume, doit-on se reposer sur l'irouv même si le fil a été réparé par un non-juif pendant Chabbat ?
Réponse

Si le fil de l'irouv se déchire pendant Chabbat, il est permis de demander à un non-juif de rattacher le fil durant Chabbat, car cela constitue un cas de chevout deshevout dans le cadre d'une mitsva. Il faudra lui dire de faire le nœud en ayant l'intention de le défaire à la sortie de Chabbat ou le lendemain. Cependant, il a déjà été expliqué plus haut au siman 301 qu'en dehors de cela, selon notre coutume, il convient d'être rigoureux et de ne pas se reposer sur l'irouv.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour accomplir une mitsva, Halakha 76)
Peut-on demander à un non-juif de transporter un objet d'une maison à une autre pendant Chabbat dans le cadre d'une mitsva, même si cela passe par un reshout harabim ?
Est-il permis de demander à un non-juif d'accomplir une mélakha dérabanan pendant Chabbat pour une mitsva ?
Réponse

Il est permis de demander à un non-juif, dans le cadre d'une mitsva, de transporter un objet de sa maison, qui est un reshout hayahid, vers la maison de son ami, qui est également un reshout hayahid, même si le non-juif doit le faire passer à travers un reshout harabim sur une distance de quatre amot ou plus. En effet, il n'y a pas de pose de l'objet dans le reshout harabim, et cela constitue un cas de chevout deshevout dans le cadre d'une mitsva. De même, toute situation de chevout dans le cadre d'une mitsva, il est permis de demander à un non-juif de l'accomplir pendant Chabbat, car cela est considéré comme chevout deshevout dans le cadre d'une mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour accomplir une mitsva, Halakha 77)
Est-il permis d'envoyer de la nourriture à un Juif emprisonné pendant Chabbat par l'intermédiaire d'un non-juif pour qu'il ne reste pas à jeun ?
Quelles sont les conditions pour permettre à un non-juif de transporter de la nourriture à travers un reshout harabim pendant Chabbat ?
Selon certains décisionnaires, avons-nous aujourd'hui le statut de reshout harabim concernant le transport d'objets pendant Chabbat ?
Réponse

Certains disent qu'il est interdit d'envoyer de la nourriture pendant Chabbat par l'intermédiaire d'un non-juif à un Juif emprisonné, afin qu'il ne reste pas à jeun pendant Chabbat, car demander à un non-juif est une chevout, et on ne dit pas à quelqu'un de fauter pour que son prochain puisse bénéficier du oneg Chabbat. De plus, au moment où l'on demande au non-juif, la mitsva de oneg Chabbat n'est pas encore accomplie, et il est établi que la règle de 'asse doche lo ta'asse' ne s'applique que lorsque l'action positive est réalisée en même temps que l'interdit est levé. Et pour la halakha, il semble que si la nourriture est transportée à travers un reshout harabim, avec prise et dépôt dans un reshout hayahid, il y a lieu de permettre par l'intermédiaire d'un non-juif. À plus forte raison, puisque de nombreux décisionnaires estiment que nous n'avons pas aujourd'hui le statut de reshout harabim.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour accomplir une mitsva, Halakha 78)
Lois de Chabbat

Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade

Peut-on demander à un non-juif de faire une melakha interdite par la Torah pendant Chabbat pour un malade alité dont la vie n’est pas en danger ?
Est-il permis de demander à un non-juif de cuisiner pour un malade qui n’est pas en danger de mort pendant Chabbat ?
Une personne qui souffre d’un léger malaise peut-elle demander à un non-juif d’accomplir une melakha pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de demander à un non-juif d’accomplir pendant Chabbat n’importe quel type de melakha, même celles interdites par la Torah, lorsqu’il s’agit d’un besoin pour un malade, même si sa vie n’est pas en danger. Cependant, cela ne s’applique qu’à un malade alité, et non à une personne souffrant simplement d’un léger malaise. De même, il est permis de demander à un non-juif de cuisiner ou de cuire pour un malade dont la vie n’est pas en danger.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 79)
Est-il permis à un Juif de mettre un pansement avec une pommade sur une coupure profonde pendant Chabbat ?
Est-il préférable qu’un non-juif applique un pansement avec une pommade sur une coupure profonde pendant Chabbat ?
Réponse

Si quelqu’un s’est profondément coupé les doigts, il est permis de placer un pansement avec une pommade sur la coupure pendant Chabbat, même si c’est un Juif qui le fait. Toutefois, il est préférable que cela soit fait par un non-juif, si l’un d’eux est présent.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 80)
Un malade atteint de diabète doit-il chercher un non-juif pour recevoir une injection d’insuline pendant Chabbat ?
Un médecin juif peut-il administrer une injection d’insuline à un malade diabétique pendant Chabbat, même a priori ?
Réponse

Un malade atteint de diabète, qui selon les instructions médicales doit recevoir une injection d’insuline avant chaque repas, n’a pas besoin de chercher un non-juif pour lui faire l’injection. Un médecin juif peut lui administrer l’injection de façon permise, même a priori.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 81)
Peut-on demander à un non-juif de tuer des moustiques qui dérangent un malade pendant Chabbat ?
Est-il permis de demander à un non-juif de tuer des moustiques pour une personne en bonne santé pendant Chabbat ?
Dans quel cas une personne en bonne santé peut-elle demander à un non-juif de tuer des moustiques pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de demander à un non-juif de tuer des moustiques qui dérangent le repos d’un malade. Mais pour une personne en bonne santé, il n’est pas permis d’être indulgent à ce sujet, sauf si les moustiques la dérangent énormément ; dans ce cas, il est permis de les tuer pendant Chabbat par l’intermédiaire d’un non-juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 82)
Est-il permis de demander à un non-juif d’allumer un chauffage pendant Chabbat pour un malade dont la vie n’est pas en danger ?
Peut-on demander à un non-juif d’allumer un climatiseur pendant Chabbat pour un malade ?
Réponse

Lors des jours froids où il est nécessaire d’allumer un chauffage pour un malade dont la vie n’est pas en danger, ou lors des jours chauds où il est nécessaire d’allumer un climatiseur pour le malade, il est permis de le faire par l’intermédiaire d’un non-juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 83)
Quel est le statut d’une femme ayant accouché entre le septième et le trentième jour après l’accouchement concernant les melakhot pendant Chabbat ?
Peut-on demander à un non-juif d’accomplir pendant Chabbat toutes les melakhot nécessaires pour une femme ayant accouché entre le septième et le trentième jour, même celles interdites par la Torah ?
Réponse

Une femme ayant accouché, du septième au trentième jour après l’accouchement, est considérée comme une malade dont la vie n’est pas en danger. Si elle déclare avoir besoin de quelque chose, il est permis de faire pour elle tous ses besoins pendant Chabbat par l’intermédiaire d’un non-juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 84)
Est-il permis de demander à un non-juif de conduire une voiture pour acheter des médicaments pour un malade dont la vie n’est pas en danger pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de demander à un non-juif de se déplacer en voiture afin d’acheter des médicaments pour un malade dont la vie n’est pas en danger.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 85)
Peut-on demander à un non-juif d’aller chercher un médicament pour un malade qui n’a pas besoin de soins pendant Chabbat ?
Dans quel cas est-il permis de demander à un non-juif d’apporter un médicament pour un malade qui n’a pas besoin de soins pendant Chabbat ?
Réponse

En revanche, pour un malade qui n’a pas besoin de soins pendant Chabbat, il est interdit de demander à un non-juif de se déplacer pour lui apporter le médicament, sauf s’il aura besoin du médicament immédiatement après la sortie de Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 86)
Est-il permis aux proches d’un malade en danger de voyager avec un chauffeur non-juif pendant Chabbat si le malade le demande ?
Existe-t-il une divergence d’opinion concernant le fait de voyager avec un non-juif pour un malade en danger qui souhaite voir ses proches pendant Chabbat ?
Réponse

Certains estiment que si un malade en danger demande que ses proches soient appelés pendant Chabbat, il leur est permis de voyager avec un chauffeur non-juif afin qu’il ne perde pas la raison. D’autres ne sont pas d’accord. Celui qui se montre indulgent a sur qui s’appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Demander à un non-juif pour les besoins d’un malade, Halakha 87)
Lois de Chabbat

Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif

Est-il permis à un Juif de profiter d'un travail accompli par un non-Juif pendant Chabbat si ce travail a été fait à la demande du Juif ?
Que doit-on faire après Chabbat pour profiter d'un travail réalisé par un non-Juif pendant Chabbat ?
Si un non-Juif allume une lumière pour lui-même pendant Chabbat, un Juif peut-il en profiter ?
Réponse

Lorsqu'un Juif demande à un non-Juif d'accomplir un travail pour lui pendant Chabbat, il est interdit de profiter de ce travail durant Chabbat. Cependant, il sera permis d'en profiter après Chabbat, à condition d'attendre le temps nécessaire pour que ce travail puisse être accompli après la sortie de Chabbat. Même si le non-Juif a effectué le travail de sa propre initiative pour le Juif, sans que celui-ci ne le lui ait demandé, il est également interdit au Juif d'en profiter pendant Chabbat, et il faudra aussi attendre après Chabbat le temps requis. En revanche, si le non-Juif a allumé une lumière pour son propre usage, il est permis au Juif de profiter de cette lumière pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 88)
Est-il permis de lire à la lumière d'une lampe allumée par un non-Juif pour un Juif pendant Chabbat ?
Dans quel cas est-il permis de profiter d'une lumière allumée par un non-Juif pendant Chabbat ?
Réponse

Si un non-Juif a allumé la lumière dans une pièce pour un Juif, même sans que le Juif le lui ait demandé, il est interdit de lire à la lumière de cette lampe. Toutefois, si la pièce était déjà éclairée et que le non-Juif n'a fait qu'ajouter de la lumière, il sera permis d'en profiter.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 89)
Peut-on monter les escaliers éclairés par un non-Juif qui a allumé la lumière pour un Juif pendant Chabbat ?
Que faire si la lumière dans la cage d'escalier a été allumée par un Juif qui ne respecte pas Chabbat ?
Réponse

Si un non-Juif a allumé la lumière dans la cage d'escalier pour un Juif, il est permis au Juif de monter les escaliers sans attendre que la lumière s'éteigne, car il aurait pu monter même sans lumière. Même si la lumière a été allumée par un Juif qui transgresse Chabbat, il est permis de monter, mais il ne faudra pas accélérer sa marche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 90)
Est-il permis d'utiliser la lumière électrique pendant Chabbat si elle provient d'une compagnie d'électricité où travaillent uniquement des non-Juifs, même dans une ville à majorité juive ?
Réponse

Il est permis d'utiliser pendant Chabbat la lumière électrique provenant d'une compagnie d'électricité dont les employés sont non-Juifs, même dans une ville majoritairement juive.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 91)
Dans un restaurant ou un hôtel où les serveurs sont non-Juifs, est-il permis de profiter de la lumière rétablie pendant Chabbat si le non-Juif a réparé l'électricité ?
Quelles conditions permettent de profiter de la lumière réparée par un non-Juif dans un restaurant ou un hôtel pendant Chabbat ?
Réponse

Dans un restaurant public ou un hôtel où les serveurs sont non-Juifs, si une coupure de courant survient pendant Chabbat et que le non-Juif répare l'électricité, il est permis de profiter de la lumière rétablie, à condition que les serveurs mangent aussi sur place et bénéficient eux-mêmes de l'éclairage.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 92)
Est-il permis à une personne en bonne santé de lire à la lumière allumée par un non-Juif pour un malade juif pendant Chabbat ?
Y a-t-il une différence selon l'endroit où le non-Juif a allumé la lumière pour le malade juif pendant Chabbat ?
Réponse

Si un non-Juif a allumé une lumière pendant Chabbat pour un malade juif dont la vie n'est pas en danger, il est permis à une personne en bonne santé de lire à cette lumière. Il n'y a pas de différence selon que le non-Juif ait allumé la lumière dans la maison du Juif ou dans la sienne.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 93)
Est-il permis à un Juif de profiter de la chaleur d’un chauffage allumé par un non-juif pour son propre usage pendant Chabbat ?
Une personne en bonne santé peut-elle bénéficier de la chaleur d’un chauffage allumé par un non-juif pour un malade qui n’est pas en danger pendant Chabbat ?
Réponse

Si un non-juif a allumé un chauffage durant Chabbat pour son propre usage, il est permis à un Juif d’entrer et de rester dans la pièce, car le chauffage pour une personne équivaut à celui pour cent personnes. De même, si le non-juif a allumé le chauffage pour un malade qui n’est pas en danger, il est également permis à une personne en bonne santé de profiter de la chaleur de la pièce, même s’il connaît le non-juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 94)
Faut-il fermer la vanne du chauffage central si un non-juif l’a allumé pour lui-même dans un immeuble collectif pendant Chabbat ?
Est-il permis de demander à un non-juif d’allumer le chauffage pendant Chabbat lorsqu’il fait très froid ?
Dans un pays très froid, peut-on demander à un non-juif d’allumer le chauffage pour des enfants ou des malades pendant Chabbat ?
Réponse

Si un non-juif a mis en marche le chauffage central dans un immeuble collectif, il n’est pas nécessaire de fermer la vanne du chauffage pour éviter de profiter de la chaleur, à condition qu’il l’ait fait pour lui-même ou pour la majorité des résidents qui sont non-juifs. Mais s’il l’a fait pour un Juif, si le froid n’est pas intense, il convient d’être rigoureux et de fermer la vanne du chauffage ou d’ouvrir une fenêtre dans la pièce afin de ne pas profiter de l’action du non-juif faite pour le Juif. Si le froid est intense, il est permis même de demander explicitement au non-juif d’allumer le chauffage. De même, dans les pays très froids, il est permis de demander à un non-juif d’allumer le chauffage pour les enfants ou les malades, ou de faire un feu, et alors il est permis aussi aux adultes de profiter de la chaleur. Si le froid est intense, même pour les adultes c’est permis, car tout le monde est considéré comme malade face au froid.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 325 - Interdiction de profiter d’une mélakha faite par un non-juif, Halakha 95)