Questions pratiques
Remise de l'anneau à la mariée
Réponse
Si le hatan a prononcé la formule de la kiddouchin en disant « Voici, tu es consacrée par cette bague », etc., mais a omis le mot « li », alors, tant qu’il n’a pas encore remis la bague, il doit reprendre et dire toute la formule mot à mot. Mais s’il a déjà remis la bague, étant donné qu’ils étaient occupés par le sujet du kiddouchin, cela est considéré comme s’il parlait avec elle à propos de son mariage, et elle est consacrée même s’il n’a pas dit « li ». Toutefois, il convient d’avertir le hatan, a priori, de dire chaque mot sans en omettre aucun.
Réponse
Si le rav qui officie le kiddouchin fait répéter la formule « Voici, tu es consacrée… » au hatan, certains estiment qu’il ne doit pas prononcer le mot « li », mais qu’il doit apprendre au hatan à le dire lui-même. Cependant, si le hatan est ignorant, le rav peut aussi lui faire dire le mot « li », mais à voix douce.
Réponse
Le hatan et la kala doivent comprendre la signification des paroles « Voici, tu es consacrée… », et savoir que la bague est donnée dans l’intention de kiddouchin et non comme un simple cadeau. De même, la kala doit comprendre que la bague lui est remise pour le kiddouchin. Il convient donc d’avertir la kala de prêter attention à ce que dit le hatan, et de ne pas se concentrer uniquement sur les photos.
Réponse
Si le hatan a donné la bague à la kala avant la bénédiction des fiançailles et a prononcé la formule « Voici, tu es consacrée… », il ne faut plus réciter cette bénédiction, car toutes les bénédictions doivent être faites avant l’accomplissement de l’acte. Il ne faut pas non plus procéder au kiddouchin avant la cérémonie de la houppa.
Réponse
Si l’officiant du kiddouchin s’est trompé et a récité la bénédiction sur le vin en disant « cheakol nihya bidvaro » au lieu de « boré peri haguefen », et qu’il ne s’est pas corrigé immédiatement, il n’est pas nécessaire de recommencer la bénédiction sur le vin, car a posteriori, la formule « cheakol » est valable pour tout.
Enveloppement dans le talit sous la houppa
Réponse
Après que le hatan a sanctifié la kala, il prendra un talit neuf et récitera uniquement la berakha "Sheheheyanu". Si la houppa et les kidouchin ont lieu avant le coucher du soleil, comme c'était la coutume à Jérusalem, le hatan récitera également la berakha "Lehit'atef betsitsit" sur le talit, puis la berakha "Sheheheyanu". Puisqu'il a récité la berakha "Lehit'atef betsitsit", certains estiment qu'il doit s'envelopper dans le talit comme on le fait le matin, tandis que d'autres pensent qu'il suffit de poser le talit sur son épaule, car la formulation de la berakha n'est pas indispensable. Après avoir mis le talit sur son corps, on étendra le talit au-dessus du hatan et de la kala. Si le talit n'est pas neuf, il ne récitera que la berakha "Lehit'atef betsitsit". Si la houppa a lieu la nuit et que le talit est neuf, il récitera uniquement la berakha "Sheheheyanu" ; dans ce cas, il n'est pas nécessaire de s'envelopper dans le talit comme le matin, mais il récitera la berakha et posera le talit sur son épaule ou sur sa tête, puis on l'étendra immédiatement au-dessus du hatan et de la kala.
Réponse
Avant de réciter la berakha "Sheheheyanu", le rav qui officie aux kidouchin doit demander au hatan d'avoir l'intention, par cette berakha, de se réjouir du talit neuf, mais aussi d'acquitter par cette berakha la mitsva des kidouchin, ainsi que les vêtements et le chapeau neufs qu'il porte le jour de son mariage, la maison et le mobilier neufs, ainsi que tous les objets divers qu'il a acquis ou reçus en cadeau à l'occasion de son mariage.
Réponse
Au moment où l'on étend le talit au-dessus de la tête du hatan et de la kala, il est d'usage de réciter "Veyiten lekha HaElokim mital hashamayim...". Certains invitent un kohen à étendre ses mains au-dessus du hatan et de la kala et à réciter la berakha des kohanim.
Réponse
Il faut avertir l'assemblée de ne pas fumer de cigarette sous la houppa, car quiconque fume sous la houppa encourt une grande sanction dans le monde futur. Il faut également avertir l'assemblée de ne pas se moquer ou plaisanter sous la houppa, et de respecter la solennité de ce moment élevé.
Réponse
Le fait que certains aient l'habitude de bénir le hatan et la kala sous la houppa avec les versets "Yevarechekha Hachem veyishmerecha..." ne pose aucun problème d'interdiction concernant la récitation des versets des kohanim par des non-kohanim. Il n'y a pas non plus à craindre l'interdiction de réciter oralement des paroles écrites de la Torah.
Lecture de la ketouba sous la houppa
Réponse
Après avoir étendu le talit sur la tête du hatan et de la kala, on procède à la lecture de la ketouba, et on lit la ketouba avant le mariage, afin que la femme soit permise à son mari même selon la règle des hakhamim, car une femme n’est permise à son mari qu’après que la ketouba a été écrite pour elle.
Réponse
Même si l’on a oublié de lire la ketouba avant les bénédictions du mariage, on la lira après celles-ci. Mais si on l’a lue avant les kidouchin, il n’est pas nécessaire de la relire après les kidouchin.
Réponse
Selon la règle stricte, il conviendrait de lire tout le texte de la ketouba du début à la fin. Cependant, il est courant aujourd’hui de sauter la lecture d’une partie du formulaire standard, et cette pratique a un fondement valable en halakha. Après avoir lu jusqu’à la partie principale et additionnelle, « bar me’aten de’hazu le, ve’alam al atsmo kenikhsei tsone ouvarzel », on lit « he’dira be’erets-Israel » (ou dans un autre pays), puis on saute et on reprend à « vekanina miyad hatan hanizkar » jusqu’à la fin.
Réponse
Celui qui lit la ketouba doit élever la voix de façon à ce que les deux témoins et le hatan, et de préférence aussi dix personnes, entendent bien sa lecture.
Réponse
Il est permis, a priori, de lire la ketouba à l’aide d’un haut-parleur, et il n’y a aucune objection à cela.
Réponse
Notre coutume est de lire la ketouba en chantant, afin d’honorer la mitsva et parce que cela attire davantage l’attention de l’assemblée. Il existe des communautés qui n’ont pas l’usage de lire la ketouba sous la houppa ; dans ces communautés, après les kidouchin, les témoins et le hatan signent, puis la ketouba est remise à la kala.
Réponse
La coutume ancienne est de confier la lecture de la ketouba au sage de la communauté ou au hazan, à condition qu'il sache la lire correctement.
Réponse
L'assemblée doit se tenir debout pendant la lecture de la ketouba, respecter le moment et s'abstenir de parler ou de faire du bruit à ce moment-là.
Réponse
Avant la lecture de la ketouba, il est d'usage d'ajouter des versets de bénédiction. La coutume de réciter des demi-versets a une base valable.
Réponse
Celui qui a été honoré de lire la ketouba et constate qu'elle n'a pas été rédigée correctement, mais qu'elle n'est pas invalide, ne doit pas modifier la lecture selon ce qui aurait dû être écrit, mais doit lire exactement ce qui est écrit. Si le lecteur se trompe dans la lecture, les auditeurs ne doivent pas le corriger si cela risque de lui causer, ou au marié, de la gêne. De même, si par erreur on a apporté une ketouba d'une veuve ou autre cas similaire, il ne faut pas interrompre la lecture en cours pour ne pas causer de honte au marié et à la mariée. Après la lecture de la ketouba, on corrigera l'erreur, puis les témoins signeront et la cérémonie de kiddoushin se poursuivra. Pendant la lecture, il sautera l'erreur et lira oralement ce qu'il faut, car la lecture n'est pas indispensable, et ce n'est qu'après la lecture que l'on corrigera comme indiqué.

