Questions pratiques
Lois de Chabbat liées à la parole
Réponse
Il est permis de chercher pendant Chabbat un enseignant pour son fils afin qu'il lui enseigne un livre ou même un métier, et de parler avec lui à ce sujet, et même de lui promettre une récompense, à condition de ne pas fixer le montant.
Réponse
Il est permis, selon la halakha, de faire des comptes pendant Chabbat qui ne sont pas nécessaires pour Chabbat, par exemple : combien a-t-on dépensé pour le mariage de son fils, combien de soldats le roi possède, etc. De même, si l'on a déjà payé les ouvriers, il est permis de calculer combien de dépenses ont été engagées pour telle ou telle chose.
Réponse
Bien qu'il soit permis de faire des comptes pendant Chabbat qui ne sont pas nécessaires, comme savoir combien d'argent on avait l'année précédente ou combien on a dépensé pour le mariage de son fils, il faut néanmoins s'en abstenir à cause de la parole vaine pendant Chabbat. En effet, les Sages ont enseigné : « Vedaber davar », pour que la parole de Chabbat ne soit pas comme celle de la semaine. Les Tossafot expliquent qu'il ne faut pas parler autant que pendant la semaine, et comme il est rapporté dans le Midrash, Rabbi Chimon bar Yohaï avait une mère âgée qui parlait beaucoup comme le font les femmes ; il lui dit : « Maman, c'est Chabbat », et elle se tut. Il est aussi dit dans le Yerouchalmi qu'ils ont à peine permis de se saluer pendant Chabbat. Il est donc recommandé de limiter ses paroles, sauf pour les paroles de Torah, comme l'ont enseigné les Sages sur le verset « Haomen alem, tsedek tedaberoun », et a fortiori pendant Chabbat. La parole vaine n'est pas appropriée pour ceux qui craignent la faute. Même en semaine, il est bon de s'en abstenir si ce n'est pas nécessaire.
Réponse
Il est permis de parler du prix d'un objet que l'on a acheté, si l'on a déjà payé l'objet, ou même si l'on n'a pas encore payé mais que le prix est fixe et qu'il n'est pas nécessaire de le calculer. Cependant, si l'on sait que son ami souhaite acheter cet objet, il est interdit de dire pendant Chabbat : « J'ai acheté cet objet pour telle somme ». Mais si son ami n'est pas intéressé par l'achat et que l'on parle simplement, par exemple : « Cet objet m'a coûté telle somme », c'est permis. Même dans ce cas, il est préférable de s'abstenir d'en parler pendant Chabbat, comme expliqué précédemment.
Réponse
Il est permis de calculer oralement pendant Chabbat des questions de tsedaka et d'autres besoins communautaires. Il est donc permis de fixer une somme à distribuer aux pauvres de la ville ou aux yeshivot. Cependant, il n'est pas permis de procéder à une véritable transaction commerciale, même pour une mitsva.
Réponse
Il est permis de réfléchir pendant Chabbat à combien de dépenses il faudra engager pour un repas de mitsva, comme un repas de mariage, un repas de Bar Mitsva ou un repas de siyoum massekhet.
Réponse
Il est interdit d'embaucher un ouvrier pendant Chabbat, même s'il s'agit d'un non-juif, afin qu'il effectue un travail après la sortie de Chabbat, même si l'on ne parle pas avec lui du paiement. Cependant, il est permis de le faire de manière allusive, par exemple en disant à son ami ou à un non-juif : « Penses-tu pouvoir être avec moi ce soir ? », même si l'autre comprend ainsi qu'il souhaite l'embaucher pour le soir. Mais il ne faut pas lui dire explicitement : « Sois prêt avec moi ce soir », car cela constitue un discours profane véritable.
Réponse
Il est permis d'embaucher un non-juif pendant Chabbat pour des travaux autorisés pendant Chabbat, par exemple si l'on a besoin d'un non-juif pour servir comme serveur lors d'un repas de mitsva ou similaire, à condition de ne pas mentionner de somme d'argent.
Réponse
Il ne faut pas dire à son ami pendant Chabbat d'être prêt avec sa voiture à la sortie de Chabbat pour le transporter, mais il est permis de le lui faire comprendre par allusion. Si c'est pour une mitsva, cela est permis dans tous les cas.
Réponse
Il est permis de dire à son ami pendant Chabbat : « Garde mes fruits et je garderai les tiens », même si cela ressemble à une embauche pendant Chabbat.
Réponse
Celui qui emprunte quelque chose à son ami pendant Chabbat ne doit pas utiliser le terme « halveni », même pour une courte durée, mais doit s'exprimer en termes de demande ou de requête, par exemple : « Donne-moi ». Il est permis de conclure en disant : « Je te le rendrai ensuite ».
Réponse
Même pour une mitsva, il ne faut pas utiliser une formulation de prêt. Ainsi, celui qui demande à son ami, pendant Chabbat, des livres saints ou d'autres objets liés à une mitsva, ne doit pas lui dire « prête-moi cet objet », mais doit utiliser une formulation de demande d'emprunt.
Réponse
Il est permis de dire à un non-juif de lui donner un objet précis, même en utilisant la formulation « prête-moi ».
Réponse
Il est permis à une personne de demander à son ami, pendant Chabbat, un ustensile qu'il lui a prêté, si elle en a besoin pour Chabbat. Cependant, il ne devra pas utiliser une formulation de remboursement, mais plutôt une formulation de restitution.
Réponse
Si quelqu'un a été sollicité par son ami pour lui prêter un objet pendant Chabbat, et qu'il ne lui fait pas confiance pour le remboursement, il peut prendre un gage pendant Chabbat si c'est pour un besoin de Chabbat, comme de l'huile ou du vin. Toutefois, en remettant le gage, il ne devra pas dire : « Prends ce gage ».
Réponse
Celui qui a emprunté à son ami, avant Chabbat, des bouteilles d'huile ou de vin pour une longue période, n'a pas le droit de les lui rembourser pendant Chabbat. Cependant, s'il les lui rend en utilisant une formulation de restitution et non de remboursement, cela est permis, à condition qu'il s'agisse d'aliments et pour un besoin de Chabbat. Sinon, cela est interdit dans toute formulation.
Ce qu’il est permis de lire pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit de lire pendant Chabbat des documents profanes, même en les examinant sans les lire à voix haute. Par conséquent, il est interdit de lire, même en simple consultation, des reconnaissances de dettes, des factures de la mairie ou d'électricité, des relevés bancaires, des contrats de location, et tout ce qui est similaire. De plus, ces documents sont considérés comme mouktse pendant Chabbat et il est interdit de les déplacer.
Réponse
Celui qui a invité des convives pour Chabbat et a préparé des douceurs pour eux avant Chabbat, et qui a écrit avant Chabbat combien d'invités il a conviés et combien de douceurs il a préparées, il lui est interdit de lire pendant Chabbat, à partir de l'écrit, les noms des invités, de crainte qu'il ne vienne à lire des documents profanes. Cette interdiction s'applique même si la liste a été gravée dans son carnet, et même si elle est inscrite sur un mur élevé. Cependant, si la gravure est en creux dans le mur, cela est permis. Les Sages ont enseigné : « Tes affaires sont interdites, les affaires du Ciel sont permises. » C'est pourquoi il est d'usage dans les communautés d'Israël que le chaliah tsibour lise pendant Chabbat, à partir d'un écrit, les dons individuels, ou lise, pendant la lecture de la Torah entre deux montées, les noms des défunts de l'année pour faire une haskava. De même, lors d'un repas de mitsva, il est permis au shamash de lire les noms des invités à partir d'un écrit. Et cela n'est permis que pour le shamash. Après que le shamash a terminé sa tâche et a lu la liste des invités, il lui est interdit de consulter la liste pendant Chabbat.
Réponse
Il est recommandé d'adopter une attitude stricte et de ne pas organiser d'élections pour le comité de la synagogue pendant Chabbat, que ce soit au moyen de bulletins préparés avant Chabbat portant les noms des candidats, ou au moyen d'épingles placées à côté des noms des élus. Toutefois, dans les endroits où les responsables actuels ne permettent pas le développement des cours de Torah pour la jeunesse et les adultes, et où certains ne sont pas reconnus comme craignant le Ciel et aimant la Torah et ceux qui l'étudient, et que les élections visent à choisir des responsables craignant Hachem pour renforcer la dimension spirituelle de la synagogue, il est alors permis d'organiser ces élections même pendant Chabbat, lorsqu'il n'est pas possible de les tenir un autre jour, car c'est le jour où beaucoup se rendent à la synagogue.
Réponse
Certains ont l'habitude de procéder à un tirage au sort parmi les fidèles pour déterminer qui montera à la Torah, en utilisant des bulletins sur lesquels sont inscrits les noms des fidèles, que l'on mélange, et celui dont le nom est tiré montera à la Torah. Bien qu'il ne soit pas recommandé de procéder ainsi pendant Chabbat, ceux qui se montrent indulgents ont sur qui s'appuyer. Toutefois, il est préférable de vendre les montées à la Torah, comme c'est l'usage répandu.

