Questions pratiques
Lois des tefiline
Réponse
Il faut que le côté noir des lanières soit tourné vers l’extérieur, et il faut veiller à ce qu’elles ne se retournent pas, aussi bien pour le tefiline de la main que pour celui de la tête. Tout cela concerne la lanière qui entoure la tête et le bras, mais pour la partie des lanières du tefiline de la tête qui pend, ainsi que pour la partie enroulée sur la main, il n’est pas nécessaire d’être strict si elles se retournent. Toutefois, il est préférable, a priori, d’être attentif aussi à cela, pour l’esthétique de la mitsva. C’est pourquoi certains ont l’habitude de glisser les lanières du tefiline de la tête dans la ceinture ou la ceinture de prière, afin qu’elles ne se retournent pas, accomplissant ainsi « C’est mon D.ieu et je l’embellis ». Cependant, il n’y a pas d’obligation stricte à ce sujet.
Réponse
Si l’on constate que la lanière du tefiline de la tête était retournée à l’endroit où le nœud entoure la tête, ou celle du bras autour du biceps, et que c’était déjà le cas au moment de la pose, on n’a pas accompli la mitsva du tefiline et il faut recommencer la pose. Mais si, au moment de la pose, la lanière était conforme, même si ce n’était que pendant une partie du temps de la pose, il n’est pas nécessaire de recommencer. Concernant la bénédiction, certains disent qu’il faut la refaire, d’autres pensent qu’il ne faut pas la refaire. Si l’on n’a pas reposé le tefiline, certains estiment qu’il faut jeûner, d’autres écrivent qu’on ne jeûne que si l’on a retourné la lanière volontairement. En tout cas, si la personne est un érudit pour qui le jeûne perturberait l’étude, ou quelqu’un qui fixe des temps d’étude et que le jeûne nuirait à son étude, il rachètera le jeûne par la tsedaka selon ses moyens.
Réponse
On laissera pendre les lanières du tefiline de la tête devant soi, de façon à ce qu’elles atteignent le nombril ou un peu au-dessus.
Réponse
Au moment de la bénédiction et de la pose du tefiline du bras, il faut veiller à retirer la boîte qui recouvre le tefiline, de sorte que le tefiline soit découvert, car par respect et par amour pour la mitsva, il est certain qu’il faut que le tefiline du bras soit dans son état naturel, sans aucun couvercle. Ce n’est qu’après la pose du tefiline que l’on peut être indulgent et remettre le couvercle, afin d’éviter que le carré du tefiline ne soit abîmé par la pression de la manche.
Réponse
Celui qui a récité la berakha sur les tefiline et les a posés, puis trouve ensuite d'autres tefiline plus belles et souhaite remplacer celles qu'il porte par ces tefiline plus belles, n'a pas besoin de réciter à nouveau la berakha sur les autres. Même si, concernant le talit, de nombreux avis estiment qu'il faut réciter la berakha sur un autre talit lorsqu'on le remplace, il y a tout de même une différence à faire entre le talit et les tefiline.
Réponse
Si la lanière s'est rompue pendant qu'on portait les tefiline et qu'il est nécessaire de les remplacer par d'autres tefiline, la berakha récitée sur les premiers tefiline n'est plus valable et il faut réciter à nouveau la berakha sur les nouveaux tefiline.
Réponse
Celui qui met les tefiline plusieurs fois dans la journée doit réciter la berakha à chaque fois. De même, si l'on retire les tefiline pour entrer aux toilettes, même si l'on avait l'intention de les remettre immédiatement en sortant, il faudra réciter à nouveau la berakha en les remettant. Puisque les toilettes ne sont pas un endroit approprié pour porter les tefiline, cela est considéré comme une interruption, même pour un court instant. Même si les toilettes sont proches, il faut réciter la berakha sur les tefiline.
Réponse
Si les tefiline ont glissé de leur place pendant la tefila et qu'on les remet en place, il n'est pas nécessaire de réciter à nouveau la berakha. En effet, il est présumé que l'on ne détourne pas son attention des tefiline pendant la tefila, et cela est considéré comme si l'on avait retiré les tefiline dans l'intention de les remettre, ce qui ne nécessite pas de nouvelle berakha.
Réponse
Certains estiment qu'il faut que les tefiline soient la propriété de la personne, car il est écrit dans le verset "la terre que Hachem vous donne", suivi de "vous les attacherez". Cependant, en pratique, il n'est pas nécessaire que les tefiline soient à soi, et selon tous les avis, si quelqu'un a acheté des tefiline mais ne les a pas encore payées, il peut les mettre et réciter la berakha dessus.
Réponse
De même, celui qui emprunte les tefiline de son ami et les met, récite la bénédiction dessus. Mais on ne bénit pas sur des tefiline volées. Il est préférable de ne pas prendre les tefiline d'autrui sans sa permission, car beaucoup ne souhaitent pas que leurs tefiline soient utilisées par d'autres. Certains craignent aussi que les boîtiers ne soient abîmés par une rayure, un frottement du carré, ou que les tefiline soient posées sans pensée pure, etc.
Réponse
Certains estiment que pour les tefiline, le nœud doit être solide et durable. Selon cette opinion, ceux qui mettent les tefiline d'autrui et modifient le nœud pour l'adapter à la taille de leur tête n'agissent pas correctement, car le propriétaire modifiera sûrement à nouveau le nœud pour sa propre taille, ce qui fait que le premier nœud n'était pas durable et la personne n'est pas quitte de son obligation. D'autres pensent que tant que l'on ajuste le nœud à sa taille, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter, car il n'est pas nécessaire que le nœud soit durable. Il faut cependant faire attention, car parfois le nœud n'est pas bien ajusté à la tête et l'on hésite à le corriger, ou bien le propriétaire est pointilleux et ne veut pas que l'on touche au nœud, ce qui fait que les tefiline ne sont pas bien posés et la mitsva n'est pas accomplie. Il faut donc être vigilant à ce sujet.
Réponse
Si quelqu'un donne ses tefiline à un ami en cadeau à condition de les lui rendre, et lui dit que c'est à lui uniquement pour accomplir la mitsva, il pourra réciter la berakha sur ces tefiline, même selon ceux qui exigent que les tefiline soient en sa possession.
Réponse
Si un non-juif trouve des tefiline appartenant à un Juif et les lui rapporte, il y a une opinion selon laquelle le Juif peut les mettre avec berakha, sans craindre que le non-juif ait remplacé les parchemins par autre chose.
Réponse
Si l'on n'a pas mis le talit ni les tefiline et que l'on a déjà commencé Baroukh Cheamar, on doit interrompre entre les paragraphes pour les mettre et réciter la berakha dessus.
Réponse
Celui qui n'avait pas de talit ni de tefiline et a commencé à prier avec l'assemblée, et qu'on lui apporte le talit et les tefiline au milieu des bénédictions du Chema, doit se draper dans le tsitsit et mettre les tefiline entre les paragraphes, en récitant la berakha, sans craindre d'interruption. Si l'on a déjà commencé la paracha de Vayomer et que le talit et les tefiline arrivent, comme à la fin de la paracha du tsitsit il n'est permis d'interrompre que comme au milieu d'un paragraphe, on ne récitera pas la berakha, mais on mettra le talit et les tefiline sans berakha, puis après la Amida on les touchera et on récitera la berakha. Si on ne les reçoit qu'après avoir terminé Ga'al Israël, on mettra les tefiline sans berakha et commencera immédiatement la Amida pour lier la délivrance à la prière, puis après la prière on se drapera dans le talit, on touchera les tefiline et on récitera la berakha. Pour le talit, il ne faut pas interrompre entre la délivrance et la prière, même sans berakha. Tout cela concerne les Séfarades et les communautés d'Orient qui suivent Maran le Choulhan Aroukh. Les Ashkénazes suivent le Rama : si le talit et les tefiline arrivent au milieu des bénédictions du Chema, on récite la berakha sur les tefiline entre les paragraphes, mais pas sur le talit, que l'on mettra sans berakha, puis après la prière on le touchera et on récitera la berakha. Si on les reçoit après avoir commencé Vayomer ou au milieu de la bénédiction Emet Veyatsiv, on met les tefiline avec berakha, et seulement si on a terminé Ga'al Israël, on met les tefiline sans berakha, puis après la prière on les touchera et on récitera la berakha. Chaque communauté garde sa coutume.
Celui qui n’a qu’une seule paire de tefiline
Réponse
Les tefiline du bras et les tefiline de la tête constituent deux mitsvot distinctes, et chacune est une mitsva à part entière.
Réponse
Celui qui ne possède qu’un seul tefiline mettra celui qu’il a et récitera la berakha correspondante. Il en va de même si quelqu’un possède les deux tefiline mais, en raison d’un empêchement, ne peut en mettre qu’un seul : il mettra celui qu’il peut.
Réponse
Celui qui met uniquement le tefiline du bras récitera la berakha "lehaniah tefiline". S’il met uniquement le tefiline de la tête, il récitera la berakha "al mitsvat tefiline".
Réponse
Si quelqu’un ne possède qu’un seul tefiline, il doit mettre celui qu’il a et prier avec la communauté en portant ce tefiline. A plus forte raison, s’il craint que le temps de la lecture du Chema ne passe, il ne doit pas attendre qu’on lui apporte les deux tefiline, mais il mettra celui qu’il a et récitera le Chema avec.
Endroit et manière de poser les tefiline
Réponse
L'emplacement de la tefiline du bras doit être sur le bras, à l'endroit appelé kiboret, c'est-à-dire la partie charnue du bras située entre le coude et l'épaule. Il faut bien serrer la lanière afin que la tefiline ne bouge pas de sa place pendant toute la durée de la tefila. Toute la tefiline, y compris sa base (titora), doit se trouver sur le kiboret, du côté de la moitié inférieure du bras, c'est-à-dire du côté proche du coude, et non du côté proche de l'épaule. Il est interdit que la tefiline soit, même en partie, au-dessus de la moitié inférieure du bras. La tefiline du bras doit être inclinée vers le cœur, conformément au verset "vous placerez ces paroles sur votre cœur". Après avoir serré la tefiline sur le kiboret, on tire la lanière sur le bras et on enroule sept tours complets, comme expliqué précédemment.

