Questions pratiques
Statut de la mila hors du temps prescrit
Réponse
Il faut s'opposer fermement aux mohalim qui pratiquent la mila avant le huitième jour, ou qui la retardent à d'autres jours sans raison de maladie du nourrisson, car cela annule la mitsva positive de la Torah « ouveyom hachmini ». De même, si l'on pratique la mila la nuit, avant la sortie des étoiles, on annule également la mitsva positive de la Torah.
Réponse
Si le mohel a devant lui deux enfants à circoncire, l'un dont la mila doit être faite en son temps (le huitième jour) et l'autre dont la mila a été repoussée, la mila en son temps a priorité, car elle est plus sacrée, étant donné qu'elle repousse même le Chabbat. Cela s'applique lorsque les deux enfants sont présents. Mais si l'on amène seulement l'enfant dont la mila a été repoussée et que celui dont la mila est en son temps n'est pas encore arrivé, il n'est pas nécessaire d'attendre ce dernier et on circoncit immédiatement celui qui est présent.
Réponse
Si le mohel a devant lui deux enfants à circoncire et que l'un d'eux est un cohen, le cohen doit être circoncis en premier, conformément au principe de « vekidashto », qui veut qu'il soit prioritaire dans toute chose de sainteté.
Réponse
Si un enfant est tombé malade et que la mila a été repoussée, puis qu'il guérit pendant les sept jours de deuil de son père ou de sa mère, il faut pratiquer la mila même durant ces jours de deuil, et il est strictement interdit de la repousser après la période de deuil pour la faire dans la joie. A plus forte raison, si la mila doit être faite en son temps pendant les sept jours de deuil, il ne faut pas la repousser, mais la réaliser pendant la période de deuil du père ou de la mère.
Réponse
Un endeuillé pendant les sept jours de deuil, s'il est invité à être sandak, a le droit d'accepter cette fonction et même de sortir de chez lui pour cela, mais il ne portera pas de chaussures en cuir.
Réponse
Certains disent qu'il est permis à un endeuillé, pendant les douze mois pour le père ou la mère, et pendant les trente jours pour les autres proches, d'assister au repas de la mila. C'est l'opinion principale, et il n'y a pas de coutume de rigueur à ce sujet. Toutefois, celui qui choisit de s'abstenir de participer à un repas de mitsva pendant les douze mois pour le père ou la mère, qu'il soit béni.
Réponse
Lorsqu’un garçon premier-né est tombé malade et n’a pas été circoncis, puis qu’au moment du pidyon haben il a guéri et qu’il est possible de le circoncire, il convient de procéder d’abord à la mila, puis ensuite au pidyon haben. Mais si la circoncision reste impossible, il ne faut pas repousser le pidyon haben après la mila ; il faut accomplir le pidyon haben en son temps.
Réponse
Si un garçon premier-né est malade et ne peut pas être circoncis, et que le moment du pidyon haben arrive, mais que le médecin interdit de le faire sortir de l’hôpital, on accomplira le pidyon haben même sans la présence du bébé, en donnant cinq selaim au cohen pour le rachat.
Réponse
De même, si un garçon est tombé malade et que la circoncision a été repoussée, puis qu’il guérit le trentième jour, qui tombe un jeudi ou un vendredi, jours où l’on ne pratique pas la mila repoussée, il faut accomplir le pidyon haben en son temps et ne pas le repousser au dimanche après la circoncision.
Réponse
Un mohel expert qui a également été honoré d’être sandak, ou un père qui est mohel expert et souhaite accomplir les deux mitsvot, c’est-à-dire circoncire son fils et être sandak, en a parfaitement le droit. Il peut effectuer la mila tout en étant assis en tant que sandak, sans avoir besoin de se lever pour la bénédiction. C’est ainsi qu’agissaient de grands maîtres d’Israël qui étaient à la fois sandak et mohel.
Qui est apte à pratiquer la mila
Réponse
Toute personne est apte à pratiquer la mila, même une femme ou un mineur. Cependant, s'il y a un homme juif adulte qui sait pratiquer la mila, il a priorité sur tous les autres pour accomplir la mila. Certains avis estiment qu'une femme ne doit pas pratiquer la mila, et telle est la coutume. Il convient de rechercher un mohel et un baal berit qui soient les meilleurs et craignant Hachem. Il est aussi recommandé de s'efforcer que le mohel soit un expert et ait la main légère.
Réponse
Un non-juif, même s'il est lui-même circoncis, n'est en aucun cas autorisé à pratiquer la mila.
Réponse
Certains avis estiment que la délégation n'est pas valable pour la mila, et que le père doit donc s'efforcer de circoncire lui-même son fils. D'autres pensent que la délégation est valable aussi pour la mila. C'est également l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, qui écrit que le père doit se tenir près du mohel pour lui signifier qu'il agit en tant que son délégué. Toutefois, si le père est un mohel expert, il est préférable qu'il pratique lui-même la mila. Cependant, tout le monde n'a pas la force de caractère nécessaire pour circoncire son propre fils, c'est pourquoi il faut laisser la pratique de la mila au mohel. Même pour la coupe, si le père n'est pas expérimenté, il ne doit pas couper, car sous l'effet de l'émotion il risque de ne pas retirer toute la orla, obligeant à recommencer et causant une souffrance inutile au nourrisson. Il en va de même pour la pria, où il pourrait se tromper ou tarder.
Réponse
Il est permis au père de l'enfant de nommer son propre père, c'est-à-dire le grand-père du bébé, comme délégué pour pratiquer la mila. Bien qu'il soit généralement dit qu'une personne n'a pas l'audace de nommer son père comme délégué, ici la situation est différente, car le grand-père accomplit une mitsva en circoncisant son petit-fils et il est donc plus concerné par cette mitsva qu'une autre personne.
Réponse
Certains estiment que si le père souhaite être sandek, il peut honorer un autre mohel pour circoncire son fils, et cela est considéré comme s'il avait accompli la mitsva de la mila lui-même, car en tant que sandek, il incline son fils, l'attache et maintient ses jambes devant le mohel, aidant ainsi à la circoncision.
Réponse
Si le père de l'enfant ne sait pas pratiquer la mila lui-même, et qu'un mohel expert le guide uniquement pour la coupe, mais que le père du père (le grand-père) exige que son fils ne procède pas ainsi par crainte qu'il ne coupe pas correctement jusqu'au bout du protecteur, ce qui obligerait à recommencer et ferait souffrir inutilement le nourrisson, il convient d'écouter son père dans ce cas. Il est préférable de nommer le mohel comme délégué pour circoncire l'enfant.
Réponse
Le père du garçon doit se tenir à côté du mohel pendant la mila, car la mila est comparable à un korban, et pour tout korban, les propriétaires doivent se tenir près du korban.
Réponse
Un mohel débutant, même s'il maîtrise la technique de la mila mais n'a jamais pratiqué auparavant, ne doit pas effectuer sa première mila sans la présence d'un mohel expert. Même s'il y a un risque que la mila soit retardée jusqu'à l'arrivée d'un mohel expert, et que la mila ne soit pas faite le huitième jour, malgré tout, celui qui n'a jamais pratiqué la mila ne doit pas la faire seul, car cela présente un risque de danger.
Réponse
Si le père du garçon a promis à un mohel qu'il ferait la mila, puis découvre que ce mohel n'est pas particulièrement compétent ou expert, alors qu'il existe d'autres mohalim plus qualifiés, il lui est permis de revenir sur sa parole et de choisir un autre mohel. Même s'il a juré de prendre ce mohel, il est permis d'annuler son serment devant trois personnes, car s'il avait su que ce mohel n'était pas si expert, il n'aurait pas juré.
Comment pratiquer la mila
Réponse
La manière de pratiquer la mila consiste à couper le orla, c'est-à-dire toute la peau qui recouvre le atra, jusqu'à ce que l'atra soit entièrement découverte. Ensuite, on déchire la membrane fine située sous la peau à l'aide de l'ongle, en la repoussant de chaque côté, jusqu'à ce que la chair de l'atra soit visible. Après cela, on aspire le sang de la mila jusqu'à ce que le sang sorte même des endroits éloignés, afin d'éviter tout risque pour la santé. Tout mohel qui n'aspire pas le sang doit être écarté. Après avoir aspiré, on place sur la plaie un pansement, une compresse ou une poudre médicinale qui arrête le sang.

