Questions pratiques
Allumage des bougies la veille de Yom Kippour
Réponse
Il convient d'étendre une belle nappe sur la table, comme on le fait pour le Chabbat, et d'y déposer des livres saints.
Réponse
Un baal techouva qui porte un sac en toile de jute durant le reste de l'année ne le portera pas le jour de Yom Kippour.
La nuit de Yom Kippour a le même statut que le jour
Réponse
La nuit de Yom Kippour a le même statut que le jour pour tous les aspects : il est interdit d’y accomplir un travail, de manger et de boire, de se laver, de s’enduire, de porter des sandales en cuir et d’avoir des relations conjugales. Cependant, la peine de karet ne s’applique qu’en cas de travail interdit, ou de consommation de nourriture ou de boisson. Pour les autres privations, selon la majorité des décisionnaires, l’interdiction n’est que d’ordre rabbinique. Selon le Rambam et ceux qui partagent son avis, ces interdictions sont d’ordre toranique, mais la halakha suit l’opinion de la majorité des décisionnaires.
Réponse
Toute activité interdite le Chabbat et passible de sanction l’est également à Yom Kippour. Ce qui est interdit mais non passible de sanction le Chabbat l’est aussi à Yom Kippour. La différence réside dans la gravité de la sanction : le Chabbat, la peine est la lapidation, tandis qu’à Yom Kippour, il s’agit du karet. Toutes les interdictions de shevout en vigueur le Chabbat s’appliquent aussi à Yom Kippour. De même, tout objet considéré comme mouqtsé et interdit à déplacer le Chabbat l’est aussi à Yom Kippour. Même les formes de mouqtsé pour lesquelles on a été plus strict à Yom Tov ne s’appliquent pas à Yom Kippour, car Yom Kippour est particulièrement grave aux yeux des gens et il n’y a pas à craindre qu’on en vienne à le traiter avec légèreté.
Interdiction de manger à Yom Kippour
Réponse
Celui qui mange à Yom Kippour une quantité équivalente à un gros noyau de datte est passible. Cette mesure est légèrement inférieure à un kabeitsa. Toutefois, il est interdit de manger même une quantité infime. La notion de "manger" inclut tous les aliments propres à la consommation, et la "boisson" inclut toutes les boissons, y compris l'eau, même si elle n'est pas nourrissante.
Réponse
Celui qui a oublié et a récité une berakha sur un aliment ou une boisson à Yom Kippour ne doit pas en goûter, même une petite quantité, mais il dira : Baroukh Chem Kevod Malkhouto Leolam Vaed. En revanche, lors des autres jours de jeûne, si l'on a oublié et récité une berakha sur un aliment ou une boisson, on en goûtera un peu afin que la berakha ne soit pas vaine.
Réponse
Il est permis d'inhaler du tabac à priser à Yom Kippour, qu'il ait une bonne odeur ou non. Il est également permis de sentir des parfums à Yom Kippour. De plus, il est une mitsva de réciter une berakha sur une bonne odeur de différents types de parfums à Yom Kippour afin de compléter le compte de cent berakhot, et l'on peut réciter cette berakha plusieurs fois dans la journée, à condition qu'il y ait eu une interruption d'attention entre chaque fois. Tel est l'usage.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha "Hanoten reah tov baperot" à Yom Kippour, même sur des fruits propres à la consommation tels que des pommes ou similaires, et l'on ne craint pas que cela conduise à en manger.
Réponse
Il ne faut pas réciter la berakha sur l'odeur de l'eau de Cologne ou des eaux parfumées, car il existe un doute quant à l'obligation de réciter une berakha sur elles.
Réponse
Il est permis à toute personne d'avaler sa propre salive à Yom Kippour, cela ne pose aucun problème d'interdiction, et il n'y a aucune raison d'être strict à ce sujet.
Interdiction de se laver à Yom Kippour
Réponse
Il est interdit de se laver à Yom Kippour, que ce soit à l'eau chaude ou froide, même une partie du corps, et même d'y plonger un seul doigt. Cette interdiction concerne la rehitsa de plaisir. Cependant, si le corps s'est sali par de la boue ou une souillure, ou si du sang a coulé du nez, il est permis de laver ces saletés, car l'intention n'est pas de se laver pour le plaisir. Il faudra toutefois veiller à ne laver que l'endroit souillé. Ainsi, le matin au réveil, on se lave les mains trois fois et on récite la berakha sur la netilat yadayim, car l'intention est seulement d'ôter l'esprit d'impureté des mains. Il faudra veiller à ne laver que jusqu'à l'articulation des doigts, car selon la stricte règle, il n'est nécessaire de laver que jusqu'à cette limite. Ce que l'on a l'habitude de faire chaque jour, en lavant jusqu'à l'avant-bras, n'est qu'une coutume, et à Yom Kippour, où la rehitsa est interdite, il faut s'en abstenir.
Réponse
De même, celui qui entre aux toilettes pour ses besoins est autorisé à se laver les mains jusqu'à l'articulation des doigts. A plus forte raison, s'il souhaite prier, car il est écrit : « Prépare-toi à rencontrer ton Dieu, Israël ».
Réponse
Les cohanim qui montent au douhan pour la nesiat kapayim ont le droit de se laver les mains complètement jusqu'à l'avant-bras, comme c'était la sanctification des cohanim au Temple. A chaque fois qu'ils montent au douhan, ils recommencent une netila complète, car leur intention n'est pas de se laver pour le plaisir, ce qui est permis.
Réponse
La jeune mariée, durant les trente jours qui suivent son mariage, se lave le visage, car elle doit se faire belle et plaire à son mari.
Loi de l’onction à Yom Kippour
Réponse
Il est interdit de s’enduire d’huile ou de toute autre substance, même sur une petite partie du corps, pendant Yom Kippour. Les Sages ont enseigné que l’on considère l’onction à Yom Kippour comme la boisson, comme il est dit : « Elle pénètre comme l’eau dans ses entrailles et comme l’huile dans ses os. » Même si l’on ne s’enduit que pour enlever la saleté, cela reste interdit.
Réponse
Un malade ou une personne ayant des plaies sur la tête est autorisé à s’enduire, car ce n’est pas fait pour le plaisir. Toutefois, cela n’est permis que dans les endroits où il est d’usage de s’enduire pour ce type de cas en semaine.
Réponse
Bien qu’en principe il soit permis de laver ou d’enduire les enfants à Yom Kippour, de nos jours, tout le monde a pris l’habitude d’être rigoureux sur ce point. Cependant, il est évident que si un enfant s’est sali avec de la boue ou des excréments, il est permis de le laver par un adulte juif, et il n’y a là aucune rigueur à observer.
Loi du port des sandales à Yom Kippour
Réponse
Il est interdit de porter des chaussures ou sandales en cuir le jour de Yom Kippour, même une sandale en bois recouverte de cuir est interdite. Même si l’on porte des chaussures en cuir par-dessus des chaussettes, cela reste interdit. En revanche, les chaussures en caoutchouc sont permises, de même que celles en bois ou en tissu, car la dureté du sol se fait sentir sous les pieds et l’on ressent que l’on est pieds nus. Il est également permis de sortir avec ces chaussures dans le domaine public. Concernant des chaussures en bois munies d’une lanière en cuir (kabkab), certains autorisent à les porter, et c’est l’avis retenu. Toutes ces règles s’appliquent aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Réponse
Étant donné que beaucoup trébuchent en portant des chaussures en cuir à Yom Kippour, il faut alerter le peuple à ce sujet. Notre coutume est d’annoncer la nuit de Yom Kippour (avant "Beyechiva shel Maala") que toute personne venue à la synagogue avec des chaussures en cuir, sans connaître la gravité de l’interdiction, est priée de les retirer immédiatement. Une parole douce a plus d’effet.
Réponse
Certains disent que ceux qui portent des chaussures à Yom Kippour transgressent aussi l’interdiction de transporter dans un endroit où il n’y a pas de érouv. D’autres ne sont pas de cet avis, et c’est cette opinion qui est retenue.

