Questions pratiques
Se lever devant son père
Réponse
L'obligation de se lever devant ses parents n'existe que lorsque le père et le fils se trouvent dans le même domaine. Mais si le père est dans un domaine et le fils dans un autre, il n'y a pas d'obligation de se lever devant lui. Toutefois, si cela se remarque que le fils se lève devant son père, il doit se lever même s'ils sont dans deux domaines différents. Ainsi, si le fils se trouve dans une pièce et voit ses parents passer à l'extérieur, il doit se lever, tant qu'il est évident qu'il se lève devant eux.
Réponse
Une estrade surélevée dans la synagogue, d'une hauteur de dix tefa'him et d'une largeur de quatre, bien qu'elle soit considérée comme une séparation, néanmoins, lorsque son père s'y trouve et qu'il y a d'autres personnes présentes, si le fils ne se lève pas, il y a un déshonneur.
Réponse
Si le fils est assis et que son père passe devant lui à vélo ou en fauteuil roulant, il doit se lever devant lui, tant qu'il est évident qu'il se lève devant son père. De même, si le père est dans une voiture et que le fils est assis sur le trottoir, le fils doit se lever en voyant la voiture s'approcher, à condition qu'il soit clair qu'il se lève devant son père. Si le fils est assis dans un avion ou un bateau et que son père y entre, ou si le fils est assis dans un train et que le père s'y trouve debout, certains disent que dans ce cas, comme le fils est en train de voyager, il est considéré comme en mouvement et n'a pas besoin de se lever. D'autres estiment que, puisque les deux sont dans le bus, on considère le fils comme assis par rapport à celui qui est debout, et ce n'est pas comparable au cas où le sage marche dehors et l'autre est assis dans le bus. Il est donc recommandé de s'efforcer de se lever devant son père dans le bus, car cela constitue un embellissement de la mitsva, même s'il n'y a pas d'obligation stricte de se lever.
Réponse
Si le fils est assis sur un balcon et voit ses parents passer dans la rue ou monter les escaliers, il n'est pas tenu de se lever devant eux, tant qu'il n'est pas évident qu'il se lève en leur honneur. De même, si le fils est assis à la synagogue et voit sa mère entrer dans la section des femmes située à l'étage supérieur, il n'a pas besoin de se lever, car il n'est pas manifeste qu'il se lève pour sa mère. De même, une fille assise dans la section des femmes qui voit son père entrer dans la synagogue à un niveau inférieur n'est pas tenue de se lever.
Réponse
Même lorsqu'un fils travaille, par exemple en tant qu'indépendant, et que son père passe devant lui, il est recommandé d'adopter une attitude stricte et de se lever devant lui. Mais s'il travaille pour autrui, c'est-à-dire qu'il est salarié journalier, il n'est pas autorisé à se lever devant son père, à moins d'en avoir obtenu la permission de son employeur. S'il n'a pas reçu cette autorisation, il ne doit pas se lever, car il faut craindre une perte de travail, même de nos jours. Cependant, s'il a reçu la permission de son employeur de se lever devant son père ou sa mère, il convient d'adopter la rigueur et de se lever, comme pour un travailleur indépendant. De même, si en se levant devant un ancien ou son père il peut continuer son travail en même temps, il peut agir ainsi.
Réponse
Un fils qui attend son tour chez le coiffeur et dont le père entre doit se lever de toute sa hauteur. Mais s'il est en train de se faire couper les cheveux, il n'est pas autorisé à se lever, car cela ferait perdre du temps au coiffeur et lui causerait un manque à gagner. Si le coiffeur s'est absenté pour aller chercher un objet et que le fils se trouve la tête découverte, avec une coupe inachevée, il doit se lever devant son père, ou demander pardon à son père de ne pas se lever.
Réponse
Un fils allongé dans son lit en vêtements de nuit doit se lever devant son père ou sa mère lorsqu'ils entrent dans la chambre. S'il lui est difficile de se lever du lit, il doit demander pardon à son père ou à sa mère de ne pas pouvoir se lever devant eux.
Réponse
Celui qui se baigne avec son père ou son maître dans une piscine où tout le monde porte des vêtements légers, certains estiment que le fils ou l'élève est dispensé de se lever devant eux, car ce n'est pas la manière habituelle de montrer du respect. Ce n'est que s'ils sont habillés et proches de la piscine qu'il est tenu de se lever. Cependant, la halakha semble exiger de se lever même dans ce cas, ou alors il devra demander pardon de ne pas se lever.
Réponse
Lorsqu'un fils est invité à un repas ou à une fête chez son père avec d'autres convives, et que le père circule et sert à boire, lorsque le père arrive pour servir son fils, ce dernier doit se lever en son honneur, sauf s'il a demandé pardon.
Réponse
Lorsqu'un fils est en train de manger et que son père entre dans la même pièce, il doit tout de même se lever devant lui. Ce que la Guemara dit à propos de celui qui mange et se lève soudainement, que cela peut être dangereux, ne concerne que le cas où l'on a mangé à satiété et que l'on se lève brusquement. Mais si l'on mange une petite quantité ou que l'on reste assis un court instant, cela est permis. Il est donc facile de respecter l'obligation de se lever dans ce cas.
Réponse
Certains estiment qu'un fils qui entend les pas de son père ou de sa mère entrant dans la pièce, même s'il ne les voit pas, doit se lever devant eux, même s'il ne les verra pas par la suite. D'autres avis pensent que l'on n'est tenu de se lever devant ses parents que si on les voit réellement, et non simplement en entendant leurs pas sans les voir. La halakha suit ce dernier avis : il n'y a obligation de se lever devant ses parents que lorsqu'on les voit.
Réponse
Si un fils se lève devant son père et que cela entraîne que d'autres personnes honorent aussi son père, ce qui cause de la peine au père, et que celui-ci pardonne à son fils et lui demande de ne pas se lever devant lui en présence d'autres personnes, le fils ne doit pas se lever, car un père qui renonce à son honneur, son honneur est annulé. Cependant, si le fait que le fils ne se lève pas devant son père amène d'autres à ne pas se lever non plus devant leurs propres parents, et que cela entraîne une diminution du respect envers les parents en général, il ne faut pas agir différemment des autres.
Réponse
Lorsqu'un fils voit son père ou sa mère dans un autre endroit et qu'ils s'approchent pour entrer dans la pièce où il se trouve, il est préférable qu'il s'assoie d'abord, puis qu'il se lève dès leur entrée, afin d'accomplir la mitsva de respect des parents en étant explicitement commandé et en agissant, et aussi pour que l'accomplissement de la mitsva de se lever soit visible. Il est interdit au fils de fermer les yeux ou de détourner la tête lorsqu'il entend son père ou sa mère s'approcher, dans le but de ne pas les voir et d'éviter de se lever devant eux.
Réponse
Si un fils se lève devant son père mais doit ensuite se rendre quelque part, il est préférable qu'il ne parte pas immédiatement après s'être levé. Il convient qu'il s'assoie d'abord à sa place, puis qu'il se lève et parte, afin qu'il soit clair qu'il s'est levé en l'honneur de son père. En effet, si le fils part immédiatement, on pourrait penser qu'il s'est levé simplement pour partir et non par respect pour son père.
Réponse
Pendant les sept jours de deuil, si un érudit ou un ancien vient consoler, il est permis au fils de se montrer strict envers lui-même et de se lever devant eux, sans aucune crainte, et il n'y a pas de problème à ce qu'une personne exempte d'une mitsva l'accomplisse tout de même. Le jour de Ticha Béav, où tout le monde est assis à terre comme des endeuillés, il est obligatoire de se lever devant un ancien ou un érudit, car il s'agit d'un deuil ancien. Si un fils est en deuil de sa mère en même temps que son père et que son père entre dans la pièce, il y a un doute s'il doit se lever devant lui, car ils sont tous deux en deuil. En pratique, il n'est pas obligé de se lever en l'honneur de son père pendant les sept jours de deuil, même pas à titre d'embellissement de la mitsva. Toutefois, il est bien d'agir avec embellissement. Il en va de même si l'on est en deuil avec sa mère pour son père, ou pour un frère ou une sœur, et que la mère entre dans la pièce : il faut agir de la même manière.
Réponse
Un fils qui est en deuil pendant les sept jours pour sa mère n'est pas obligé de se lever devant son père lorsqu'il entre dans la pièce. Cependant, toutes les lois relatives à la crainte envers les parents s'appliquent également à l'endeuillé. Ainsi, il ne doit pas s'asseoir à la place réservée à son père et ne doit pas contredire ses paroles, etc.
Réponse
Même si le fils est un talmid hakham, il est tenu de se lever devant son père ou sa mère et d'observer toutes les lois du respect des parents. Il ne doit pas alléger l'honneur dû à son père, même si celui-ci est ignorant. Au contraire, il convient qu'il s'empresse d'accomplir la volonté de ses parents et les honore comme il se doit. Toutefois, pour une chose qu'il ne ferait pas pour lui-même en public, il semble que l'honneur de la Torah prime, et il n'est pas obligé de le faire pour son père. Mais en privé, il n'est pas permis à un talmid hakham de ne pas accéder à la demande de son père, même pour une chose qui, en tant qu'ancien, ne correspond pas à sa dignité.
Réponse
Si le père est l'élève de son fils en Torah, chacun doit se lever devant l'autre. Certains disent que le fils se lève devant son père, mais que le père n'a pas besoin de se lever devant son fils, même si ce dernier est son maître. D'autres estiment que si le fils est un talmid hakham respecté par tous pour sa sagesse, le père aussi doit se lever devant lui. Mais si le fils est le maître de son père sans être un talmid hakham reconnu, le père n'est pas obligé de se lever devant lui. La règle principale est que le père et le fils se lèvent l'un devant l'autre, conformément à l'avis du Choulhan Aroukh, car le respect des parents est comparé au respect dû à Hachem. Toutefois, il est souhaitable que le fils renonce à son honneur pour que son père n'ait pas à se lever devant lui. Même dans ce cas, le père doit se lever un peu et honorer son fils lorsqu'il passe devant lui. Si le fils renonce à son honneur et souhaite servir son père, il en a le droit.
Réponse
Il est évident qu'il est permis à un père d'appeler son fils par le titre de Rav ou Maître, ou des titres similaires.
Règle de la crainte envers les parents
Réponse
Il existe une mitsva positive de la Torah de craindre son père et sa mère, comme il est dit : « Chacun craindra sa mère et son père ». Les Sages ont enseigné qu’il est connu devant Celui qui a créé le monde que l’enfant craint davantage son père que sa mère, car c’est le père qui lui enseigne la Torah. C’est pourquoi la Torah a mentionné la crainte de la mère avant celle du père. Ils ont également dit : il est écrit « Chacun craindra sa mère et son père » et il est aussi écrit « Tu craindras Hachem ton D.ieu et tu Le serviras », ce qui met la crainte des parents au même niveau que la crainte envers Hachem. Le Rambam écrit que la Torah nous a ordonné de craindre le père et la mère, en les considérant comme des personnes dont on a peur et qui peuvent punir, à l’image d’un roi. Il convient donc de se comporter avec eux comme on le ferait envers quelqu’un dont on redoute la réaction ou le mépris.

