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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Mezouza (et garde-fou)

Emplacement, ordre de pose et bénédiction de la mezouza

Où doit-on fixer la mezouza lorsqu'il y a une pièce à l'intérieur d'une autre pièce ?
Comment déterminer le côté où fixer la mezouza si la pièce intérieure a aussi une sortie vers l'extérieur ?
Réponse

Lorsqu'il y a une pièce à l'intérieur d'une autre pièce, il faut fixer la mezouza à droite de l'entrée de la pièce intérieure. Si la pièce intérieure possède également une sortie vers l'extérieur, on fixe la mezouza à droite de celui qui entre dans la pièce où se trouve le signe du gond, c'est-à-dire à l'endroit où a été fait le trou dans le seuil pour le gond de la porte, qui maintient les portes. On fixe donc la mezouza du côté droit selon la direction dans laquelle on entre par cette porte.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 81)
Est-il permis de fixer la mezouza sur le mur à côté de la porte si l'embrasure ne le permet pas ?
Doit-on faire la berakha si la mezouza n'est pas fixée dans l'embrasure de la porte ?
La mezouza est-elle valide si elle est fixée sur le mur derrière la porte ?
Réponse

Si l'on ne peut pas fixer la mezouza dans l'embrasure de la porte, il ne faut pas la fixer sur le mur adjacent à la porte ni derrière la porte. Il faut donc veiller lors de la construction de la porte à laisser un espace permettant de fixer la mezouza dans l'embrasure. Si aucun espace n'a été laissé, en tout cas, on ne fera pas la berakha si la mezouza n'est pas dans l'embrasure. Il a déjà été expliqué que si on la fixe sur le mur de la maison derrière la porte, cela est invalide.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 82)
Comment doit-on fixer la mezouza sur le montant de la porte ?
Quelle profondeur maximale peut-on creuser dans le montant pour y placer la mezouza ?
Réponse

Comment fixer la mezouza : on la cloue avec des clous sur le montant de la porte, ou bien on creuse une cavité dans le montant et on l'y fixe. Il ne faut cependant pas creuser une profondeur d'un tefah, car si l'on fait ainsi, la mezouza est invalide.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 83)
Est-il permis de coller la mezouza avec de la colle forte si la porte est en fer ?
La mezouza est-elle valide si elle est suspendue et bouge d'un côté à l'autre ?
Comment s'assurer que le nom 'Chaddaï' soit visible lors de la fixation de la mezouza dans le mur ?
Réponse

Si l'on ne peut absolument pas fixer la mezouza à la porte avec des clous parce que la porte est en fer, il est permis de la coller avec une colle forte de façon à ce qu'elle tienne solidement pendant de nombreux jours, car elle est alors bien fixée. Mais si l'on suspend la mezouza à un bâton de sorte qu'elle bouge d'un côté à l'autre, elle est invalide. Il faut donc la fixer avec des clous, ou avec une colle forte comme mentionné, ou bien creuser dans le mur et la fixer à l'aide de plâtre et de chaux, en veillant à ce que le nom "Chaddaï" soit visible pour ceux qui entrent et sortent.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 84)
Quelle bénédiction doit-on réciter avant de fixer une mezouza sur le montant d'une porte ?
Est-il permis de réciter la bénédiction de la mezouza au moment de son écriture ?
Si l’on a dit une formule différente pour la bénédiction de la mezouza, est-on quitte ?
Réponse

Avant de fixer la mezouza sur le montant de la porte, il faut réciter la bénédiction « Achèr kidéchanu bemitsvotav vetsivanu likboa mezouza ». Si l’on a récité la bénédiction sur la mitsva de la mezouza, on est quitte. On ne récite pas la bénédiction au moment de l’écriture de la mezouza, car c’est la fixation de la mezouza qui constitue la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 85)
Doit-on réciter la bénédiction au singulier ou au pluriel lorsqu’on fixe plusieurs mezouzot dans une maison ?
Réponse

Même lorsqu’on fixe plusieurs mezouzot aux différentes portes des pièces de la maison, on récite la bénédiction au singulier « likboa mezouza » et non au pluriel « likboa mezouzot ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 86)
Faut-il réciter une bénédiction pour chaque mezouza que l’on fixe dans une maison ?
Combien de bénédictions doit-on réciter lorsqu’on fixe plusieurs mezouzot dans différentes pièces d’une maison ?
Réponse

La coutume répandue est de réciter la bénédiction uniquement sur la première mezouza que l’on fixe à l’entrée de la maison, et cette bénédiction acquitte toutes les mezouzot que l’on fixe dans les autres pièces. Si l’on récitait une bénédiction sur chaque mezouza, cela constituerait une bénédiction non nécessaire. Ainsi, même si l’on fixe deux, trois ou davantage de mezouzot dans les différentes pièces de la maison, une seule bénédiction suffit pour toutes.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 87)
Doit-on réciter une nouvelle bénédiction lorsqu’on fixe une mezouza dans un autre logement ou une autre cour après s’être déplacé ?
Que conseille-t-on de faire pour pouvoir réciter la bénédiction sur la mezouza lors de la pose d'une mezouza dans un autre logement ou une autre cour après en avoir déjà fixé une à une première porte, afin de satisfaire tous les avis halakhiques ?
Réponse

Si l’on a fixé une mezouza à une porte et que l’on doit ensuite en fixer une dans un autre logement ou une autre cour, ce qui nécessite de s’y déplacer, certains estiment que ce déplacement constitue une interruption et qu’il faut réciter à nouveau la bénédiction. D’autres ne sont pas de cet avis. Certains conseillent de ne pas fixer les mezouzot dans les deux endroits à la suite, mais d’attendre quelques heures entre les deux, et de s’occuper à d’autres affaires entre-temps, afin de pouvoir réciter la bénédiction sur la mezouza du second endroit selon tous les avis.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 88)
Le propriétaire peut-il désigner quelqu’un d’autre pour réciter la bénédiction sur la première mezouza ?
Si le propriétaire a déjà récité la bénédiction sur la première porte, la personne qui fixe une mezouza dans une autre pièce doit-elle réciter la bénédiction ?
Quelle formule de bénédiction doit-on utiliser selon que l’on accomplit la mitsva pour soi-même ou pour autrui, par exemple pour la construction d’une rambarde ?
Réponse

Le propriétaire peut désigner un délégué pour réciter la bénédiction et fixer la première mezouza — par exemple, inviter un grand érudit en Torah ou le mara d'atra — et les autres fixeront ensuite les mezouzot sans réciter de bénédiction, en se basant sur la bénédiction du délégué. Dans ce cas, c'est au délégué de réciter la bénédiction « al keviyat mezouza », et le propriétaire ne devra pas réciter à nouveau la bénédiction sur la seconde porte, même s'il la fixe lui-même, car cela constituerait une bénédiction non nécessaire. De même, si le propriétaire a récité la bénédiction sur la première porte et qu’il honore une autre personne pour fixer la mezouza dans une autre pièce, cette personne ne doit pas réciter la bénédiction. Ce n’est que lorsque le propriétaire fixe lui-même la mezouza qu’il récite « likboa mezouza ». Il en va de même pour les autres mitsvot : par exemple, celui qui construit une rambarde pour lui-même récite « laassot maake », tandis que si un ouvrier juif construit une rambarde pour autrui, il récitera « al assiyat maake », et ainsi de suite pour les cas similaires.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 89)
Doit-on réciter la bénédiction Chéhé’héyanou lors de la fixation d’une mezouza ?
Est-il permis d’interrompre entre la bénédiction de la mezouza et celle de Chéhé’héyanou si l’on porte un vêtement neuf ?
Comment procéder si l’on souhaite réciter Chéhé’héyanou pour un vêtement neuf avant de fixer une mezouza ?
Réponse

On ne récite pas la bénédiction « Chéhé’héyanou » lors de la fixation d’une mezouza. Même si l’on porte un vêtement neuf, il ne faut pas interrompre entre la bénédiction de la mezouza et celle de « Chéhé’héyanou ». Si l’on souhaite, après avoir mis la chemise, on pourra réciter « Chéhé’héyanou », puis immédiatement réciter la bénédiction sur la mezouza et la fixer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 90)
Si l’on a fixé une mezouza sans réciter la berakha, peut-on encore la réciter après plusieurs jours ?
Est-il préférable de retirer la mezouza pour la faire vérifier avant de réciter la berakha si on l’a oubliée lors de la pose ?
La mitsva de mezouza est-elle considérée comme une mitsva continue pour la récitation de la berakha, comme les tsitsit et les tefiline ?
Réponse

Celui qui a fixé une mezouza dans sa maison et a oublié de réciter la bénédiction de la mitsva, qui est « lekboa mezouza », et s’en souvient après quelques jours, peut encore réciter la bénédiction sur la mitsva, car son accomplissement est permanent et continu, comme pour les tsitsit et les tefiline : si l’on n’a pas récité la bénédiction avant d’accomplir la mitsva, on peut la réciter tant qu’on porte les tsitsit ou les tefiline. Toutefois, il est préférable de retirer la mezouza pour la faire vérifier, puis, lorsqu’on la refixe, on pourra réciter la bénédiction, même si elle s’avère cachère.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 91)
A quelle fréquence doit-on vérifier les mezouzot de sa maison selon la halakha ?
Est-il recommandé de vérifier les mezouzot à un moment particulier de l’année ?
Réponse

Il est obligatoire de vérifier les mezouzot de sa maison une fois tous les trois ans et demi. Par mesure de piété, il est recommandé de les vérifier chaque année au mois de Eloul.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 92)
Faut-il réciter la berakha lors de la repose d’une mezouza après vérification par un scribe si elle est restée cachère ?
Réponse

Celui qui a retiré la mezouza de l’entrée de sa maison pour la faire vérifier et corriger par un scribe, et qu’elle s’avère cachère, lorsqu’il la refixe à l’entrée de sa maison, il doit réciter à nouveau la berakha « lekboa mezouza ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 93)
Doit-on réciter la berakha lorsqu’on remet en place une mezouza retirée uniquement pour lui faire un étui plus beau ?
Dans quel cas doit-on réciter la berakha si la mezouza a été gardée longtemps hors de son emplacement ?
Réponse

Si l’on a retiré la mezouza dans l’intention de lui faire un étui plus beau, puis qu’on la remet en place, il n’est pas nécessaire de réciter la berakha, sauf si on l’a gardée longtemps en main, au point d’avoir détourné son attention de la mitsva, auquel cas il faudra réciter la berakha avant de la refixer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 94)
Faut-il réciter la berakha lorsqu’on remet en place une mezouza tombée d’elle-même du montant de la porte ?
Réponse

Si la mezouza est tombée d’elle-même du montant de la porte et qu’on la remet en place, il existe une controverse sur la nécessité de réciter la berakha lors de sa repose. En cas de doute concernant une berakha, on adopte une position indulgente et on ne la récite pas.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 95)
Est-il permis de déplacer une mezouza d’une porte à une autre ?
Peut-on transférer une mezouza d’une porte soumise à l’obligation de la Torah vers une porte soumise à une obligation rabbinique ?
Réponse

Il est permis de prendre une mezouza d’une porte et de la fixer sur une autre porte, à condition que la nouvelle porte soit soumise à la même obligation que la première. Cependant, il n’est pas permis de transférer une mezouza d’une porte soumise à l’obligation de la Torah vers une porte dont l’obligation n’est que rabbinique.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 96)
Une mezouza écrite en écriture ashkénaze est-elle valable pour un Séfarade ?
Faut-il réciter la berakha lorsqu’on remplace les mezouzot de son logement par d’autres plus belles ?
Doit-on réciter la berakha en remettant en place des mezouzot qui ont été retirées pour vérification et se sont révélées cachères ?
Réponse

Une mezouza écrite en écriture ashkénaze est valable aussi pour les Séfarades, et inversement. Toutefois, il est préférable que le résident séfarade choisisse une mezouza écrite en écriture séfarade, et l’ashkénaze en écriture ashkénaze, selon la coutume de leurs ancêtres. Celui qui remplace les mezouzot de son logement, en entrant y habiter, par d’autres mezouzot plus belles, ou un Séfarade qui remplace des mezouzot en écriture ashkénaze par des mezouzot en écriture séfarade, comme il convient de le faire pour accomplir la mitsva de la meilleure façon, doit réciter la berakha à cette occasion. Il récitera la berakha sur l’une d’elles et acquittera les autres. De même, si l’on a retiré les mezouzot de sa maison pour les faire vérifier et qu’elles se révèlent cachères, il faut réciter la berakha en les remettant en place. A plus forte raison, si la mezouza s’est avérée invalide et qu’on la remplace par une autre, il faut réciter la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 97)
Que doit faire une personne qui emménage dans un logement où il y a déjà des mezouzot ?
Faut-il réciter la berakha après avoir vérifié et remis en place les mezouzot d’un nouveau logement ?
Réponse

Celui qui emménage dans un nouveau logement où se trouvent déjà des mezouzot doit, pour éviter tout doute, retirer les mezouzot présentes afin de les faire vérifier, puis les remettre en place avec récitation de la berakha. Il est également recommandé de détourner son esprit de ces mezouzot pendant ce temps, ce qui est généralement le cas lorsqu’on les retire pour vérification.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 98)
Est-il permis d’emporter ses mezouzot de grande qualité en déménageant, à condition de les remplacer par d’autres cachères ?
Comment procéder au mieux lorsqu’on souhaite retirer ses mezouzot avant de quitter un logement ?
Réponse

Celui qui déménage et souhaite emporter ses mezouzot très belles peut, selon la halakha, les remplacer par d’autres mezouzot cachères. Toutefois, il est conseillé de retirer les mezouzot de qualité supérieure sous prétexte de vérification, puis d’installer à leur place d’autres mezouzot cachères, et il récitera la berakha « lekboa mezouza » lors de la pose des nouvelles mezouzot. Il est préférable d’effectuer cette opération quelques jours avant de quitter le logement.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 99)
Est-il permis de placer une seconde mezouza à côté d’une mezouza peinte qu’on ne peut pas retirer ?
Que faut-il faire avant de peindre un endroit où se trouve une mezouza ?
Réponse

Si la mezouza a été peinte et qu’il est difficile de la retirer pour la vérifier, il ne faut pas en placer une autre à côté, car certains considèrent que cela constituerait un interdit de bal tosif. Il ne faut pas agir ainsi même si cela entraîne une perte. Il convient plutôt de retirer la mezouza avant de peindre, afin qu’elle ne soit pas abîmée par l’humidité de la peinture.

(Yalkout Yossef, Lois de Mezouza (et garde-fou), Halakha 100)