Questions pratiques
Emplacement, ordre de pose et bénédiction de la mezouza
Réponse
Lorsqu'il y a une pièce à l'intérieur d'une autre pièce, il faut fixer la mezouza à droite de l'entrée de la pièce intérieure. Si la pièce intérieure possède également une sortie vers l'extérieur, on fixe la mezouza à droite de celui qui entre dans la pièce où se trouve le signe du gond, c'est-à-dire à l'endroit où a été fait le trou dans le seuil pour le gond de la porte, qui maintient les portes. On fixe donc la mezouza du côté droit selon la direction dans laquelle on entre par cette porte.
Réponse
Si l'on ne peut pas fixer la mezouza dans l'embrasure de la porte, il ne faut pas la fixer sur le mur adjacent à la porte ni derrière la porte. Il faut donc veiller lors de la construction de la porte à laisser un espace permettant de fixer la mezouza dans l'embrasure. Si aucun espace n'a été laissé, en tout cas, on ne fera pas la berakha si la mezouza n'est pas dans l'embrasure. Il a déjà été expliqué que si on la fixe sur le mur de la maison derrière la porte, cela est invalide.
Réponse
Comment fixer la mezouza : on la cloue avec des clous sur le montant de la porte, ou bien on creuse une cavité dans le montant et on l'y fixe. Il ne faut cependant pas creuser une profondeur d'un tefah, car si l'on fait ainsi, la mezouza est invalide.
Réponse
Si l'on ne peut absolument pas fixer la mezouza à la porte avec des clous parce que la porte est en fer, il est permis de la coller avec une colle forte de façon à ce qu'elle tienne solidement pendant de nombreux jours, car elle est alors bien fixée. Mais si l'on suspend la mezouza à un bâton de sorte qu'elle bouge d'un côté à l'autre, elle est invalide. Il faut donc la fixer avec des clous, ou avec une colle forte comme mentionné, ou bien creuser dans le mur et la fixer à l'aide de plâtre et de chaux, en veillant à ce que le nom "Chaddaï" soit visible pour ceux qui entrent et sortent.
Réponse
Avant de fixer la mezouza sur le montant de la porte, il faut réciter la bénédiction « Achèr kidéchanu bemitsvotav vetsivanu likboa mezouza ». Si l’on a récité la bénédiction sur la mitsva de la mezouza, on est quitte. On ne récite pas la bénédiction au moment de l’écriture de la mezouza, car c’est la fixation de la mezouza qui constitue la mitsva.
Réponse
Même lorsqu’on fixe plusieurs mezouzot aux différentes portes des pièces de la maison, on récite la bénédiction au singulier « likboa mezouza » et non au pluriel « likboa mezouzot ».
Réponse
La coutume répandue est de réciter la bénédiction uniquement sur la première mezouza que l’on fixe à l’entrée de la maison, et cette bénédiction acquitte toutes les mezouzot que l’on fixe dans les autres pièces. Si l’on récitait une bénédiction sur chaque mezouza, cela constituerait une bénédiction non nécessaire. Ainsi, même si l’on fixe deux, trois ou davantage de mezouzot dans les différentes pièces de la maison, une seule bénédiction suffit pour toutes.
Réponse
Si l’on a fixé une mezouza à une porte et que l’on doit ensuite en fixer une dans un autre logement ou une autre cour, ce qui nécessite de s’y déplacer, certains estiment que ce déplacement constitue une interruption et qu’il faut réciter à nouveau la bénédiction. D’autres ne sont pas de cet avis. Certains conseillent de ne pas fixer les mezouzot dans les deux endroits à la suite, mais d’attendre quelques heures entre les deux, et de s’occuper à d’autres affaires entre-temps, afin de pouvoir réciter la bénédiction sur la mezouza du second endroit selon tous les avis.
Réponse
Le propriétaire peut désigner un délégué pour réciter la bénédiction et fixer la première mezouza — par exemple, inviter un grand érudit en Torah ou le mara d'atra — et les autres fixeront ensuite les mezouzot sans réciter de bénédiction, en se basant sur la bénédiction du délégué. Dans ce cas, c'est au délégué de réciter la bénédiction « al keviyat mezouza », et le propriétaire ne devra pas réciter à nouveau la bénédiction sur la seconde porte, même s'il la fixe lui-même, car cela constituerait une bénédiction non nécessaire. De même, si le propriétaire a récité la bénédiction sur la première porte et qu’il honore une autre personne pour fixer la mezouza dans une autre pièce, cette personne ne doit pas réciter la bénédiction. Ce n’est que lorsque le propriétaire fixe lui-même la mezouza qu’il récite « likboa mezouza ». Il en va de même pour les autres mitsvot : par exemple, celui qui construit une rambarde pour lui-même récite « laassot maake », tandis que si un ouvrier juif construit une rambarde pour autrui, il récitera « al assiyat maake », et ainsi de suite pour les cas similaires.
Réponse
On ne récite pas la bénédiction « Chéhé’héyanou » lors de la fixation d’une mezouza. Même si l’on porte un vêtement neuf, il ne faut pas interrompre entre la bénédiction de la mezouza et celle de « Chéhé’héyanou ». Si l’on souhaite, après avoir mis la chemise, on pourra réciter « Chéhé’héyanou », puis immédiatement réciter la bénédiction sur la mezouza et la fixer.
Réponse
Celui qui a fixé une mezouza dans sa maison et a oublié de réciter la bénédiction de la mitsva, qui est « lekboa mezouza », et s’en souvient après quelques jours, peut encore réciter la bénédiction sur la mitsva, car son accomplissement est permanent et continu, comme pour les tsitsit et les tefiline : si l’on n’a pas récité la bénédiction avant d’accomplir la mitsva, on peut la réciter tant qu’on porte les tsitsit ou les tefiline. Toutefois, il est préférable de retirer la mezouza pour la faire vérifier, puis, lorsqu’on la refixe, on pourra réciter la bénédiction, même si elle s’avère cachère.
Réponse
Il est obligatoire de vérifier les mezouzot de sa maison une fois tous les trois ans et demi. Par mesure de piété, il est recommandé de les vérifier chaque année au mois de Eloul.
Réponse
Celui qui a retiré la mezouza de l’entrée de sa maison pour la faire vérifier et corriger par un scribe, et qu’elle s’avère cachère, lorsqu’il la refixe à l’entrée de sa maison, il doit réciter à nouveau la berakha « lekboa mezouza ».
Réponse
Si l’on a retiré la mezouza dans l’intention de lui faire un étui plus beau, puis qu’on la remet en place, il n’est pas nécessaire de réciter la berakha, sauf si on l’a gardée longtemps en main, au point d’avoir détourné son attention de la mitsva, auquel cas il faudra réciter la berakha avant de la refixer.
Réponse
Si la mezouza est tombée d’elle-même du montant de la porte et qu’on la remet en place, il existe une controverse sur la nécessité de réciter la berakha lors de sa repose. En cas de doute concernant une berakha, on adopte une position indulgente et on ne la récite pas.
Réponse
Il est permis de prendre une mezouza d’une porte et de la fixer sur une autre porte, à condition que la nouvelle porte soit soumise à la même obligation que la première. Cependant, il n’est pas permis de transférer une mezouza d’une porte soumise à l’obligation de la Torah vers une porte dont l’obligation n’est que rabbinique.
Réponse
Une mezouza écrite en écriture ashkénaze est valable aussi pour les Séfarades, et inversement. Toutefois, il est préférable que le résident séfarade choisisse une mezouza écrite en écriture séfarade, et l’ashkénaze en écriture ashkénaze, selon la coutume de leurs ancêtres. Celui qui remplace les mezouzot de son logement, en entrant y habiter, par d’autres mezouzot plus belles, ou un Séfarade qui remplace des mezouzot en écriture ashkénaze par des mezouzot en écriture séfarade, comme il convient de le faire pour accomplir la mitsva de la meilleure façon, doit réciter la berakha à cette occasion. Il récitera la berakha sur l’une d’elles et acquittera les autres. De même, si l’on a retiré les mezouzot de sa maison pour les faire vérifier et qu’elles se révèlent cachères, il faut réciter la berakha en les remettant en place. A plus forte raison, si la mezouza s’est avérée invalide et qu’on la remplace par une autre, il faut réciter la berakha.
Réponse
Celui qui emménage dans un nouveau logement où se trouvent déjà des mezouzot doit, pour éviter tout doute, retirer les mezouzot présentes afin de les faire vérifier, puis les remettre en place avec récitation de la berakha. Il est également recommandé de détourner son esprit de ces mezouzot pendant ce temps, ce qui est généralement le cas lorsqu’on les retire pour vérification.
Réponse
Celui qui déménage et souhaite emporter ses mezouzot très belles peut, selon la halakha, les remplacer par d’autres mezouzot cachères. Toutefois, il est conseillé de retirer les mezouzot de qualité supérieure sous prétexte de vérification, puis d’installer à leur place d’autres mezouzot cachères, et il récitera la berakha « lekboa mezouza » lors de la pose des nouvelles mezouzot. Il est préférable d’effectuer cette opération quelques jours avant de quitter le logement.
Réponse
Si la mezouza a été peinte et qu’il est difficile de la retirer pour la vérifier, il ne faut pas en placer une autre à côté, car certains considèrent que cela constituerait un interdit de bal tosif. Il ne faut pas agir ainsi même si cela entraîne une perte. Il convient plutôt de retirer la mezouza avant de peindre, afin qu’elle ne soit pas abîmée par l’humidité de la peinture.

