Questions pratiques
Ce qu’il est permis de lire pendant Chabbat
Réponse
Un gabbaï qui possède un carnet contenant les noms des fidèles est autorisé à le consulter pendant Chabbat afin d'attribuer les montées à la Torah selon un certain ordre, sans craindre l'interdiction liée aux documents profanes. De même, lorsqu'il y a un fiancé ou un père du nouveau-né à la synagogue pendant Chabbat, le gabbaï ou le chamas peut inviter les personnes à monter à la Torah à partir d'une liste écrite avant Chabbat, et il y a une base pour permettre cette pratique. De même, un responsable qui organise les montées à la Torah à partir d'une liste écrite y est autorisé, car cela répond à un besoin de mitsva.
Réponse
Dans les yéchivot et institutions où l'on inscrit sur un tableau d'affichage les noms des personnes de service pour la salle à manger ou pour le rangement des livres, il est permis de consulter cette liste afin de savoir qui est de service pendant Chabbat. Il n'y a pas à craindre que l'on vienne effacer des noms de la liste.
Réponse
Il est permis d'organiser une réunion des responsables de la communauté pendant Chabbat afin de discuter des règlements communautaires, et l'on ne craint pas que cela conduise à écrire un procès-verbal. Toutefois, si l'on craint que cela entraîne une profanation du Chabbat d'une quelconque manière, il convient de s'en abstenir.
Réponse
Il est permis de lire pendant Chabbat les annonces concernant des sujets de mitsva qui sont affichées sur le panneau d'affichage de la synagogue, comme les horaires de tefila, les cours, les conférences, les discours funèbres, les objets trouvés ou perdus et similaires. Cependant, il ne faut pas lire les annonces concernant le commerce, même s'il s'agit d'un commerce lié à une mitsva, comme la vente de etrogim ou de livres sacrés. C'est pourquoi, lorsqu'il y a des annonces commerciales sur le panneau d'affichage de la synagogue, il est bon et juste que les responsables recouvrent avant Chabbat la partie du panneau qui concerne le commerce.
Réponse
Il est interdit de consulter pendant Chabbat les horaires des bus ou des trains, que ce soit à l'arrêt ou à la maison.
Réponse
La coutume de permettre la lecture pendant Chabbat des panneaux indiquant les noms des rues a un fondement dans la halakha, et il convient de laisser les gens d'Israël suivre cette pratique.
Réponse
Celui qui marche dans la rue pendant Chabbat a le droit de lire les noms des magasins et leurs enseignes, et celui qui se montre rigoureux à ce sujet sera béni.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de lire pendant Chabbat ce qui est écrit sur les emballages alimentaires ou les étiquettes de bouteilles de boisson, ou choses similaires, n'enfreignent aucune interdiction liée aux documents profanes.
Réponse
Il est permis de consulter un annuaire téléphonique pendant Chabbat afin de vérifier l'adresse d'une personne, et cela n'est pas interdit en raison du décret concernant les documents profanes.
Réponse
Il est interdit de lire pendant Chabbat des lettres ou des cartes de vœux, comme celles pour la nouvelle année, car les Hakhamim ont décrété cette interdiction de peur que l'on en vienne à lire des documents liés à des transactions commerciales.
Réponse
Une lettre reçue pendant Chabbat et qui n'a pas encore été lue peut être consultée pendant Chabbat, à condition de ne pas la prononcer avec ses lèvres, car il se peut qu'elle contienne une information nécessaire pour ce jour ou pour un besoin personnel.
Réponse
Des lettres contenant des paroles de Torah peuvent être lues pendant Chabbat, que ces lettres aient été reçues avant Chabbat ou pendant Chabbat.
Réponse
Un cahier dont une partie contient des paroles de Torah et l'autre partie est vierge peut tout de même être lu pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis pendant Chabbat de regarder un album photo familial ou des photos de rabbins et de grands de la Torah. Il est également permis de lire le nom du rabbin inscrit sous la photo. De même, il est permis d'accrocher sur les parois de la soukka des photos de rabbins, ainsi que des versets ou autres, même si on les lit pendant Chabbat ou Yom Tov.
Réponse
Il est permis de distribuer aux enfants, pendant Chabbat, des images de rabbins après la lecture des Tehilim, même si le nom du rav est inscrit sur l'image. Cependant, il est interdit de lire, pendant Chabbat, les textes explicatifs relatant des événements qui se trouvent au bas de différentes images ou dessins, de crainte que l'on en vienne à lire des documents profanes.
Réponse
Les responsables de la tsedaka qui préparent les reçus avant Chabbat et les distribuent pendant la nuit ou le jour de Chabbat, parce que beaucoup de fidèles ne viennent à la synagogue que pendant Chabbat ou les fêtes, bien qu'il soit possible de justifier leur conduite car cela se fait pour une mitsva et non pour un besoin profane, néanmoins il est préférable de ne pas distribuer les reçus pendant Chabbat, mais de les envoyer aux donateurs pendant la semaine. Dans les endroits où il n'y a pas de erouv, il est interdit de distribuer les reçus pendant Chabbat, de peur qu'ils ne soient transportés d'un domaine à l'autre. Même si les destinataires transportent déjà des objets pendant Chabbat de façon interdite, il est interdit de les aider à augmenter la quantité de transport, et c'est pourquoi il faut envoyer les reçus aux donateurs pendant la semaine.
Réponse
En cas de nécessité, il est permis de distribuer pendant Chabbat des invitations à un repas de mitsva, comme un repas de mariage ou de bar-mitsva, car il est permis, selon la règle, de lire ces invitations pendant Chabbat. Elles ne sont pas considérées comme des documents profanes ou des lettres, puisqu'elles concernent un repas de mitsva. Tout cela à condition de ne pas entraîner les destinataires à transporter l'invitation d'un domaine à l'autre. Toutefois, il est préférable d'être rigoureux et de distribuer les invitations pendant la semaine.
Réponse
Il ne faut pas lire un journal pendant Chabbat, et cela est d'autant plus vrai pour un étudiant en Torah, car cela entraîne une perte de temps d'étude. Cependant, ceux qui se permettent de lire les nouvelles du journal pendant Chabbat de façon occasionnelle, et qui ont du plaisir à cette lecture, on peut trouver une justification pour eux, car certains décisionnaires ont permis cela lorsqu'il s'agit d'un plaisir personnel. À condition toutefois de ne pas lire des sujets de commerce, ni les annonces dans lesquelles sont publiées des offres d'achat et de vente, des offres d'emploi, ni des instructions de cuisine. De même, il ne faut pas lire ce qui est écrit sous les images.
Réponse
Il est évident qu'il est interdit de lire des journaux profanes même pendant la semaine, et a fortiori pendant Chabbat. Il est une grande mitsva de diffuser cet interdit grave auprès du public qui trébuche dans la lecture de la presse profane, et d'expliquer que cela est interdit selon la halakha, car ils contiennent beaucoup de propos de dénigrement de la Torah et de ses étudiants, et parce que l'hérésie attire. Ils sont également remplis d'impudicité, de vulgarité et de futilités. Celui qui tient à sa vie doit s'en éloigner et ne pas les introduire chez lui du tout, surtout lorsqu'il y a de jeunes enfants à la maison. Il est interdit de vendre ces journaux, même s'il existe d'autres magasins qui en vendent. Celui qui vend des journaux profanes transgresse l'interdit d'aider autrui à commettre une faute. Si un père demande à son fils d'acheter pour lui un journal profane, même si le père est un Juif non pratiquant qui ne respecte pas la Torah et les mitsvot, le fils ne doit pas accéder à sa demande pour ne pas transgresser la Torah.
Réponse
Les paroles de Torah publiées dans des journaux peuvent être lues pendant Chabbat sans aucune interdiction, à condition de veiller à ne pas consulter les rubriques concernant le commerce dans le journal.

