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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Yom Tov (fêtes)

Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora

Un Juif de la diaspora qui séjourne en Israël pour Chemini Atseret doit-il manger dans la soukka comme il le ferait en diaspora ?
Est-il nécessaire pour un Juif de la diaspora en Israël de demander à ses hôtes israéliens de lui préparer une table dans la soukka pour Chemini Atseret ?
Une personne de la diaspora séjournant à l’hôtel en Israël peut-elle s’appuyer sur l’avis permissif pour ne pas manger dans la soukka à Chemini Atseret ?
Réponse

Un résident de la diaspora qui se trouve en Israël avec l’intention d’y retourner, et selon la halakha répandue en diaspora on prend le repas dans la soukka lors de Chemini Atseret, mais sans réciter la berakha « Lechev bassouka ». Néanmoins, lorsqu’il est en Israël, il n’a pas besoin de manger dans la soukka, mais il rejoindra ses hôtes israéliens qui mangent à la maison le jour de Chemini Atseret, et il ne faut pas les déranger en leur demandant de dresser une table séparée dans la soukka pour lui. Même une personne séjournant à l’hôtel en Israël peut, si elle souhaite s’appuyer sur l’avis permissif, le faire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 31)
Un Juif de la diaspora en visite en Israël peut-il être appelé ‘Hatan Torah ou ‘Hatan Bereshit à Chemini Atseret, jour de Simhat Torah en Israël ?
Réponse

Un Juif de la diaspora qui se trouve en Israël avec l’intention d’y retourner peut être appelé comme ‘Hatan Torah ou ‘Hatan Bereshit lors de Chemini Atseret, qui est le jour de Simhat Torah pour les habitants d’Israël.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 32)
Un Juif de la diaspora qui possède une résidence en Israël et qui y séjourne à chaque fête doit-il observer le deuxième jour de Yom Tov lorsqu’il est en Israël ?
Réponse

Un Juif de la diaspora qui possède une résidence fixe en Israël et qui a l’habitude d’y séjourner à chaque fête de pèlerinage, même s’il passe la majeure partie de l’année dans sa résidence en diaspora, n’a pas besoin d’observer le deuxième jour de Yom Tov lorsqu’il se trouve en Israël pendant les fêtes. En effet, la différence entre les habitants d’Israël et ceux de la diaspora ne concerne que les fêtes, et puisqu’il se trouve toujours en Israël lors de ces périodes, il lui suffit d’observer un seul jour de Yom Tov, comme le font les habitants d’Israël.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 33)
Une mila qui n’a pas lieu à son temps peut-elle être pratiquée le deuxième jour de Yom Tov en diaspora ?
Dans le cas d’un enfant né entre le coucher du soleil et la nuit, peut-on faire la mila le deuxième jour de Yom Tov en diaspora ?
Si un enfant est né pendant le bein hachmachot selon Rabbénou Tam, est-il permis de faire la mila le deuxième jour de Yom Tov en diaspora ?
Réponse

Une mila qui n’est pas faite à son temps ne repousse même pas le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora. Cependant, en cas de doute, par exemple si l’enfant est né entre le coucher du soleil et la nuit, et que le deuxième jour de Yom Tov est un doute entre le huitième ou le neuvième jour, il est permis de faire la mila le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora. Toutefois, dans la pratique, si l’enfant est né pendant le « bein hachmachot » selon notre calcul, c’est-à-dire dans les treize minutes suivant la disparition du soleil à nos yeux, il ne faut pas faire la mila le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora, car selon Rabbi Yossi, c’est considéré comme un jour entier, et il s’agit donc d’une mila qui n’est pas à son temps, qui ne repousse pas le deuxième jour de Yom Tov. Ce n’est que si l’enfant est né pendant le « bein hachmachot » selon l’opinion de Rabbénou Tam, à laquelle Maran se conforme, que pour nous c’est assurément la nuit, il est permis de faire la mila le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora sans aucun doute.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 34)
Un mohel originaire de la diaspora, en visite en Israël avec l’intention d’y retourner, peut-il être invité à pratiquer une mila à son temps le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora ?
Réponse

Un Juif de la diaspora qui se trouve en Israël avec l’intention d’y retourner, et qui est mohel professionnel, et à qui l’on propose de pratiquer une mila à son temps le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora, le père de l’enfant peut l’inviter à circoncire son fils, même s’il y a de nombreux mohalim israéliens pour qui ce jour est un jour de semaine ordinaire, d’autant plus que la mila est permise le jour de Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 35)
Est-il permis de se laver tout le corps le deuxième jour de Yom Tov en diaspora avec de l’eau chauffée pendant le premier jour ?
Peut-on se laver le premier jour de Yom Tov avec de l’eau chauffée par un chauffe-eau solaire ?
Quelles précautions doit-on prendre pour éviter d’essorer les cheveux ou la serviette en se lavant pendant Yom Tov ?
Réponse

Il est permis de se laver tout le corps le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora, avec de l’eau chaude chauffée pendant le premier jour de Yom Tov (par un chauffe-eau électrique ou une minuterie de Chabbat), dans une salle de bain privée à la maison. Même le premier jour de Yom Tov, il est permis de se laver avec de l’eau qui a été chauffée d’elle-même, comme de l’eau chauffée par un chauffe-eau solaire. Il faut cependant faire très attention à ne pas en venir à essorer les cheveux ou la serviette. Il est donc conseillé d’attendre un peu avant de s’essuyer, et aussi de s’essuyer doucement.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 496 - Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora, Halakha 36)
Lois de Yom Tov (fêtes)

Regles de la preparation pendant yom tov

Est-il permis de capturer des pigeons de colombier pendant Yom Tov ?
Dans quel cas est-il permis de prendre des poissons d'un bassin pendant Yom Tov ?
Peut-on prendre des poissons d'un canal d'eau pendant Yom Tov si l'eau est claire et que l'on voit les poissons ?
Réponse

Il est interdit de capturer des pigeons de colombier ou des pigeons de grenier, etc. De même, il est interdit de capturer des poissons dans des bassins d'eau lorsqu'ils nécessitent encore d'être capturés. Cependant, si l'on a placé ces poissons avant Yom Tov dans un endroit où ils ne nécessitent plus d'être capturés, comme un canal d'eau dont on a fermé l'entrée et la sortie, il est permis d'en prendre pendant Yom Tov, car ils sont déjà considérés comme capturés et se trouvent là. De même, si l'eau est claire et que l'on voit les poissons, il est permis d'en prendre pendant Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 497 - Regles de la preparation pendant yom tov, Halakha 1)
Est-il permis de retirer les vers des poissons pendant Yom Tov ?
L'action de retirer les vers des poissons pendant Yom Tov est-elle considérée comme une mélakha de borer ?
Réponse

Il est permis de trier pour retirer les vers présents dans les poissons pendant Yom Tov, et cela n'est pas considéré comme l'interdiction de trier (borer).

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 497 - Regles de la preparation pendant yom tov, Halakha 2)
Est-il permis de donner à manger à des poissons qui sont mouktsé pendant Yom Tov ?
Peut-on déplacer pendant Yom Tov un aliment qu'il est interdit de manger ?
Est-il permis de nourrir des poissons achetés avant Yom Tov et placés dans un récipient rempli d'eau ?
Réponse

Des poissons qui nécessitent encore d'être capturés, et qui sont donc mouktsé, il est interdit de placer de la nourriture juste devant eux, de peur que l'on en vienne à les prendre pendant Yom Tov. Tout ce qu'il est interdit de manger, il est également interdit de le déplacer pendant Yom Tov. Cependant, il est permis, comme on a l'habitude de le faire aujourd'hui, d'acheter des poissons avant Yom Tov et de les placer dans un récipient rempli d'eau, de leur donner de la nourriture.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 497 - Regles de la preparation pendant yom tov, Halakha 3)
Est-il permis de nourrir des poissons d'ornement dans un aquarium pendant Yom Tov ?
Pourquoi est-il permis de donner à manger à des poissons d'ornement dans un aquarium pendant Yom Tov ?
Réponse

De même, ceux qui possèdent un aquarium chez eux avec des poissons d'ornement, il est permis de leur donner à manger pendant Yom Tov, car ils n'ont pas d'autre source de nourriture.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 497 - Regles de la preparation pendant yom tov, Halakha 4)
Est-il permis de nourrir des poules pondeuses dans un poulailler pendant Yom Tov ?
Réponse

De même, il est permis de donner à manger à des poules pondeuses qui se trouvent dans un poulailler pendant Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 497 - Regles de la preparation pendant yom tov, Halakha 5)
Lois de Yom Tov (fêtes)

Regles de la chehita pendant yom tov

Est-il permis d'abattre une bête à Yom Tov selon la halakha ?
Quelle est la coutume actuelle concernant la che'hita des bêtes à Yom Tov ?
Pourquoi recommande-t-on de ne pas abattre de bêtes à Yom Tov de nos jours ?
Réponse

Bien que la che'hita des bêtes soit permise à Yom Tov, car elle répond à un besoin alimentaire, la coutume actuelle dans la majorité des communautés juives est de ne pas abattre de bêtes à Yom Tov. Il convient d'adopter cette pratique partout, en raison des nombreux problèmes qui peuvent survenir lors de la commercialisation et de la vente de la viande, ce qui peut entraîner une profanation de Yom Tov. D'autant plus qu'aujourd'hui, toutes les boucheries utilisent des réfrigérateurs électriques, et la viande abattue la veille de Yom Tov reste fraîche comme au moment de son achat, sans altération.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 1)
Peut-on abattre à Yom Tov une bête destinée à la traite ou à l'élevage de petits ?
Que faire si une bête non préparée pour la che'hita tombe malade à Yom Tov et risque de mourir ?
Réponse

Ce qui précède concerne une bête destinée à être mangée. Mais une bête réservée pour la traite ou pour l'élevage de petits est considérée comme mouktsé, et il est interdit selon la halakha de l'abattre à Yom Tov, sauf si elle a été préparée à cet effet avant Yom Tov. Si elle n'a pas été préparée et qu'elle tombe malade à Yom Tov, au point de craindre qu'elle meure, il faudra consulter un hakham.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 2)
Est-il permis d'abattre des bêtes à Yom Tov dans l'intention de les consommer pendant la semaine ?
Peut-on ruser en mangeant un kazayit de chaque bête pour permettre la che'hita à Yom Tov en vue de la semaine ?
Réponse

Il est interdit, même selon la halakha stricte, d'abattre des bêtes à Yom Tov en vue de les consommer en semaine, même en rusant en mangeant un kazayit de chaque bête.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 3)
Est-il permis d'abattre à Yom Tov une bête appartenant à un non-juif ?
Quelles sont les conditions pour qu'un Juif puisse acquérir une bête abattue à Yom Tov appartenant à un non-juif ?
Réponse

Il est permis selon la halakha stricte d'abattre à Yom Tov une bête appartenant à un non-juif, à condition qu'un Juif l'acquière après l'abattage si elle se révèle cachère. Cependant, de nos jours, on ne pratique pas la che'hita des bêtes à Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 4)
Peut-on abattre à Yom Tov une bête dont la mère a été abattue la veille de Yom Tov ?
Y a-t-il un problème d'interdiction de "oto ve-et beno" si la mère a été abattue avant Yom Tov ?
Réponse

Si la mère de la bête a été abattue la veille de Yom Tov, il est permis selon la halakha stricte d'abattre la bête elle-même à Yom Tov, sans aucune crainte de transgresser l'interdiction de "oto ve-et beno" (ne pas abattre une bête et son petit le même jour).

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 5)
Est-il permis d'abattre des volailles à Yom Tov de nos jours ?
Peut-on abattre à Yom Tov une poule destinée à la ponte ou à la couvaison sans l'avoir préparée avant Yom Tov ?
Quelles sont les règles concernant l'abattage des poules pondeuses des élevages à Yom Tov ?
Réponse

L'abattage des volailles est permis même de nos jours, et même lorsque Yom Tov tombe juste après le Chabbat. Il faut que les volailles soient prêtes à être consommées ; mais une poule réservée pour la ponte ou la couvaison ne peut être abattue à Yom Tov, à moins qu'elle n'ait été préparée à cet effet avant Yom Tov. Ainsi, il est interdit de prendre à Yom Tov pour l'abattage les poules pondeuses courantes dans les élevages, sauf si elles ont été préparées avant Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 6)
Comment doit-on désigner un animal pour la che'hita à Yom Tov afin que cela soit valable ?
Est-il permis de prendre pour la che'hita à Yom Tov un animal désigné de façon générale sans signe distinctif ?
Dans quels cas est-il permis de faire la che'hita à Yom Tov d'animaux qui n'ont pas été désignés à l'avance par un ziman précis ?
Réponse

Pour effectuer le ziman (désignation préalable) d’animaux pour la che'hita à Yom Tov, il faut désigner précisément l’animal ou les animaux que l’on souhaite prendre le lendemain pour la che'hita, en leur faisant un signe distinctif ou en les reconnaissant visuellement afin de ne pas les confondre avec d’autres. Si l’on se contente de dire de manière générale : « D’ici, je prendrai demain pour la che'hita », il est interdit de prendre de ces animaux à Yom Tov pour la che'hita. De même, si l’on désigne tout le poulailler alors qu’on n’a besoin que d’un ou deux poulets, cela n’est pas considéré comme un ziman valable, et ces animaux restent interdits à la che'hita. Toutefois, si les poulets tombent malades, il y a lieu de permettre leur che'hita à Yom Tov en cas de grande perte, même s’ils n’ont pas été désignés à l’avance.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 7)
Faut-il préparer de la terre avant Yom Tov pour pouvoir faire la che'hita d’un oiseau à Yom Tov ?
Est-il permis d’aiguiser un couteau de che'hita à Yom Tov ?
Comment peut-on améliorer le tranchant du couteau de che'hita à Yom Tov ?
Réponse

Il n’est permis de procéder à la che'hita d’un oiseau à Yom Tov que si l’on a préparé de la terre avant Yom Tov afin de pouvoir recouvrir son sang. Cette terre doit être rendue disponible en la désignant verbalement pour l’usage du recouvrement du sang. Il faut également aiguiser et préparer le couteau pour la che'hita avant Yom Tov, car il est interdit d’aiguiser le couteau à Yom Tov, même pour un besoin alimentaire. Toutefois, il est permis de frotter le couteau à Yom Tov sur la paume de la main ou sur un vêtement pour l’affûter et pouvoir couper avec à Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 8)
Est-il permis de demander à un non-juif d’aiguiser un couteau de che'hita abîmé à Yom Tov ?
Le chohet doit-il vérifier le couteau avant et après la che'hita à Yom Tov ?
Peut-on arracher les plumes du cou de l’oiseau avant la che'hita à Yom Tov ?
Réponse

Si le couteau de che'hita s’est abîmé à Yom Tov, il est permis, en cas de nécessité et de grand besoin, de demander à un non-juif de l’aiguiser avec une meule pour enlever l’ébréchure. Le chohet doit toujours vérifier le couteau avant et après la che'hita afin de s’assurer de la validité de l’abattage. Il doit aussi veiller à ne pas arracher les plumes du cou de l’oiseau à Yom Tov avant la che'hita comme il le ferait en semaine. Si la che'hita ne peut se faire sans arracher les plumes, il est permis de le faire, et telle est la coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Tov (fêtes), Chapitre 498 - Regles de la chehita pendant yom tov, Halakha 9)